Faire le bilan d’un an de lecture !


Point PAL

Pour clore cette année et vous présenter mes lectures coup de cœur de cette année 2020, une photo d’une partie de ma PAL principale, car quand une année se termine, une autre commence, et cette photo sera comme une image arrêtée de ma PAL que je referai à la fin de l’année prochaine histoire de voir les changements. Cette année, 48 romans sont sortis de ma PAL contre 37 en 2019 et 26 en 2018. Par contre je n’ai pas fait le compte de ceux qui y sont entrés (je le ferai sans doute en 2021), mais je suis certaine qu’il y a dû en avoir nettement plus que 48 ! Je suis quand même ravie de voir que le nombre de sorties augmente, sans doute aussi parce que je reçois moins de SP et que donc je me consacre davantage à mes propres livres. Si vous vous souvenez j’avais commencé à faire le compte des livres de ma PAL, mais j’ai lamentablement lâché l’affaire. Lorsque je me suis arrêtée je comptabilisais déjà 826 livres, si je rajoute à la louche ceux qu’il me restait à enregistrer, je peux tabler sur 1000 sans grand problème, voire plus. Vous voyez donc que les petits 48 sortis cette année équivalent à une goutte d’eau dans l’océan. Mais qu’importe et cela ne m’empêchera pas d’en acheter encore en 2021.

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« Un Noël au bord de la Tamise » Anne PERRY


Le roman de Noël d’Anne Perry, c’est un peu l’incontournable même si on reconnaît que les crus sont irréguliers, mais on a du mal à résister d’autant que l’éditeur se fait un malin plaisir, chaque année, à nous attirer l’œil avec de très belles couvertures. Et puis Anne Perry c’est un peu notre Agatha Christie contemporaine, n’oublions pas que le roman annuel et natal vient d’elle à l’origine avec le fameux slogan : A Christie for Christmas. Bref, cette année encore j’ai craqué pour le dernier paru : Un Noël au bord de la Tamise. Et je l’ai donc lu en deux jours à peine, il faut dire qu’il n’était pas bien conséquent tout juste 150 pages.

L’intrigue se déroule donc à Londres (on s’en serait douté vu le titre). Le tout jeune Worm, orphelin de 9 ans, croise une magnifique jeune femme qui se fait bousculer et emmener de force par deux hommes. Voulant venir en aide à la jeune femme, il rentre chez lui, la clinique de Portpool Lane, établissement venant en aide aux femmes de la rue, et va trouver le comptable, Squeaky Robinson, ancien malfrat repenti. A eux deux, il vont, tout en préparant le plus beau Noël que Worm ait jamais vu, tenter de sauver cette mystérieuse belle inconnue.

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« Ce que j’ai oublié de te dire » Joyce Carol OATES.


Je pensais que ce roman serait le dernier de l’année 2020, et puis finalement je l’ai dévoré en trois jours. J’aimais bien l’idée de finir avec Oates. J’aurais dû pourtant le deviner en le commençant, car dès les premières lignes j’ai été immédiatement saisie par l’ambiance, les personnages et bien sûr, comme à chaque fois, l’écriture de Joyce Carol Oates.

L’intrigue se situe dans le lycée privé de Quaker Heights dans le New Jersey, une école huppée dans laquelle les élèves de Terminale peuvent postuler pour les universités de l’Ivy League, soit les meilleures universités du pays. Merissa Carmichael vient justement de recevoir son admissibilité à Brown. Dans le même temps, elle est sélectionnée pour jouer, enfin, le rôle principal dans la pièce du lycée, une adaptation d’Orgueil et préjugés. Elle sera Elizabeth Bennet, clouant au poteau Brooke Kramer. Merissa est blonde, jolie et une élève brillante, surnommée par son amie Tink, « La Fille parfaite ». Avec Hannah, Chang, Chloé, Nadia et Tink, elles forment la Tink and Co. Mais Tink n’est plus là, elle est m****te, le mot est indicible. Merissa et ses amies semblent bien allées, mais au cours du roman on va se rendre compte qu’elles ne vont pas si bien que cela. Oates nous fait suivre particulièrement le cheminement de deux d’entre elles : Merissa puis Nadia.

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I Wish you a Merry Christmas


« Le Lieu du crime » Elizabeth GEORGE.


Le Lieu du crime est le deuxième tome de la série « Thomas Linley et Barbara Havers » d’Elizabeth George. La série comporte à ce jour vingt tomes parus en poche. J’ai lu le 18e cet été et, sur le conseil d’une amie j’ai entrepris de lire la série dans l’ordre depuis le mois dernier. J’ai d’ailleurs bien envie de me lancer un petit challenge : lire toute la série ! Le troisième tome est déjà dans ma PAL. Je ne sais pas combien de temps cela me prendra, on verra bien.

Donc pour ce deuxième tome, Linley et Barbara sont envoyés en Ecosse. Ce duo d’inspecteurs sont aux antipodes : Linley, ancien étudiant d’Ethon, huitième comte d’Asherton, appartient à bonne société anglaise, tandis que le sergent Barbara est issue d’un milieu populaire. Ce choc des cultures est d’ailleurs un élément essentiel de leur relation, Barbara étant souvent très critique envers le milieu huppé et chic de Thomas. Aux deux inspecteurs viennent s’ajouter un couple d’amis de Thomas : Simon Saint-James, scientifique indépendant, et sa femme Déborah, ainsi que Lady Helen Clyde dont Thomas est amoureux. Tous vont donc se retrouver à Westerbrae pour enquêter sur la mort de la dramaturge Joy Sinclair égorgée pendant son sommeil après une répétition houleuse de sa nouvelle pièce. Comédiens, comédiennes, gérant du théâtre où devait être représentée la pièce sont présents dans l’hôtel de Francesca Gerrard. Une grande partie du roman se déroule donc en huis clos. La troupe au grand complet donc, mais également Lady Helen, ce qui surprend Thomas.

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Les Séries qui m’ont accompagnée en 2020.


Pour la première fois cette année, je vais vous faire un petit bilan des séries que j’ai particulièrement appréciées. Jusqu’à cette année, j’avais du mal à me repérer sur les plateformes Netflix ou Amazon Prime. Et un peu comme pour les livres, j’ai donc souvent suivi les conseils des copines et puis, petit à petit, je suis parvenue à me débrouiller toute seule. J’ai dû voir une quinzaine de séries dans l’année (le confinement a bien aidé !) mais j’en retiens surtout 5 qui m’ont réellement rendue addict et qui ont provoqué en moi un déchirement quand j’ai eu fini de les visionner. Voici donc mes 5 coups de cœur série :

  1. Unbellievable (Netflix)

Une jeune fille porte plainte pour viol. Elle est longuement interrogée par la police, elle subit tous les examens médicaux, mais on ne la croit et on l’accuse de mentir. Deux inspectrices pourtant ont des doutes et vont mener l’enquête. Cette série, inspirée de faits réels, m’a scotchée par son intrigue d’abord et aussi parce que j’ai adoré ces deux flics incarnées par Toni Colette et Merritt Wever (que je ne connaissais pas et que j’adore depuis), des femmes puissantes et indépendantes qui luttent pour faire éclater la vérité. On y suit toutes les difficultés de déposer plainte pour viol, toute la suspicion qui pèse sur la jeune Marie, qui est aussi incroyable.

2. Gentleman Jack

L’intrigue se situe en Angleterre pendant la révolution industrielle. Anne Lister rentre chez elle après une longue absence passée à voyager et prend la direction de la propriété familiale. Femme indépendante et homosexuelle, elle s’habille de façon androgyne et mène de main de maître son exploitation en se heurtant aux qu’en-dira-t-on de son village et aux hommes peu habitués à devoir obéir à une femme. Anne veut assumer sur tous les plans ce qu’elle est et recherche l’amour qu’elle semble trouver auprès de la jeune et naïve Ann Walker. Vous remarquerez que mes choix de livres et de séries ont le même point commun : les femmes et leur rôle dans la société. Le personnage d’Anne Lister est fascinant. J’avais déjà vu l’actrice qui l’incarne dans une autre série (Dr Forster) et j’ai été bluffée par le changement radical entre ces deux rôles, j’ai même eu du mal à la reconnaître. Je viens de décourir que la saison 2 est disponible sur OCS et je m’en réjouis !

3. Unorthodox

Beaucoup d’entre vous ont certainement vu aussi cette série dont on a beaucoup parlé quand elle est apparue sur Netflix. Et c’est à raison. Esther vit à New-York dans une famille ultra-orthodoxe. La série s’ouvre par son mariage, un mariage arrangé, elle semble totalement perdue. On découvre avec effroi cet univers dans lequel elle vit ou plutôt étouffe. Après quelques mois de mariage, Esther s’enfuit à Berlin pour mener sa propre vie. Unorthodox est l’histoire d’une rédemption, d’un sauvetage. Cette actrice qui incarne Esther transmet à la fois sa fragilité mais aussi ce courage extraordinaire qui lui a permis d’échapper à son milieu. C’est une série magnifique.

4. Workin’moms (saisons 1 à 4)

Ah cette sérié comme je l’ai aimée et comme ça a été douloureux de quitter ces femmes à la fin de la saison 4. Workin’mom est une série canadienne qui raconte l’histoire de 5 femmes qui viennent d’avoir un bébé et se retrouvent à des réunions pour jeunes mamans. L’héroïne principale est Kate Forster femme active, voire surper-active qui doit gérer son métier, son bébé, son mari. On plonge dans l’univers de ces femmes toutes différentes mais toutes aux prise avec leur métier et leur famille. C’est drôle, c’est parfois un peu cru, c’est totalement addictif, ça sent le vécu et on se retrouve forcément dans les diverses situations qu’elles vivent. L’actrice qui incarne Kate Forster, Catherine Reitman, espèce de grande bringue magnifiquement foutue est extraordinaire. Toutes ces femmes doivent tenter de concilier tous les rôles de la femme moderne : épouse, mère, femme active, mais aussi amie. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas simple. C’est le genre de série qui donne envie d’être visionnée plusieurs fois.

5. Mrs America

Je ne serai pas très longue sur cette série car j’en ai déjà parlé sur le blog. L’intrigue repose sur des faits réels et retrace la vie de Phyllis Schlafly, activiste anti-féministe aux Etats-Unis de 1968 à l’élection de Reagan. Mère de 6 enfants, mariée à un avocat réputée, Phyllis prend la tête d’un mouvement de femmes au foyer pour contrer celui des féministes mené par Gloria Steinem et Betty Friedan. L’objet de leur affrontement : l’ERA, Egual Rights Amendement, qui doit être ratifié par 38 états pour être inscrit dans la Constitution des Etats-Unis. Cette proposition d’amendement tend à garantir l’égalité entre les sexes. Evidemment politique, cette série montre le combat rude des féministes américaines et nous fait découvrir ce personnage complexe qu’est Phyllis. Basée sur des faits réels, comme en témoignent de nombreuses images d’archives, cette série est une plongée dans les années 70 et dans l’histoire du combat féministe.

J’ai aimé d’autres séries durant cette année 2020, mais celles-ci sont vraiment à part peut-être parce qu’elles représentent les principaux sujets de réflexions que je peux avoir au sujet des femmes. Les personnages de ces séries incarnent des femmes différentes, différentes par leur caractère, leur physique, leur milieu, mais elles se ressemblent pourtant dans cette volonté d’être elles-mêmes.

Ces romans que je n’ai pas chroniqués…


Que ce soit dit d’entrée, si ces romans n’ont pas été chroniqués ce n’est absolument pas parce qu’ils seraient mauvais, bien au contraire, même si l’un d’eux, je l’avoue, fut assez catastrophique. Non, c’est tout simplement parce que, comme à chaque début d’année scolaire, je suis sous l’eau et d’autant plus cette année. D’habitude je me rattrape un peu à la Toussaint, mais même pas cette année. Alors 2020 touchant (enfin) à sa fin, je me suis décidée parce que je trouve bien dommage de ne pas faire même une petite place à ces romans qui m’ont été d’un grand secours pour sortir un peu la tête de l’eau. Ces lectures couvrent septembre, octobre et novembre, je n’ai donc pas eu un rendement extraordinaire durant cette période comme vous pouvez le constater, mais tant pis après tout on n’est pas là pour faire du chiffre ! J’espère en tout cas que je vous donnerai envie de découvrir ces romans :

Le Secret de Mona de Patrick Bard est paru aux éditions Syros en juillet. C’est l’histoire de Mona, une jeune adolescente de bientôt 18 ans qui, pour emmener au plus vite son petit frère fiévreux à l’hôpital, grille un stop. Il faut dire que Mona n’a pas le permis et bien qu’elle conduise la vieille Twingo de sa mère le plus prudemment possible, sous l’effet du stress, elle n’a pas marqué suffisamment ce fichu stop. Cette arrestation c’est le début de la fin, de la fin du secret. Il faudra ces un peu plus de 160 pages pour comprendre ce que cache Mona, ce qu’elle refuse de voir. C’est un roman qui m’a marquée parce qu’on est pris par l’existence de cette jeune fille et parce qu’il se passe une révélation que l’on ne voit absolument pas venir.

Pour ceux qui me connaissent un peu, ils savent que Tatiana et moi nous vivons une relation compliquée. Ce roman à la belle couverture et au doux titre de Rose présentait une 4ème de couv. alléchante : nous sommes au temps des travaux d’Haussmann, des quartiers entiers sont rasés dont justement celui de Rose. Cette charmante vieille dame y a toujours vécu et lutte contre le baron, refusant de quitter sa demeure qui a vu naître et mourir son mari. La narration est faite par Rose qui écrit des lettres à son défunt mari, un peu comme un journal. J’étais pleine d’en train, sauf que franchement c’est ennuyeux au possible. Les descriptions fourmillent de noms de rues, l’intrigue n’avance pas voire se répète. J’ai dû sauter des pages tant je n’en pouvais plus. Ce n’est donc pas encore avec ce roman que Tatiana et moi allons nous réconcilier.

Le roman suivant m’a beaucoup plus emballée. Avant les diamants de Dominique Maisons est une roman noir sorti en août aux éditions de La Martinière. Il m’a pris quasiment tout mon mois de septembre, il faut dire qu’il fait un peu plus de 500 pages et que l’intrigue est plus que dense. Mais quel bonheur de lecture ! L’intrigue, donc, se déroule à Hollywood dans les années 1950. Il s’y livre une vraie bataille car tout le monde a bien compris que le cinéma c’était la bonne occasion pour s’enrichir. On y croise des starlettes, des producteurs véreux, la mafia, mais aussi Errol Flynn et des gros bras qui tabassent sur demande. La fin est magistrale. J’ai adoré !

Alain Gagnol m’avait enthousiasmée avec sa série Power club et donc j’étais très contente de le retrouver avec ce nouveau roman sorti début octobre là encore aux éditions Syros. Soyons franche Même les araignées ont une maman ne m’a pas fait le même effet, mais j’ai quand même passé un bon moment en compagnie de Thomas et de sa voisine un peu bizarre, Emma. Depuis quelques temps, des animaux sont tués sans raison apparente. Thomas, dont le chat a disparu, est inquiet. Il guette son retour par la fenêtre de sa chambre et c’est ainsi qu’il aperçoit dans la nuit sa voisine assise en tailleur dans son jardin un masque d’opéra chinois sur le visage. Emma est télépathe et ensemble ils vont tenter de mettre la main sur le tueur d’animaux. J’ai retrouvé les touches d’humour de l’auteur, notamment les scènes où Thomas tente de cacher ses pensées à Emma. J’attendais une intrigue un peu plus trépidante.

Pendant les vacances de la Toussaint, il me fallait une valeur sûre. Et valeur sûre rime pour moi avec Agatha Christie. J’avais besoin d’un roman qui se lirait vite et ce fut le cas. La Troisième fille d’Agatha Christie est une roman que je ne connaissais pas du tout. Je suis tombée dessus en librairie, par hasard et le hasard fait bien les choses. Une jeune femme se présente chez Poirot pour lui annoncer qu’elle a peut-être commis un meurtre. Hercule s’empare de l’affaire par orgueil ayant été traité de trop vieux pour comprendre. Avec l’aide, ou pas, d’Ariadne Oliver, le célèbre détective va mener l’enquête. Comme toujours, je n’ai pas été déçue et comme toujours je n’ai absolument pas découvert qui était vraiment coupable. J’ai un gros faible pour Mrs Oliver et c’est aussi ce qui m’a décidé à découvrir ce roman.

Vous êtes toujours là ? Alors on continue !

Depuis que j’ai lu la rafraichissante biographie de Titou Lecoq sur Balzac (Honoré et moi), l’envie m’a reprise de faire une petite visite à Honoré. Cette nouvelle m’a donc semblé de bon augure. La préface, presqu’aussi longue que la nouvelle même, nous annonce que cette histoire de femme répudiée par son mari et d’histoire d’amour qui se noue entre elle et le jeune M. de Nueil serait inspirée peu ou prou de la jeunesse de Balzac. Quoiqu’il en soit, j’ai regoûté avec bonheur à la plume balzacienne, à ses études des sentiments, et il me reste en tête notamment plusieurs pages où Mme de Beauséant revient sur son amour adultère, cette quête de bonheur qu’elle ne pouvait trouver dans un mariage de convenance. Il y a bien sûr des échos du Lys dans la vallée mais c’est moins mièvre, plus passionné et la douleur de Mme de Beauséant est bien plus belle que la fidélité à toute épreuve de Mme de Mortsauf.

Alors celui-ci on peut dire qu’il s’est fait désirer, ou du moins sa version poche. J’avoue que je suis un peu énervée par ces nouveaux formats chez 10/18 qui valent aussi cher que des brochés et dont il attendre la version poche alors que 10/18 c’est quand même avant tout une édition poche, enfin bref. Le Manoir d’Alderley est donc enfin sorti en poche à la rentrée et je l’avais tant désiré qu’il n’est pas resté très longtemps dans ma PAL. Cet opus fait partie de la série « Daniel Pitt » dont j’avais déjà lu le premier tome Un innocent à l’Old Bailey. Daniel Pitt est donc le fils de Charlotte et Thomas Pitt. Il est un jeune avocat passionné. Dans cette intrigue, une jeune fille de la bonne société américaine est agressée dans sa chambre et un diplomate anglais est accusé ayant été aperçu par le père de la jeune fille au moment de sa fuite. L’agresseur doit donc être jugé à Londres. Parallèlement la soeur de Daniel et sa famille arrivent pour séjourner chez ses parents. Jemima (la sœur de Daniel) et son mari connaissent la famille de la victime et sont persuadés de la culpabilité du diplomate. Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman c’est de retrouver toute la famille Pitt. L’intrigue est dense, un peu quand même tirée par les cheveux à la fin, mais on se laisse prendre d’autant que Miss Miriam fford Croft est aussi de retour et que j’ai un gros faible pour cette femme médecin légiste qui n’a pas le droit d’exercer parce qu’elle est une femme.

Allez, plus que deux !

Pendant le Mois Anglais, j’ai découvert les inspecteurs d’Elizabeth George : Linley et Barbara Havers. J’avais commencé par un tome qui venait de sortir en poche : Une avalanche de conséquences. On m’avait fortement conseillé alors de reprendre la série du début, c’est donc ce que j’ai fait avec Enquête dans le brouillard. Et c’est vrai que la rencontre entre les deux est savoureuse et Barbara fait une entrée fracassante. L’enquête réside sur la décapitation d’un père et d’un chien et d’une jeune fille assise auprès d’eux et qui s’accuse. Cette première enquête va fouiller dans les zones sombres d’une famille d’un paisible village du Yorkshire. Et j’ai tellement aimé que je suis en train de lire le deuxième tome.

Et enfin, et je vous félicite pour votre endurance :

Pour finir ce très long rattrapage, un roman que j’ai beaucoup vu sur les blogs et les RS. Lui aussi ne sera pas resté longtemps dans la PAL. L’histoire raconte la rencontre entre une jeune servante et René Descartes au Pays-Bas. Helena est servante chez un libraire anglais à Amsterdam, elle apprend à lire et écrire, et est très vite fasciné par le philosophe, le nombre de ses livres, ses heures passées à penser et à écrire. Leur liaison sincère doit cependant restée secrète, d’autant que Descartes a des ennemis qui seraient ravis d’un petit scandale. J’ai été très touchée par le destin d’Helena, sa volonté d’indépendance, sa tendresse pour sa petite fille. Un joli roman qui a peut-être le défaut de ne pas nous en dire beaucoup sur la pensée de Descartes mais sans doute parce que tout est vu depuis le regard d’Helena.

Nous voici donc arrivés à bout de ce rattrapage fleuve. Comme toujours, je serais ravie de discuter avec vous en commentaire sur ces différents romans que vous avez peut-être envie de lire ou que vous avez déjà lus.

« Le Bal des hypocritiques » Tristane BANON – Récit.


Je me souviens de Tristane Banon, une jeune femme blonde et un peu fragile, qui avait déclaré lors d’une émission de Thierry Ardison avoir été agressée sexuellement par DSK, « l’homme-babouin » comme elle le nomme. C’était avant l’affaire DSK et avant #metoo, c’était le 5 février 2007, mais l’agression remonte à 2003. L’affaire reprend une vivacité en 2011, quand DSK est accusé de viol sur une femme de chambre du Sofitel de New-York. On demande à Tristane Banon de se prononcer en faveur de la victime, de porter plainte. La presse de déchaine, la harcèle, chacun y va de sa version, son honorabilité est atteinte, on la traite de caquin, que c’est elle qui l’a cherché, tout ce que l’on entend toujours.

Dans ce récit écrit en 2011 et qui vient de ressortir en format poche chez Le Diable Vauvert, Tristane Banon raconte de façon très intime comment sa vie est devenue un enfer depuis ce 5 février 2007 et quand les choses ont encore empiré à partir de mai 2011. Harcelée de messages, de coups de fil, contrainte de déménager à plusieurs reprises en emportant en tout et pour tout un sac et son chien, Flaubert, elle raconte cette non-vie. L’emballement des médias, les soi-disant amis (qui l’ont lâchée), même les passants dans la rue s’en mêlent. Mais elle, ne veut pas parler car elle sait que tout sera déformé, elle tient, se ronge. Jusqu’au moment où, pour survivre, il faut écrire.

C’est un récit qui prend aux tripes, le récit d’une solitude tragique, au sens littéraire du mot, le récit d’une femme en perdition, doublement victime. Il montre aussi le trajet parcouru jusqu’à #metoo en 2017. Comment serait reçu aujourd’hui le témoignage de Tristane Banon lors de cette émission ? Mais Tristane Banon c’est aussi l’histoire de milliers de femmes qui hurlent dans le silence et pire dans le mépris, qui ne sont pas entendues, mais pour elle ce fut pire car elle était médiatique. Elle montre très bien d’ailleurs cet emballement des médias, les centaines de mails et messages qu’elle reçoit de tous les médias, radio, tv, presse pour avoir un interview, sans parler d’abonnés Facebook qui ont tous leurs mots à dire.

Si souvent la plume est vive, si la colère se sent, on peut regretter des métaphores trop fréquentes faisant allusion à des films, des dessins animés ou pire à des publicités : « j’assume tout, je ne veux pas d’une solution Eau Ecarlate pour rendre mon passé plus blanc que blanc » (p.148) ou encore « Je suis une lingette décolor-stop, je bois leur passé pour que le présent leur laisse le teint frais » (p.140), est-ce une façon d’utiliser les médias qui eux-mêmes l’utilisent et en font un produit médiatique ? Où est-ce moi qui vais trop loin ? Quoiqu’il en soit, ce récit, lu en un jour, montre à quel point la parole de la femme est sans cesse mise en doute et je ne suis pas sure du tout que post-#metoo ce ne soit plus le cas.

« Nuuk » Mo MALO


Nuuk  est le troisième opus des enquêtes du chef de police de Nuuk au Groenland. Après Qaanaaq et Disko, Qaanaaq Adriensen ne peut reprendre son poste qu’à deux conditions : se faire suivre par une thérapeute et effectuer une tournée dans neuf villes du Groenland, histoire de reprendre contact avec le terrain, c’est ça ou le placard. Qaanaaq se plie donc et commence sa thérapie sans guère d’enthousiasme d’autant que sa psy ne lui laisse guère de répit. La tournée commence par Uummannaq et déjà les choses se compliquent : une jeune adolescente vient de se suicider en sautant du haut d’un pic rocheux. Mais Qaanaaq n’est pas totalement persuadé par cette conclusion : cette jeune fille ne présentait aucun signe de dépression, bien au contraire un avenir radieux s’ouvrait justement à elle. Parallèlement, un colis contenant une main tranchée est livré et destiné à Qaanaaq : y a-t-il un lien entre les deux affaires ? Et si oui, lequel ?

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« Lola à la folie » Alexandre CHARDIN – #RL2020


Comment résister à une si jolie couverture ? Quand on m’a proposé ce roman ado, j’ai été toute de suite séduite par la couverture, le regard, le sourire de cette Lola m’ont donné envie de découvrir l’histoire qui se cachait dessous.

Alors voilà, Jacques est en 6e, il a un très bon copain, Matthias. Ensemble ils se lancent des défis : « Chiche ou pois chiche ». Si l’un d’eux ne relève pas le défi, la punition est encore plus difficile à réaliser. Alors ils se lancent : balancer des moustiques en cours de français, planquer une truite dans le faux-plafond de la salle de techno, tout est bon. Mais depuis quelques temps, il semble que quelqu’un d’autre rivalise en « chiche » et que ce quelqu’un est bien plus téméraire que les deux amis : changer la sonnerie des cours en mettant la musique d’Harry Potter, ça relève du grand art !

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