Journée du Patrimoine : Musée départemental Stéphane Mallarmé.


Mallarmé manetNous sommes allés hier visiter le Musée Stéphane Mallarmé situé à Vulaines-Sur-Seine, en Seine et Marne, soit tout près de Fontainebleau (5 km), pour ceux qui connaissent. Dans ce cadre des Journées du Patrimoine, le Musée était donc gratuit et avait également organisé une balade en bateau sur la Seine avec lectures de poèmes. Le musée est l’ancienne maison de Valvins de Mallarmé, nous pouvions donc la visiter et profiter également de la nouvelle exposition Portraits de Mallarmé, de Manet à Picasso, qui commençait précisément hier et jusqu’au 16 décembre.

(suite…)

Grenoble : Ville culturelle !


Grenoble_bullesComme vous le savez si vous suivez ce blog régulièrement, je suis Grenobloise de naissance et fière de l’être. Ville de mon enfance, puis de mes années fac, elle enferme beaucoup de souvenirs et quand je m’y rends pendant mes vacances, je suis heureuse de retrouver, dans certains lieux, des moments importants de ma vie. J’y croise parfois des visages connus avant, des visages un peu vieillis certes, mais qui soudain semblent rouvrir une brèche temporelle et me ramènent une quinzaine d’années en arrière. Je ne vais pas vous parler de ma folle vie d’étudiante d’alors, mais plutôt évoquer ici les visites que nous avons faites la semaine dernière dans cette ville.

DSCN0764Lorsque l’on évoque Grenoble, on parle très souvent des boules (cf la photo ci-dessus) : il s’agit d’un téléphérique qui part du Jardin de Ville et grimpe jusqu’à la Bastille. La Bastille est une construction fortifiée militaire édifiée entre 1823 et 1848, par Vauban pour contrer d’éventuelles attaques du duché en Savoie. On peut accéder soit par les fameuses boules, soit à pied par un chemin circulaire le long de la montagne soit encore par une série d’escaliers tueurs de jambes. Une fois parvenu en haut, on peut admirer toute la vallée et bien sûr la ville à nos pieds depuis le belvédère de Vauban. Mais aussi une vue éblouissante sur la chaîne de Beldonne et sur le Vercors et, par beau temps, on peut même apercevoir le Mont-Blanc. Nous montons très souvent à pied sur ces hauteurs, c’est d’abord un bon exercice et aussi un effort récompensé par une telle vue. Si vous allez un jour à Grenoble, je ne peux que vous conseiller cette balade et la visite de la forteresse.

Depuis la rentrée, Grenoble a enfin ouvert un musée en l’honneur de la personnalité locale la plus connue : Stendhal ! Oui, Grenoble est la ville de naissance de Stendhal, mais il n’y avait pas encore un musée digne de ce nom. Ce musée se situe Grande Rue dans la maison du grand-père de Stendhal, le docteur Gagnon. On ne visite qu’une partie de la maison, trois pièces en tout, mais ce musée permet de voir de nombreux portraits de Stendhal et de sa famille, de découvrir la façon dont ils vivaient et de mieux connaître ce grand-père tant aimé par Henri Beyle. Le manuscrit de La Vie d’Henry Brulard, biographie de Stendhal est exposé et rien que pour cela cette visite vaut le coup.

signature stendhal

Ayant fait mes études de Lettres à l’Université Stendhal, inutile de vous dire que j’ai lu et étudié au cours de mon cursus plusieurs romans de Stendhal et que mon amour pour cet auteur est incontestablement lié au fait que je suis également Grenobloise. Alors certes, Stendhal ne vouait pas un grand amour à sa ville, qu’il trouvait trop bourgeoise et dans laquelle il a vécu une enfance douloureuse avec la mort de sa mère et un père rigoriste et très peu aimant. Son grand-père fut donc son allié, son refuge et sans doute son mentor. Homme instruit, scientifique, homme des Lumières et très investi dans sa ville puisqu’il a créé la bibliothèque de la ville (actuellement jouxtée au Lycée Stendhal), ce grand-père exemplaire l’initia à la littérature et à la botanique.

musée stendhal

Une belle visite qui a aussi intéressée mes enfants et qui devient un endroit incontournable à présent quand vous foulez les rues grenobloises.

Dernier lieu culturel, l’exposition de Doisneau qui se tient en ce moment au Musée de l’Ancien Évêché place Sainte Claire : Les Alpes de Doisneau. Cette exposition donne une autre vision de l’œuvre de Robert Doisneau que l’on associe souvent qu’aux photos prises dans Paris. Ici, nous découvrons des photos prises dans les Alpes entre 1936 et 1958. Des photos plus personnelles qui saisissent les joies du ski en famille, mais aussi la transhumance dans le Queyras, ainsi que des photos de vacances dans le petit village de Laffrey que je connais si bien. Des photos pleines d’humour, de nostalgie et magnifiques en noir et blanc. Les enfants ont été très intéressés, notamment en découvrant les anciens skis en bois qu’il fallait farter. Ils redécouvraient à la fois des lieux connus (Laffey) tout en découvrant le passé, les façons de vivre. Une belle occasion de découvrir un peu plus l’œuvre de ce grand photographe et d’en apprendre un peu plus sur sa vie.

doisneau motodoisneau enfant avec ski

Pour finir ce billet sur Grenoble, je voulais vous parler d’un nouveau salon de thé ouvert depuis 6 mois, place Sainte-Claire : La Causerie. Un endroit où sans aucun doute toutes les blogueuses-lectrices grenobloises doivent se retrouver. Sur les murs, des étagères de livres jusqu’au plafond et un principe que je trouve génial et qui est expliqué sur les cartes de visite en forme de marque-page : C’est aussi un espace dédié aux livres que vous apportez… emportez… rapportez… ou pas… en toute liberté, simplement pour le plaisir de faire vivre les livres.

La-Causerie-300x184

J’ai trouvé ce principe passionnant. La gérante m’a expliqué que les gens avaient amené beaucoup de livres dès l’ouverture, mais qu’ils étaient un peu timides pour les emprunter, s’étonnant de ne devoir laisser ni adresse, ni numéro de téléphone, que tout ne soit basé que sur la confiance. Cet endroit est bien dédié aux livres jusque dans les WC dont les murs sont illustrés de reproductions de tableaux de lectrices et de portrait d’auteur :

la causerie WC

Un endroit parfait pour boire un bon thé après la visite de l’exposition Doisneau.

J’espère vous avoir donné envie de visiter ma belle ville ! Si vous connaissez ces lieux n’hésitez pas à laisser un commentaire et si vous en connaissez d’autres je vous laisse les présenter en commentaire.

Château d’Ermenonville & Parc de Jean-Jacques Rousseau


Hier nous sommes partis en famille sur les pas de Jean-Jacques Rousseau dans l’Oise au Château d’Emernonville, résidence du marquis de Girardin où le philosophe avait été accueilli à la fin de sa vie, loin des médisances parisiennes.

Jean-Jacques Rousseau arrive au château au printemps 1778, il y mourut le 2 juillet d’une attaque d’apoplexie. Logé dans un petit pavillon, c’est là qu’il continua à écrire Les Rêveries du promeneur solitaire, qui paraîtra à titre posthume.

Le tricentenaire de son anniversaire a entraîné plusieurs manifestations dans le parc du château, mais en dehors de quelques affichettes accrochées aux arbres peu de renseignements réels sur son oeuvre. Le château ne se visite pas, il est aujourd’hui un Relais Château (Hôtel-restaurant de prestige) et le parc à l’arrière du château ne se visite pas étant une propriété privée.

Pour visiter il faut donc se rendre au Parc Jean-Jacques qui fait face au château au-delà d’une petite route passant sur une rivière rocailleuse où barbotent canards et cygnes.

Le parc est magnifique de verdure avec au centre un étang au milieu duquel l’île aux peupliers sur lequel est érigé le tombeau de Rousseau :

Le parc est un des premiers jardins à l’anglaise en France. Sa conception fut très sérieusement réfléchie par le marquis qui pensa son jardin en poète et en peintre plus qu’en architecte. Modèle du parc romantique, il allie la nature à une composition qui reprend les éléments qui deviendront chers aux romantiques du XIXème : l’eau, les ruines, les rochers, et la verdure à la fois libre et contenue. Par certains aspects, les éléments du parc peuvent paraître superficiels, mais l’aspect pictural du parc est incontestable, et il y règne une atmosphère à la fois champêtre et artistique.

La Grotte aux naïades

Les rochers

Le Lac et la verdure

La présence de la philosophie et de Rousseau sont également présentes, avec Le Temple de la philosophie. Monument inachevé et quelque peu anachronique mais aussi très drôle par ces inscriptions et clin d’oeil sur les piliers du temple :

Les enfants ont joué aux philosophes en posant comme le Penseur de Rodin :

Face à l’île aux peupliers, est installé un petit coin appelé Le Banc des mères de famille. En hommage à L’Emile ou l’éducation, cet endroit est un lieu de rencontre qui permet la discussion face à la tombe monumentale de Rousseau. Mère de famille moi-même je n’ai pas hésité à poser pour la photo :

Sachant que Rousseau a abandonné ses cinq enfants à l’Hôtel-Dieu, ce lieu a quelque chose d’un peu dérangeant.

Ce fut une visite très agréable, avec le sentiment de nous promener dans un lieu chargé d’histoire sous l’égide de Rousseau qui pourtant n’y séjourna que quelques mois. Le Marquis de Girardin, grand admirateur du philosophe et de son oeuvre, avait pensé son parc autour de son ami et notamment de son roman Julie et la nouvelle Héloïse. Le parc semble à l’intersection de plusieurs époques : le XVIIème avec une prairie dédiée à l’Arcadie et où Girardin laissait les bergers faire paître leurs troupeaux ;  le XVIIIème et la philosophie mais aussi le romantisme à venir.

Billet qui participe au Challenge Jean-Jacques Rousseau conçu par Itzamna, et Challenge Romantique.

Sur les pas des romans de George Sand (épisode 2)


Comme promis, je vais vous raconter la suite de ma visite au pays de George Sand. Le deuxième jour, nous avons orienté nos pas vers les lieux qui ont inspiré plusieurs romans de George Sand. Plusieurs de ces lieux sont à présent des propriétés privées, donc ne sont pas visitables, mais voir ces lieux, et découvrir la campagne berrichonne furent très agréable, comme un voyage à la fois dans le temps et dans la littérature.

Je vous ai déjà parlé de la mare au diable. Quatre romans ont guidé nos pas.

Le premier lieu est double, à la fois lié à un roman et à la vie de Sand : c’est le village de Gargilesse, au bord de la rivière du même nom. Ce petit village est niché au creux d’une vallée, on y accède par une route étroite qui plonge littéralement sur la rivière. Dans ce village, Alexandre Manceau, dernier compagnon de Sand, avait offert à la romancière une toute petite maison, modeste, dont le confort n’avait rien à voir avec Nohant. Là, George Sand écrivit de nombreux romans lors de plusieurs séjours qui eurent lieu à partir de 1864.

Une simple plaque en ardoise signale la petite maison :

Ce petit musée est intéressant car on y trouve des objets intimes de Sand, mais aussi une partie de sa collection de papillons, car à Gargilesse on chassait l’Algira, papillon fabuleux qui donna également son nom à la petite maison. On y trouve aussi des affiches faites maison sur les spectacles, des affiches très drôles dont une sur laquelle on peut lire : « On doit fumer !!!! ».

Mais Gargilesse, c’est aussi le cadre du roman Le Péché de monsieur Antoine. Et en voyant le paysage rocailleux et escarpé, me sont revenus des passages entiers du roman : Emile abrité contre une paroi rocheuse lors d’une nuit orageuse,

ou encore le débordement de la Gargilesse, la fameuse dribe qui inonda l’usine de son père construite au bord de la rivière. D’ailleurs une maison semblait correspondre parfaitement à la maison des parents d’Emile.

Après notre visite de Gargilesse nous avons repris la route, des petites départementales qui sillonnent les champs et qui nous ont permis de faire de belles rencontres, une biche sortant des bois, mais aussi quelques moutons.

Nous avons vu deux lieux que l’on retrouve dans le roman Mauprat. Deux lieux redevenus quelque peu sauvages et qui, les ans passant et faisant leur effet, ont cependant su conserver l’ambiance du roman.

Le château de Sainte Sévère où Bernard de Mauprat fut éduqué par Hubert au côté d’Edmée. Au côté du château subsiste une tour en ruine très évocatrice.

Un peu plus loin dans la campagne, nous avons découvert la Tour Gazeau, résidence du philosophe révolutionnaire, Patience, dans le même roman.

Ensuite, notre périple nous a entraînés sur les pas des Beaux Messieurs de Bois-Doré, roman historique de Sand qui se situe, en partie, à la Motte-Feuilly. Malheureusement la propriété est très protégée et peu accessible pour les photos.

Enfin, le magnifique château de Sarzay (n’est-ce pas Syl. !) est la résidence de Marcelle de Blanchemont dans Le Meunier d’Angibault. Malheureusement nous n’avons pas poussé jusqu’au moulin lui-même, mais le château vaut vraiment le détour.

J’ai très l’envie de relire ces romans à présent que je connais les lieux, leur situation. Le Berry est décidément une très belle région, qui a gardé sa belle campagne, verte, parfois faite de plaines sans fin, ou de lieux escarpés et encore un peu sauvages.

Billet rédigé dans le cadre du Challenge George Sand, Challenge Romantique et des Samedis Sandiens.

Sur les pas de George Sand : Nohant (épisode 1)


Quelques jours après ma lecture du roman d’Ella Balaert, mon mari et moi avons pris la route de Nohant pour un petit séjour en amoureux. Trois jours en Berry, sur les pas de George Sand. Je n’étais plus retournée à Nohant, depuis au moins dix ans. Après trois heures de route, contre 26 au temps de Sand, nous avons commencé notre visite par la Mare au Diable. Au bout d’une allée cavalière, la mare au diable nous est apparue boueuse et assez décevante même si semble toujours planer l’ombre du roman de Sand.

Au temps de Sand, la mare était beaucoup plus grande comme le montre le dessin de Maurice Sand (fils de George), mais par la suite elle fut coupée en deux. Aujourd’hui, la mare est souvent quasi à sec, c’est une mare naturelle qui dépend des précipitations. Pour conjurer les mauvais esprits, et selon ce qui est dit dans le roman, il faut jeter dans la mare, de la main gauche trois pierres et de la main droite faire un signe de croix. Dans ce pays de légendes, mieux vaut suivre les recommandations.

Après un bon repas et une bonne nuit dans une chambre d’hôte à Vic, à quelques tous petits kilomètres de chez Sand, nous partions, sous une pluie battante, vers Nohant. Depuis ma dernière visite, une grande librairie a ouvert, et une exposition des marionnettes de Maurice est accessible. La maison n’a pas changé, et c’est toujours, pour moi, une grande émotion que de passer le portail bleu.

Nous étions une dizaine de personnes lors de la visite. Malheureusement je n’ai pas eu l’autorisation de faire des photos, les règles se sont un peu durcies semble-t-il. Mais quel bonheur de parcourir les couloirs et les pièces de cette maison où Sand a vécu, de se dire que là, ou là se sont croisés Chopin, Delacroix, Flaubert, Balzac ou Dumas. Dans la salle à manger une table fictive est dressée qui rassemble ces noms célèbres, et on se plait à imaginer leurs conversations. Dans le salon, les portraits de famille recouvrent les murs, ceux de Sand, bien sûr, mais aussi de son père, de ses enfants et petits enfants. J’ai repensé au roman d’Ella Balaert, qui rend si bien compte de leurs occupations lors de longues soirées. Les pièces se succèdent, et il règne une atmosphère un peu magique, et l’étrange sensation que, peut-être, au détour d’un couloir, Sand va surgir. J’aurais aimé plus de détails, d’anecdotes de la part de la guide, mais pour moi, c’était surtout un bonheur d’être là, entre ses murs : sa cuisine, sa chambre, les portes capitonnées de la chambre de Chopin, le placard de Sand ou son bureau avec ses grands placards dans lesquels elle rangeait sa documentation.

Après notre visite nous sommes bien évidemment allés au petit cimetière familial. C’est un lieu assombri par un grand sapin au centre. Les tombes les plus anciennes sont simplement recouvertes de lierre, comme rendues à la nature, les croix sont penchées, et il règne une atmosphère presque gothique.

Sur la première photo : à gauche la tombe de Maurice Dupin, père de Sand, et à droite celle de sa grand-mère. Sur la deuxième photo, à gauche la tombe de Jeanne (Nini), la petite fille chérie de Sand morte à l’âge de 5 ans, et à droite celle de Solange Sand, fille de Sand. Toute la famille est réunie ici, dans ce petit carré de nature auquel on accède par une simple petite porte en bois peint. La tombe de Sand, monumentale, se repère immédiatement, au centre, sous le grand sapin :

J’imagine toujours le moment de son enterrement : Flaubert en larmes, Maurice totalement abattu et Hugo faisant son oraison funèbre. J’imagine le drame que cette mort a dû provoquer aussi dans ce tout petit village, et il semblait voir tout autour réuni aussi les paysans et les villageois attristés par la mort de cette grande dame.

Nous avons enfin fait un tour dans le parc, trempés par une pluie persistante, mais il me fallait quelques photos pour immortaliser cette visite.

La maison de face (le point noir c’est moi!) et la maison de dos donnant sur le parc et les deux grands cèdres plantés lors de la naissance de Maurice et de Solange. On aperçoit la haute fenêtre de l’atelier de Maurice, qui, hélas, ne se visite pas, tout comme celui de Delacroix qui, depuis, a été transformé en appartement (dire qu’il y a des gens qui vivent dans l’ancien atelier de Delacroix !!!).

Pour nous réchauffer, nous nous sommes réfugiés à librairie, je vous passe mon hystérie en découvrant la réédition de plusieurs romans de Sand pour beaucoup introuvable. De quoi remplir mon sac de voyage.

Demain je vous raconterai nos visites sur les pas des romans de George Sand.

Billet écrit dans le cadre du Challenge George Sand et du Challenge Romantique.

Une journée à Paris avec Lili Galipette : Orsay et descente en librairie


  Ce matin,Lili Galipette et moi sommes allées visiter l’expo Beauté, Morale et Volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde. Paris était magnifique : le ciel bleu, un léger air frais, presque printanier, et deux amies en goguette, loin du quotidien et du travail.

L’exposition se compose à la fois de tableaux, de photos et de meubles de la deuxième moitié du XIXème siècle anglais, et présente donc l’aesthetic movement, ou mouvement esthétique, en français, qui rejoint notre Art pour l’Art français, mais va plus loin dans son champ d’application, car la volonté est de rendre beau les intérieurs, les meubles, joindre l’utile au beau, et lutter contre le matérialisme ambiant.

Dans chaque pièce plusieurs aphorismes d’Oscar Wilde ponctuent la déambulation du visiteur.

Depuis longtemps, et notamment depuis ma maîtrise, j’aime d’amour les femmes de Rossetti, d’Edward Burne-Jones sans oublier celles de James McNeill Whistler, dont les peintures illustrent bien souvent les couvertures des romans de Wilkie Collins ; ou les illustrations de la Salomé de Wilde par Aubrey Beardsley.

J’ai donc été ravie de voir ces toiles en vrai, immenses devant moi, ces femmes mythique, pulpeuses, aux cheveux ondulés savamment ramassés en chignon, ces robes en drapées (que nous devrions remettre à la mode!), et cette beauté extatique ineffable, de femmes fatales.Faire une expo avec une personne qui nous est chère, qui partagent les mêmes centres d’intérêt que soi, est sans aucun doute la meilleure façon d’apprécier une expo. Ce fut le cas pour nous, et nos yeux se sont remplis de beauté.

Si l’on peut regretter qu’Oscar Wilde apparaisse finalement bien peu, en dehors des aphorismes, et que son nom semble apparaître davantage comme une accroche pour l’expo, nous avons passé un merveilleux moment, que nous avons prolongé par la visite de la librairie, et quelques achats :

Deux marque-page, un magnet et un crayon à papier reproduction d’un papier peint. J’ai également acheté à Antoine Le Prince heureux d’Osar Wilde.

Après un déjeuner chez Cojean, et comme nous n’étions pas très loin du boulevard St-Michel, une petite descente chez Gibert s’imposait.

Etant très consciencieuse dans mes challenges, je suis donc revenue chargée de 2 gros sacs bien lourds, avec à l’intérieur par moins de 15 livres :

Pour le futur Challenge Molière organisé par Sharon :

L’oeuvre complète de Molière

Pour le Défi : Relisons les Rougon-Macquart :

Les quatre romans qui me manquaient pour commencer et en bonus Thérèse Raquin, pour 1€50, cela aurait été bête de passer à côté.

Enfin, quelques achats divers résultat de mes déambulations sur les blogs des copines, et grâce aux très bons conseils de Lili Galipette, qui sait tenter mais ne se laisse pas tenter.

De haut en bas et de gauche à droite :

Et devant moi, le monde  de Joyce Maynard

Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons de Jasper Fforde

G229 de Jean-Philippe Blondet

La Fille du Pasteur Cullen de Sonia Marmen

Ethan Frome d’Edith Wharton

De l’amitié, de l’art, des livres… la journée fut bien remplie, pleine d’émerveillement et de discussions.

Billet écrit en lien avec Le Mois Anglais.

Une virée à Paris…


Hier mes enfants et moi sommes partis nous promener dans Paris en compagnie de ma soeur. Nous avions prévu quelques points de chute, une exposition et nous n’avons pas été déçus de notre journée très remplie.

La veille, j’avais repéré chez Antigone une présentation de petites figurines très mignonnes. Après une brève recherche sur internet, j’avais noté l’adresse d’un magasin sur Paris qui les commercialisait. J’ai donc l’honneur de vous présenter ma Momiji Doll, Phoebe qui a pris place sur mon bureau :

Elle sert dans ses bras un petit livre, car Phoebe est une fan des romans de science-fiction. J’aime cette petite lectrice grenouille, ses petites lunettes roses et son sourire espiègle. En sortant de chez Artoyz, magasin où nous avons trouvé Phoebe, nous avons découvert un magasin d’objets japonais. Ma soeur a craqué sur de petites boîtes à sauce spéciales bento, et elle m’a offert ces post-it ourson sur lesquels on peut griffonner quelques notes :

A quelques pas de là, nous nous sommes rendus à l’Hôtel de Ville pour visiter l’exposition Sempé croque Paris, exposition gratuite.


Outre les dessins représentant le Petit Nicolas, cette expo est centrée sur les dessins sur Paris. Il y avait notamment le fameux dessin du chat dans la librairie, celui qui a fait la Une du Télérama d’il y a deux semaines, mais il y avait également des dessins sur les moeurs des Parisiens : les embouteillages, les rues de nuit, les hauts immeubles Haussmanniens, et les bus sur les ponts de Paris :

Antoine a été plus intéressé qu’Eliot, disons que l’attention d’Eliot a décliné au fil de l’expo et notamment parce qu’il y avait pas mal de textes à lire… mais l’un comme l’autre ont beaucoup apprécié, et ont ri, observant attentivement tous les petits personnages dessinés.

Nous devions finir par une virée au BHV rayon papeterie et jouets, mais nous étions bien fatigués et nous sommes engouffrés dans un bon Starbucks Coffee. Et non, nous ne sommes allés dans aucune librairie…. pour une fois !

Une belle journée parisienne comme je les aime, et d’autant plus agréable que le soleil était de la partie !