« Un chant de Noël » Charles DICKENS – (Sélection Noël)


Dickens un chant de NoëlMr Scrooge est un vieux bonhomme fort désagréable, avare et ne vivant que pour son étude. Il rabroue son assistant, Bob, et envoie promener son neveu venu l’inviter à réveillonner. Son travail terminé, il rentre chez lui, horripilé par les Joyeux Noël que les passants se lancent d’un trottoir à l’autre. Une fois enfermé chez lui, se croyant enfin à l’abri du monde et de toute cette joie qui l’insupporte, Scrooge va voir apparaître le fantôme de son ancien associé lequel va la mettre en garde et lui annoncer la venue de trois autres spectres.

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« Douze minutes avant minuit » Christopher EDGE


Edge 12 minutesA Londres, en 1899, Penelope Tredwell a repris le journal de son père, Le Frisson illustré, après le décès de celui-ci. Elle y écrit, sous le pseudonyme de Montgomery Flinch, des histoires fantastiques et terribles à la Edgar Allan Poe. Les ventes du journal s’envolent. Penelope a décidé d’embaucher un acteur de seconde zone, Monty Maples, pour incarner l’auteur à succès. Un soir, elle est contactée par le directeur de l’asile d’aliénés pour résoudre un étrange mystère : chaque soir, douze minutes avant minuit, un étrange phénomène se produit. Les malades sont pris d’une frénésie d’écriture. Penelope remarque alors l’étrange manège d’un employé de l’asile et la présence fugitive d’une femme en noir, surnommée la Veuve Noire.

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« Les enquêtes d’Enola Holmes : Le mystère des pavots blancs » Nancy SPRINGER (T.3)


springer Enola Holmes T.3J’ai cherché ce roman pendant une matinée entière lors du Mois Anglais pour participer à une LC. Au bout de deux heures, non seulement je n’avais pas retrouvé ce roman, mais j’avais découvert que j’avais le tome 4 en double exemplaire. C’est finalement en me préparant ma PAL estivale que je l’ai miraculeusement retrouvé : EURÊKA !

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« La Poursuite de l’amour » Nancy MITFORD – Mois Anglais


mitford poursuiteQuand je me suis inscrite au Mois Anglais, mon intention était de sortir de ma PAL des romans anglais en sommeil depuis trop longtemps. Je fus le cas pour Emma et c’est aussi le cas pour ce roman de Nancy Mitford, acheté en novembre 2011. Avant de parler du roman, il faut dire quelques mots sur Nancy Mitford. Elle appartenait à l’aristocratie anglaise. Née en 1904, elle fait partie d’une fratrie comprenant 6 filles et un garçon. Parmi les sœurs de Nancy, deux furent, pendant la Seconde Guerre Mondiale, du côté d’Hitler, Diana et Unity qui s’engagea dans le Pari Nazi, tandis que Jessica appartenait au Parti Communiste et rejoignit l’Espagne pour lutter contre Franco ; Pamela s’investit essentiellement dans la cause animale. Nancy, quant à elle, plutôt de gauche, se consacra à une vie mondaine entre les deux guerres, elle rédigea un manuel sur le snobisme anglais (merci Wikipedia) et se consacra bien sûr à l’écriture de romans et de biographies.

Ce préambule me paraît intéressant pour aborder La Poursuite de l’amour. Non qu’il faille connaître la vie des auteurs pour comprendre leur œuvre, mais elle peut parfois donner un petit éclairage.

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« 06h41 » de Jean-Philippe BLONDEL


blondel 06h41Avec Jean-Philippe Blondel, tout a commencé par Blogpuis Accès direct à la plage, ensuite il y a eu le fabuleux Et rester vivant, et cet été G229. Mais il y a aussi une rencontre au Salon du livre de Paris l’an dernier et plusieurs messages et échanges sur Facebook, qui font que lire un roman de Jean-Philippe Blondel c’est un peu plus que lire un roman. Il y a une fébrilité (et ce n’est pas seulement parce que je couve un état grippal depuis deux jours), une grande espérance et un peu d’angoisse. La peur de ne pas retrouver l’émotion de Et rester vivant, je crois surtout.

Cécile Duffaut, 47 ans, mariée à Luc, mère d’une ado qui commence à vouloir voler de ses propres ailes, s’installe dans le train de 06h41 qui relie Troyes à Paris. Elle vient de passer un week-end triste et morne chez ses parents vieillissants, des parents auxquels elle s’oblige à rendre visite tous les mois mais auxquels elle n’a plus rien à dire, auxquels elle n’a jamais eu vraiment quelque chose à dire. Le train est bondé, mais personne ne s’est installé à côté d’elle. Le train part enfin, et Philippe Leduc s’installe alors. Mais Philippe Leduc n’est pas vraiment un inconnu. Cécile et Philippe ont eu une brève histoire d’amour il y a 27 ans. Ils se reconnaissent, mais ne se le disent pas. Tous les deux ont beaucoup changé : Cécile est devenue une belle quarantenaire, sûre d’elle, chef d’une petite entreprise ; Philippe, quant à lui, est bedonnant, dégarni, divorcé, il est à l’opposé de l’ado charismatique qu’il était il y a vingt sept ans. Durant tout le trajet en train, en ce lundi matin, chacun de son côté va se remémorer son passé depuis un épisode décisif qui eut lieu à Londres et qui, sans qu’ils s’en soient rendu compte alors, a influencé le reste de leur vie.

L’adolescence est un thème souvent abordé par Jean-Philippe Blondel et on n’est pas surpris qu’il écrive également des romans pour ado. Son allure même a quelque chose de l’adolescence. Il y a l’adolescence comme un laboratoire d’expériences et puis il y a l’adulte, et l’âge fatidique des 40 ans, l’âge où on bascule un peu de l’autre côté, où l’adolescence est à la fois lointaine et étonnamment présente parce qu’elle nous revient un peu à la figure. Il y avait une émission de télé dans les années 90 présentée par Christine Ockrent qui s’intitulait : Qu’avez-vous fait de vos vingt ans ? Ce pourrait être le sous-titre de ce roman.

Enfermés dans ce train bondé où changer de place est impossible, Cécile et Philippe se retrouvent sur le même aiguillage. Le train roule et pourtant, assis l’un à côté de l’autre, il semble que le temps se soit arrêté. Ils sont sur le même aiguillage mais leur destin a pourtant pris des chemins opposés. La Cécile effacée qui passait inaperçue s’est affirmée, est devenue une femme que l’on remarque, séduisante, le Philippe pour qui tout était facile, qui usait et abusait de son charisme, a perdu toute confiance en lui. Dans ce wagon, ils sentent bien qu’ils sont, là encore, à une moment déterminant de leur vie, à un moment où, selon la position de l’aiguillage, ils vont soit modifier le reste de leur vie, soit non. Et c’est là tout le suspens du roman.

Ils reviennent sur leur vie présente, sur leur histoire passée, ils se souviennent de tout. Les souvenirs remontent et sont étonnamment vivants. Chacun a sa vision des évènements passés. Le temps a fait son œuvre, mais les rancœurs sont toujours là, les regrets et la culpabilité aussi, surtout pour Philippe. Petit à petit, ils vont comprendre que cet épisode londonien a été un moment clef de leur vie. Que cette histoire, qui aurait pu être une histoire parmi d’autres, a finalement eu un impact retentissant sur leur vie. Celle-ci est alors revisitée à travers le prisme de cet épisode et il semble l’éclairer, il semble la clef qui permet de comprendre ce qu’ils sont devenus.

On n’imagine jamais que certaines phrases vont rester ancrées, plantées comme des échardes – et qu’elles vont revenir tout dévaster à certains moments de l’existence. (p.141)

Cécile et Philippe ne sont pas forcément des personnes sympathiques, ils sont ni plus ni moins des personnes comme tout le monde et c’est sans doute pour cela que leurs réflexions nous poussent aussi, nous, à nous interroger sur vos vingt ans et ces histoires que nous avons vécues et qui sans doute, ont eu, elles aussi, une part dans notre propre destinée. Que ferais-je si je recroisais un Olivier ou un Stéphane ? En quoi ont-ils influencé ce que je suis aujourd’hui ?

A la fin du roman, angoisse et état fébrile avaient disparu, pour laisser place à un sentiment d’apaisement. Je ne ressors jamais totalement intacte d’une lecture d’un roman de Jean-Philippe Blondel, sans doute parce qu’il sait mettre les mots sur mes interrogations, d’une façon simple mais tellement vraie.

Roman lu dans le cadre du Challenge I Love London et d’une Lecture Commune avec Sandrine et Titine.

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