Analepse…


Il est temps de rembobiner le film, d’effectuer un retour en arrière sur ces deux derniers mois que j’ai vécu un peu en apnée. Deux mois sans avoir le temps d’ouvrir le blog, plongée que j’étais dans les révisions pour le CAPES, puis la formation pour l’oral, puis le concours, puis l’euphorie des résultats, puis le stress qui retombe et me laisse sur les rotules, puis l’amas de travail pour mes cours, mes copies laissées en friche (8 paquets de copies fois 30 élèves) que je finis à peine ce week-end (mes élèves ont été patients), puis les descriptifs pour ma classe de Première à rendre… J’ai eu l’impression d’être emportée dans un tourbillon, les émotions à fleur de peau : oscillant entre une angoisse plus ressentie depuis les examens en fac, mains moites, cœur qui s’emballe, boule dans la gorge et puis le suprême soulagement, inattendu, libateur, que je ne réalise pas encore.

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Diderot, Flaubert, Corneille et les autres …


classiquesDepuis quelque temps, me taraude l’envie de lire ou relire les auteurs dits classiques, ceux qui ont marqué la littérature depuis des siècles. Même si j’ai fait de longues études de lettres et si je lis des auteurs classiques depuis mon adolescence, il reste toujours des auteurs que je n’ai pas encore lus ou que j’ai lus il y a bien longtemps.

Mon métier de prof de lettres m’amène à lire ou relire certaines œuvres, mais finalement je me rends compte que l’on a tendance à aller vers ce que l’on connaît déjà. Alors cette année, c’est décidé, je vais combler quelques lacunes.

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Bilan de Lecture mensuel : Janvier 2015


logo-bilan-mensuel1Réjouissons-nous les affaires reprennent ! En ce début d’année, il semble que les choses finissent par se mettre place. Le nombre de lectures n’est toujours pas celui d’avant, mais au moins je me maintiens. Comme lors de ces derniers mois, un petit bilan mensuel de 5 livres, presque 6 puisque je vais sans doute finir le dernier roman de Jean-Philippe Blondel ce soir.

Ce mois-ci encore j’ai privilégié les lectures personnelles. Ma PAL me dit merci !

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« La Place Royale » Corneille, mise en scène de François Rancillac – La Cartoucherie


la place royaleUn des avantages du niveau attentat élevé et de l’interdiction de déplacer des élèves sur l’Île de France, est qu’une de mes collègues, qui avait réservé pour une de ses classes de seconde, s’est retrouvé avec des places à bas prix (tarif de groupe, youpiii !) pour la représentation de La Place royale  de Corneille dans un des théâtres de La Cartoucherie, L’Aquarium. Aussi, hier soir, accompagnée de quatre collègues, j’ai eu le plaisir d’assister à une très belle représentation.

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« Les Lumières du théâtre : Corneille, Racine, Molière et les autres » d’Anne-Marie Desplat-Duc


En cette période de rentrée scolaire, où tant de collégiens et lycéens vont aborder le théâtre du XVIIème siècle, voici un livre que tous les parents, si ce n’est les enseignants, devraient placer sur la table de chevet de leurs enfants. Bien que destiné à de jeunes lecteurs à partir de 11 ans, ce livre peut être lu à tous les âges, tant il regorge d’informations, et d’anecdotes sur des auteurs que l’on a trop souvent tendance à ne percevoir que d’un point de vue bêtement scolaire.

Le grand mérite d’Anne-Marie Desplat-Duc, que l’on connaît pour sa série Les Colombes du Roi Soleil, fait pénétrer son lecteur dans l’intimité créatrice de Corneille, Molière ou Racine, sans oublier La Fontaine ou Boileau, et c’est un régal. Tout à coup ces auteurs nous apparaissent vivants, dépoussiérés, leurs œuvres prennent une autre signification car sont envisagées du point de vue des auteurs : ils y mettent leurs espérances, leur esprit de vengeance ou leur désir de plaire au Roi, Louis XIV.

Anne-Marie Desplat-Duc se concentre sur une période précise allant de 1637 à 1680, soit de la création du Cid de Corneille, à la création de la Comédie-Française. En alternant les chapitres consacrés chacun, en alternance, aux quatre auteurs pré-cités, Anne-Marie Desplat-Duc nous fait partager leurs joies et leurs déceptions, leur amitié mais aussi leurs rivalités. Soudain, ils ne sont plus de simples noms mais ils prennent vie, ils se rencontrent, notamment dans des cabarets, ils fréquentent les mêmes femmes, essentiellement des actrices belles et infidèles, ils parlent entre eux de leurs œuvres, de leurs difficultés à écrire, à trouver des mécènes, à entrer dans les grâces du Roi. Et c’est un monde que l’on découvre. J’ai fait des études de lettres, et pourtant c’est la première fois que j’entends parler de l’amitié entre Molière et Boileau, par exemple.

Ce livre m’a plu (je pense que vous vous en doutiez un peu déjà!) parce qu’il donne une vision nouvelle de ces auteurs, il les rend accessibles, compréhensibles, il les montre vivants (c’est l’âge je me répète, mais c’est pourtant exactement le terme) et souvent assez différents de ce que l’on pouvait s’imaginer de leur personnalité à la lecture de leurs œuvres. Ainsi Racine m’a toujours semblé assez austère, rigoriste, alors qu’Anne-Marie Desplat-Duc le montre comme un homme aimant la nuit et ses plaisirs, et particulièrement ambitieux pour ne pas dire arriviste. Molière, que je connais un peu mieux, m’a beaucoup touchée dans le portrait qu’en fait l’auteur : ami fidèle, dévoué souvent trahi, il est montré comme un fou de théâtre, à la fois dramaturge, acteur, metteur en scène, chef de troupe, veillant aux moindres détails des mises en scène et du jeu des acteurs, inventif aussi quand il crée les fameuses comédies-ballets avec Lully. Corneille est l’homme du passé, sans cesse en lutte contre le jeune Racine qui n’aspire qu’à prendre sa place et à être reconnu comme le seul auteur de tragédies. Ou encore La Fontaine, le malchanceux.

Parallèlement, et en suivant la création des différentes pièces des uns et des autres, Anne-Marie Desplat-Duc nous explique le théâtre de l’époque, évoque les grands acteurs et actrices de ce XVIIème siècle, montre les rivalités entre l’Hôtel de Bourgogne et le Palais-Royal, le théâtre de Molière. Elle dresse aussi, en filigrane, le portrait d’un Roi friand de divertissements, parfois généreux ou parfois refusant la grâce. La lutte de chaque instant pour produire des pièces somptueuses, l’espoir de plaire au Roi et de pouvoir vivre ainsi de leur métier. Elle dit aussi, ou rappelle, cette sombre condition des dramaturges et des comédiens voués à la fausse commune s’ils ne renoncent, sur leur lit de mort au métier qui fut le leur. Elle nous parle enfin de leur vie d’homme, les mariages, les infidélités, la mort des enfants.

Ce livre est enfin une bonne nouvelle dans ma traversée des lectures bof-bof, une vraie bouffée d’air qui me donne envie de relire toutes ces pièces évoquées au fil de ses pages.

Merci aux Éditions Flammarion Jeunesse et à Brigitte G. pour sa confiance.

Livre lu dans le cadre du Challenge Biographie.

C’est lundi, que lisez-vous ?


Avec les vacances et la semaine de la rentrée sur les chapeaux de roue, voici plusieurs lundi que je rate… mais je reprends avec plaisir cette semaine ce petit rendez-vous, imaginé et conçu par Mallou !

Qu’ai-je lu la semaine passée ?

  • J’ai enfin fini : La Vie de Marianne de Marivaux

  • J’ai lu : L’illusion comique de Corneille

  • J’ai lu : Peau de caniche de Dominique Zehrfuss

  • J’ai lu : Les Minuscules de Roald Dahl

  • J’ai lu : Parole de chat ! de Hanna Johansen

Qu’est-ce que je lis en ce moment ?

Je lis En Cuisine de Monica Ali

Que lirai-je la semaine qui vient ?

Je vais tenter de finir le roman de Monica Ali, ensuite …. en fait je ne sais pas encore… j’ai quelques livres en retard (partenariats, prêts…),il faut que je fasse le tri ….

A qui le tour ????