« Oscar et la dame rose » E.E SCHMITT


schmitt oscarOscar a 10 ans, Oscar a une leucémie et vit à l’hôpital dans le pavillon des enfants malades. Ses traitements n’ont pas donné les résultats espérés, et Oscar va mourir dans douze jours. Pendant ces derniers jours, sur ce chemin vers la mort, une femme, bénévole des hôpitaux, la dame rose, va l’accompagner et lui proposer d’écrire à Dieu. Oscar et la dame rose est donc un roman épistolaire entre un petit garçon et Dieu.

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« Christmas Pudding » Agatha Christie (Sélection Noël).


christie christmas puddingChaque année à Noël, Agatha Christie écrivait une nouvelle et le message publicitaire était : a Christie for Christmas ! Anne Perry a repris cette tradition depuis quelques années.

Christmas pudding est en fait un recueil de nouvelles (trois dans ma vieille édition française de 1962) qui comprend la nouvelle titre ainsi que Le Retour d’Hercule Poirot et Le Policeman vous dit l’heure. Les deux premières mettent en scène Hercule Poirot, tandis que la dernière nous permet de retrouver Miss Marple. A l’origine le recueil avait pour titre : Christmas Pudding et autres spécialités du chef paru en 1960 en Angleterre. Il semble que depuis, les nouvelles de ce recueil aient quelque peu changé au fil des diverses éditions. Finalement, dans mon exemplaire, une seule nouvelle se déroule réellement à Noël, celle, éponyme du recueil.

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« Dickens, barbe à papa » Philippe DELERM


delerm barbe à papaDans la famille Delerm, je l’avoue, le fils est sans doute celui que je préfère, mais, le père est en bonne position surtout depuis une rencontre lors de mon premier salon du livre où j’avais eu la chance d’échanger quelques mots avec lui – et où j’avais glissé timidement et rougissante que j’avais un gros faible pour Vincent -. Bref, ce petit livre publié dans la collection Folio 2€, me fut offert par Liyah, il y a aura un an en février, et je l’en remercie car il m’a permis de me changer les idées après avoir lu trois pages du Docteur Sleep de Stephen King qui m’avaient plongé dans l’angoisse. Pour combattre l’angoisse, Philippe Delerm est parfait !

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« Le Chat noir » Edgar Allan Poe.


poe le chat noirJ’ai découvert Edgar Allan Poe par l’intermédiaire de Charles Baudelaire. Dans mon adolescence, il m’arrivait souvent de lire un auteur par le biais d’un autre. Je sautais ainsi de romans en romans, et j’avais l’impression de suivre un jeu de pistes, il y avait quelque chose de ludique. Je suis revenue à Poe ces derniers jours, grâce à ma nouvelle liseuse. Comme je le disais hier en réponse à vos commentaires, l’arrivée d’une liseuse chez moi, m’a permis de télécharger plusieurs œuvres libres de droit, et je ne m’en prive pas. Le Chat noir fut le premier texte lu sur une liseuse, il va donc inaugurer une nouvelle catégorie sur ce blog : Lu sur ma Liseuse !

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« L’Oeil de Diderot » Hubert PROLONGEAU


prolongeau l'oeil de diderotDiderot découvre son imprimeur assassiné. Ce crime fragilise encore davantage l’édition de l’Encyclopédie. Qui a tué l’imprimeur, qui en veut à Diderot et veut empêcher la publication de l’Encyclopédie ? Telles sont les questions de ce roman policier et historique. Hubert Prolongeau nous plonge dans le Siècle des Lumières dans les pas de Denis Diderot. Alors que nous fêtons cette année le tricentenaire de la naissance de Diderot, j’avais envie de sortir ce roman de ma PAL en son hommage, avant de lire d’autres textes du philosophe.

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« Journal du premier amour » Giacomo LEOPARDI


leopardi journalAlors que la Rentrée Littéraire bat son plein, j’avais envie de revenir à des textes classiques. C’est en errant dans les rayons de la Bibliothèque Municipale, que j’ai découvert ce petit ouvrage de Giacomo Leopardi, poète italien du XIXème siècle qui livre ici le récit de son âme. Ce petit ouvrage se compose de plusieurs textes autobiographiques allant d’un journal écrit à 17 ans et de notes en vue d’une autobiographie que l’auteur avait envie d’entreprendre alors qu’il n’était âgé que de 27 ans.

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« Rendez-vous à Bagdad » Agatha CHRISTIE


Christie BagdadRendez-vous à Bagdad est un roman un peu particulier puisqu’il n’y a ni Hercule Poirot, ni Miss Marple, ni même Ariadne Oliver, ni même un quelconque détective ! D’ailleurs ce roman est davantage un roman d’espionnage, mais à la Agatha Christie.

L’héroïne est donc une jeune secrétaire fâchée avec l’orthographe, qui s’entiche d’une jeune homme, Edward, un jour dans un parc et qui décide de partir à Bagdad pour le rejoindre. Victoria Jones est une jeune fille indépendante, qui excelle dans l’art du mensonge et veut connaître l’aventure, lassée de sa vie en Angleterre. Par un concours de circonstances, elle parvient à se faire payer son voyage et débarque à Bagdad, qui se révèlera être un vrai nid de crabes !

Mais Agatha Christie met en parallèle plusieurs personnages et plusieurs intrigues qui, on s’en doute, finiront par ne faire qu’une seule énigme. Il sera question de meurtres, d’espions, d’enlèvements, de fouilles archéologiques et de décoloration !

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« Le Bonheur en 5 lettres » Pascale PERRIER


perrier le bonheurLe roman s’ouvre sur la mort de la mère de Chloé. Cette mort laisse Chloé, son frère et sa sœur aînée orphelins. Leur père est parti vivre, depuis plusieurs années, sur un atoll de Polynésie où il a refait sa vie. Les voilà donc seuls et sous la tutelle de leur soeur aînée Joséphine. Leur mère leur a laissé 5 lettres qui, à chaque anniversaire de sa mort, seront ouvertes dans le cabinet vieillot d’un notaire.

Le roman est écrit à la première personne et s’attache donc au personnage de Chloé, à ses pensées, à sa difficulté de vivre ce deuil et à trouver sa voie. Âgée de 15 ans à l’ouverture du roman, elle conjugue les interrogations de l’adolescence et celles sur la mort de sa mère. Comme toutes les adolescentes, elle a du mal avec son physique et notamment avec son nez qu’elle trouve trop long, comme toutes les adolescentes, elle désespère de trouver l’amour, fait des erreurs, se raccroche à l’amitié. Mais viennent aussi s’ajouter les changements inhérents à la mort de sa mère : devenir indépendante, s’occuper de la maison, palier le manque maternel, etc. (suite…)

« Les 7 boules de cristal » et « Le Temple du soleil » HERGE


Hergé les 7 boules et temple du soleilLire les aventures de Tintin et Milou est un plaisir régressif me concernant. J’ai ramené ces deux BD du Salon du Livre, destinées originellement à Antoine et plus tard à Eliot, je les ai lues un soir où j’étais particulièrement fatiguée d’avoir arpenté les allées bondées du Salon. Installée dans mon canapé, je les ai lues alors même que j’en connais presque les moindres détails. Les BD de Tintin sont des lectures que nous nous transmettons de père en fils. C’est mon père qui a commencé à les offrir à mon frère quand il était enfant, puis il les a offertes à son propre fils, puis je les ai offertes à mes fils. Une vraie transmission familiale, une sorte de Madeleine de Proust pour mon frère et moi.

Les 7 boules de cristal pourtant est un album qui me faisait très peur quand j’étais enfant. La momie reprenant vie et entrant par la fenêtre des chambres me terrifiait. C’était l’album que je relisais le moins tant cette momie et sa malédiction m’angoissaient. Bien sûr les années passants, cette momie a petit à petit perdu de son aura sur moi, mais je ne peux lire cette BD sans me rappeler cette appréhension que je ressentais alors.

Lors d’une expédition en Amérique du Sud, sept explorateurs ramènent une momie Incas. Petit à petit, ces scientifiques sont les sujets d’un mal mystérieux qui les plonge dans un étrange état léthargique. Très vite, Tintin fait le lien avec la momie, Rascar-Capac, mais c’est quand son ami Tournesol disparaît que les choses prennent un tour plus dramatique.

Dans cet album les trois principaux personnages d’Hergé sont réunis : Tintin, Haddock et Tournesol. Au commencement Haddock est présenté comme un véritable gentleman farmer, avec monocle et costume de tweed. Mais son emportement et ses gros mots rappellent bien le capitaine au long cours. La disparition de Tournesol le plonge dans un état dépressif qui montre toute l’affection pour ce vieux Tryphon, même si la plus part du temps les rapports entre le capitaine et le scientifique sourd oreille entraînent pas mal d’énervement de la part de Haddock. Tintin, quant à lui, est égal à lui-même, sérieux, réfléchi

Hergé le temple du soleilDans Le Temple du soleil, (suite des 7 boules de cristal), nous retrouvons nos héros en Amérique du Sud, sur les traces du temple Incas et à la recherche de Tournesol. Cet album est beaucoup plus léger et les scènes entre Haddock et les lamas sont des scènes d’anthologie dans notre famille. Hergé, en faisant de Tintin un reporter globe trotter, emmène toujours ses lecteurs dans des pays lointains.

Marches harassantes dans les montagnes, découvertes des souterrains du Temple, des coutumes incas, en font un album dépaysant, même si parfois le rire se fait au dépend des Incas et de leurs croyances. On peut regretter un dénouement un peu facile aux coïncidences un peu grossières, mais ce que j’aime surtout dans ces albums de Tintin réside dans l’humour et notamment dans le comique de Haddock.

Je suis loin d’être une experte en BD, et la facture classique des aventures de Tintin peut paraître aujourd’hui dépassée, mais qu’importe, comme je le disais au début de ce billet, mon plaisir de lire Tintin va au-delà.

BD lu dans le cadre du Challenge Petit Bac 2013 (cat. Phénomène météorologique, SOLEIL).

challenge Petit Bac 2013

« La Dormeuse de Naples » Adrien GOETZ


Goetz la dormeuse de NaplesJe connais Adrien Goetz pour sa série policière (Intrigues à Versailles et Intrigues à l’anglaise), mais je ne l’avais pas encore lu et surtout je ne connaissais pas ce court roman proposé comme lecture commune dans le cadre du Club des Lectrices pour notre prochaine rencontre mi-avril. Titine, lors du Salon du Livre, m’a également donné quelques informations supplémentaires sur Goetz. En effet, cet auteur est aussi professeur d’histoire de l’art, il a notamment enseigné à l’École du Louvre, inutile donc de dire qu’il sait de quoi il parle.

Ce court roman est divisé en trois parties : la première partie est une confession d’Ingres, peintre ayant réalisé le fameux tableau ; la deuxième partie est un manuscrit de Corot, et enfin la troisième partie est le récit d’un peintre inconnu, élève et ami de Géricault. Trois récits autobiographiques mais totalement imaginaires qui, tous, s’interrogent sur la disparition du tableau d’Ingres, La Dormeuse de Naples.

Trois récits et trois peintres dont les aspirations artistiques sont très différentes. Ingres et ses baigneuses, Corot et ses paysages, Géricault et sa fougue, ses chevaux cabrés qui inspirèrent le romantique Delacroix qui apparaît également dans ce livre. Pourtant cette Dormeuse de Naples prend, pour ces trois hommes une importance qui va au-delà de leurs propres conceptions de l’art. Chacun semble reconnaître dans ce tableau, qui disparut dans les années 1815-1825, une sorte de perfection, comme si Ingres était parvenu à réaliser ce que Pygmalion seul, dans la mythologie, avait été capable de faire : rendre vivante une œuvre art. Ces trois peintres tombent amoureux de cette femme immortalisée. Ils sentent le velours de sa peau, sont fascinés par sa beauté parfaite.

Chacun des trois peintres (ceci est évident pour Ingres qui en est le créateur) a été amené à contempler ce tableau, et chacun s’interroge sur sa disparition mais aussi sur son modèle : qui était cette femme ? Une courtisane, une femme du peuple ou cette cantatrice devenue handicapée à la fin de sa vie ? Le mystère entourant ce tableau le rend sans doute encore plus précieux, et cette recherche devient une réelle quête du Graal.

A l’histoire de l’art se mêle l’Histoire avec un grand H : Murat, Napoléon viennent hanter le récit, mais aussi Chateaubriand ou, comme je le disais plus haut, Delacroix magnifiquement décrit dans les dernières pages. Les récits sont tous ancrés dans les décors italiens : Florence, Naples et Rome et ses environs. Un arrière plan géographique qui rend ce roman encore plus intéressant.

Adrien Goetz est parvenu à me passionner pour cette quête du tableau parfait. Les trois récits permettent également de mieux comprendre trois peintres importants de cette première moitié du XIXè siècle. Ingres nous apparaît hautain, figé dans son rôle de maître, mais Goetz nous montre aussi ses failles et ses faiblesses, le rendant un peu plus humain. Je connais moins Corot, mais ce récit m’a permis d’en apprendre davantage même s’il s’appuie sur des faits imaginaires, Goetz rend compte cependant de son oeuvre, de son amour des paysages. Enfin Géricault, peintre génial, apparaît à travers les yeux admiratifs de son ami narrateur. A travers ces trois peintres, c’est aussi une histoire de la peinture que nous donne à lire Goetz, une évolution des goûts qui mène au romantisme et notamment au romantisme de Delacroix. Ingres, reconnu pour son classicisme, s’oppose en effet à Delacroix par la couleur et les sujets traités, mais Goetz semble venir démontrer ici l’influence d’Ingres et l’admiration de ces trois peintres. Dans Impressions et souvenirs George Sand rendait compte des reproches formulés par Delacroix à l’encontre d’Ingres, j’ai trouvé dans ce court roman un écho à ces souvenirs.

Goetz nous invite dans les ateliers de ces trois grands peintres, nous décrit leur fureur de peindre, de saisir le mouvement d’un nuage, la douceur de la peau d’une femme, l’horreur aussi dans Le Radeau de la Méduse, il parvient à nous les rendre familiers et j’ai aimé partager leur vie l’espace d’une centaine de pages.

Roman lu dans le cadre du Club des Lectrices, du Challenge Il Viaggio, du Challenge Amoureux Saison 3 (cat. Amours Historiques), du Challenge à Tous Prix (Prix des Deux-Magots 2004) et du Challenge Petit Bac 2013 (cat. Lieu, NAPLES).

challenge il viaggioChallenge Amoureux saison 3challenge à tous prixchallenge Petit Bac 2013