Premières lignes… #1


premières_lignesLundi dernier j’ai découvert un nouveau rendez-vous littéraire chez Moka. Ce rendez-vous est une belle initiative du blog Ma Lecturothèque. Elle consiste à partager l’incipit d’un roman. Ce rendez-vous hebdomadaire permet de mettre en avant ces toutes premières lignes ou premiers paragraphes qui vont nous donner envie de continuer notre lecture, de nous plonger dans une histoire juste ébauchée, de nous lancer dans une nouvelle aventure littéraire. J’aime les incipit, les phrases qui accrochent dès le début, les ambiances qui se mettent en place, j’aime aussi les hésitations, les interrogations qu’ils suscitent, les mauvaises pistes qu’ils nous font parfois prendre, voire les faux départs. Un roman se joue souvent sur ces premières phrases…

J’avais envie de retrouver un rendez-vous de ce genre sur le blog, j’avais envie d’avoir rendez-vous chaque semaine avec mon blog, mais bien évidement aussi avec vous qui me suivez.

Mon choix d’incipit se fera essentiellement dans mes lectures de la semaine : soit le roman que je viens de commencer, soit celui que je viens de finir… Et peut-être que mes choix vous donneront envie d’en lire plus.

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« A défaut d’Amérique » Carole ZALBERG


zalberg à défaut d'AmériqueTout commence par l’enterrement d’Adèle, dite la Française, et auquel assiste Suzan. Dans ce roman composé de deux récits parallèles, Carole Zalberg dresse le portrait d’Adèle issue d’une famille juive qui s’était installée à Paris après la Première Guerre Mondiale. Paris plutôt que l’Amérique, un peu par hasard, mais un hasard qui va peser lourd sur son destin. Deux récits donc, deux voix : l’une de Suzan, américaine, fille de Stanley, et l’autre de Fleur, arrière petite-fille d’Adèle. L’une et l’autre vont, à leur façon et selon leur vie, raconter ce qu’elles savent d’Adèle.

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« Le Boulevard périphérique » Henry BAUCHAU


bauchau boulevardJe ne vais pas vous mentir, Le Boulevard périphérique est un roman sombre, angoissant que je n’aurais sans doute jamais lu sans l’impulsion du Prix des lectrices et donc sans cette proposition suggérée par Delphine. Et j’aurais sans doute eu tort. Ce fut presque un mal nécessaire, une plongée dans ce que l’on peut redouter de pire, mais écrit avec une telle intelligence que l’on ressort de ce livre comme réconcilier avec ses angoisses.

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Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013 By Hérisson


challenge 1% littéraire 2013Cette année encore, je me suis inscrite au célèbre challenge lancé par Hérisson sur la rentrée littéraire. Depuis trois ans, Hérisson nous propose de lire au moins 1% des parutions de la Rentrée Littéraire. Cette année 555 livres sont annoncés, il nous faudra donc lire au moins 6 livres sortis en librairie de mi-août à mi-octobre. Le challenge ne se limite pas qu’aux romans, il inclut également les parutions jeunesse, album, ou encore BD !

Pour vous inscrire et participer à ce challenge communautaire et très vivant, je vous laisse cliquer sur le lien ci-dessus.

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« Lira bien qui lira le dernier : lettre libertine sur la lecture » de Hubert Nyssen


Si indépendante que vous vous montriez, vous n’êtes jamais à l’abri du harcèlement médiatique, de ses caprices et de ses manipulations (p.111/112)

Hubert Nyssen est le créateur des éditions Actes Sud, grand lecteur et écrivain. Ce petit livre, par le nombre de pages, est une lettre à une lectrice imaginaire répondant au doux nom d’Esperluette, dont les sonorités rappellent l’accent du Sud, et qui désigne le signe typographique : & .

Écrite durant quinze jours, cette lettre aborde la lecture sous des aspects différents, mais à la fois du point de vue du lecteur et de l’éditeur, double casquette que revêt Hubert Nyssen : le temps ou non de lire ; le vrai lecteur ; les critiques ; les émissions littéraires ; les prix littéraires ; la quatrième de couverture etc. Mais le thème qui revient le plus fréquemment sur le sujet de la lecture reste l’influence néfaste que prend, de plus en plus, l’aspect publicitaire et mercantile de l’édition :

Pour les affairistes qui, petit à petit, mettent la main sur l’industrie de l’édition, et pour les négociants qui la gouvernent, la question de la création littéraire compte moins que celle d’un lectorat considéré comme un marché qu’il importe d’affourcher et d’exploiter. (p.70)

Hubert Nyssen met en garde sa belle et jeune lectrice contre les pièges susceptibles de l’égarer comme les quatrièmes de couverture qui délaissent la critique pour faire des auteurs et des livres des cyclistes engagés dans un criterium, avec un dossard. (p.72) ou appelle à la prudence concernant les Prix Littéraires qui jugent sur l’état des ventes plutôt que sur le bouleversement que, lecture faite, le livre pourrait avoir apporté à votre vie (p.59). Les critiques et les arguments de Nyssen ne sont pas tendres, et montrent une prise de position claire sur la lecture comme ambition métaphysique, c’est-à-dire comme éveil de la pensée, comme recherche de l’absolu qui nous hante même quand nous ne la cherchons pas (p.117). Mais pour lui, la lecture répond aussi au désir, un désir de vivre intensément qui mêle à la fois les sens et la connaissance.

Ce livre, lu dans le contexte de mon dernier billet, dit sans aucun doute bien mieux que je ne saurais le faire, ce que représente pour moi la lecture, mais a surtout su poser les mots sur mes exaspérations et mes engagements de lectrice. Alors, comme Guillaume Musso me l’a reproché dans un mail reçu hier soir, on peut juger ce comportement sectaire, pourtant je crois profondément qu’il incarne des valeurs fortes et essentielles sur la lecture et sur son importance, non pas seulement comme simple divertissement dans une société qui ne prône plus que cela comme par peur de nous faire réfléchir, mais bien comme une façon philosophique de voir le monde et de se penser. Je me méfie de ses « faux amis » dont parlent Nyssen, qui désigne[nt] une brique de papier comme étant un chef d’oeuvre et qui, dans sa fièvre zélatrice, v[ont] jusqu’à confondre impudiquement oeuvres et bonnes oeuvres (p.55). Je me méfie des mirages du médiatique et de son lot de publicités, et j’aurais bien aimé me prénommer Esperluette.

Livre lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres, et du challenge PAL Express.

PAL Express : -4

Présentation de la Rentrée Littéraire de Actes Sud !


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Comme je vous l’avais annoncé hier, Pascale et moi avions reçu une invitation des éditions Actes Sud, destinée aux libraires, pour faire connaître les nouveautés de la rentrée littéraire de Septembre.

C’est donc sous une pluie battante et après quelques embouteillages parisiens, que nous sommes arrivées, pile à l’heure, au théâtre du Vieux Colomblier… On vole au passage un verrre de coca et un verre de jus d’orange, puis nous pénétrons dans la salle… comme deux jeunes novices enthousiastes, nous nous plaçons au 3ème rang, bien devant, et tout près des auteurs assis, eux, au premier rang !

Après une courte présentation, c’est Metin Arditi qui ouvre le bal.

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Après une bref mise en situation, l’auteur de L’ile de Louganis, prend la parole, présentant ses personnages, leur particularité. On note d’entrée un talent de conteur! Vient ensuite une lecture (un peu longue!) d’un passage faite par une comédienne!

Le remplace Sébastien Lapaque pour son roman : Les Identités remarquables. STyle nonchalant, humour dans la voix, Lapaque donne immédiatement envie de lire son livre:

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Le sujet : un homme, dont on nous dit d’entrée qu’il va mourir, va vivre sa dernière journée, sans se douter de son sort. La lecture rend compte d’un style original, ponctué de touches comiques.

Ensuite, une jeune femme, timide, asiatique, vient s’asseoir . Il s’agit de Minh Tran Huy, que certains d’entre vous connaissent peut-être pour son premier roman : La Princesse et le pêcheur. Durant toute son intervention, elle ne cesse de replacer sa robe noire sur son genou, geste involontaire et sexy. La couverture de son nouveau roman, La Double vie d’Anna Song, est une merveille :

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Ce nouveau roman a pour sujet l’imposture. Basé sur un fait divers réel datant de 2006, ce roman raconte comment un mari, par amour pour sa femme pianiste, organise une supercherie pour lui offrir le succès qu’elle n’a jamais connu!

Enfin, l’auteur haïtien, Lyonel Trouillot vient clore cette rencontre en présentant son roman : Yanvalou pour Charlie. Un avocat d’affaires dévoré d’ambition se retrouve dans la nécessité d’aider un jeune délinquant, Charlie et de se replonger dans les douleurs et la pauvreté de son village.

Après cette présentation, nous sommes conviés à un apéritif dînatoire dans l’entrée du théâtre! Dans un coin du théatre, un attroupement se forme… et non ce n’est pas pour le champagne mais pour la distribution des romans… Car oui, je vous l’annonce, nous sommes tous repartis avec un sac contenant, les 4 romans, des catalogues, deux jolis carnets et un marque-page….

Fortes de ce sac miraculeux, Pascale et moi avons foncé sur les coupes de champagne, avec une soif irrépressible. Pour preuve :

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Dans la foule, les auteurs se mélangent, les conversations vont bon train! Je me permets quelques photos, et parvenons à engager une petite conversation avec Sébastien Lapaque, critique également au Figaro mag. Pour preuve, votre George (après plusieurs coupes de champagne) en présence de l’auteur

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Nous étions comme des lycéennes en goguette, émoustillées par notre chance d’être là, par ces livres qui nous attendaient dans notre grand sac…

Ce fut donc une très belle soirée, l’occasion aussi de nous retrouver avec Pascale autre part que dans la librairie!

Je pense commencer ma lecture par le roman de Lapaque dont l’histoire et le style me plaisent!

Tous ces romans seront en vente au mois d’Août …. mais moi je les aurai lus avant !!!!

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Evènement …


Juste un petit mot en passant pour vous faire venir l’eau à la bouche …

Ce soir je suis invitée, dans le cadre de la Librairie, à la Présentation de la Rentrée Littéraire d’Actes Sud !

4 auteurs seront présents :

Metin ARDITI ; Sébastien LAPAQUE ; Minh TRAN HUY et Lyonel TROUILLOT

Et, cerise sur le gâteau ! nous allons recevoir en primeur les derniers romans à paraître !!!!

Il pleut sur la Région Parisienne mais, je ne sais pas pourquoi, tout me semble merveilleux aujourd’hui !!!

Bon, promis je vous raconte tout par le menu demain …