« La Malédiction du maléfice maudit » G. KOCJAN et J. RICOSSE (BD) – Rentrée Littéraire 2013.


Kocjan la malédictionRetour des agents de la Z.I.Z.E.M.P.C (Zorganisation Internationale et Zecrète des Enfants qui en ont Marre d’être Pris pour des C…) avec cette nouvelle aventure qui les entraîne, je vous le donne en mille… dans le Berry ! Donc qui dit Berry, dit George Sand !

Depuis quelques jours, le fantôme de George Sand terrifie les Berrichons. Le professeur Klutch et son équipe sont donc envoyés sur place pour enquêter. La première chose qu’ils décident de faire est d’exhumer George Sand. Celle-ci surgit alors de sa tombe sous forme de squelette. Puisque la célèbre romancière reposait bel et bien dans le petit cimetière de son domaine, qui est donc ce spectre étrange qui hante la Vallée-Noire ?

(suite…)

2011 : Année Sandienne, le bilan


Le 7 décembre 2010, je voulais placer l’année 2011 sous le signe de George Sand. Après avoir créé le Challenge George Sand, je lançais mes Samedis Sandiens… Un an a passé, il est temps de faire le bilan, et sans doute de poursuivre plus avant l’initiative.

Le Challenge George Sand

Nous sommes 37 inscrits dans ce challenge, mais tous n’ont pas encore lu une œuvre de Sand. Certaines sont assidues avec jusqu’à 14 œuvres lues. Je suis très heureuse que ce challenge ait suscité autant d’enthousiasme, car ce que j’avais à cœur en créant ce challenge, était de faire lire l’œuvre de Sand. En effet, bien souvent on réduit Sand à ses amants et à ses confitures, sans ouvrir un de ces romans. Je vous remercie donc pour vos participations, pour vos billets souvent très enrichissants, francs et sincères. Je ne demande pas l’adhésion obligatoire, et si, ce challenge a permis à certaines d’entre vous de lire de beaux romans, je suis ravie, et mon but est atteint.

Pour consulter les billets des participantes et voir quels œuvres ont été choisies, je vous laisse vous rendre sur la page du blog et cliquer comme des fous sur les liens, vous pourrez ainsi comparer les avis sur un même roman, par exemple.

Grâce à vos billets George Sand a été présente sur la blogo cette année, et je crois qu’elle aurait aimé cela !

Mais en 2011, je m’étais, donc, aussi lancé un challenge personnel : Chroniquer tous les romans que j’avais lus durant mes recherches de thèse.

Les Samedis Sandiens

J’ai donc chroniqué 23 romans, sa correspondance, et deux articles sur Sand par Françoise Sagan et Emile Zola. Il me reste encore beaucoup de romans dont je dois vous parler, plus ceux que je n’ai pas encore lus, sans parler des ouvrages parlant de Sand et de son oeuvre. Ces chroniques furent pour moi l’occasion de renouer avec Sand, que j’avais délaissée pendant plusieurs années. L’ouverture de mon blog a, en effet, coïncidé avec une volonté de lire autre chose après avoir passé 4 ans à ne lire que Sand. Il me fallait donc cette coupure pour mieux revenir à elle. Seulement, le temps passant, la mémoire flanche, et si je m’aide de mes petits carnets de notes, je regrette parfois d’avoir une passoire à la place du cerveau. D’autre part, j’ai lu des romans qui convenaient plus ou moins au sujet de ma thèse, délaissant donc des romans dont je ne me serais pas servi. Aussi, je vais profiter de cette année 2012, pour prolonger l’aventure : finir de chroniquer les romans lus, et lire ceux que je n’ai pas lus.

Par la même, je convertie le Challenge George Sand en illimité ! Ainsi vous pourrez lire tranquillement ses romans, et pourrez en profiter pour jumeler ce challenge avec celui de Cess sur Les Classiques.

Alors ….

Samedi Sandien #26 : « Le Compagnon du tour de France » (1840)


Après deux semaine d’interruption, les Samedis Sandiens reprennent du servie, avec aujourd’hui un roman qui marque l’engagement de George Sand pour la cause du peuple. Ce roman naît de sa rencontre et de son amitié avec Agricol Perdiguier qui fit paraître, en 1839, le Livre du compagnonnage.

L’histoire se passe en 1823. Le comte de Villepreux engage le père Huguenin et son fils, Pierre, qui vient d’achever son tour de France de 4 ans, pour restaurer la chapelle de son château. Le père se blesse et Pierre demande alors à Amaury le Corinthien de l’aider dans les travaux de restauration. Dans la chapelle, un soir, Pierre découvre l’atelier de Mlle de Villepreux.  Il parcourt ses livres, ses antiquités, ses objets d’art, et tombe en admiration devant cette jeune fille instruite.

Par ce roman, George Sand rend compte d’idées qui lui sont chères : la valorisation du peuple, et ici un peuple artiste à travers la confrérie des Compagnons. Elle décrit donc de façon assez précise le fonctionnement du Compagnonnage, les rivalités entre les différents corps de métier, les symboles, les légendes liés à cette confrérie. Pierre Huguenin incarne le parangon du Compagnon, jeune homme beau, instruit, philosophe et mu par l’idée égalitaire et républicaine, très proche de Pierre Leroux. Mais ce socialisme dix-neuvième siècle est aussi emprunt de religiosité, et Pierre apparaît souvent comme le messie, c’est que, comme l’a écrit Michèle Hecquet (Poétique de la parabole : les romans socialistes de George Sand 1840-1845), les romans socialistes de Sand relèvent de la parabole. Ainsi Pierre prône l’entente du peuple, persuadé que la cause du peuple ne peut être portée que par le peuple lui-même et non par les classes dirigeantes, c’est-à-dire la bourgeoisie ou l’ancienne aristocratie. Pierre est une figure tutélaire, autoritaire, mais aussi rassembleuse, il incarne avant tout une idée, plus qu’un personnage, et son prénom n’est sans doute pas une simple coïncidence. On pourra parfois trouver plus sympathique les défauts d’Amaury, ses erreurs, ses hésitations, mais Pierre, par sa grandeur d’âme, est bien l’incarnation de l’utopie sociale de George Sand.

Parallèlement, le roman rend compte de deux histoires d’amour : la première entre Pierre et Yseult, la seconde entre Amaury et Joséphine, la jeune cousine d’Yseult. Deux amours aussi différentes l’une que l’autre, le premier établi sur une entente philosophique et intellectuelle, le deuxième établi davantage sur la sensualité, avec toutes les conséquences que celle-ci peut entraîner. Pierre et Amaury, bien que compagnons, représentent deux orientations différentes et donc vivent leur amour sur le même mode. Comme 7 épées dans la première partie de  La Ville Noire, Amaury veut réussir, faire sa place, tandis que Pierre a une vision altruiste et humaniste de son destin.

La figure du Comte de Villepreux est aussi intéressante. Il y a souvent dans les romans de George Sand ces figures patriarcales appartenant à l’ancienne aristocratie, pas nécessairement opposées au socialisme mais attachées encore à leur classe, et particulièrement sceptiques face à une république aux mains du peuple.

Ce roman n’est pas le plus simple de George Sand, mais il est intéressant dans sa description d’une confrérie, par les idées sociales qu’il véhicule, et également parce qu’il est particulièrement représentatif d’une période importante dans le parcours romanesque de George Sand : ses romans socialistes. Il ne faut pas être effrayé cependant car ce roman car il apporte un réel bonheur de lecture, et les intrigues amoureuses permettent d’insérer un peu de légèreté dans la narration.

Avec ce roman, George Sand marque l’ancrage politique du romantisme, un romantisme social tourné vers la cause du peuple, tel que Victor Hugo le développera également dans Les Misérables. George Sand montre que l’artisan est aussi un artiste du quotidien.

Je voudrais finir sur une anecdote personnelle. Il y a plusieurs années, alors que j’étais en DEUG de lettres, et encore loin de ma rencontre avec George Sand, j’ai donné pendant un an des cours de Français à des Compagnons du Tour de France dans une commune près de Grenoble. Dans la salle de cours, il y avait une vitrine dans laquelle était exposé un exemplaire du roman de George Sand. Ce roman eut un grand retentissement dans le monde du compagnonnage, et l’a encore aujourd’hui. Pour moi, cette étrange rencontre, m’apparaît aujourd’hui comme un premier signe de mon amour pour George Sand, comme un signe, l’un des premiers… car il y en eut plusieurs par la suite.

Billet écrit dans le cadre du Challenge George Sand , des Samedis Sandiens et du Challenge Romantique.

George Sand, Babelio et Evelyne Bloch-Dano


Il y a quelques mois j’ai été sollicitée pour poser quelques questions à Evelyne Bloch-Dano, biographe de George Sand, dans le cadre des entretiens d’auteurs lancés par le site que nous connaissons tous : Babelio. J’avais lu avec intérêt cette biographie qui levait le voile sur le dernier amour de George Sand avec Manceau. Babelio propose donc aux lecteurs de son site d’être, l’espace d’un entretien, des journalistes. C’est avec grand plaisir que j’ai participé à cette aventure, flattée aussi d’être sur les rangs. Mon ami Martial et moi avons donc eu le plaisir de concocter quelques questions auxquelles Mme Bloch-Dano a eu la gentillesse de répondre. Pour lire l’entretien vous n’avez qu’à suivre ce lien.

J’en profite pour remettre ici le lien vers l’avis de Martial sur cette biographie, ainsi qu’un lien vers mon propre billet, afin de vous donner envie de lire cette biographie qui a l’avantage de parler d’une période peu traitée de la vie de George Sand.

Merci à Babelio et à Mme Bloch-Dano.

Le challenge George Sand est toujours d’actualité, si vous voulez vous y inscrire ou découvrir plusieurs avis de blogueurs sur son oeuvre n’hésitez à vous rendre sur la page du Challenge.