« Un Noël à New-York » Anne PERRY


perry-noel-new-yorkAnne Perry, et avant elle Agatha Christie, publie chaque année à noël un petit polar de circonstance. J’avais lu en 2015, Le Condamné de Noël et cette année j’ai eu envie de réitérer l’expérience avec Un Noël à New-York.

Jemina, fille du célèbre couple Pitt, est désignée pour accompagner son amie Delphina Cardew à New-York durant l’hiver 1904. Celle-ci doit en effet épouser le riche aristocrate Brent Albright. Mais le mariage risque d’être entaché par la présence non désirée de la mère de Delphina, Maria, à la vie contestée. Avec le frère du futur marié, Harvey, elle se met à sa recherche pour la convaincre de rester loin de sa fille. Mais voilà que Maria est retrouvée assassinée et que Jemina se retrouve en mauvaise posture.

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« Le condamné de Noël » Anne Perry – A Year In England #9


Perry Anne Le condamné de NoëlEn décembre 2013, j’avais consacré quelques lectures à Noël (Christmas Pudding et Le Noël d’Hercule Poirot d’Agatha Christie, Un chant de Noël de Charles Dickens, Au pied du sapin qui rassemblaient plusieurs nouvelles autour de ce thème). J’avais aimé associer mes lectures à cette belle période. Cette année, j’ai voulu au moins lire un roman en rapport avec Noël et comme depuis de nombreuses années je me promets de lire un livre de la série « Petits crimes de Noël » d’Anne Perry, je me suis donc décidée pour le dernier sortie chez 10/18 : Le Condamné de Noël.

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« Le Crime de Paragon Walk » Anne Perry – A Year In England #3


Perry le crime de paragon walkJ’ai commencé la série du couple Pitt en 2012. Après avoir lu L’étrangleur de Cater Street puis Le Mystère de Callander Square, j’ai soudain eu envie, trois ans plus tard, de m’y remettre. Lecture aussi inspirée par la challenge de Titine A Year In England et l’éternelle nécessité de faire baisser ma PAL. J’ai donc retrouvé avec plaisir Charlotte et son inspecteur de mari, ainsi que leur petite fille, Jemina. L’intrigue nous entraîne dans le quartier de Paragon Walk où réside la sœur de Charlotte, Emily Ashworth qui attend son premier enfant, et qui, par son mariage, est entrée dans la bonne société londonienne. La saison d’été a commencé à Londres, et toutes les grands familles se reçoivent, se fréquentent. Mais l’agression et la mort de Fanny Nash, jeune fille innocente et naïve de 17 ans, va quelque peu troubler les festivités. Qui a pu s’en prendre à cette jeune fille ? Le crime aurait-il été commis par des domestiques ou des cochers avinés, ou l’assassin se cacherait-il parmi la famille Nash ? Au cours de son enquête, Pitt, puis Charlotte, sentent que cette bonne société cache jalousement des secrets inavouables.

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Des Livres pour Fêter Noël !


NoëlA voir sur plusieurs blogs, l’esprit de Noël illuminer les écrans, j’ai eu envie, durant ce mois de décembre, de présenter à la fois des livres sur Noël, mais aussi des livres que vous pourriez offrir.

 J’aurais bien aimé participer au Challenge Il était une fois Noël organisé par Chicky Poo, Samarian et le Petit Speculos, mais j’ai trop de lectures en retard pour consacrer un mois entier à une thématique, pourtant l’idée était très séduisante.

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Best Of de l’été 2012 : « L’étrangleur de Cater street » d’Anne Perry


Comme Agatha Christie, Anne Perry est une auteure incontournable. Dans ce premier tome de la série Charlotte et Thomas Pitt, vous serez plongés dans l’époque victorienne, dans le crachin et le froid londoniens, un petit coup de frais salutaire dans la chaleur estivale.

L’Etrangleur de Cater Street est le premier tome des aventures de Charlotte et Thomas Pitt. Il m’importait de commencer par le premier pour être à la source, même si, chaque roman de la série peut se lire indépendamment. Ainsi donc, dans ce tome Charlotte porte encore le nom de son père : Ellison. Dans cette Angleterre victorienne, Charlotte, si franche et libre, a du mal à se plier aux règles du savoir-vivre féminin. Elle lit en cachette les journaux, curieuse de ce qui se trame dans Londres, et cela, malgré l’interdiction paternelle.

Sa vie va être bouleversée par plusieurs assassinats commis dans la même rue (Carter Street), et par l’arrivée de l’inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard. Plus qu’un polar historique, ce roman est une réelle plongée dans l’Angleterre Victorienne, et Anne Perry montre aussi bien le rigorisme appliqué à la condition féminine, à travers la grand-mère de Charlotte, vieille femme à cheval sur les principes et particulièrement désagréable, que l’émergence d’une certaine revendication à travers le personnage-même de Charlotte. Les femmes de la bonne société, en cette fin du XIXème siècle, passent leur temps en bonnes œuvres, et occupations domestiques, mais Charlotte rêve d’autre chose, et se sent une âme aventureuse.

L’intrigue policière avance doucement, et n’est pas bien compliquée à résoudre.Toutefois certaines réflexions sont intéressantes, notamment le fait que les gentlemen n’envisagent qu’un assassin issu des bas fonds, et ne peuvent concevoir que le criminel fasse partie de leur monde. Les femmes apparaissent comme sur protégées par les hommes, comme des enfants auxquels on cache la réalité du monde et que l’on maintient dans un statut puéril et superficiel. De leur côté, les hommes bénéficient d’une grande liberté, et se rendent régulièrement à leur Club pour fuir le foyer et les conflits conjugaux.

Anne Perry nous intéresse également au sort de ces hommes et ces femmes au service des bonnes familles. Ces servantes et serviteurs qui sont comme transparents, auxquels personne ne s’intéresse, et dont l’histoire de leur vie reste inconnue. Ils apparaissent comme des êtres interchangeables alors même que les familles les côtoient tous les jours.

J’ai donc été essentiellement intéressée par cette description de la bonne société victorienne, sans toutefois me désintéresser de l’intrigue policière. Chaque visite de Thomas Pitt est là pour raviver l’intérêt, et l’on suit, avec tendresse, les sentiments qui naissent entre Charlotte et Thomas, qui, pourtant, appartiennent à deux classes sociales opposées.

Roman présenté dans le cadre du Best Of de l’été 2012

« Le Mystère de Callander Square » Anne Perry


Je poursuis ma découverte de la série Charlotte et Thomas Pitt écrite par Anne Perry. Grâce à une amie de Facebook qui m’a très généreusement offert plusieurs tomes de cette série et de celle de Monk, je peux lire dans l’ordre les deux différentes séries.

J’ai donc retrouvé avec plaisir ma chère Charlotte dans une nouvelle aventure. Le premier tome (L’Etrangleur de Carter Street) s’achevait sur les fiançailles de Charlotte et de Thomas, dans ce deuxième tome, Charlotte est enceinte de son premier enfant quand des jardiniers du Square Callander font une découverte macabre : deux bébés enterrés. Autour de ce square résident plusieurs familles de la haute société londonienne, des familles qui se côtoient et semblent tous avoir des choses à cacher. Très vite, on soupçonne des amours ancillaires et une volonté de dissimulation de grossesses non voulues. Thomas est chargé de l’enquête sur le terrain, mais Charlotte fait appel à sa soeur, Emily, qui, par son mariage, a accédé à cette haute société. Les deux sœurs décident de donner un coup de main à Thomas. Charlotte se fait engager auprès du Général Ballantyne, l’un des habitants du square pour tenter de glaner quelques informations, tandis qu’Emily use de sa haute maîtrise des conventions sociales pour nouer des liens avec les jeunes filles des différentes familles.

Comme dans le premier tome, Anne Perry maintient le suspens, et lance plusieurs pistes pour mieux dissimuler le réel coupable et la raison du crime. Les rebondissements sont présents et sont autant de coups de théâtre qui relancent l’intrigue tout en égarant encore plus le lecteur. Durant la plupart du roman, l’enquête semble piétiner et les suspects sont nombreux, ce n’est qu’à la toute fin du roman que le voile du mystère sera déchiré !

Au-delà de l’intrigue policière, sans doute plus marquée que dans le premier tome, j’ai particulièrement aimé la façon dont Anne Perry dresse un portrait social de la bonne société anglaise et notamment soulève la question des amours ancillaires, et des grossesses qui en sont souvent les malheureuses conséquences. Anne Perry révèle l’hypocrisie, en faisant sauter le vernis de cette société, en levant le voile sur les mariages arrangés pour éviter les scandales. Car tout est là : faire bonne figure, envers et contre tout.

A travers ce roman c’est aussi la condition des femmes qui est en jeu ici. L’ennui de ces femmes de la bonne société souvent mal mariées, supportant les infidélités maritales, mais aussi la condition de ses bonnes soumises aux désirs de leur maître et que l’on est prêt à accuser ou à écarter pour éviter de nuire à la bonne réputation de la famille. Mais Anne Perry montre aussi la force de caractère de certaines de ces femmes devant faire face aux égarements de leurs filles, et aux frasques de leur mari.

La sœur de Charlotte, Emily, m’est apparue plus intéressante que dans le premier tome, j’aime sa diplomatie et son intelligence, sa façon de maîtriser les conventions sociales pour percer les hypocrisies. Thomas, par son débraillé, son sens de la réflexion est également un personnage passionnant et son amour pour Charlotte le rend encore plus attachant.

Anne Perry, dans cette série, fait un portrait assez corrosif de la société victorienne, et maintient mon envie de poursuivre les aventures de ses personnages.

Roman lu dans le cadre du Challenge Victorien, du Challenge Anne Perry, du Challenge Polar Historique et du Challenge God Save the Livre.

« L’étrangleur de Cater Street » d’Anne Perry


Quand une envie subite et irréfléchie survient, il faut l’écouter. C’est ainsi qu’un matin, j’ai eu l’envie irrépressible de lire ce roman d’Anne Perry qui pourtant somnolait doucement dans ma PAL depuis plusieurs mois ! Pour assouvir cette envie, il a d’abord fallu ranger ma PAL, mais qu’importe.

L’Etrangleur de Cater Street est le premier tome des aventures de Charlotte et Thomas Pitt. Il m’importait de commencer par le premier pour être à la source, même si, chaque roman de la série peut se lire indépendamment. Ainsi donc, dans ce tome Charlotte porte encore le nom de son père : Ellison. Dans cette Angleterre victorienne, Charlotte, si franche et libre, a du mal à se plier aux règles du savoir-vivre féminin. Elle lit en cachette les journaux, curieuse de ce qui se trame dans Londres, et cela, malgré l’interdiction paternelle.

Sa vie va être bouleversée par plusieurs assassinats commis dans la même rue (Carter Street), et par l’arrivée de l’inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard. Plus qu’un polar historique, ce roman est une réelle plongée dans l’Angleterre Victorienne, et Anne Perry montre aussi bien le rigorisme appliqué à la condition féminine, à travers la grand-mère de Charlotte, vieille femme à cheval sur les principes et particulièrement désagréable, que l’émergence d’une certaine revendication à travers le personnage-même de Charlotte. Les femmes de la bonne société, en cette fin du XIXème siècle, passent leur temps en bonnes œuvres, et occupations domestiques, mais Charlotte rêve d’autre chose, et se sent une âme aventureuse.

L’intrigue policière avance doucement, et n’est pas bien compliquée à résoudre.Toutefois certaines réflexions sont intéressantes, notamment le fait que les gentlemen n’envisagent qu’un assassin issu des bas fonds, et ne peuvent concevoir que le criminel fasse partie de leur monde. Les femmes apparaissent comme sur protégées par les hommes, comme des enfants auxquels on cache la réalité du monde et que l’on maintient dans un statut puéril et superficiel. De leur côté, les hommes bénéficient d’une grande liberté, et se rendent régulièrement à leur Club pour fuir le foyer et les conflits conjugaux.

Anne Perry nous intéresse également au sort de ces hommes et ces femmes au service des bonnes familles. Ces servantes et serviteurs qui sont comme transparents, auxquels personne ne s’intéresse, et dont l’histoire de leur vie reste inconnue. Ils apparaissent comme des êtres interchangeables alors même que les familles les côtoient tous les jours.

J’ai donc été essentiellement intéressée par cette description de la bonne société victorienne, sans toutefois me désintéresser de l’intrigue policière. Chaque visite de Thomas Pitt est là pour raviver l’intérêt, et l’on suit, avec tendresse, les sentiments qui naissent entre Charlotte et Thomas, qui, pourtant, appartiennent à deux classes sociales opposées.

Une belle découverte donc qui a été renforcée par la rencontre de l’auteur au Salon du Livre.

Roman lu dans le cadre du Challenge Anne Perry, du Challenge Polar Historique et du Challenge Victorien. Ainsi que dans le cadre d’une LCI (Lecture commune involontaire) avec mon amie Asphodèle.

Syl. lance un Challenge Anne Perry


Anne Perry est en vogue ces jours-ci ! Mystérieusement, nous sommes plusieurs à nous être lancées dans la lecture de son œuvre monumentale. Asphodèle et moi avons commencé et fini le premier tome des aventures de Charlotte et Thomas Pitt sans même nous consulter, j’ai rencontré la romancière au Salon du Livre, et Syl. avait envie de lire ou relire la série Monk… autant de signes, d’indices qui sentent le challenge… Alors, il n’a pas fallu beaucoup insister auprès de Syl. pour qu’elle décide de lancer un Challenge Anne Perry et qu’elle crée un magnifique logo !

Le principe est simple : pas d’impératifs, sauf la durée : 1 an ! Pour plus de détails, rendez vous sur le blog chaleureux de Syl., vous y serez accueillis avec du thé et des macarons !

Après avoir lu le premier tome des aventures de Charlotte et Thomas Pitt, j’ai acheté les trois tomes suivants au salon ce week-end. Ma PAL me dit que j’ai également d’autres tomes (le 8 et le 18), ainsi que le T.1 de la série Monk et pour finir Du sang sur la soie, sorti en poche à la rentrée.

Bonne Lecture !

Salon du Livre 2012 : Chapitre 2 : « Où George devient folle ! »


Pour cette deuxième journée, c’est l’esprit un peu moins clair (merci mal de tête latent), que je rejoins Lili Galipette, après avoir tourné presque une heure pour garer ma voiture à proximité du RER.

Nous arrivons en lieu et place, l’estomac criant : « Famine !!!!!! ». Après un bon sandwich, et l’ambiance du salon aidant, nous voilà ragaillardies et prêtes à attaquer notre marathon. A peine avons-nous mis un pied dans le salon que je croise papa Delerm, belle entrée en matière. Nous prenons d’assaut le stand de Buchet-Chastel, nous extasiant devant leurs belles couvertures et feuilletant les romans de chez Phébus, et commençant déjà notre récolte.

Nous sommes moins performantes qu’hier, et nos pas nous mènent un peu au hasard. Voulant rencontrer Touloulou, nous cherchons en vain son stand fantôme : Mais où se cache-t-elle donc ? Au fil du temps, Valentine, Miss Bouquinaix et Delphine nous rejoignent. Les heures passent, filent à toute allure. J’aperçois Xavier Des Moulins qui, pour info, porte des slips Calvin Klein, Frédéric Ferney (ancien animateur de l’émission littéraire Le bateau Livre), Philipe Lefay, présentateur des Mots de Minuit, le PAF culturel est dans la place ! Sur le stand de Casterman, Lili résiste à l’achat d’une des premières BD de Bastien Vivès, sous l’oeil attentif d’une princesse :

Mais le clou de la journée furent deux dédicaces qui ont éclairé ma journée.

Alors que j’avais emmené Valentine sur le stand de Buchet-Chastel, espérant y croiser un peu en avance Jean-Philippe Blondel, je reçois un sms de Lili : « Y a Anne Perry chez 10/18 ». Quoi ????? Puis, à peine une minute plus tard, deuxième sms : « Et y a personne devant elle » ! Je saute sur Valentine qui finissait ses achats, et la pousse devant moi dans les allées. A peine arrivée sur le stand 10/18, je me saisis du tome 4 des aventures de Charlotte et Thomas Pitt, et m’avance vers la table où Anne Perry attend patiemment. Mon anglais étant totalement lamentable, je demande à une personne du stand de traduire pour moi ! Moment magique, d’autant plus qu’il était totalement improvisé. Je lui dis à tel point Charlotte me plaît, que je suis en train de finir le premier tome de la série. Pendant ce temps, Valentine et Lili multiplient les photos, j’entends dans mon dos le déclenchement des appareils et je ne peux m’empêcher de sourire !

Anne Perry incarne bien la romancière anglaise, telle que pouvait l’être Agatha Christie.

Puis ce fut l’heure de la dédicace de Jean-Philippe Blondel. Voulant absolument avoir un peu le temps de lui parler, je retourne, pour la 3ème fois, sur le stand de Buchet-Chastel. Il est là, je me présente et c’est parti ! Nos échanges sur FB autour de son dernier roman (Et rester vivant) permettent d’effacer la barrière du premier contact. Ce qui est étrange avec les auteurs dont les romans nous ont plu, c’est cette impression de les connaître parce qu’ils ont, par leur roman, éveillé en nous des émotions, qu’ils nous ont accompagnés, et en les rencontrant on peut être déçu de ne pas retrouver ce lien étrange et finalement quelque peu faussé, car eux, que savent-ils de nous, leurs lecteurs ? Cette rencontre avec Jean-Philippe Blondel fut telle que je la souhaitais, car il est comme ses romans, sincère, amical, attentif et proche de ses lecteurs.

En prime, une dédicace longue et personnelle, que je garde pour moi et qui donne encore plus de valeur à ce roman que je vous recommande encore et encore.

Fatiguées par nos déambulations, et devant récupérer mes loulous, Lili et moi, décidons de plier bagage.

J’ai sans doute oublié plein de minis évènements qui ont ponctué notre journée, mais si je ne devais retenir de cette journée que quelques moments, ce serait sans aucun doute ces deux dédicaces, et le bonheur de partager cette journée avec des amies.

Aujourd’hui nous y retournons, j’emmène Antoine, heureux surtout de rencontrer mes copines. Au programme, une rencontre de blogueurs organisée par SophieLit à 16h au stand U84,si vous passez par là….

Et pour finir, la petite photo de mes achats :

Et un petit clin d’oeil à Vendredi Lecture de la part de Lili :