« Les Animaux malades de la peste » Jean de La Fontaine et Olivier Morel


la fontaine les animaux pesteJ’ai toujours aimé la fameuse édition des fables de La Fontaine illustrée par Gustave Doré, des gravures sombres, parfois terrifiantes et je garde en mémoire celle du petit Chaperon Rouge dans le lit aux côtés du loup portant la charlotte de la grand-mère !

Les fables de La Fontaine font partie de la littérature jeunesse puisque La Fontaine les a écrites, du moins pour une partie d’entre elles, pour le Grand Dauphin âgé alors de 7 ans. Cependant le texte est devenu souvent bien difficile pour les enfants d’aujourd’hui. Les tournures de phrase, le vocabulaire ancien peuvent être un peu compliqués pour des enfants du même âge aujourd’hui. Mais ce n’est pas une raison pour les négliger et en priver nos chères têtes blondes.

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« Le Héron et l’Escargot » M-F CHEVRON et M. MAGNAN


Chevron le héron et l'escargotSur le schéma des fables de La Fontaine illustrées par Gustave Doré, Marie-France Chevron et Mathilde Magnan nous offrent une fable mettant en scène une rencontre fatale entre un Héron et un Escargot.

Fable construite sur le modèle de celles de La Fontaine, elle comporte également une morale qui apparaît comme une loi de la nature immuable et implacable.

Le vocabulaire a un charme suranné (fabliau, je vous agrée, oui da, etc) qui nous renvoie immanquablement au XVIIe siècle et rappelle la voix du célèbre fabuliste. Le titre lui-même apparaît comme celui d’une fable retrouvée évoquant Le loup et l’agneau ou Le Lièvre et la tortue et j’en passe. Impossible de passer outre cette inspiration évidente, d’autant que Le Héron de La Fontaine n’est pas bien éloigné de cette fable-ci.

Les illustrations sont réussies. Le héron comme l’escargot ne sont pas représentés de façon enfantine, mais, au contraire, de façon très précise presque scientifique et donc réaliste, refusant l’anthropomorphisme. Le texte lui-même, bien mis en page, aux couleurs changeantes, le rend attrayant et parfaitement lisible.

J’ai bien sûr testé cette lecture sur mes deux petits cobayes préférés qui ont trouvé cette histoire à la fois drôle et un peu triste. Ils ont déjà fait l’expérience des fables de La Fontaine, et ont trouvé que celle-ci était plus facile à lire et à comprendre malgré quelques mots qu’il m’a fallu expliquer notamment à Eliot (bientôt 7 ans).

Une belle découverte donc faite grâce aux Éditions Courtes et Longues (dont je vous ai déjà parlé sur ce blog) et une belle initiative aussi, je trouve, qui est celle de remettre à l’honneur les fables. Comme La Fontaine s’inspirait des fables d’Esope, Marie-France Chevron poursuit la transmission en s’inspirant de La Fontaine… Même si la portée sociale, ou politique, des fables de La Fontaine reste beaucoup moins prégnante dans cet album, sa lecture reste intéressante et amusante.

Lu dans le cadre du Challenge Animaux du monde.

Challenge Animaux du monde