« Oscar et la dame rose » E.E SCHMITT


schmitt oscarOscar a 10 ans, Oscar a une leucémie et vit à l’hôpital dans le pavillon des enfants malades. Ses traitements n’ont pas donné les résultats espérés, et Oscar va mourir dans douze jours. Pendant ces derniers jours, sur ce chemin vers la mort, une femme, bénévole des hôpitaux, la dame rose, va l’accompagner et lui proposer d’écrire à Dieu. Oscar et la dame rose est donc un roman épistolaire entre un petit garçon et Dieu.

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« Marilyn et JFK » François FORESTIER


fortestier JFKLe grand avantage d’avoir une PAL monstrueuse est qu’elle offre la possibilité d’assouvir une envie du moment. Le 22 novembre dernier, nous commémorions les 50 ans de l’assassinat de JFK, et m’est venue l’envie de lire ce livre retraçant la relation du plus sexy Président américain et de la plus sexy actrice au monde. J’avais acheté ce livre lors du Salon du Livre de Paris de 2011 et il a fallu cette commémoration pour qu’il sorte enfin de ma PAL.

François Forestier débute son récit par l’assassinat de JFK à Dallas le 22 novembre 1963. Il rend compte des évènements au moment où la balle meurtrière atteint la tempe du Président et nous embarque alors à la suite de la voiture présidentielle jusque dans la salle d’opération de l’hôpital situé tout près du lieu où JFK devait prononcer son discours.

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« A défaut d’Amérique » Carole ZALBERG


zalberg à défaut d'AmériqueTout commence par l’enterrement d’Adèle, dite la Française, et auquel assiste Suzan. Dans ce roman composé de deux récits parallèles, Carole Zalberg dresse le portrait d’Adèle issue d’une famille juive qui s’était installée à Paris après la Première Guerre Mondiale. Paris plutôt que l’Amérique, un peu par hasard, mais un hasard qui va peser lourd sur son destin. Deux récits donc, deux voix : l’une de Suzan, américaine, fille de Stanley, et l’autre de Fleur, arrière petite-fille d’Adèle. L’une et l’autre vont, à leur façon et selon leur vie, raconter ce qu’elles savent d’Adèle.

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« Suite française » Irène NEMIROVSKY


némirovsky suite françaiseComment parler de ce roman sans parler du destin tragique d’Irène Némirovsky ? Et peut-on lire ce roman sans penser au destin d’Irène Némirovsky ? Pour tout vous dire, je vous avoue que la couverture avec la photo de l’auteur me gêne un peu. Car finalement elle met plus l’accent sur l’histoire de l’écriture de ce roman et du manuscrit, que sur le roman lui-même. Généralement quand on met le portrait d’un auteur en couverture d’un livre, c’est que ce livre est une biographie ou une autobiographie, or là il n’est pas question de cela. Dans ce roman Irène Némirovsky ne raconte pas SA vie, elle raconte l’exode, et l’arrivée de l’armée allemande en France dans les années 40. Et je vous dirais même que si j’ai souvent hésité à lire ce roman c’est que je pensais qu’il s’agissait d’une sorte d’autobiographie et connaissant l’histoire de l’auteure, son arrestation, sa déportation et sa mort à Auschwitz en 1942, je ne m’en sentais pas capable. La lecture de ce roman fut donc une vraie découverte et au fil des pages le poids de l’appréhension s’en est allé.

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« Certaines n’avaient jamais vu la mer » Julie OTSUKA


otsuka certainesCe roman de la Rentrée Littéraire 2012 a été très remarqué lors de sa sortie, remportant même le Prix Fémina étranger cette même année. Dans la sélection du Prix du Club des Lectrices, je l’ai donc acheté ce week-end et lu dans la foulée sans même un petit arrêt dans la PAL !

L’histoire se déroule durant la première moitié du XXe siècle. Au début de ce siècle, plusieurs japonaises ont pris le bateau vers les États-Unis afin de rejoindre des hommes installés là-bas et avec lesquelles elles se sont mariées sur photo et lettres mensongères. Une fois arrivées aux USA, ces jeunes femmes, parfois à peine sortie de l’adolescence, vont vite comprendre qu’elles ont été trompées.

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Quelques challenges en plus : Romancières américaines – US – XIXe siècle – A tous Prix.


Ces derniers temps, deux blogueuses ont lancé des challenges intéressants auxquels je me suis inscrite, ben oui.. A l’honneur les romancières américaines  et la littérature du XIXe siècle. Il sera aussi question ici de la reprise d’un challenge par une autre blogueuse !

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« Du domaine des murmures » Carole Martinez


martinez du domaine des murmuresDepuis le temps que l’on me parlait de ce roman, il a fallu qu’il vienne s’inscrire dans la sélection du Prix des Lectrices pour que je le lise enfin. On a sans doute déjà tout dit sur ce roman et je crains que mon avis ne soit guère original, mais j’essaie quand même.

Esclarmonde, refusant de se marier avec Lothaire, homme réputé pour trousser les jupons, demande à être emmurée et de vivre sa vie en recluse, une vie qu’elle dédie désormais à Dieu. Dans une petite geôle annexée à la chapelle Saint-Agnès, du château des Murmures, elle aura droit à une fenestrelle entravée de barreaux. Ne faisant pas vœu de silence, les gens du château ou des environs pourront venir lui rendre visite. La veille de pénétrer à jamais dans sa cellule, elle est violée, mais tait le forfait pour n’avoir pas à renoncer à ses vœux. (suite…)

« La Dormeuse de Naples » Adrien GOETZ


Goetz la dormeuse de NaplesJe connais Adrien Goetz pour sa série policière (Intrigues à Versailles et Intrigues à l’anglaise), mais je ne l’avais pas encore lu et surtout je ne connaissais pas ce court roman proposé comme lecture commune dans le cadre du Club des Lectrices pour notre prochaine rencontre mi-avril. Titine, lors du Salon du Livre, m’a également donné quelques informations supplémentaires sur Goetz. En effet, cet auteur est aussi professeur d’histoire de l’art, il a notamment enseigné à l’École du Louvre, inutile donc de dire qu’il sait de quoi il parle.

Ce court roman est divisé en trois parties : la première partie est une confession d’Ingres, peintre ayant réalisé le fameux tableau ; la deuxième partie est un manuscrit de Corot, et enfin la troisième partie est le récit d’un peintre inconnu, élève et ami de Géricault. Trois récits autobiographiques mais totalement imaginaires qui, tous, s’interrogent sur la disparition du tableau d’Ingres, La Dormeuse de Naples.

Trois récits et trois peintres dont les aspirations artistiques sont très différentes. Ingres et ses baigneuses, Corot et ses paysages, Géricault et sa fougue, ses chevaux cabrés qui inspirèrent le romantique Delacroix qui apparaît également dans ce livre. Pourtant cette Dormeuse de Naples prend, pour ces trois hommes une importance qui va au-delà de leurs propres conceptions de l’art. Chacun semble reconnaître dans ce tableau, qui disparut dans les années 1815-1825, une sorte de perfection, comme si Ingres était parvenu à réaliser ce que Pygmalion seul, dans la mythologie, avait été capable de faire : rendre vivante une œuvre art. Ces trois peintres tombent amoureux de cette femme immortalisée. Ils sentent le velours de sa peau, sont fascinés par sa beauté parfaite.

Chacun des trois peintres (ceci est évident pour Ingres qui en est le créateur) a été amené à contempler ce tableau, et chacun s’interroge sur sa disparition mais aussi sur son modèle : qui était cette femme ? Une courtisane, une femme du peuple ou cette cantatrice devenue handicapée à la fin de sa vie ? Le mystère entourant ce tableau le rend sans doute encore plus précieux, et cette recherche devient une réelle quête du Graal.

A l’histoire de l’art se mêle l’Histoire avec un grand H : Murat, Napoléon viennent hanter le récit, mais aussi Chateaubriand ou, comme je le disais plus haut, Delacroix magnifiquement décrit dans les dernières pages. Les récits sont tous ancrés dans les décors italiens : Florence, Naples et Rome et ses environs. Un arrière plan géographique qui rend ce roman encore plus intéressant.

Adrien Goetz est parvenu à me passionner pour cette quête du tableau parfait. Les trois récits permettent également de mieux comprendre trois peintres importants de cette première moitié du XIXè siècle. Ingres nous apparaît hautain, figé dans son rôle de maître, mais Goetz nous montre aussi ses failles et ses faiblesses, le rendant un peu plus humain. Je connais moins Corot, mais ce récit m’a permis d’en apprendre davantage même s’il s’appuie sur des faits imaginaires, Goetz rend compte cependant de son oeuvre, de son amour des paysages. Enfin Géricault, peintre génial, apparaît à travers les yeux admiratifs de son ami narrateur. A travers ces trois peintres, c’est aussi une histoire de la peinture que nous donne à lire Goetz, une évolution des goûts qui mène au romantisme et notamment au romantisme de Delacroix. Ingres, reconnu pour son classicisme, s’oppose en effet à Delacroix par la couleur et les sujets traités, mais Goetz semble venir démontrer ici l’influence d’Ingres et l’admiration de ces trois peintres. Dans Impressions et souvenirs George Sand rendait compte des reproches formulés par Delacroix à l’encontre d’Ingres, j’ai trouvé dans ce court roman un écho à ces souvenirs.

Goetz nous invite dans les ateliers de ces trois grands peintres, nous décrit leur fureur de peindre, de saisir le mouvement d’un nuage, la douceur de la peau d’une femme, l’horreur aussi dans Le Radeau de la Méduse, il parvient à nous les rendre familiers et j’ai aimé partager leur vie l’espace d’une centaine de pages.

Roman lu dans le cadre du Club des Lectrices, du Challenge Il Viaggio, du Challenge Amoureux Saison 3 (cat. Amours Historiques), du Challenge à Tous Prix (Prix des Deux-Magots 2004) et du Challenge Petit Bac 2013 (cat. Lieu, NAPLES).

challenge il viaggioChallenge Amoureux saison 3challenge à tous prixchallenge Petit Bac 2013