« Coup de foudre à Austenland » Shannon HALE


Hale AustenlandJ’attendais avec impatience la parution de ce roman qui apparaissait comme une austenrie réussie et sur lequel j’avais lu des avis assez favorables. J’ai eu la chance qu’il me soit proposé par les Editions Charleston, je me lançais donc dans la lecture avec plaisir, mais j’ai assez vite déchanté.

Jane Hayes est une New-Yorkaise moderne. Citadine, engagée dans son travail, elle multiplie pourtant les échecs amoureux. Bien qu’ayant eu plusieurs histoires d’amour, aucune n’a su la combler car elle court après un image idéalisée de l’homme : Colin Firth dans le rôle de Mr. Darcy. Elle se passe et se repasse l’adaptation d’Orgueil et préjugés par le BBC, comme on se fait des shoots de drogue. Honteuse (je ne vois pas vraiment pourquoi!), elle cache son DVD dans une plante verte (????). Sa tante décède et lui offre en héritage un séjour en Angleterre, à Pembrook Park, dans un lieu très étrange qui reconstitue l’ambiance des romans de Jane Austen, lieu dans lequel les vacanciers doivent vivre selon les codes de l’Angleterre de la fin du XVIIIème siècle. Ce petit séjour a pour but de la soigner de son addiction, de la confronter à son obsession.

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Salon du Livre de Paris 2013 : L’inauguration.


salon-livre-paris-2013-22-25-marsLe coup d’envoi du Salon du Livre de Paris a été donné hier à 17h. Comme l’an dernier, j’ai eu la chance d’être invitée à l’inauguration. Une soirée à l’ambiance particulière où l’on croise quelques people en dégustant des petits fours et quelques coupes de champagne.

Cette année, je suis venue en voiture, redoutant un retour en métro et RER. Je suis donc entrée dans le salon avant même l’ouverture des portes, le parking communiquant directement avec le salon. Là, les allées encore désertes, les derniers préparatifs en cours (derniers coups d’aspi, transports des derniers cartons de livres, installation des petites fours…) j’ai goûté avec délice ces tout premiers moments.

Je suis allée attendre Lili Galipette. Une vraie marée humaine s’est vite engouffrée. Gonzague de Saint-Bris est venu tailler la bavette à mes côtés, pendant que je cherchais des yeux Lili. A peine réunies, nous avons commencé notre déambulation entre les stands.Et très vite nous avons acheté un ou deux livres. Le soir de l’inauguration, nous avons bien senti cependant, que les têtes n’étaient pas aux achats, mais bien au papotage.

Miss Bouquinaix nous a rejointes une petite heure plus tard sur le stand de Casterman. Nous sommes allées saluer Sabine Wespieser sur son stand. Accueil toujours chaleureux et découverte d’une auteure irlandaise dont je me suis acheté les mémoires : Edna O’Brien, La fille de la campagneAprès un verre de vin rouge et quelques denrées pour éviter la griserie de l’alcool, nous avons repris nos pérégrinations au gré des allées.

Un petit saut pour rencontrer Élise des éditions Charleston, dépitée de n’avoir pas reçu leur commande de romans. Une séance de charleston était organisée un peu plus tard dans la soirée, nous promettons de revenir, mais sans nous lancer dans la danse cependant.

DSCN1516Parvenue vers une entrée quelque peu dérobée, nous voyons migrer une nuée de journalistes équipés de gros appareils photo, de caméras, apercevons l’équipe du Petit Journal. Sans aucun doute, il se trame là quelque chose. Nous décidons de patienter parmi les pro de la presse. Après quelques minutes, l’info circule que François Hollande et Aurélie Filippetti sont attendus. L’attente dure un peu,Lili se lasse, mais la Miss et moi sommes bien décidées à rester. Soudain, les journalistes se meuvent et c’est la ruée. Les perches se tendent, les flashs crépitent. Hollande est au centre d’un cercle de journalistes. Au fur et mesure qu’il remonte l’allée, les journalistes remontent vers nous, l’occasion d’être assommée par un appareil photo et d’avoir les pieds écrasés. La Miss est poussée en avant. A nos côtés deux charmantes dames. Soudain Hollande se tourne vers nous, embrasse les dames, échange quelques mots avec elles, et le voilà qui serre la main tremblante de la Miss, tandis que je le vois à quelques centimètres de moi. C’est ça aussi l’inauguration du Salon du Livre.

Nous repartons, la Miss toute tremblante, vers l’exposition pour les 60 ans du Livre de Poche. Dans un petit enclos privé, plusieurs affichent retracent l’histoire du livre de poche et présentent les 60 romans préférés des libraires. Enfin du champagne ! il était temps. Cette petite expositions est très intéressante, nous voyons l’évolution des couvertures, les étapes décisives sont expliquées.

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Certaines couvertures me rappellent les livres transmis par mon père, il y a quelque chose d’émouvant à remonter ainsi le temps.

En face de l’expo, sur le stand de France Télévision, nous retrouvons Lili et Hermine (et non Hermione !), assistante de Babelio en plein interview pour Un jour, un livre.  Nous faisons connaissance avec l’équipe, échangeons nos cartes de visite. Là les présentateurs des émissions culturelles du groupe papotent : Olivier Barrot et Philippe Lefait, mais pas de Busnel à l’horizon.

La Miss et moi rencontrons l’attachée de presse du Cherche Midi avec lequel mon blog est partenaire. Une jeune femme souriante et charmante, très disponible, à l’image de ses mails. C’est agréable de mettre un visage sur de simples prénoms.

Après quelques sms, nous parvenons enfin à croiser Sophie Andriansen (SophieLit) et son homme Rodolphe. Je suis ravie de les voir. Nous parlons un peu des romans de Belfond que j’ai lus cette semaine et de la table ronde à laquelle, finalement, elle assistera aussi. Elle me conseille d’aller sur le stand de l’éditeur pour prendre contact et peut-être croiser Douglas Kennedy. Nous voici déjà reparties et effectivement, Douglas est là et me gratifie d’un salut de la tête et d’un sourire. Quel charmeur ce Douglas !

Nous avons quitté le salon peu de temps après vers 21h, grisées par la foule, les livres, les rencontres (et non par l’alcool).

Voici mes premiers achats :

SDL 2013 achats jeudi

Au programme aujourd’hui : arrivée vers 13h, déjeuner, retrouvailles avec Val (Les Quotidiennes de Val), Titine (Plaisirs à Cultiver) et Miss Léo (Me, Darcy and I) sur le stand de Phébus vers 15h (vous pouvez venir nous y retrouver si vous êtes dans le coin), arrivée de ma soeur vers 16h et Table Ronde sur le stand de Belfond à 18h… et sans doute encore plein de petites aventures imprévues.

« Les Roses de Somerset » de Leila MEACHAM


Meacham les roses de somersetMary Toliver est une femme âgée quand s’ouvre le roman, mais on devine quelle belle femme elle fut et quel caractère décidé elle a encore. Sentant la mort approcher, Mary souhaite déposer un codicile auprès de son notaire et ami Amos Hine. Alors qu’elle avait toujours prévu de léguer sa plantation de coton à sa nièce Rachel, Mary aujourd’hui fait marche arrière. Évoquant une malédiction familiale qui a toujours touché les membres de la famille Toliver qui avait hérité du domaine, Mary cherche ainsi à préserver la jeune femme. Mais en quoi consiste exactement cette malédiction et quelle est l’histoire de cette famille et donc de Mary, c’est ce qui va être raconté dans cette saga d’un peu plus de 500 pages.

Au commencement il y a l’amitié de trois garçons : Percy, Ollie et Miles (frère de Mary). Leurs pères se sont installés à Howbutler au Texas où ils ont développé leurs affaires : le père de Percy Warwick, une scierie, celui d’Ollie un commerce de vêtements et celui de Miles et de Mary, une plantation de coton. Au cours des années, cette amitié va durer, avec un rituel en cas de dispute, un échange de roses : des rouges pour demander pardon, des blanches pour l’accepter.

Composé en quatre parties, le roman de Leila Meacham est une histoire romanesque dans le sens plein du terme : amour, héritage, trahison, courage, peines, sacrifice, dévouement, tous les ingrédients sont là pour rendre cette lecture efficace. On ne peut s’empêcher de penser à Autant en emporte le vent et sur bien des aspects Mary est un double de Scarlett, même si elle n’a pas l’ampleur de son modèle. Cette comparaison m’a un peu poursuivie durant toute ma lecture, biaisant sans doute mon appréciation du roman. Certes il n’y a qu’une Scarlett O’Hara, mais ce roman a ses propres qualités.

L’intérêt premier de ce roman est une composition non linéaire et à plusieurs voix, ce qui permet au lecteur différents points de vue à la fois sur l’héroïne principale (Mary) mais aussi sur le fond même de l’histoire. Cette histoire d’amour contrariée et douloureuse entre Mary et Percy séparés par une passion pour une plantation de coton que l’on se dispute et qui est, sans doute, finalement, le personnage principal de ce roman, tient la plupart de ses promesses. Le second intérêt vient des personnages auxquels on s’attache au fil des pages, dont on suit les péripéties, les joies et les douleurs avec émotion.

Toutefois, je reste un peu dubitative sur certains points de l’intrigue que j’ai trouvé parfois non aboutis, un peu tirés par les cheveux, quelques péripéties un peu too much qui dramatisent à outrance sans que cela soit vraiment nécessaire. J’aurais aimé plus de sobriété par moment et à d’autres plus de développement. Roman sans prétention et qu’on lit sans se poser de question emporté par la vie de ses personnages, par l’entêtement de Mary, l’amour de Percy, le dévouement aveugle d’Ollie et la haine aussi d’autres personnages. Il est vrai que je recherche souvent un peu plus dans les romans que je lis, mais, sans bouder mon plaisir, je peux dire que vivre un peu sur cette terre du Texas de 1916 à nos jours fut un voyage assez agréable cependant.

Merci à la toute jeune maison d’édition Charleston, dont le mot d’ordre est « la maison d’édition qui vous donne la joie de lire » et auquel ce roman correspond bien.

Roman lu dans le cadre du Challenge Lire sous la contrainte (couleur), du Challenge Amoureux saison 3 (cat. Amours Romanesques).

sous la contrainte (couleur)Challenge Amoureux saison 3