Bilan de lecture mensuel : Août – Septembre et Octobre 2017.


Tiens un nouveau logo (* source) !!! Et oui,  j’ai eu envie de changer d’image pour ce rendez-vous mensuel (ou presque) qui est présent sur ce blog depuis sa création. C’est bien de changer et cette peinture est tellement proche de moi, de mes livres et de ma relation à eux.

Donc, dans cette chronique, un petit (du moins je l’espère) résumé de mes lectures sur les trois derniers mois. Ne craignez rien je vais essayer de faire court. Toutes les lectures dont il va être question n’ont pas encore été chroniquées, il faudra être un peu patients.

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Premières Lignes #37 – « Intrigue à Giverny » Adrien GOETZ.


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

 

Ces derniers jours j’ai retrouvé ma copine Pénélope. Je l’avais quittée à Bayeux et je la retrouve entre Paris, Monaco et Giverny. Ce roman est le quatrième d’une série. Pourquoi lire le 4ème sans être passée au préalable par le tome 2 et 3 ? Pour raison professionnelle. Mais cela n’est pas trop gênant, car chaque tome a sa propre intrigue. Ce qui lie les tomes entre eux est la progression de la relation amoureuse entre Pénélope et Wandrille, journaliste et fils de ministre. Dans ce tome-ci, donc, Goetz et ses personnages s’intéressent à Monet, au « mystère Monet » et avec cet auteur, professeur d’histoire de l’art, on est certain de sortir plus instruit en refermant le roman.

En voici donc les Premières Lignes :

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« Intrigue à l’anglaise » Adrien GOETZ – Polar.


Goetz PénélopeAdrien Goetz est un auteur que j’ai découvert il y a déjà deux ans à travers son roman La Dormeuse de Naples dans lequel il convoquait plusieurs peintres du XIXe fascinés par le tableau éponyme d’Ingres, tableau qui a mystérieusement disparu dans les années 1815.

Intrigue à l’anglaise est le premier tome d’une série d’enquêtes menées par la jeune et pétillante Pénélope Breuil, conservatrice du patrimoine. La jeune femme, nouvellement diplômée, prend ses fonctions au musée de Bayeux qui renferme la fameuse tapisserie du XIe siècle. Mais Solange Fulgence, conservatrice en chef, va être victime d’une agression criminelle. Qui en veut à Solange Fulgence ? Pourquoi Pénélope a-t-elle été agressée et lui a-t-on dérobé les diverses pièces de tissus acquises lors d’une vente à Drouot ? Quel mystère recèle la Tapisserie de Bayeux autrement nommée la « tapisserie de la reine Mathilde ».

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« La Dormeuse de Naples » Adrien GOETZ


Goetz la dormeuse de NaplesJe connais Adrien Goetz pour sa série policière (Intrigues à Versailles et Intrigues à l’anglaise), mais je ne l’avais pas encore lu et surtout je ne connaissais pas ce court roman proposé comme lecture commune dans le cadre du Club des Lectrices pour notre prochaine rencontre mi-avril. Titine, lors du Salon du Livre, m’a également donné quelques informations supplémentaires sur Goetz. En effet, cet auteur est aussi professeur d’histoire de l’art, il a notamment enseigné à l’École du Louvre, inutile donc de dire qu’il sait de quoi il parle.

Ce court roman est divisé en trois parties : la première partie est une confession d’Ingres, peintre ayant réalisé le fameux tableau ; la deuxième partie est un manuscrit de Corot, et enfin la troisième partie est le récit d’un peintre inconnu, élève et ami de Géricault. Trois récits autobiographiques mais totalement imaginaires qui, tous, s’interrogent sur la disparition du tableau d’Ingres, La Dormeuse de Naples.

Trois récits et trois peintres dont les aspirations artistiques sont très différentes. Ingres et ses baigneuses, Corot et ses paysages, Géricault et sa fougue, ses chevaux cabrés qui inspirèrent le romantique Delacroix qui apparaît également dans ce livre. Pourtant cette Dormeuse de Naples prend, pour ces trois hommes une importance qui va au-delà de leurs propres conceptions de l’art. Chacun semble reconnaître dans ce tableau, qui disparut dans les années 1815-1825, une sorte de perfection, comme si Ingres était parvenu à réaliser ce que Pygmalion seul, dans la mythologie, avait été capable de faire : rendre vivante une œuvre art. Ces trois peintres tombent amoureux de cette femme immortalisée. Ils sentent le velours de sa peau, sont fascinés par sa beauté parfaite.

Chacun des trois peintres (ceci est évident pour Ingres qui en est le créateur) a été amené à contempler ce tableau, et chacun s’interroge sur sa disparition mais aussi sur son modèle : qui était cette femme ? Une courtisane, une femme du peuple ou cette cantatrice devenue handicapée à la fin de sa vie ? Le mystère entourant ce tableau le rend sans doute encore plus précieux, et cette recherche devient une réelle quête du Graal.

A l’histoire de l’art se mêle l’Histoire avec un grand H : Murat, Napoléon viennent hanter le récit, mais aussi Chateaubriand ou, comme je le disais plus haut, Delacroix magnifiquement décrit dans les dernières pages. Les récits sont tous ancrés dans les décors italiens : Florence, Naples et Rome et ses environs. Un arrière plan géographique qui rend ce roman encore plus intéressant.

Adrien Goetz est parvenu à me passionner pour cette quête du tableau parfait. Les trois récits permettent également de mieux comprendre trois peintres importants de cette première moitié du XIXè siècle. Ingres nous apparaît hautain, figé dans son rôle de maître, mais Goetz nous montre aussi ses failles et ses faiblesses, le rendant un peu plus humain. Je connais moins Corot, mais ce récit m’a permis d’en apprendre davantage même s’il s’appuie sur des faits imaginaires, Goetz rend compte cependant de son oeuvre, de son amour des paysages. Enfin Géricault, peintre génial, apparaît à travers les yeux admiratifs de son ami narrateur. A travers ces trois peintres, c’est aussi une histoire de la peinture que nous donne à lire Goetz, une évolution des goûts qui mène au romantisme et notamment au romantisme de Delacroix. Ingres, reconnu pour son classicisme, s’oppose en effet à Delacroix par la couleur et les sujets traités, mais Goetz semble venir démontrer ici l’influence d’Ingres et l’admiration de ces trois peintres. Dans Impressions et souvenirs George Sand rendait compte des reproches formulés par Delacroix à l’encontre d’Ingres, j’ai trouvé dans ce court roman un écho à ces souvenirs.

Goetz nous invite dans les ateliers de ces trois grands peintres, nous décrit leur fureur de peindre, de saisir le mouvement d’un nuage, la douceur de la peau d’une femme, l’horreur aussi dans Le Radeau de la Méduse, il parvient à nous les rendre familiers et j’ai aimé partager leur vie l’espace d’une centaine de pages.

Roman lu dans le cadre du Club des Lectrices, du Challenge Il Viaggio, du Challenge Amoureux Saison 3 (cat. Amours Historiques), du Challenge à Tous Prix (Prix des Deux-Magots 2004) et du Challenge Petit Bac 2013 (cat. Lieu, NAPLES).

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