« Le Collège des éplucheurs de citrouilles » Laure DESLANDES


Elliot entre en cinquième dans le collège des Museaux d’une petite bourgade du Finistère : Trégondern. Il faut dire que les Museaux est un établissement un peu particulier : pas de réseaux ; un chef cuistot qui sert des plats bio à base de quinoa ; un prof de techno impressionnant et intimidant, sans parler que dans ce collège on apprend l’estonien en LV1 à la place de l’anglais et on grimpe aux arbres en EPS. Plusieurs autres garçons intègrent également l’internat en milieu rural. Des garçons en rupture scolaire. Cette arrivée va déstabiliser Péline, jeune fille à la chevelure rousse et aux courbes arrondies. Elle ne reconnaît plus l’ambiance de son collège et elle se trouve la cible du mauvais garçon, Henrique. Mais quand la chambre d’Elliot est fouillée par un  inconnu, Péline a bien l’intention de venir en aide à ce garçon timide aux cheveux rasés.

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« Le livre de mes records nuls » Bernard FRIOT (Rentrée Littéraire Janvier 2014 : Jeunesse)


Friot le livre de mes recordsBen est nul. Tout le monde le lui répète à longueur de journée : ses parents, sa grande sœur, ses profs,  les autres élèves de son école. Il décide alors de tenir un cahier sur lequel il va noter ses records nuls, car il est non seulement nul, mais archi-nul, le plus nul de chez nul.

A chaque record il se crée un diplôme et raconte son exploit : record de rots, du mensonge le plus idiot, de l’air bête ou encore du type le plus long à la détente… Pourtant, Ben a une passion le cirque et surtout les clowns.

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« Le banc » Sandrine KAO


Kao le bancAlex est collégien et déjeune tous les midis sur un banc dans le parc à côté du collège. Mais ces derniers temps, il découvre, écrit au Tipp-Ex sur son banc, des insultes racistes qui lui sont clairement destinées : Alex tronche de nem.

Alex est Taïwanais, il vit avec sa mère dans un petit appartement. Son père est retourné à Taïwan pour travailler, mais ne donne plus beaucoup de nouvelles.

pour eux ce sont tous des « chinetoques ». Ou des niakoués, des noiches, des bridés, des bols de riz, des bouffeurs de chiens… Alors, moi qui suis originaire de Taïwan, n’en parlons pas ! Personne n’est capable de dire où ça se trouve ni ce que c’est. (p.16)

Ce roman jeunesse aborde le thème du racisme contre la communauté asiatique, peu évoqué dans les romans et abordé de façon sensible sans tomber dans le manichéisme. Car Alex et sa mère souffrent également d’être reliés à cette communauté que l’auteur décrit intrusive et cancanière. Alex souhaite juste être un garçon comme un autre et non un étranger aux yeux bridés, mais voilà, les autres élèves, et notamment une clique de trois élèves qui font la pluie et le beau temps ne l’entendent pas comme ça. Comment se faire accepter, quand on appartient au clan des exclus ? Heureusement Sybille viendra à son aide pour découvrir le raciste au Tipp-Ex. Alex finira pas comprendre que tous les moyens ne sont pas bons pour parvenir à ses fins.

Sandrine Kao traite du racisme tout en évoquant le thème difficile de l’adolescence et de l’acception de soi par les autres quand on est un peu différent. Elle parle des amours adolescentes, de la méconnaissance des autres cultures et des préjugés. Un roman sensible pour de jeunes lecteurs à partir de 10 ans qui permet de connaître ses camarades de classe autrement qu’en se basant sur l’apparence physique.

Roman lu dans le cadre du Challenge Cartable et tableau noir et du Challenge Amoureux saison 3 (cat. Amours Adolescentes).

challenge cartable et tableau noirChallenge Amoureux saison 3

Merci aux Éditions Syros.