« Les Orangers de Versailles » Annie Pietri


Marion est le fille d’un jardinier de Versailles sous le règne de Louis XIV. Présentée par son père, elle est choisie par la Montespan pour la servir. Elle abandonne donc sa vie simple, pour pénétrer à la Cour et découvrir la vie de château auprès des personnages les plus influents du royaume.  La Montespan est belle, capricieuse, entourée d’astrologues mystérieux et quelque peu effrayants. Marion aime le parc de Versailles et notamment les orangers dont les senteurs la passionnent. Véritable nez, Marion aime par dessus tout confectionner des parfums, qui ne laisseront pas indifférente la favorite du Roi…

J’ai repéré ce roman depuis longtemps, à l’époque où je travaillais en librairie. Les jeunes adolescents et adolescentes semblaient en être friands et j’ai pu constater que les professeurs de collège le mettent régulièrement sur leur liste de lecture. Donc quand j’ai eu à corriger des sujets de Brevet portant sur un texte extrait de ce roman, je me suis dit que c’était une bonne occasion de le sortir de ma PAL. Mon petit Hérisson préféré me l’avait fait acheter lors de notre virée au Salon des Livres de Jeunesse de Montreuil.

Annie Pietri aborde la Cour du Roi Soleil par la petite porte. Marion est une jeune fille timide mais décidée, et, à ses côtés, nous déambulons dans le parc de Versailles, pénétrons dans la chambre et la vie de la Montespan, mais aussi dans les petits couloirs dérobés du château et les chambres de bonnes. L’intrigue repose sur la conjuration d’un complot (je ne vous en dirai pas plus), une histoire de rivalité entre la favorite et la Reine. Si la lecture est agréable, j’ai regretté le manque de péripéties, une tendance à la répétition dans les descriptions des repas, des fêtes, des tenues. Avec un style  adapté au lectorat jeune, ce roman m’a laissé un goût d’inachevé et, je dois dire, une impression de facilité un peu décevante. Il faut dire que j’imaginais quelque chose de plus enlevé, de plus trépidant. Le vocabulaire est simple (bien que j’ai pu constater que nos collégiens ignorent ce qu’est un judas et ce que signifie médusé), les phrases sont courtes, la police est énorme, et l’histoire est somme toute assez traditionnelle. Inutile devous dire que je préfère un bon vieux Dumas !

Quoiqu’il en soit, cette lecture fut un petit moment plaisant, mais sans plus, et il n’est pas sûr que je me laisserai tenter par la suite des aventures de Marion.

inauguré par Antigone