Où suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’erre?


Miracle hier soir, un billet a paru sur le blog et voilà qu’un deuxième surgit encore aujourd’hui ! George retrouverait-elle un peu de cerveau disponible pour le blog ? Il faut croire que oui ! Vous constaterez par la même occasion que ma « schizophrénie » (entre guillemets car la dernière fois que j’ai utilisé ce terme je me suis fait remettre en place aux noms de tous les vrais schizophrènes) est toujours bien vivace puisque je parle de moi à la troisième personne, donc vous voyez je n’ai pas tant changé que cela.

Oui, George est bien toujours là, mon moi virtuel survit même si ces derniers temps mon moi réel a pris le dessus. Pourtant cette part de moi liée au blog, si elle est un peu endormie, n’en est pas morte pour autant. Non, non, loin de moi l’envie de mettre un terme ou de faire une pause, je résiste même si, oui, les billets sont beaucoup moins nombreux, que les semaines défilent sans que je prenne le temps ou ai le courage de rédiger un pauvre petit billet. Mon blog est un peu comme une maison de vacances qu’on aurait désertée mais qui est toujours là à attendre le retour de l’été pour de nouvelles escapades estivales. Je n’ai aucune envie de mettre la clef sous la porte, histoire de filer la métaphore !

Le blog était, et l’est toujours mais différemment, un moyen de parler littérature et livres alors que j’avais arrêté mes études interminables puis arrêté d’enseigner. C’était ma façon de parler des livres, de mes lectures, de rester « connectée » à ce qui me définit sans doute le mieux mon amour pour la littérature et tant pis si ça fait pompeux ! Aujourd’hui, et sans doute plus encore cette année, la retour à l’enseignement et à l’enseignement du français et de la littérature comble ce manque et je ressens moins le besoin de partager, mais… Car oui, il y a un MAIS ! On ne tient pas un blog pendant plus de 8 ans (oui parce qu’il y a eu une vie bloguesque avant Les livres de George) sans que cela laisse quelques séquelles. Difficile donc pour moi d’oublier ce petit blogounet, d’oublier celles et ceux qui le visitent, d’oublier les échanges, les discussions… On est blogueuse ou on ne l’est pas, et je crois que je le suis profondément.

Donc, même si je cours de salle en salle, même si je suis toujours taraudée par le prochain cours, le prochain roman à faire étudier, le prochain cours à préparer, les prochaines copies à corriger, blogounet reste niché dans ma tête, et je  vois ses yeux de Chapotté :

chapoté

Vous les voyez vous aussi les yeux du Chapotté ?

Comment l’abandonner ?

Et puis, bizarrement, ces derniers temps l’envie revient, malgré la fatigue, l’envie de rouvrir les volets, de faire la poussière (métaphore filée quand tu nous tiens !), d’aérer, de changer un peu les meubles de place, pour mieux repartir, oui, même si c’est différemment, le tout étant de repartir, d’alléger les bagages, de venir comme on est, et peut-être finalement de revenir à l’essentiel, comme au début, au tout début quand je lisais juste mes livres, que je les choisissais juste par envie, quand je n’imaginais pas les SP, les challenges, les LC et j’en passe. Je ne renie rien, j’ai aimé tout cela, mais aujourd’hui j’ai envie de choses plus simples parce que je ne vis plus de la même façon. On lit et blogue selon notre vie. Je lis donc toujours (il ne pourrait pas en être autrement), mais différemment, il est donc normal que je blogue aussi différemment.

A bientôt !