« La lettre d’Elisabeth » Emmanuelle COSSO MERAD


Cosso Merad Lettre ElisabethElisabeth est une petite fille qui aime lire et aller à l’école, et surtout elle adore désobéir contrairement à son frère. Son père, cordonnier et analphabète, s’énerve quand sa fille passe son temps à lire, temps perdu d’après lui. Il fait pression sur son fils aîné pour que celui-ci l’aide à la boutique au lieu d’aller à l’école et de faire ses devoirs. Elisabeth est bien décidée à réagir et à secouer à la fois son père et son frère. Elle décide d’écrire au Père Noël et tant pis si on est en été. Le facteur, José, sorte de M. Hulot, réceptionne la lettre et va donner un coup de main à la petite fille en inventant tout un stratagème avec l’aide de la jolie modiste.

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« Meurtre au Salon du livre » Martine DELERM


Delerm martine Meurtre au SDLL’un des grands avantages d’organiser des challenges de lecture sur mon blog est que cela me permet de découvrir des romans que je ne connaissais pas sur des thèmes qui me sont chers. C’est ainsi que, grâce Lali, j’ai eu très envie de lire ce roman jeunesse de Martine Delerm. Le titre explique de lui-même ce qui a pu éveiller mon intérêt et comme le Salon du Livre de Paris se profile gentiment, j’ai sorti de ma PAL ce roman jeunesse pour me mettre déjà dans l’ambiance.

Elsa aime les livres et adore les romans policiers publiés par la maison d’édition Garnassière dirigée mollement par Gérard Lefloch. Une amie de sa mère, qui travaille chez Garnassière, lui propose un stage sur le stand de l’éditeur durant le Salon du Livre. Elsa est folle de joie et touche du doigt son rêve : devenir libraire. Mais elle ne se doute pas du drame qui va avoir lieu.

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« Le livre de mes records nuls » Bernard FRIOT (Rentrée Littéraire Janvier 2014 : Jeunesse)


Friot le livre de mes recordsBen est nul. Tout le monde le lui répète à longueur de journée : ses parents, sa grande sœur, ses profs,  les autres élèves de son école. Il décide alors de tenir un cahier sur lequel il va noter ses records nuls, car il est non seulement nul, mais archi-nul, le plus nul de chez nul.

A chaque record il se crée un diplôme et raconte son exploit : record de rots, du mensonge le plus idiot, de l’air bête ou encore du type le plus long à la détente… Pourtant, Ben a une passion le cirque et surtout les clowns.

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Challenge Le Nez dans les livres, 2 ans déjà !


challenge-le-nez-dans-les-livresIl y a un an, je lançais ce challenge sur une impulsion – comme c’est souvent le cas quand je lance un challenge, d’ailleurs -, mais je ne m’attendais pas à autant de participations. J’avais organisé ce challenge autour de trois catégories : 1. La Lectrice : 2 romans ; 2. Le Liseur : 4 romans ; 3. La Reine des lectrices : 6 romans ou plus ! Le principe consistait à lire des romans dont le titre comporte des mots relatifs à la lecture (pour plus d’info c’est LA).

Vous avez été 58 à vous inscrire dans les différentes catégories. Sur ces 58 inscrits, 48 ont lu au moins un livre. La dernière catégorie qui demandait de lire 6 livres ou plus est celle qui a tenté le plus de participants. Mais il faut dire qu’en règle générale, vous avez souvent lu plus de livres que les catégories ne le demandaient, donc bravo à vous.

Le top 3 des participants est le suivant : 3ème avec 12 livres lus, Minou, 2ème  Lali avec 18 livres lus et 1ère votre servante avec 20 livres lus .

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« Un écrivain dans le jardin » Roland FUENTES


Fuentès un écrivain dans le jardinPetite entorse au Mois Anglais, avec ce roman jeunesse lu ce matin.

J’avais choisi ce roman sur le titre, vous vous en doutez. Un titre avec le mot écrivain dedans a de très très grandes chances de me plaire. Et je ne me suis pas trompée. Il s’agit d’une deuxième aventure de Gérald, adolescent ami avec un écrivain qui habite son immeuble, Christian Rivage. La première aventure s’intitulait Un écrivain à la maison.

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« Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis » Luis SEPULVEDA


sépulveda histoire du chatDe Luis Sepulveda, j’avais lu Le vieux qui lisait des romans d’amour, roman offert par mon mari qui n’était pas encore mon mari, mais mon tout nouvel amoureux. Ce cadeau était comme un message subliminal qui m’avait beaucoup touchée. Donc entre Luis Sepulveda et moi, c’est déjà toute une histoire.

Quand les Éditions Métailié m’ont proposé de découvrir ce roman jeunesse, j’ai donc accepté avec grand plaisir, pour la raison ci-dessus, mais aussi parce que quand un livre prend pour sujet un chat, il m’est bien difficile de résister, et puis j’ai pensé aussi qu’Antoine, si amoureux de son propre chat, le bel Alfred, serait sans doute heureux de lire cette douce histoire d’amitié.

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« 1001 activités autour du livre » Philippe BRASSEUR


1001 activités autour du livre couvertureVoici un livre gigogne, un livre qui parle des livres et de la lecture, un livre pour donner envie de lire. Destiné aux adultes à l’usage des enfants, ce manuel est à mettre entre les mains des parents, des enseignants, des bibliothécaires et de toutes les personnes en relation avec les enfants et les livres.

Cette nouvelle édition très imagée, ludique, divisée en 10 chapitres est une vraie mine pour occuper nos enfants tout en leur transmettant l’envie de lire et leur faire découvrir l’univers fabuleux des livres et des histoires.

Dix chapitres donc que si déclinent autour de l’envie de lire, de la découverte de l’objet livre, des activités autour de la lecture, des illustrations, de l’imagination, etc. Ces activités s’adressent aux enfants dès l’âge de 2 ans et jusqu’à 8 ans. Une belle façon de dédramatiser l’apprentissage de la lecture en optant principalement pour le plaisir de la découverte et du jeu. Rendre le livre et la lecture accessibles, faire de cet objet parfois un peu intimidant, un merveilleux jouet, un pont vers des aventures fabuleuses, tel est sans doute l’objectif de ce manuel. (suite…)

« La Femme auteur » Madame de Genlis


Voilà pourquoi j’aime les challenges sur les blogs, parce qu’ils nous emmènent vers des livres que, peut-être, nous n’aurions pas lus, à côté desquels nous serions passés, ou qui auraient pris la poussière des mois durant sur nos étagères. En faisant le point sur mes challenges en cours, j’ai rassemblé les romans que je devais lire pour terminer comme il se doit le challenge Dames de Lettres lancé par Céline. J’ai consulté les titres mis en exemple sur la page consacrée au challenge, et j’ai extrait de ma PAL, la nouvelle de Madame de Genlis La Femme auteur. Dès l’introduction rédigée par Martine Reid (sandienne reconnue), j’ai senti que j’allais aimer cette nouvelle.

Madame de Genlis, ou Stéphanie-Félicité du Crest, comtesse de Genlis, vit le jour le 21 janvier 1746 et mourut le 31 décembre 1830. Elle et moi sommes donc nées, jour pour jour, à 226 années d’intervalle. Plus de deux siècles nous séparent, et pourtant, ce qu’elle écrit dans cette nouvelle parvient encore à me parler et à me faire réfléchir. Avoir pour jumelle Madame de Genlis, me plait assez !

Portrait par Jacques-Antoine-Marie Lemoine

Elle meurt donc au moment où George Sand commence sa vie littéraire, un peu moins de deux ans avant la sortie d’Indiana. Si je parle de Sand, c’est qu’elle a lu Mme de Genlis dans sa jeunesse, comme elle le raconte dans Histoire de ma vie :

Quelquefois ma mère nous lisait tout haut des fragments de roman de madame de Genlis, cette bonne dame qu’on a trop oubliée, et qui avait un talent réel. (p.627, Ed. de La Pléiade, T.1)

Elle se souvient notamment d’un roman Les Battuécas qui l’avait fortement marquée. Mais, comme ce sera aussi le cas pour Sand avec La Petite Fadette ou La Mare au diable, il semble, à travers les écrits de Sand, que Mme de Genlis était lue dans les familles essentiellement comme une auteure pour enfant. Or Mme de Genlis a écrit des ouvrages plus sérieux notamment sur l’éducation, sur l’influence des femmes en littérature, ainsi que ses mémoires, qu’il me tente bien de découvrir !

La femme auteur est une nouvelle inscrite dans le recueil intitulé Nouvelles Contes moraux et nouvelles historiques qui paraît à Paris en 1825.

Dans cette nouvelle, Madame de Genlis met en scène deux sœurs : Dorothée et Natalie au caractère différent, montrant ainsi les deux rôles de la femme : l’un consacré à la famille, et à son rôle en société, l’autre animé par l’amour de la science, de l’étude et de l’écriture. La première respectueuse du rôle traditionnel de la bonne épouse, consolation du mari, l’autre aimant la liberté, annonçant déjà, à sa façon l’émancipation féminine.

La première partie de la nouvelle présente un dialogue intéressant entre les deux soeurs. Natalie veut écrire et pourquoi pas être publiée, ce qui offusque sa sœur Dorothée et fait réagir Natalie :

– Je vous entends : vous pensez qu’une femme, en devenant auteur, se travestit aussi, et s’enrôle parmi des hommes. (p.25)

Ecrire oui, se faire publier, non, car cela montrerait une prétention indigne d’une femme. Dorothée ne peut être plus précise sur le rôle de la femme en ce milieu du XIXème siècle :

La gloire pour nous, c’est le bonheur; les épouses et les mères heureuses, voilà les véritables héroïnes. (p.28).

Pas de bonheur de femme en tant que telle, d’épanouissement personnel, tout toujours est tourné vers l’homme et les enfants, dans une abnégation qui va jusqu’à l’oubli de soi. Le savoir, la science résolument réservés à l’homme, ne peuvent intéresser la femme que dans le silence et le secret de son secrétaire intime.

Par la suite la nouvelle s’oriente vers une intrigue sentimentale, dans laquelle un certain Germeuil, amoureux de la belle Comtesse de Nangis, jalousement mariée, subit une certaine attirance, ou une attirance certaine pour la belle et piquante Natalie, qui va, à plusieurs reprises, sortir les amants des griffes soupçonneuses du mari jaloux.

J’arrête là le résumé de l’intrigue, même si, ce qui m’a surtout intéressée dans cette nouvelle est la réflexion, à travers le personnage de Natalie, des méfaits que peut entraîner la publication d’oeuvres écrites par une femme. Car Natalie va finalement publier, un peu malgré elle, et va, par voie de conséquence, perdre son honorabilité de femme. Finalement ce que décrit ici Mme de Genlis est la déliquescence d’une relation de couple dans lequel, la femme tient un rôle intellectuel, et sort donc du rôle soumis de la bonne épouse  respectueuse et respectée. En cela le personnage de Germeuil est un modèle du genre :

il lui semblait qu’en s’élevant elle s’était éloignée de lui, car il était toujours à la même place, et elle avait abandonné la sienne par un essor rapide. (p.78)

Quoi ! ces sentiments si tendres, si délicats, dont l’expression faisait mon bonheur dans vos lettres, je les retrouve dans vos ouvrages ! ces phrases touchantes, inspirées par l’amour, m’appartenaient ; vous me les reprenez pour les publier et pour en faire des fictions!… », dira Germeuil à Natalie (p.78).

Ces deux phrases montrent bien à quel point, la femme est d’abord assujettie à un rôle familial, mais surtout à une domination masculine, qui fait d’elle la propriété de l’homme. Le charme, la douceur féminine semblent être incompatibles avec la fonction intellectuelle, c’est se travestir en homme, comme Dorothée le faisait remarquer à sa sœur au début de la nouvelle, et c’est devenir la proie des attaques, et de la méchanceté :

Ne pouvant à leur gré déprécier l’ouvrage, ils tâchèrent d’en noircir l’auteur, et ils remplirent leurs extraits de personnalités injurieuses et de traits calomnieux dirigés contre elle. (p.83)

Or une femme se doit de rester discrète.

Cette nouvelle semble donc un conte moral pour mettre en garde les femmes, les prémunir de la publication, mais, je reste songeuse. Car même si la nouvelle finit par ce paragraphe :

Dorothée fut toujours, dans tous les temps, plus heureuse que sa sœur, parce qu’elle eut une prudence parfaite et une raison supérieure ; elle n’eut point de renommée ; ses aventures ne furent point romanesques ; elle n’inspira point de grandes passions, on l’aima sans emportement, mais avec constance ; son nom, inconnu dans les pays étrangers, ne fut jamais prononcé dans le sien qu’avec estime et vénération ; elle fut utile à ses amis, elle fit le bonheur de sa famille ; tout cela vaut bien un roman : et cette félicité si pure vaut bien la célébrité d’une femme auteur. (p.99)

Je ne suis pas convaincue par la démonstration de Mme de Genlis. Car, bien sûr, mon amitié va vers Natalie, comment cela pourrait-il être autrement ? J’aime ces Bradamante de la littérature qui, comme George Sand, prennent la plume puisqu’elles ne peuvent prendre l’épée.

Je poursuivrai avec calme, persévérance et fermeté, ce que j’ai commencé. L’injustice et la calomnie ne pourront ni m’abattre ni me décourager (pp.86/87)

Challenge Dames de Lettres

Challenge Folio 2€

Challenge La Nouvelle

Challenge Le Nez dans les livres

Oups j’avais oublié :

Challenge ABC Babelio : G comme Genlis

Défi Mia: 6/8