« Le Avventure di Pinocchio, storia di un burratino » da Collodi


L’avantage de parler d’un livre connu de tous, fait qu’il nous évite de le résumer, même si, pour la plupart d’entre nous, Pinocchio nous est surtout connu pour la version dessin-animé de Walt Disney.

Si le titre est en italien, c’est que j’ai lu cette histoire dans le texte. Comme je n’étais pas très sûre de moi, n’ayant pas pratiqué l’Italien depuis bien 15 ans, j’ai opté pour une édition bilingue, qui m’a permis de ne pas fourrer mon nez dans le dico toutes les cinq minutes, et rendre ma lecture plus agréable. J’ai constaté cependant que, au fil des pages, je lisais avec de plus en plus de facilité, et allais de moins en moins voir sur la page de droite vérifier ma compréhension.

Tout semble commencer comme une conte de fées, mais très vite on comprend qu’il ne va pas être question de rois et reines :

C’era une volta… / Il était une fois…

Un re ! – diranno subito i miei piccoli lettori. / Un roi ! – diront aussitôt mes petits amis !

No, ragazzi, avete sbagliato. C’era una volta un pezzo di legno. / Non, les enfants, vous avez tort. Il était une fois un morceau de bois.
(p.38)

Ce début est essentiel, car Collodi tout d’abord définit son histoire comme un conte mais ancre son conte non dans un monde merveilleux, fait de palais et de luxe, mais dans une société populaire et pauvre, comme en témoigne, par exemple, les trompe-l’œil de la maison de Geppetto (une cheminée avec un bon feu et une marmite en train de bouillir). De ce fait Collodi destine son conte aux enfants du peuple, aux enfants des rues, qui ne veulent pas aller à l’école, qui font des bêtises et sont entraînés dans quelques méfaits. En bref, Collodi s’adresse aux têtes de bois, aux têtus, et voilà pourquoi il choisit un pantin fait de bois dur pour illustrer sa leçon de morale.

Car Pinocchio n’est, à n’en point douter, un conte moral. Pinocchio est l’extrême du mauvais garçon : menteur, désobéissant, violent, colérique. Et bien que plusieurs personnages tentent de le remettre dans le droit chemin, et notamment en tentant de le décider à aller à l’école, Pinocchio prend toujours les chemins buissonniers, or :

I raggazzi disobbedienti non possono aver bene in questo mondo / Les enfants désobéissants ne peuvent trouver le bonheur dans ce monde (p.100)

Pendant trente-six chapitres, nous suivons donc les tribulations de Pinocchio allant de charybde en sylla. Si, dans les pires situations, il burratino se repend avec force larmes et lamentations de ses désobéissances, il retombe bien vite dans d’autres péripéties de plus en plus terrifiantes, à tel point que cela finit par faire un peu beaucoup et que le lecteur moderne finit par se lasser d’autant d’entêtement.

Ce que je retiendrai surtout de cette lecture est le plaisir que j’ai eu à renouer avec la langue italienne. J’ai souvent lu à haute voix cette histoire ce qui m’a permis d’entendre cette langue, de rire aussi, car on ne peut que reconnaître une vitalité de la langue, un rythme dans la narration. L’aspect extrêmement moral de cette histoire a quelque chose de désuet même si Collodi, en touchant à l’enfance, nous parle encore un peu des enfants d’aujourd’hui.

Pour ce qui est de l’éventuel symbolisme que l’on pourrait trouver dans ce conte, l’image de Geppetto m’a fait penser à Joseph, père charpentier, père adoptif aussi, simple et issu du peuple qui tente d’élever son enfant en lui inculquant de bonnes valeurs. Mais il est bien évident que Pinocchio n’est absolument pas une image christique. Cependant, la morale chrétienne me semble bien présente ici, notamment dans la nécessité de respecter et d’honorer son père et sa mère, dans la notion de charité aussi, et d’entre-aide. Au fil des aventures, Pinocchio finit quand même par se bonifier jusqu’à devenir enfin un vrai petit enfant (un bel fanciullo coi capelli castagni, cogli occhi celesti e con un’aria allegra e festosa come une pasqua di rose / un bel enfant aux cheveux châtains, aux yeux bleus, l’air triomphant, gai comme un pinson parmi les fleurs. p.312).

Enfin, une petite précision sur l’auteur, Collodi est un pseudonyme pour Carlo Lorenzini, Collodi étant le village de naissance de sa mère. Il est essentiellement connu pour les aventures de Pinocchio mais cette histoire trouve sans doute son origine dans des manuels de lecture que Collodi rédigea pour les écoliers.

Lecture proposée par le Club des Lectrices.

Conte lu dans le cadre du Challenge In Italiano, du Challenge Il Viaggio et du Challenge Thursday Next.

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Quelques jours de vacances en plus…


Aujourd’hui je repars pour une dizaine de jours dans le Midi. Les valises ne sont pas encore totalement bouclées, il reste le coffre de la voiture à faire, rassembler les affaires de camping, de plage, penser à mille et une petites choses à ne pas oublier…

Vous n’aurez pas droit au Best Of, pas eu le temps, et puis la découverte de l’Application WordPress pour IPhone va sans doute me permettre de publier quelques billets de lecture. Je l’ai déjà testée et visiblement elle fonctionne assez bien.

Dans ma valise, cette fois-ci j’emmène essentiellement des romans de la Rentrée Littéraire :

Sa sortie est prévue le 27 août. Entre hier et ce matin, j’en ai déjà lu la moitié, il est donc fort possible que je le termine pendant le voyage.

Sortie prévue le 23 août. Là encore il s’agit d’un roman assez court, moins de 200 pages, qui devrait donc se lire assez rapidement également.

Sortie prévue le 23 août également. Ayant beaucoup aimé, Un si bel avenir (mon billet de lecture est prévu pour demain), j’ai hâte de découvrir ce dernier roman de Véronique Olmi.

Je pensais que ces trois romans suffiraient, mais je commence à m’interroger car en étant déjà à la moitié du premier, je me dis qu’il faudrait que j’en rajoute un ou deux dans ma besace, d’autant que les deux autres prévus ne sont guère épais. Je vais donc embarquer sans doute (oui sans doute car les titres peuvent encore changer entre ce matin et le moment du départ) :

Du coup, j’ai peur que cela fasse trop, mais ce serait dommage aussi de manquer de lecture.

Je garde donc un œil sur vos éventuels commentaires et vous dis à bientôt.