Challenge Daniel Pennac : prolongation et bilan année #1.


challenge Daniel PennacIl y a un an, après avoir lu Le Roman d’Ernest et Célestine, j’avais lancé ce challenge autour de Daniel Pennac. Vous avez été nombreux à vous y inscrire, et donc à lire ou relire l’œuvre de cet auteur si prolifique.

Un an après ce lancement, je constate que je n’ai pas lu la moitié des romans que je voulais lire et je me suis dit que c’était peut-être aussi votre cas. Plus les années passent et plus je trouve qu’elles passent vite, aussi, j’ai décidé de nous donner une année supplémentaire pour découvrir et redécouvrir l’œuvre de Daniel Pennac.

(suite…)

« Kamo et moi » Daniel PENNAC (Jeunesse).


Pennac Kamo et moiKamo et moi est la deuxième aventure de cette série de romans jeunesse mettant en scène deux amis, Kamo et le narrateur, et leurs déboires de jeunes collégiens, et écrite par Daniel Pennac. En janvier dernier, j’avais lu et beaucoup aimé Kamo, l’idée du siècle, et cette nouvelle histoire m’a plu tout autant.

Dans Kamo et moi, les deux amis, mais tous leurs camarades avec eux, sont pétrifiés par M. Crastaing, leur prof de français qui leur balance des sujets de rédaction toutes les semaines, et toutes les semaines, les deux amis ont un mal fou à pondre une ligne. Crastaing sévit, colle et demande une petite conversation avec monsieur votre père. Bref Crastaing : c’est une terreur !

(suite…)

Descente en librairie parce que ça faisait longtemps !


descentes en librairie 2Cela fait bien longtemps que je n’avais fait un post sur une quelconque descente en librairie. Pour vous dire, le dernier date de la rentrée des classes ! Mais n’allez pas croire pour autant que je sois soudain devenue raisonnable au point de ne pas avoir mis les pieds dans une librairie depuis trois mois. Il ne faut pas non plus exagérer. Car oui, il faut vous y faire, je ne vous dis pas tout et parfois j’achète des livres en douce sans en parler sur ce blog. Il faut dire que, mine de rien, j’ai un peu tendance à me calmer (ce que ce billet va totalement démentir !) et il m’arrive de plus en plus souvent de n’acheter plus qu’un livre à la fois. Vous conviendrez que faire un billet « descente » pour ne vous montrer qu’un seul livre, c’est un peu maigre ! Il a donc fallu attendre dimanche dernier, après la réunion du Club des Lectrices qui fêtait ses trois ans d’existence, une fin d’après-midi propice et deux amies (ma fidèle Miss Bouquinaix et Miss G que nous avons savamment su dévergonder pour l’occasion) pour que je craque à nouveau. Notre lieu de perdition un dimanche est le bouquiniste Boulinier situé boulevard Saint-Michel.

Chez Boulinier, il faut surtout ne pas y aller avec une idée en tête car on est presque sûr de faire chou-blanc. Il faut se laisser guider et là les trouvailles peuvent être exceptionnelles. Car les livres ne coûtent quasi rien, entre 0.50 € à 5€ pour certains brochés, mais en règle générale on se situe le plus souvent entre 1€ et 2€50 !

Lors de cette virée, j’ai donc trouvé 3 brochés, 5 poches et 7 romans de chez L’Ecole des Loisirs, le tout pour 18 euros.

(suite…)

Rencontre avec Daniel Pennac et Nicolas Bary pour « Au bonheur des ogres ».


Au bonheur des ogres film afficheAvant la sortie du film en salle, j’ai été conviée à une table ronde pour rencontrer Daniel Pennac et Nicolas Bary, l’un auteur, l’autre réalisateur de : Au bonheur des ogres. Nous étions plusieurs blogueurs autour de la table, j’étais la seule blogueuse-lectrice, puisque toutes les autres personnes présentes avaient des blogs ou des sites voire des webzines accès davantage sur le cinéma. J’ai un peu tardé à aller voir le film si bien que je constate malheureusement qu’il n’est déjà plus projeté dans les cinémas proches de chez moi au bout de 15 jours d’exploitation. Je voulais vous parler du film et vous raconter cette rencontre dans un seul billet, à défaut de film, ce billet ne parlera que de cette rencontre en espérant qu’il vous donnera envie de voir le film.

(suite…)

« Au bonheur des ogres » Daniel PENNAC (rencontre avec l’auteur).


Pennac au bonheurAu bonheur des ogres est le premier tome de la Saga Malaussène. Contrairement à beaucoup, je crois, j’ai commencé à lire Daniel Pennac par ses livres sur la lecture (Comme un roman et Chagrin d’école), avant de passer aux romans pour la jeunesse. La Saga Malaussène donc me restait à découvrir. Invitée à une table ronde avec Daniel Pennac et Nicolas Bary pour la sortie du film éponyme [dont je vous reparlerai bientôt], il devenait urgent de me lancer dans la lecture de ce roman.

Benjamin Malaussène est le frère aîné d’une fratrie multiple. Leur mère a la mauvaise idée de tomber souvent amoureuse et de faire des enfants dans la foulée. Souhaitant vivre pleinement sa prochaine histoire d’amour, elle confie sa progéniture à Benjamin. Celui-ci est employé dans un grand magasin, à un poste bien peu gratifiant : bouc-émissaire. En effet, lorsqu’un client vient réclamer un dédommagement, il est toujours désigné comme le fautif et est accablé par son patron devant le client, à tel point que généralement, celui-ci retire sa plainte par pitié. Mais quand une bombe explose dans le grand magasin provoquant la mort d’un vieil homme, les autres employés commencent à se poser des questions.

(suite…)

CONCOURS : « Au bonheur des ogres » de Nicolas BARY d’après Daniel PENNAC


Au bonheur des ogres film afficheJ’ai le grand plaisir de vous proposer un concours pour gagner 5 places de cinéma (pour une personne) pour le film de Nicolas Bary Au bonheur des ogres, adaptation du célèbre roman de Daniel Pennac, paru aux copyrightEditions Gallimard, en salles à partir du 16 octobre ! J’en suis d’autant plus ravie que, comme vous le savez, j’organise depuis plusieurs mois un Challenge Daniel Pennac et que c’est grâce à lui que j’ai été contactée !

Le synopsis pour vous donner envie :

Dans la tribu Malaussène, il y a quelque chose de curieux, de louche, d’anormal même diraient certains. Mais à y regarder de près, c’est le bonheur qui règne dans cette famille joyeusement bordélique dont la mère sans cesse en cavale amoureuse a éparpillé les pères de ses enfants. Pour Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel et frère aîné responsable de cette marmaille, la vie n’est jamais ennuyeuse. Mais quand les incidents surviennent partout où il passe, attirant les regards soupçonneux de la police et de ses collègues de travail, il devient rapidement vital pour le héros de trouver pourquoi, comment, et surtout qui pourrait bien lui en vouloir à ce point-là ?

Alors qui dit concours dit petites questions !

Vous devez donc répondre par mail [leslivresdegeorge[at]gmail.com] aux 4 questions suivantes. Dans votre mail, vous devez également me donner votre adresse postale ainsi que vos noms et prénoms (c’est au cas où vous gagnez !).

Vous êtes prêts ? Alors on y va :

1. En quelle année est paru le roman Au bonheur des ogres de Daniel Pennac ?

2. Comment s’intitule la série dont Au Bonheur des ogres est le premier tome ?

3. De quel titre de roman célèbre, Daniel Pennac se serait-il inspiré pour le titre de son propre roman ?

4. Quel est le prénom du frère ainé et par quel acteur est-il incarné dans le film ?

Ce concours est ouvert à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 16 octobre, date de sortie en salle du film. Les gagnants seront désignés par tirage au sort parmi les bonnes réponses et seront avertis le 17 octobre par un post annonçant les résultats sur le blog et par un mail de confirmation. Ce n’est pas moi qui me charge de l’envoi des lots, mais Way To Blue. Il est très important que vous me donniez vos coordonnées postales dans le mail d’envoi de vos réponses aux questions afin que je puisse dès le 17 octobre communiquer les adresses des gagnants à Way To Blue. Merci !

Et pour finir ce post en beauté, je vous propose de regarder la bande-annonce :

« Kamo, l’idée du siècle » de Daniel PENNAC


Pennac kamo l'idée du siècleEncore un livre qui ne sera pas resté longtemps dans la PAL ! En cette après-midi froide, tandis que la neige commençait petit à petit à fondre, j’ai eu envie d’un petit roman à lire dans la journée, un petit roman qui fasse du bien. Très vite mon choix s’est arrêté sur ce roman jeunesse de Daniel Pennac, parce que je savais qu’avec Daniel Pennac je n’allais pas m’ennuyer.

Kamo est le meilleur ami du narrateur. Ils se connaissent depuis la crèche, sont comme des frères. Kamo, c’est le garçon qu’on admire, le leader, celui qui fédère et que tout le monde admire et que l’on suit parce qu’il est super fort et ose dire les choses. Tout commence par la tristesse de Mado-Magie, l’assistance de crèche qui s’est occupée des garçons et qui est devenue un peu comme une tante, bref de la famille, de celle du narrateur et de celle de Kamo. La famille de Kamo est amputée du père, mort trop tôt. Les pères meurent toujours trop tôt. Bref, Mado-Magie est triste car son dernier fiancé l’a quittée et en plus est parti avec la télé. Les garçons aimeraient bien l’aider, mais l’approche de l’entrée en sixième devient une préoccupation majeure. Il faut dire que tout le monde n’arrête de leur dire : n’oublies pas que l’année prochaine, tu entres en sixième. Tout le monde leur en parle sauf leur instit, M. Margerelle, et les élèves de CM2 et Kamo en tête se demandent bien pourquoi leur instit préféré ne leur en parle jamais, de cette sixième. C’est là que Kamo va avoir l’idée du siècle et que tout va se mettre en place pour le pire et le meilleur ! (oui j’ai inversé le diction, c’est fait exprès!).

Je voudrais remercier Miss Bouquinaix pour m’avoir permis de faire la connaissance de Kamo et de son univers. Ce petit roman à mettre dans toutes les mains est un moment de lecture merveilleux. Tout d’abord parce que j’ai eu l’impression de retourner en CM2 et aussi parce que j’imaginais mon fils Antoine (il n’est encore qu’en CM1, mais bon) parmi les copains de classe de Kamo et du narrateur. On sent que Daniel Pennac a été prof. Les élèves sont saisis avec justesse, les « profs » nous en rappellent d’autres, des vrais, de ceux que l’on a croisés pendant notre vie scolaire. C’est drôle, c’est bien construit, on est avec les élèves, en classe avec eux et on revit ! Les parents sont tels qu’en eux-mêmes, angoissés pour les études de leur marmots, ils s’énervent, ils donnent des leçons… mais aiment leur enfant surtout.

Ce roman, c’est aussi une quête de l’autre, de l’amour véritable. Presqu’un conte de fée, en tout cas une belle histoire d’amour de grands vue à travers les yeux des enfants. Car, en lisant ce roman, nous perdons nos yeux d’adulte et chaussons nos lunettes d’enfant. C’est une régression délectable !

Vous aurez compris que les trois autres livres mettant en scène les aventures de Kamo ne vont pas tarder à être lus dans la foulée !

Roman lu dans le cadre du Challenge Daniel Pennac et du Challenge Cartable et tableau noir.

challenge Daniel Pennacchallenge cartable et tableau noir

« Le Roman d’Ernest et Célestine » de Daniel PENNAC


pennac ernest et célestineL’un des multiples bonheurs d’avoir des enfants, c’est, pour des lectrices et lecteurs comme nous, d’avoir le prétexte d’acheter des livres jeunesse. Pour Noël, je n’ai pas résisté à l’envie d’offrir à Antoine Le Roman d’Ernest et Célestine de Daniel Pennac, scénario (mais plus encore) du film qui passe en ce moment au cinéma. Antoine étant toujours un peu récalcitrant aux romans un tant soit peu épais et Eliot souhaitant connaître aussi cette histoire, nous avons donc décidé que je la leur lirai un peu tous les soirs avant d’aller voir le film. Cette lecture à voix haute a donc occupé nos soirées pendant une petite semaine.

Une lecture à voix haute et à plusieurs est une expérience bien différente d’une lecture silencieuse et en solitaire. Les mots, les traits d’humour, les intonations de la voix, les changements de voix procurent un plaisir amplifié par les réactions des enfants écoutant, suspendus à mes lèvres, l’histoire qui se déroule.

Ernest-et-Celestine-de-Gabrielle-Vincent-Livre-pour-enfants_00

Daniel Pennac, dans ce roman, raconte la rencontre entre Ernest, un ours brun et Célestine, une petite souris. Ces deux personnages, créés par Gabrielle Vincent en 1982, sont les héros d’albums pour enfants. Pennac crée ici une histoire originale.

Ernest et Célestine n’étaient pas destinés à se rencontrer et encore moins à être amis. Car, de tout temps, les Ours, en haut et les Souris, en bas, sont des ennemis jurés. Mais voilà, Ernest et Célestine sont un peu à part. Ils refusent tous les deux leur destin ancestral : Ernest aime la musique et ne veut pas être juge comme tous ses ancêtres, et Célestine veut être peintre et non dentiste. Leur amour de l’art va créer entre eux un lien amical fort envers et contre tous.

L’histoire inventée par Pennac est pleine de rebondissements, de douceurs, de rires, mais aussi de violence. Les deux mondes s’affrontent, et Ernest et Célestine vont vivre moult péripéties et revirements, poursuivis à la fois par le monde d’en bas et le monde d’en haut. L’écriture de Pennac est rythmée, s’accélère dans l’action, se ralentit dans les moments calmes, se tend en plein suspens, si bien qu’elle s’adapte parfaitement à la lecture à haute voix. J’ai rarement trouvé un texte qui réponde à ce point à la lecture à haute voix pour les enfants. La meilleure preuve est que les enfants ont été captivés et réclamaient chaque soir leurs chapitres.

Là encore, dans ce roman, j’ai retrouvé l’humour et le sourire de Pennac. Les titres des chapitres sont un exemple de cet humour intelligent et sensible que j’aime tant : chapitre 3 : Comment tout commença (Il faut bien que ça finisse par commencer) ou encore chapitre 30 : Le dernier chapitre (Mais les histoires ne finissent jamais, elles continuent en nous). Mais dans tout le roman, Pennac insère des traits d’humour et des situations comiques.

Mais ce roman a aussi une portée morale (bon dit comme ça, ça fait un peu solennel), car ce que montre cette histoire d’amitié impossible est que la peur de l’autre naît de la méconnaissance, des préjugés et de la méchanceté, et qu’il faut dépasser ces a priori, aller vers l’autre pour mieux le comprendre et ne plus en avoir peur.

Comme je le disais au début, ce roman est le scénario du film Ernest et Célestine, mais il est un peu plus que cela, car Pennac insère parfois en fin de chapitre des dialogues entre l’Auteur, le Lecteur, Ernest et Célestine. Des dialogues en marge de l’histoire qui interrogent sur la lecture, l’écriture de roman et les personnages. Si j’ai aimé l’histoire racontée, je crois que j’ai surtout apprécié ces petits dialogues qui expliquent comment se crée une histoire, qui montrent les exigences du lecteur, comment le personnage peut avoir une vie indépendante orientant le récit dans une autre direction… bref du Gérard Genette devenu accessible aux enfants et drôlement plus sympa :

Le Lecteur : Excusez-moi d’intervenir, chez Auteur, mais ça va durer encore longtemps ? Non, je vous pose la question parce que moi, les descriptions, je n’aime pas beaucoup ça…

Ernest : Tu n’as qu’à sauter le chapitre !

Célestine : Ernest, ne sois pas désagréable avec le lecteur, tu veux ?

Ernest : Ecoute, il n’est jamais content. Tout à l’heure on voulait qu’il saute un chapitre abominable, il a refusé, et maintenant qu’on lui fait un joli chapitre de description, il veut le sauter. (pp.94/95)

Allez encore un petit extrait :

Le Lecteur : Mais quoi ?

L’Auteur : Mais il faut que je me repose un peu. Je vais aller me faire un café.

Le Lecteur : Ah ! Non ! Ce n’est pas le moment !

Ernest : Il a bien droit à son petit café, tout de même?

Célestine : C’est vrai. Il a beaucoup travaillé aujourd’hui.

Le Lecteur : Pas question. Je veux la suite, moi ! (pp.72/73)

Ces dialogues sont une merveille et ont provoqué plusieurs interrogations de la part de mes enfants sur le rôle de l’auteur et du lecteur. Notamment dans un passage où l’auteur écrit qu’il « raconte » l’histoire. Ce verbe raconter a entraîné quelques discussions intéressantes.. Car qui raconte en fait : l’auteur ou maman ? L’auteur raconte une histoire par écrit et maman raconte l’histoire en la lisant. Mais alors ? le Lecteur de l’histoire, qui est-il ?

Moi qui adore les interventions d’auteurs, les mises en abyme et la métatextualité (oui terme barbare, je l’avoue et qui signifie tout simplement un texte qui explique sa propre fabrication, c’est donc en gros un texte qui parle de lui-même, exactement ce que font Ernest, Célestine, L’auteur et le Lecteur dans ces dialogues), j’étais aux anges avec ces dialogues et je trouve génial d’initier les enfants à la stylistique sans en avoir l’air ! Pennac reste un prof dans l’âme, un prof fabuleux en plus d’être un merveilleux conteur d’histoires !

Nous allons voir le film cet après-midi 😉 !

Roman lu dans le cadre du Challenge Daniel Pennac , le Challenge La littérature fait son cinéma et du Challenge Le Nez dans les livres.

challenge Daniel Pennacchallenge-le-nez-dans-les-livresChallenge la littérature cinéma

Challenge Daniel Pennac by George


Le premier livre que j’ai lu de Daniel Pennac était Comme un roman. Un titre forcément évocateur pour la fraîche étudiante de Lettres que j’étais alors et un vrai plaisir de lecture aussi. Puis, il s’est passé bien des années avant qu’un nouveau livre de cet auteur ne me passe entre les mains. Il a fallu un reportage sur France 5 dans la collection Empreintes, pour que mon envie se réveille et m’amène à découvrir Chagrin d’école, livre aussi drôle que pertinent, dans lequel je retrouvais humour, amour des livres et de la lecture et envie de faire lire, voire d’écrire.

Ce que j’aime chez Daniel Pennac est ce sourire qu’il affiche souvent et que je retrouve dans ses livres, mais surtout cette façon de réinventer l’écriture, la narration, de jouer avec son lecteur. Ces derniers jours, je lis à mes enfants Le roman d’Ernest et Célestine, et je découvre, grâce à la lecture à voix haute, à quel point son style fait mouche et captive mes enfants non seulement par l’histoire elle-même, mais aussi par l’écriture. C’est la première fois que, grâce à ce livre, mes enfants s’interrogent sur le rôle de l’auteur, du lecteur et des personnages… mais je vous en reparlerai bientôt !

Donc, ayant accumulé plusieurs romans de Daniel Pennac dans ma PAL, et parce que j’ai envie de poursuivre la découverte de ses livres avec vous, je vous propose un challenge s’étalant sur une durée d’un an à partir d’aujourd’hui, il prendra donc fin le 15 Janvier 2014 !

challenge Daniel Pennac

Je vous propose également plusieurs catégories pour les plus frileux ou les plus téméraires :

1. La Petite marchande de prose : 1 à 3 livres

2. La Fée Carabine :4 à 6 livres

3. Au bonheur des ogres : 7 et plus

Toute l’œuvre de Daniel Pennac, jeunesse comme adulte, entre dans ce challenge, ainsi que ses essais.

Si vous voulez m’accompagner dans ces lectures, laissez-moi un commentaire sous ce billet et précisez-moi quelle catégorie vous avez choisie. Pour le reste vous savez comment ça marche : vous lisez, vous chroniquez sur votre blog, vous apposez le logo et le lien vers ici et vous venez m’avertir pour que je relaie ici votre participation.

J’essaierai de faire un bilan à mi-parcours !

Itzamna

1. Chagrin d’école (billet rétroactif)

2. Comme un roman (billet rétroactif)

3. La fée carabine (billet rétroactif)

Astrid

1. Merci

Les Participants :

La Petite marchande de prose : 1 à 3 livres (16)

Achille 49

1. L’oeil du loup

Sharon

Laure

Audrey

Le 6ème continent (recueil de nouvelles)

Valou

– Journal d’un corps

Emma et ses cartons

La Plume passionnée

La Fée Carabine

Natiora

Nathalie (page à page)

1. Comme un roman (billet rétroactif)

2. Au bonheur des ogres

3. La Fée carabine

4. La Petite marchande de prose

5. Monsieur Malaussène

6. Des Chrétiens et des Maures

Lolotte

Noctenbule

1. Comme un roman

Mélusine

Asphodèle

Lectureetcie

Lectrice in the train

Lou

1. Au bonheur des ogres

Léa(Echappées culturelles)

Naelline

Sophie Sampic

1. Le Roman d’Ernest et Célestine

Ostinato

Billet de présentation

La Fée Carabine :4 à 6 livres (3)

Elora

1. Comme un roman (billet rétroactif)

2. Au bonheur des ogres (billet rétroactif)

Heide

1. Chagrin d’école (audiolivre)

Marie

1. Chagrin d’école

2. Au bonheur des ogres

3. La Fée carabine

Métaphore

Chagrin d’école

Au bonheur des ogres : 7 à 10

George

1. Chagrin d’école

2. Le roman d’Ernest et Célestine

3. Kamo l’idée du siècle

4. Au bonheur des ogres

5. Kamo et Moi

Littér’auteurs

1. Merci

2. Journal d’un corps

3. L’œil du loup

4. Sahara

5. La débauche (en collaboration avec Tardi) (BD)

Merci : 10 et plus

Piplo

1. Comme un roman

2. La fée carabine

3. Kamo l’idée du siècle

4. La petite marchande de prose

5. Monsieur Malaussène

6. Aux fruits de la passion

7. Des Chrétiens et des maures

XL

1. Une leçon d’ignorance (discours à l’université de Bologne, Italie)

2. Messieurs les enfants

3. Monsieur Malaussène au théâtre

Descente en librairie pour se réchauffer les pieds !


booksMiss Bouquinaix et moi sommes parties hier matin, sous un beau soleil hivernal, direction Paris et plus exactement le Grand Palais pour visiter l’exposition Bohême qui s’achevait précisément hier. Sur les dires de ma chère mère : « Tu verras il n’y a personne, nous sommes rentrées sans faire la queue! », nous n’avions donc pas pris de sésame, soit de ticket coupe-fil, et heureuses, et déjà un peu transies, nous descendions allègrement les Champs-Élysées.

Notre sourire se figea quelque peu, non à cause du froid cette fois-ci, mais en découvrant une loooooongue queue, ou plus exactement trois queues : 1. les heureux possesseurs d’un coupe-fil ; 2. les non moins heureux possesseurs d’une réservation et les autres, les n°3, les culs-terreux, soit les « sans billet tout court », agglutinés en ronds d’oignons, piétinant dans une pelouse plus marron de boue que verte, tandis que les nantis avaient la chance de voir leur petits pieds reposer sur le bitume.

Un peu refroidies par cette découverte (oui, je sais, je file la métaphore !), mais cependant toujours motivées (quoique…), nous prenons notre place, espérant que « ça va aller vite »…

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

1h45 plus tard, les pieds en hypothermie, le taux de sucre dans les chaussettes me concernant (merci Miss Bouquinaix pour le rocher chocolat!), l’énervement à son maximum ayant constaté que les culs-terreux étaient autorisés à passer les portes du paradis par dix et toutes les vingt minutes, nous avons lâché l’affaire. Le regret niché au fond de notre coeur, mais si nous voulions sauver les quelques orteils qui nous restaient, il fallait agir au plus vite !

Que faire alors ? Il nous fallait, là, tout de suite, un endroit doux, chaud et accueillant. Nous avons donc pris le métro… Non, je vous rassure le métro était une étape essentielle pour atteindre l’endroit doux, chaud et accueillant, non le lieu en lui-même. Quelques petites minutes plus tard, nous étions attablées chez Cojean devant une bonne soupe aux raviolis chinois. Le sang commençait à peine à circuler à nouveau et nous avions les pieds parcourus de mille fourmis rouges.

Une fois ragaillardies, et nous trouvant à quelques encablures d’une très fameux boulevard où, paraît-il, plusieurs bouquinistes réputés ont pignon sur rue, nous nous sommes remises en route. Soudain, le froid nous parut moins mordant, même si nous avions toujours l’impression d’avoir des pieds en bois !

Bref, très vite, il fallut nous remettre au chaud et Boulinier soudain nous ouvrit chaleureusement ses portes, puis ce fut la papeterie Gibert et ohhhhhhh mais que vois-je ??? Gibert, lui-même !

Ah quelle douce chaleur nous envahit alors une fois passées les portes, le réconfort procuré par tous ces livres sagement rangés, nous a fait vite oublier nos péripéties antérieures et nous avons pu nous livrer à une visite en règle de ces lieux si accueillants et salvateurs pour nos petits orteils.

(Avouez que plus ça va, plus mes entrées en matière s’allongent…)

Miss Bouquinaix est une diablesse et sait très bien jouer avec mes faiblesses. Je l’avais déjà passablement remarqué lors du Salon du Livre de Paris en mars dernier, et j’ai pu à nouveau le constater hier. Il faut dire qu’elle prend les librairies pour des bibliothèques, et très vite, vous sort cinq livres d’un coup avec un argumentaire à faire pâlir le plus chevronné des commerciaux ! Et comme c’est de notoriété publique, je suis une faible et très influençable femme, je ne peux résister, d’autant qu’elle joue aussi parfaitement sur ma fibre maternelle, la bougresse.

Si bien qu’à la fin de la journée voici ce que j’avais récolté :

achat livres 14 janvier 2013

Pas moins de 15 livres en plus, dont certains, soi-disant, pour mes enfants… L’arme fatale de Miss Bouquinaix est qu’elle me propose tous les livres qu’elle a aimés enfant, qu’elle m’en parle avec une telle passion gorgée de nostalgie, avec en plus une pointe de culpabilisation (« Quoi ????? Mais tu n’as pas lu ça… et ça… et ça… !!!! »), que je ne peux rien faire d’autre que les acheter à mon tour, d’autant que les prix, surtout chez Boulinier, ne sont pas un obstacle ! Mêlées à tout cela, mes propres envies, et on atteint le nombre de 15 !

Donc de haut en bas :

1. Rose-Aimée, tome 2 de Béatrice Bottet

2 et 3. Les Colombes du Roi Soleil de Desplat-Duc, tome 3 et 4

4. A l’enseigne de l’amitié de Jacques Bonnet

5. Folles nuits de Joyce Carol Oates (!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)

6. Grand-mère déballe tout d’Irène Dische

7. Slam de Nick Hornby

8. Petite de Geneviève Brisac

9. Cabot-Caboche de Daniel Pennac

10. Le Chevalier au bouclier vert d’Odile Weulersse

11. Sans atout et le cheval fantôme de Boileau-Narcejac

12. Kamo l’idée du siècle de Daniel Pennac

13. Kamo l’agence Babel de Daniel Pennac

14. Kamo et moi de Daniel Pennac

15. L’évasion de Kamo de Daniel Pennac

Sur les 15, Miss Bouquinaix est parvenue à m’en faire acheter 10 ! Elle est trop forte !

Quelle belle journée avons-nous passée cependant, pleine de rires, de papotages en tout genre et d’échanges autour des livres ! Merci à elle, car en plus, je ne suis pas rancunière et que les enfants, à mon retour, étaient bien contents de toutes ces lectures à venir.

P.S : Vous remarquerez les nombreux livres de Daniel Pennac dans la liste, ceci n’est pas fortuit, puisque je pense vous proposer un Challenge Daniel Pennac très prochainement !