« Blood & Sugar » Laura SHEPHERD-ROBINSON.


Ce qui devait arriver, arriva, je suis très en retard dans mes chroniques en ce début du Mois Anglais. Je vous présente donc aujourd’hui un roman sur le thème « Avant 1837 » dont les chroniques devaient être publiées le 3 juin.

L’intrigue se situe à Londres en 1781 pendant la traite négrière. Le corps de Tad Harcher est retrouvé pendu et marqué comme un esclave rebelle. Brillant avocat abolitionniste, il était sur la piste d’un drame qui pourrait donner un coup fatal à l’entreprise esclavagiste. Lorsque sa sœur vient trouver son ami d’enfance, Harry Corsham, ce dernier ne peut refuser son aide. Homme politique, il risque sa carrière de parlementaire, mais, comme Tad, Harry ne cautionne guère l’esclavagisme et veut comprendre les raisons du meurtre abominable de son ami. Son enquête le mène à Deptford, port d’où partent et arrivent les bateaux négriers. Il va se confronter au marchant d’esclaves, Lucius Stokes, mais aussi à Napier Smith, propriétaire de plantations sucrières et surtout président du puissant lobby des Caraïbes. L’enquête est difficile et on lui fait bien comprendre qu’il ferait mieux de s’occuper de ses affaires. Mais Harry va s’obstiner …

(suite…)

« Un Noël au bord de la Tamise » Anne PERRY


Le roman de Noël d’Anne Perry, c’est un peu l’incontournable même si on reconnaît que les crus sont irréguliers, mais on a du mal à résister d’autant que l’éditeur se fait un malin plaisir, chaque année, à nous attirer l’œil avec de très belles couvertures. Et puis Anne Perry c’est un peu notre Agatha Christie contemporaine, n’oublions pas que le roman annuel et natal vient d’elle à l’origine avec le fameux slogan : A Christie for Christmas. Bref, cette année encore j’ai craqué pour le dernier paru : Un Noël au bord de la Tamise. Et je l’ai donc lu en deux jours à peine, il faut dire qu’il n’était pas bien conséquent tout juste 150 pages.

L’intrigue se déroule donc à Londres (on s’en serait douté vu le titre). Le tout jeune Worm, orphelin de 9 ans, croise une magnifique jeune femme qui se fait bousculer et emmener de force par deux hommes. Voulant venir en aide à la jeune femme, il rentre chez lui, la clinique de Portpool Lane, établissement venant en aide aux femmes de la rue, et va trouver le comptable, Squeaky Robinson, ancien malfrat repenti. A eux deux, il vont, tout en préparant le plus beau Noël que Worm ait jamais vu, tenter de sauver cette mystérieuse belle inconnue.

(suite…)

« Le Diable de la Tamise » Annelie WENDEBERG


Ce roman était prévu pour le Mois Anglais, mais je ne suis pas parvenue à le lire à temps. J’ai mis un temps fou à le finir sans doute que ma boulimie de lecture du mois de juin en est la conséquence. Mon rythme s’est donc considérablement ralenti, mais j’en avais besoin.

Ce roman m’avait été conseillé sur les RS par je ne sais plus qui puisque je ne note jamais, ce qui est très dommage car je ne peux rendre à César… Je ne connaissais pas du tout cette auteure, mais le fait que l’héroïne fasse équipe avec Sherlock Holmes et qu’elle soit obligée de se déguiser en homme pour exercer son métier de bactériologiste a été suffisant pour que je me laisse tenter.

(suite…)

« Bienvenue à High Rising » Angela THIRKELL


Laura Morland est une romancière populaire à succès. Très lucide sur son oeuvre, elle vit de sa plume sans se prendre pour une grande auteure. Pour Noël, elle va chercher son fils, Tony, jeune garçon volubile et en pension à Ethon, pour prendre quelques jours de vacances dans son cottage perdu dans la campagne anglaise. Là elle retrouve sa femme à tout faire, Stocker, qui n’a pas sa langue dans sa poche et lui apprend les derniers ragots du village. Son voisin et ami de longue date, Mr Knox, biographe-historien, vient d’engager une nouvelle secrétaire : Una Grey. Et celle-ci est fort mal vue : capricieuse, souvent désagréable, elle semble bien décidée à mettre le grappin sur son patron. Laura s’interroge et s’inquiète pour la douce et naïve fille de Mr Knox, Sybil. A ce tableau de personnages, il faut encore y ajouter la dévouée Miss Todd, secrétaire à mi-temps de Laura, le Dr Ford ou encore l’éditeur charmant de Laura, Adrian. Dans ce charmant village anglais, les dîners, les teatime permettent à tout ce beau monde de se retrouver, de médire, de rapporter les ragots, voire de conspirer.

(suite…)

Bilan du RAT du Mois Anglais


Après ces trois jours de lecture, j’ai envie de faire un petit bilan. Vous pouvez retrouver le détail de mon RAT dans le lien ICI. Je ne vais pas tout reprendre, puisque le billet précédent le fait déjà.

Je voudrais tout d’abord remercier Titine, Lou et Mélanie  pour la super organisation et le relais des publications et autres stories. Ensuite toutes celles qui sont venues m’encourager ou déposer un commentaire. J’ai essayé de rendre les visites. C’était un vrai plaisir d’échanger nos avis, nos recettes de scones 😍, nos envies de lecture… Je remercie enfin les participantes qui ont encore faire grossir ma whislist.

Donc du vendredi 12 au matin au dimanche 14 au soir, j’ai :

Au total j’ai lu 630 pages en 3 jours. Ce n’est pas énorme, mais cela m’a permis de retrouver un peu d’avance par rapport à la publication des chroniques. Mais surtout, j’ai retrouvé le plaisir de lire sans interruption, ou presque, de prendre le temps de plonger dans un livre, de s’y immerger au lieu de le faire traîner une semaine. Lire en peu de temps un livre est une expérience particulière, j’ai vraiment la sensation d’être plus imprégnée par l’histoire, plus proches des personnages et donc de mieux apprécier ma lecture.

J’ai eu la chance de lire trois livres qui m’ont plu, je ne me suis jamais ennuyée, bien au contraire. Ce sont des œuvres très différentes et pourtant certaines se sont répondues : dans Lady Helen j’avais tiqué sur deux mots désignant les partis politiques anglais sous la Régence, en commençant Les Soeurs Brontë, je les ai retrouvés et j’en ai compris la signification : whig et tory, le premier désignant les libéraux, le second les conservateurs. J’adore quand les livres se répondent ainsi et puis s’imaginer que Lady Helen a peut-être croisé les sœurs Brontë, puisqu’elles « vivaient » à la même époque, je trouve cela génial, c’est la magie des livres.

Il me reste à écrire ma chronique sur Bienvenue à High Rising avant la fin de la journée Vintage novel.

Le Mois Anglais 2020

 

 

« Affinités » Sarah WATERS – Le Mois Anglais.


Margaret Prior appartient à la bonne société londonienne. La mort de son père et un événement (qui sera clarifié au cours du roman) l’ont laissé fragile nerveusement. Cette nervosité est traitée par des doses de chloral que sa mère lui fait boire scrupuleusement chaque soir. Pour lui changer les idées et l’occuper, M. Shillitoe, ami de la famille, lui propose de devenir bonne dame patronnesse à la prison de Millbank. Margaret accepte et pénètre dans cette prison sombre, humide et sinistre où sont enfermées des avorteuses, des voleuses, des suicidaires… Elle y découvre tout le fonctionnement de ce lieu : la rigueur voire la méchanceté de certaines surveillantes, les conditions du vie des pensionnaires, les couloirs où résonnent sans cesse des bruits de clef et de grilles que l’on ouvre ou ferme. Parmi les femmes auxquelles elle rend visite, l’une attire particulièrement son attention : Selina Dawes. Margaret est touchée par cette jeune fille triste et belle, dont on dit qu’elle est une puissante spirite capable de convoquer les esprits.

(suite…)

« Avril enchanté » Elizabeth VON ARNIM – Le Mois Anglais.


Ce roman était dans ma PAL depuis sans doute fort longtemps et, au départ, je n’avais pas prévu de l’intégrer dans ma PAL Mois Anglais. J’avoue que je ne savais même plus dans quelle étagère je l’avais rangé. Et puis Lili_desbellons m’a proposé une LC que j’ai acceptée. Je n’avais jamais lu Elizabeth Von Arnim, ce fut donc l’occasion de découvrir cette romancière anglaise, cousine de Katherine Mansfield.

Mrs Lotty Wilkins en a assez de la pluie qui ne cesse de s’abattre sur Londres en ce mois de février. Réfugiée dans son modeste club de Hampstead, elle parcourt le Times et ses yeux tombent sur une petite annonce : « Particulier loue petit château médiéval meublée bord de la Méditerranée ». Dans un autre fauteuil, une autre jeune femme, Rose Arbuthnot lit la même annonce. Elles font connaissance et décident de s’unir pour y répondre. Elles puisent dans leurs économies et pour réduire les frais, s’adjoignent deux nouvelles compagnes : Mrs Fisher et Lady Caroline. Ces quatre femmes, toutes très différentes, débarquent donc à San Salvatore.

(suite…)

Bilan mensuel de lecture : Juillet 2019.


Si ce mois-ci je suis plus ou moins parvenue à chroniquer les livres lus, je n’ai toujours pas rattrapé mon retard de chroniques des mois précédents (7 romans attendent toujours que je me penche sur eux pour les chroniquer. Je vais essayer de m’y mettre en août).

Comme beaucoup d’entre vous, j’aime les mois estivaux toujours propices à la lecture. Des heures à lire et à tourner les pages, sans me soucier de copies à corriger… mais pas sans séquences à préparer, hélas ! Mais juillet est avant tout pour moi, le mois du fameux lâcher-prise, (enfin, j’essaie) et des lectures de quelques pavés.

A l’exception d’un SP, j’ai essentiellement puisé dans ma PAL ce mois-ci et notamment dans la littérature anglaise, grâce au challenge British heroines lancé par le Forum Whoopsy Daisy qui a pris le relais du Mois Anglais.

(suite…)

« Derrière la porte » Sarah WATERS


Sarah Waters est une auteure anglaise que j’ai découverte il y a maintenant sept ans avec le roman Du bout des doigts. J’avais eu un véritable coup de foudre pour ce roman, son ambiance et son intrigue, et j’avais bien l’intention de poursuivre la découverte de son oeuvre. Mais, vous savez ce que c’est… Il m’aura donc fallu ces sept années pour me relancer dans un de ses romans acheté il y a déjà trois ans (et en regardant ma PAL, je me rends compte qu’elle en recèle encore deux autres : Affinités et L’Indésirable). Derrière la porte, il faut le dire, fait plus de 700 pages et c’est le genre de pavé que j’aime me réserver pour l’été.

(suite…)

« Un Innocent à l’Old Bailey » Anne Perry


Mieux vaut tard que jamais ! Voilà donc enfin ma chronique sur un roman d’Anne Perry. Après Agatha Christie, je reste dans les valeurs sûres. Au départ je devais continuer la série Pitt et puis j’ai découvert qu’Anne Perry en a entamé une nouvelle avec le fils Pitt, j’ai donc craqué pour ce premier tome : Un Innocent à l’Old Bailey.

Daniel Pitt, fraîchement avocat, est chargé de seconder l’avocat chevronné, Mr. Kitteridge, dans une affaire de meurtre : Mrs Graves a été retrouvée morte dans son boudoir, le visage entièrement consumé. Son mari est accusé du meurtre. Mais Mr Graves,  personnage fort désagréable et menaçant, clame son innocence et crie au complot. Biographe, il est prêt à divulguer des informations qui risquent de nuire à des proches de Daniel lui-même.

(suite…)