« Agatha Raisin enquête : La Quiche fatale » M.C BEATON


beaton Agatha raisin tome 1Agatha Raisin est anglaise, femme d’âge mûr, comme on dit poliment, elle vient de lâcher sa boîte d’événementiels à Londres, pour réaliser son rêve : acheter un cottage et s’installer dans les Cotsworlds, dans les Midlands. Son bonheur se trouve à Moreton-in-Marsh, pittoresque petit village anglais. Après une période euphorique, Agatha va vite déchanter. Si les habitants de Monreton semblent accueillants, elle réalise rapidement que leurs échanges se limitent à la météo. Bien décidée cependant à s’intégrer, elle s’inscrit au célèbre concours de quiche. Mais là encore, les choses ne se passent pas comme prévu. L’arbitre de la compétition est retrouvé mort le lendemain du concours avec auprès de lui les restes de la quiche d’Agatha…

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« Pétronille » Amélie NOTHOMB (Rentrée Littéraire 2014 #7)


Nothomb pétronilleAmélie Nothomb et moi, c’est une histoire d’attirance et de répulsion. Attirance, parce que, c’est bête, mais le prénom Amélie me fait toujours penser à une poupée que j’adorais quand j’étais enfant et à qui j’avais donné ce prénom qui était aussi celui d’une amie d’école. Répulsion parce qu’après deux romans lus pendant mes études (Les combustibles et Hygiène de l’assassin) j’avais tiré un trait que je croyais définitif. Récemment, en févier dernier, j’ai finalement retenté le coup avec la sortie en poche de Barbe-bleue. La réécriture du conte de Perrault était assez tentante, et cette lecture fut plus agréable que les précédentes. Un peu réconciliés donc, j’ai accepté de recevoir et de lire Pétronille. Les avis lus ici et là indiquaient qu’il s’agissait d’un bon cru, tant mieux, j’allais peut-être enfin être totalement réconciliée, je ne suis pas rancunière (enfin pas avec les auteurs). J’ai donc ouvert ce roman en repoussant tous mes méchants a priori et Dieu sait comme ils peuvent être tenaces chez moi, allant parfois jusqu’à la mauvaise foi. J’étais donc plutôt bien disposée, d’autant qu’on me promettait des allusions à des librairies et au métier d’écrivain.

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Salon du Livre et de la Jeunesse : Dimanche 2 Décembre (suite et fin)


DSCN1269Deuxième journée au Salon, cette fois-ci accompagnée d’Antoine et d’Eliot, car oui ce salon est, normalement, pour les enfants, sans oublier mon petit Hérisson.

Détour obligé dans la fameuse boulangerie de Hérisson, histoire d’avoir rapidement sous la main de quoi assouvir la faim tenace des loulous, puis nous nous retrouvons en terrain connu. Antoine qui d’abord se plaignait du froid piquant, réclame dès à présent à manger, mais nous dirigeons vers le sous-sol du salon pour une rencontre informelle avec Timothée de Fombelle, l’auteur de Tobie Lolness. Hérisson lui remet son diplôme (pour plus d’explications voir le blog de Hérisson) :

DSCN1280Après cette rencontre très sympathique et qui m’a donné envie de lire les aventures de Tobie, nous sommes allés faire un peu de sauna au premier étage pour rencontrer Stéphane Sénégas, illustrateur d’Anuki, BD sans parole qui laisse libre cours à l’imagination des enfants et parfait pour Eliot qui, en CP, a encore un peu de mal à lire. Il a eu droit à une très belle dédicace, le veinard :

Sénégas Anuki dédicace EliotLes estomacs criant : « FAMIIIIIIIIIIINE !!!! », nous avons fait une petite pause, avant de repartir nous confondre dans la foule de plus en plus compacte. Je vous avoue que je ne souviens pas tout dans l’ordre, donc ce sera en vrac !

Je me souviens donc être allée saluer Béatrice Bottet en dédicace qui a eu la gentillesse de me reconnaître, j’ai donc pris des nouvelles de ma copine Penelope Green et ai susurré à l’auteure qu’il serait temps que l’idylle entre Cyprien et Penelope se concrétise, non mais !!! Pendant ce temps, Antoine farfouillait sur le stand d’Actes Sud, il tient de sa mère cet enfant-là !

Sur le stand Albin Michel, après moult hésitations, j’ai enfin craqué pour La Mafia du chocolat de Gabrielle Zelin. Après avoir retrouvé Hérisson qui s’était éclipsée quelques minutes, nous sommes allés sur le stand de Delcourt où Antoine a jeté son dévolu sur la BD Toto. C’est un fan des histoires de Toto, merci de votre compassion. Les enfants ont aussi eu droit à quelques petits cadeaux dont une pochette Captain Biceps !!!!, oui, oui vous lisez bien !

Pour prolonger la soirée d’hier et trouver quelques romans des auteurs vus lors de l’apéro-dernier verre, nous nous sommes rendus sur le stand de L’Ecole des Loisirs et là ce fut la razzia du siècle. Pendant que je jetais mon dévolu sur trois romans, Hérisson faisait la lecture à Eliot :

DSCN1285Ensuite, Antoine, Eliot et moi avons trouvé plusieurs petits albums en format poche. Nous avons recroisé Doriane, l’attachée de presse, l’occasion de la remercier encore pour cette belle soirée d’hier. La file des dédicaces pour Yvan Pommaux étant décidément trop longue, nous avons abdiqué, un peu triste.

Antoine souhaitant le manga Pokemon (oui je sais!!!) nous sommes retournés au stand Pocket Jeunesse, j’en ai profité pour acheter le premier tome de La Guerre des clans, que voulez-vous j’adore les histoires de chats. Et là, j’aperçois un peu plus loin une femme en gris. Je la fixe longuement, m’en approche timidement et rougissante, je demande : « Bonjour, êtes-vous Marie-Aude Murail ? », quand elle me répond oui, il me monte une bouffée de chaleur énorme et une émotion étrange, comme une enfant tombant nez à nez avec le Père Noël. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Je me présente, signalant le nom de mon blog et mon pseudo, et presque naturellement, voilà qu’elle me répond :  » Mais, oui, bien sûr je connais votre blog. » Ben oui, bien sûr !!! et là je crois que j’ai failli tomber dans les pommes ! Après avoir bafouillé deux trois phrases totalement incompréhensibles, mais étant quand même parvenue à expliquer qu’Antoine venait de choisir un de ses livres, elle se propose de le lui dédicacer :

Murail dédicaceVous pensez que je peux déchirer la page et l’accrocher, encadrée, au-dessus de mon lit ????

Outre les dédicaces, les achats de livres et les rencontres avec les auteurs, nous avons aussi, mais moins qu’hier, croisé quelques blogueurs, dont Touloulou, oui enfin, après nous être manquées au Salon du Livre de Paris. Même si nous ne nous étions jamais vues, la fréquentation de nos blogs respectifs, fait que nous papotons simplement et naturellement.

La fatigue ayant raison de nous, nous quittons le salon à regret. Il restera de ces deux journées de bons moments et de belles rencontres, en attendant l’année prochaine !

Voici venu le moment de vous montrez les achats :

Les livres d’Eliot

montreuil achat livres eliotLes Livres d’Antoine

montreuil achat livre antoine 2012Les livres de George :

montreuil achat livres moi 2012Comme vous pouvez le voir les achats ont été variés et sont des promesses de belles lectures.

Comme chaque année, ce Salon fut un moment à part, marqué surtout par la soirée organisée par L’Ecole des Loisirs, mais aussi par de nombreuses rencontres avec des auteurs passionnants et des blogueurs toujours aussi enthousiastes.

Merci aussi à Hérisson et à Liyah de la part de mes enfants, pour tous les livres qui vous leur avaient offerts et qui viennent gonfler leur PAL respective bientôt aussi importante que la mienne.

« Nous étions faits pour être heureux » de Véronique Olmi (Rentrée Littéraire 2012)


Au commencement, il y a une date : 18 octobre 2012, et une rencontre furtive et muette entre une femme et un homme tenant une petite fille par la main. Puis le roman fait machine arrière, et Véronique Olmi nous fait emprunter le chemin qui nous a menés, un an plus tôt, à ce 18 octobre 2012.

Suzanne, une bonne quarantaine d’années, est accordeuse de pianos pour particuliers et pour le conservatoire de musique de Paris. Elle se rend régulièrement chez Lucie, trentenaire, mariée à Serge, homme d’une soixantaine d’années, agent immobilier pour des clients fortunés. Suzanne et Serge sont la femme et l’homme du début du roman.

J’ai parlé il y a une quinzaine de jours d’Un si bel avenir qui était le premier roman que je lisais de Véronique Olmi, et que j’avais particulièrement aimé. Dans ce nouveau roman, Véronique Olmi plonge ses personnages dans une ambiance luxueuse et intellectuelle, et s’intéresse à nouveau aux relations de couple, au désir et au passé. Le problème que j’ai avec ce roman tient à une impression de redite, et sans doute, ce que je pensais être bénéfique (avoir lu un autre roman de cette auteure avant celui-ci), s’est finalement avéré néfaste.

En effet, plusieurs situations de ce roman m’ont rappelé celles d’Un si bel avenir : un couple avec une différence d’âge ; un passé familial tumultueux ; un personnage de père vieillissant et malade ; un secret de famille. Tous ces ingrédients sont donc des topos qui sont réexploités et assaisonnés d’une nouvelle sauce. Sans doute que si je n’avais pas lu Un si bel avenir, mon avis serait-il différent, mais j’ai eu un peu l’impression de lire le même livre avec cependant l’intensité en moins.

Au-delà de ce problème, il faut reconnaître que Véronique Olmi sait parler du désir, des hésitations, des relations conflictuelles entre les hommes et les femmes, de leurs différences de perception de la vie et la façon dont elle aborde l’arrivée du vieillissement et l’impression d’être un peu passé à côté de sa vie sont particulièrement bien rendues. On suit donc ces trois personnages très différents (Suzanne, Serge et Lucie) avec un certain intérêt, chacun plus ou moins englué dans sa vie.

La relation entre Suzanne et Serge est à la fois clairement liée au désir, mais reste cependant quelque peu énigmatique dans la mesure où celle-ci est essentiellement perçue à travers le personnage de Serge. Les ressentis de Suzanne sont plus obscurs, elle est dans l’attente d’un signe de Serge, à disposition, et cette disponibilité, ainsi qu’un certain mutisme quand ils se retrouvent, m’ont gênée. Je l’ai trouvé passive alors qu’elle m’apparaissait beaucoup plus volontaire au tout début du roman.

Serge, comme la Clara d’Un si bel avenir, est miné par son passé, à tel point qu’il peine à établir une relation saine avec son fils. Il voudrait être différent de son père, et pour cela, met une distance entre son fils et lui. Comment ne pas refaire les erreurs de ses parents, ces erreurs dont on a souffert enfant, et dont on veut épargner ses propres enfants? Serge opte d’abord pour la mise à distance avant de finir par affronter enfin son passé (comme Clara, d’ailleurs.)

Il n’en reste pas moins que le style est agréable et m’a fait poursuivre ma lecture, je me suis laissé bercer. Rien de vraiment nouveau cependant sous le soleil, ce roman reste avant tout un roman sur l’adultère. L’originalité cependant tient au passé de Serge, mais aussi au fait que la maîtresse choisie est une femme relativement âgée et banale. Serge choisit une femme qui, au départ, ne lui plaît pas vraiment et on pense alors à l’Odette de Swann ou à la Bérénice d’Aurélien. Malheureusement l’ampleur romanesque de Véronique Olmi reste quelque peu en deçà d’un Proust ou d’un Aragon.

Enfin, un élément plus secondaire mais qui a eu son charme dans ce roman est la présence de Paris. Au fil des pages, nous déambulons dans Paris, essentiellement les quartiers chic de la capitale, mais aussi celui plus populaire et extrêmement touristique de Montmartre et de la place du Tertre. Serge vendant des appartements luxueux, le lecteur est entraîné à sa suite dans les rues parisiennes, et on sent en lisant Olmi son amour pour cette ville.

Malgré tout je reste donc assez mitigée sur ce roman qui n’a pas eu sur moi la portée d’Un si bel avenir.

Roman lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire (co-organisé avec Mimi), et du Challenge Paris.

Merci aux Editions Albin Michel.