« Wondercat : un chat bleu très très spécial » – AUDREN


audren-super-catDans la famille de Tibère, l’ambiance est morose. Son père déprime depuis la mort de son propre père et sa sœur Léa passe son temps sur les chaînes YouTube à regarder des tuto de maquillage. Le petit garçon et sa mère ne savent plus comment redonner à leur famille joie de vivre et complicité. Un soir, cette dernière ramène à la maison un chat… sa couleur bleu n’est pas sa seule particularité.

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Bilan de lecture mensuel : Décembre


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Décembre aura été un petit mois côté lecture. Je me suis un peu traînée, occupée par le travail et donc me ménageant moins de temps pour lire, malgré les vacances. J’avais pour objectif de lire plusieurs romans reçus en SP, pour faire descendre un peu la pile et ne pas trop impatienter les éditeurs. Objectif plutôt réussi puisque je suis parvenue à en lire 3 :

Tout d’abord Théa pour l’éternité de Florence Hinckel, un roman ado influencé par un classique de la science-fiction (Pas de fleurs pour Algernon), qui, malgré de petites invraisemblances, fut cependant une lecture assez agréable. Il y a eu ensuite, Je suis un écrivain japonais de Laferrière, l’occasion de découvrir un auteur que je n’avais encore jamais lu. Ce ne fut pas une grande révélation, mais les réflexions sur l’écriture et la littérature m’ont intéressée. Enfin, Plan de table de Shipstead m’a surtout plu pour sa déconstruction des apparences familiales et sociales, un roman de moeurs plaisant.

Grâce au Club des Lectrices, j’ai également enfin découvert la plume d’Irène Némirovsky avec Jézabel, un roman qui ne m’a pas vraiment séduite à cause d’un personnage très antipathique et auquel je ne pouvais m’identifier, mais un roman qui m’a cependant donné très envie de lire d’autres romans de Némirovsky. J’ai déjà programmé de lire Suite française et ai acheté Le Bal que plusieurs d’entre vous m’ont conseillé, ainsi que Le vin de la solitude.

Après une belle rencontre avec l’auteure lors du salon du Livre jeunesse de Montreuil, j’ai également lu (à mes enfants) Celle que j’aime d’Audren qui aborde si bien les désespoirs amoureux des enfants, mais sans oublier d’être drôle.

Pour finir une BD au compteur : Les Colombes du Roi Soleil tome 1 de Desplat-Duc, adaptation de la série éponyme du même auteur. Une très belle illustration et une histoire qui m’ont donné envie de lire la série tout en poursuivant la lecture de la BD. Au rayon BD-Manga, j’ai été déçue par le tome 9 de Chi, une histoire de chat, que j’ai trouvé répétitif et sans beaucoup de rebondissements même si Chi reste une chaton adorable.

Enfin, in extremis et en mordant sur les premiers jours de janvier, je suis quand même parvenue à sortir un livre de ma PAL : Maurice de Forster. Cela faisait bien longtemps que je voulais lire cet auteur et la LCA programmée avec Céline m’a enfin permis de le découvrir. Un roman tout en finesse, une analyse psychologique sur l’éveil à la sexualité, et notamment à l’homosexualité dans l’Angleterre du début du XXème siècle. Un vrai coup de coeur ! Et un roman en moins dans ma PAL. Malheureusement, ma PAL Noire en reste au même point, par d’évolution pour ce mois-ci.

Si je résume, je constate que ce mois de décembre se place sous l’angle de la découverte. Seul un roman et une BD m’ont vraiment passionnée ce mois-ci, et je réalise, une fois encore, que je devrais me concentrer davantage sur ma PAL, et cela tombe bien car c’est l’objectif principal de cette nouvelle année !

Seulement 8 livres donc ce mois-ci, mais il se finit sur un coup de cœur !

« Celle que j’aime » d’Audren


audren celle que j'aimeJe ne peux pas parler forcément de tous les livres que je lis le soir à mes enfants, mais j’avais envie, ce matin, de vous parler de celui-ci, parce qu’il est un peu particulier. C’est le premier livre qu’Antoine a choisi seul, comme un grand, en lisant la quatrième de couverture, en le feuilletant consciencieusement, l’an dernier au Salon du Livre Jeunesse de Montreuil. La deuxième raison est que depuis ma rencontre avec Audren, j’avais très envie de lire un de ses livres. J’ai retrouvé dans les pages de Celle que j’aime, la vitalité et l’humour de cette femme.

Paul est un gentil petit chat, amoureux de Lison. Un midi, à la cantine, il entend son amoureuse avouer qu’elle est végétarienne. C’est une nouvelle catastrophique ! Paul, qui rêvait de reprendre plus tard la charcuterie de ses parents avec Lison, voit tous ces rêves de bonheur s’écroulaient d’un coup ! Il doit choisir entre son rêve d’être charcutier et son amour pour Lison.

Avec beaucoup d’humour et de tendresse, Audren évoque les affres des premières amours enfantines. Paul est désespéré, déprimé, sa vie n’a plus de sens, il se sent déchiré et tellement triste. Paul est amoureux comme un grand, et ses soucis s’ils sont quelque peu différents de ceux des adultes, provoquent cependant les mêmes conséquences. Pas de mièvrerie ou d’ironie sous la plume d’Audren pour parler du sentiment amoureux des enfants. Si la mère de Paul n’y prend pas garde et croit que les yeux rouges de Paul sont dus à un allergie au pollen, le petit chat quant à lui vit difficilement sa désillusion.

Les enfants ont été très attentifs à cette lecture, et un passage les a fait particulièrement rire, même longtemps une fois le livre refermé ! J’y ai même encore eu droit ce matin au petit déjeuner, ils connaissaient les répliques de Paul et de son copain Théophile par cœur :

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Ce roman d’amour pour enfant est une belle façon de mettre des mots sur ce que les enfants peuvent ressentir, sur ce que les parents prennent parfois trop à la légère. L’humour est présent cependant, mais sans jamais ironiser sur les sentiments sincères de Paul.

J’ai beaucoup aimé le fait qu’Audren ait choisi pour personnage un petit chat sensible, et parle de l’amour à travers les yeux d’un garçon et non d’une fille. Les filles d’ailleurs apparaissent dans ce roman (sauf bien sûr Lison qui est parfaite !) quelque peu superficielles.

C’est donc bien réellement un roman d’amour pour garçon, car oui, les garçons aussi ont des sentiments tendres et peuvent être tristes et pleurer à cause d’une fille.

Ce petit roman est édité par L’Ecole des Loisirs, collection Mouche avec de jolies illustrations de Stéphanie Blake. Conseillé à partir du CE1.

Livre lu dans le cadre du Challenge Cartable et tableau noir.

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