Descentes estivales en librairies


2015 août Librairie VillardL’été, les vacances sont faits pour flâner, pour découvrir de nouveaux lieux, il est donc normal que mes flâneries estivales aient porté mes pas dans quelques librairies. Malgré mes PAL d’été qui devaient me garantir contre le manque de livres et les achats intempestifs, je n’ai pas pu résister. Que voulez-vous on ne se refait pas.

Quand on a le temps de lire, et quand on a été à nouveau capable de lire un livre tous les deux jours, on se sent ragaillardi et, par là même, les pavés, les romans en deux tomes, ne nous font plus peur du tout. Sauf que, bien évidemment, le temps des vacances est éphémère. Et même si l’on sait que, une fois septembre entamé, le temps semblera plus filant, que les longues matinées à lire ne seront plus que de doux souvenirs, on espère, on se dit que cette année on s’organisera mieux, on arrêtera d’oublier son roman sur sa table de nuit, on lira entre deux cours… Bref, on y croit !

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Descente en librairie pour l’anniversaire de mon blog !


Qui dit anniversaire, dit cadeaux, il était donc normal que j’offre quelques présents à mon blogounet. Le pauvre se lamentait un peu depuis le Salon du Livre. En fin de matinée, je me suis donc rendue à La Griffe Noire avec l’intention d’acheter deux romans jeunesse récemment sortis en poche : le tome 4 de Enola Holmes et Le Chagrin du roi mort de Mourlevat. Mais les deux étaient manquants, et il a fallu les commander. Ne pouvant rester sur cet échec j’ai parcouru les tables de la librairie, et suis finalement tombée sur :

La photo est un peu floue, donc je vais vous donner les titres de gauche à droite et de bas en haut.

1. Le Mystère d’Edwin drood de Charles Dickens, un incontournable qui me permettra de patienter avant la sortie en poche de Drood.

Viennent ensuite deux livres d’Edith Wharton en vue du Challange éponyme :

2. Les New-yorkaises

3. Une affaire de charme

Les sujets des romans de Wharton ont le don pour attiser immédiatement ma curiosité.

Vient ensuite :

4. Les Mille et Un Fantômes de Dumas, des histoires fantastiques dans la bonne veine romantique, l’occasion de poursuivre le challenge de ClaudiaLucia sur le romantisme et celui d’Ankya sur Dumas.

et enfin voulant poursuivre ma découverte de l’œuvre de Vita Sackville-West, l’amie de Virginia Woolf, je crois avoir pris le dernier exemplaire de :

5. Plus jamais d’invités.

Blogounet se sent beaucoup mieux à présent, et jeudi, quand j’aurais récupéré les deux autres romans commandés il devrait frôler l’extase !

Bonnes lectures à vous !

P.S : quant au petit lapin blanc, c’est un petit clin d’œil à une amie qui se reconnaîtra !

« La Dame pâle » Alexandre Dumas


Encore une lecture commune faite avec Cynthia elle-même organisatrice du fameux Challenge 2€.

Cette nouvelle de Dumas mélange allègrement roman fantastique, gothique, romantique… quoique finalement ces 3 termes soient presque synonymes !

La belle Hedwige est recueillie par deux frères : le bel Grégoriska et le sombre et étrange Kostaki. Tous les deux sont bien sûr amoureux de la belle mais le coeur d’Hedwige penche pour Grégoriska. Dans un château perché dans les Carpathes, se nouent à la fois  un drame amoureux et une rivalité fraternelle. Qui l’emportera ?

Le récit est mené, rétrospectivement, par Hedwige elle-même pour expliquer la raison de son extrême pâleur. Tout concourt à mener le lecteur dans un état de tension, d’angoisse et en cela Dumas se rapproche ici du style gothique à la Ann Radcliffe. L’autre figure féminine, la mère, est tout aussi étrange que ses fils, ne cessant de répéter à l’oreille d’Hedwige : « Kostaki vous aime ».

Alexandre Dumas construit parfaitement une nouvelle ramassée sur elle-même et efficace. La vogue pour le vampirisme depuis le célèbre Fascination de Stephanie Meyer devrait en séduire plus d’une. Cependant Dumas est davantage fidèle à la légende traditionnelle du vampire, liée aux pays de l’Est. Mais il file la métaphore du désir en nommant la morsure « baiser du vampire ». Il ne se départ donc pas à la fois de la légende et de la métaphore liées au vampirisme. Kostaki, par sa pâleur, son étrangeté, l’angoisse qu’il procure, est un digne représentant du vampire dévoré par le désir, en cela fidèle au romantisme. Les deux frères sont donc une représentation symbolique, à la fois de l’amour pur et du désir dévastateur.

Dumas, par cette nouvelle, se rapproche donc plus de la version romantique du vampire, telle que Théophile Gautier l’exploite à son tour dans La Morte amoureuse, même si, dans le roman de Gautier, le vampire est une femme.

Une lecture donc agréable que l’on peut mettre en parallèle avec l’oeuvre de Meyer !

NOTE : 8/10