« Petits secrets, grands mensonges » Liane MORIARTY + Big Little Lies (série)


Je trouve toujours passionnant la façon dont on se décide à lire un roman, c’est pourquoi je prends souvent soin de vous en parler au début de mes chroniques. Pour celui-ci, c’est en regardant une émission de télé sur les séries et notamment sur une série que je ne connaissais pas : Big little lies. Quand le journaliste a annoncé le titre du roman dont cette série est une adaptation, je me suis rappelé que j’avais reçu ce roman. J’ai donc fouillé dans mes piles de livres et assez rapidement (oh miracle !) je l’ai retrouvé. Aussitôt sorti de sa pile, aussitôt commencé.

Petits secrets, grands mensonges se situe à Pirrewee en Australie et plus précisément autour de son école publique. L’intrigue romanesque est construite sur une analepse (un retour en arrière) : un meurtre a été commis, mais le lecteur ignore qui a été tué, par qui et comment. Tout le roman va donc être un long compte à rebours jusqu’au moment du drame.

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English Cars ! – Spécial Mois Anglais


james bond sean connery aston martinHier, j’ai participé à un meeting de voitures anciennes. Nous étions en Américaine, mais il y avait beaucoup de voitures anglaises, l’occasion rêvée de parler de ces english cars si chics et si emblématiques de l’Angleterre.

Les voitures anglaises n’ont rien à envier aux Américaines. Que ce soit les Jaguars, les Triumphs, les MG, les Astons Martin ou encore les Austins, elles reflètent la classe anglaise.

Les films anglais et les personnages phares des séries sont très souvent associés à une marque anglaise d’automobile.

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« Sur la Route, d’après Jack Kerouac » Hors-série


La sortie de l’adaptation du célèbre roman de Jack Kerouac, Sur la route, a entraîné la réédition du dit roman, mais aussi la sortie d’un Hors-Série passionnant édité par Trois Couleurs en collaboration avec le MK2 qui produit le film de Walter Salles.

Sur presque 200 pages, ce Hors-série revient à la fois sur l’aventure du roman, fait le point sur la beat génération mais aussi sur le film sélectionné au Festival de Cannes. Illustré de nombreuses photos, il permet de comprendre toute l’ampleur de l’oeuvre de Kerouac, tout en présentant l’auteur de façon détaillée et très intéressante. Depuis l’origine du roman jusqu’à la sortie du film, le magazine retrace toute l’histoire d’un roman générationnel tout en évoquant une période de l’histoire américaine.

Divisé en trois grande partie, le Hors-série dresse un portrait de Kerouac, puis s’intéresse au roman avant de conclure sur l’adaptation cinématographique. Trois parties qui donnent une vision complète et permettent de comprendre l’homme et l’oeuvre, mais aussi, comme je le disais, d’éclairer le lecteur sur une génération de jeunes américains, épris de musique, de liberté, sans faire l’impasse sur ses limites : l’alcool, la drogue etc.

Au-delà des textes, ce Hors-Série présente de nombreuses photos de l’époque de Kerouac, et pour les cinéphiles, des photos du tournage du film. J’ai beaucoup aimé aussi la double page présentant toutes les couvertures des éditions du roman :

Vous l’aurez compris ce mag. a le grand avantage de donner un panorama complet d’une oeuvre depuis sa conception jusqu’à sa redécouverte aujourd’hui.

Pour en savoir plus sur le film de Walter Salles, sachez qu’il existe un site officiel.

Il existe deux versions : Une version de 196 pages, disponible en kiosque au prix de 9.90€, et une version « collector » 244 pages, disponible en librairie au prix de 12.90€.

« Les Vacances d’Hercule Poirot » Agatha Christie


Hercule Poirot est en vacances sur l’île de la baie de Leathercombe. La bonne société anglaise s’y retrouve en août pour profiter des bains de mer. Arlena Marshall, femme altière et dont la réputation de croqueuse d’hommes va bon train, attire toute l’attention des pensionnaires de l’hôtel. D’autant plus quand on soupçonne une liaison avec le beau Patrick Redfern, qui délaisse sa douce femme, Christine, pour rechercher la présence d’Arlena. La tension monte, dans la petite communauté, on s’interroge sur la position de Mr Marshall, est-il au courant de l’éventuelle liaison ? Un beau matin, Arlena est retrouvée étranglée sur une plage déserte. Les soupçons se dirigent vers le mari : serait-ce un crime passionnel ? Hercule Poirot interrompt ses vacances et se met au travail.

Aussitôt acheté aussitôt lu, tel a été le sort de ce roman d’Agatha Christie. Mais cette lecture a eu lieu après avoir vu l’adaptation de la BBC. Je connaissais donc le meurtrier et comment il avait procédé. Ma lecture a donc été dictée par une volonté de percer les méthodes d’Agatha Christie. Je me suis demandé : « Agatha Christie permet-elle réellement aux lecteurs de deviner le meurtrier et son mode opératoire? ». Et bien, après lecture, je peux vous répondre que si le meurtrier peut être découvert, le mode opératoire est bien difficile à débrouiller, tant Agatha Christie se plaît à créer de fausses pistes et à enfouir certains détails importants dans le flots des informations. Ainsi le don de Poirot à percer le mystère est d’autant plus extraordinaire, et n’est pas Hercule qui veut !

Ce fut une lecture fort agréable pour plusieurs raisons. Tout d’abord par la peinture des différents personnages so british. Chaque personnage secondaire a droit à un traitement particulier qui lui donne une densité et le rend particulièrement vivant. Mais aussi, l’art d’Agatha Christie qui consiste à rendre suspect tous les personnages, ou presque, entraîne des interrogations, et rend le lecteur actif. Enfin l’intrigue est particulièrement bien ficelée et la mise en place du crime tout à fait machiavélique. J’ajouterai que l’ambiance anglaise est un délice, et que, l’espace de cette lecture, je me voyais sur une belle terrasse d’hôtel face à la mer, buvant le thé dans une tasse en porcelaine.

L’adaptation de la BBC est assez fidèle au roman, à quelques détails près. En effet, on ne sait pas vraiment pourquoi le personnage de Linda, fille de Mr Marshall est transformé en fils dans la série. De plus, l’explication dans le roman est beaucoup plus précise que dans le film. En cherchant des images du téléfilm, j’ai également découvert qu’une autre adaptation existait de ce roman sous le titre Meurtre au soleil avec Jane Birkin et Peter Usinov, datant de 1982. Le titre français de cette adaptation est d’ailleurs plus proche du titre original : Evil under the sun, titre qui trouve un écho dans le roman grâce à une réplique de Poirot : Mais vous oubliez, Miss Brewster, que le mal est partout sous le soleil… » (p.19).

Inutile de vous dire que j’ai bien envie de voir cette adaptation à présent.

Bref encore un bon Agatha Christie qui fera travailler vos méninges.

Lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie et du Challenge La Littérature fait son cinéma. Mais cette lecture s’inscrit aussi dans le Défi de Mia et le S.T.A.R de Liyah.


Les Indiscrétions d’Hercule Poirot, série BBC


Depuis lundi, la chaîne de télé TMC rediffuse la série Hercule Poirot, l’après-midi, proposant deux feuilletons en début d’après-midi ! J’ai résisté lundi, mais hier je me suis laissé tenter par l’épisode Les Indiscrétions d’Hercule Poirot (2006). Je ne voulais pas regarder des adaptations de romans que je n’avais pas encore lus ou dont le roman était absent de ma PAL, mais après une matinée à fouiner chez le Suédois, j’ai été faible. Je n’aime pas trop rester coller à la télé l’après-midi, mais il m’était difficile de surcharger le disque dur de mon enregistreur Free ! Finalement je n’ai pas regretté mon après-midi, car, il n’y a pas à dire, ils savent y faire ces anglais, et les adaptations des romans d’Agatha Christie sont toujours bien faites, et David Suchet est un Poirot remarquable !

Le roman d’Agatha Christie fut publié en 1953, sous le titre original After the Funeral, traduit en français par Les Indiscrétions d’Hercule Poirot, traduction un peu étrange, car le titre anglais rend parfaitement compte de l’intrigue, bien plus que ce titre français qui a juste le mérite de placer le nom du célèbre détective.

Hercule Poirot est contacté par son ami Mr Entwhistle, notaire, pour faire une enquête sur la mort suspecte de Richard Abernethie. Après les funérailles du vieil homme, sa soeur Cora, a laissé sous-entendre clairement que son frère a été empoisonné. Les soupçons sur l’assassinat deviennent encore plus importants, quand cette même Cora est sauvagement assassinée le lendemain de l’enterrement !

J’ai retrouvé les ingrédients qui me font aimer les enquêtes d’Hercule Poirot : une famille divisée qui dissimule ses secrets, un testament contesté, des personnages troubles, des soupçons mal orientés, et une résolution du mystère surprenante.

J’aime dans ces adaptations la reconstitution de l’Angleterre des années 30, les costumes, les décors des grandes demeures britanniques, les vieilles autos, tout cela donne un charme particulier à ces téléfilms. Comme je le disais plus haut David Suchet est un Hercule Poirot parfait, tel qu’on se l’imagine en lisant les romans d’Agatha Christie : une certaine prétention, un humour pince-sans-rire, une façon de noter le détail essentiel ! et j’aime quand, à la fin, tous les suspects sont rassemblés pour révéler de façon magistrale le vrai coupable ! et à chaque fois je suis stupéfaite par le détricotage des évènements !

Ce téléfilm m’a donc donné une irrépressible envie de me replonger dans un roman d’Agatha Christie !

Challenge Agatha Christie