« Summer kids » Mathieu PIERLOOT – #RL2018 (roman ado)


Antoine, Mehdi, Hannah et Alice viennent de finir le lycée, ils forment un groupe d’amis et se connaissent depuis la primaire. Ce sont les dernières vacances avant les études supérieures. Chacun a choisi sa voie, sauf Antoine. Sa rupture récente avec Hannah l’a plongé dans une tristesse profonde qui le laisse indécis, hésitant. Cette rupture a aussi un peu fendillé le groupe, Hannah ne donne plus guère de nouvelles, Mehdi et Alice sont pris entre les deux anciens amoureux. Chez Antoine, même sa vie familiale prend l’eau depuis l’arrivée du nouvel ami de sa mère, Jean-Do.

Summer kids pourrait être un roman comme un autre racontant la sempiternelle histoire d’une rupture amoureuse, pourtant, ce (trop) court roman d’un peu plus de 150 pages est porté par une écriture, une sensibilité et une réalité des dialogues qui en font un roman à part que l’on voudrait plus gros, plus long.

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Bilan mensuel de lecture : Août 2018.


En ce premier jour de septembre, alors que la pré-rentrée a déjà eu lieu hier, il est temps de clore les vacances et de faire le bilan sur mes lectures du mois d’août. Le bilan n’est pas exceptionnel pour un mois d’août, disons que j’ai connu mieux, mais, dans le domaine de la lecture, nous savons bien que ce n’est pas la quantité mais la qualité qui compte avant tout et de ce côté-là je n’ai pas été déçue.

Ce mois-ci encore, j’ai alterné les livres de ma PAL et les romans reçus en SP. Côté PAL, je me rends compte que je n’ai lu que des polars, côté SP, les lectures furent beaucoup plus variées comme vous allez le découvrir.

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« La Massaia, naissance et mort d’une fée du logis » Paola MASINO – #RL2018.


Ce roman a lui-même une histoire. L’autrice le définissait comme un roman « maudit ». Sa publication dans l’Italie mussolinienne en 1945, une Italie patriarcale, a subi plusieurs revers : censuré, expurgé. Le sort s’acharne quand l’imprimerie est bombardée la veille de sa parution. Il paraît donc enfin aujourd’hui aux éditions de la Martinière et est présenté comme « une fable littéraire féministe anticonformiste ».

Massaia est une jeune fille qui a passé son enfance dans une malle lui servant de lit, d’armoire, de chambre. Elle est sale, recouverte de poussière, de toiles d’araignée, considérée comme un meuble, hantée par des pensées sombres où la mort et les questionnements sur le sens de la vie prennent tout l’espace. Pourtant, poussée par le désir de sa mère de la marier, elle fait l’effort de se plier aux désirs des autres : comme un papillon, elle sort de sa malle et se révèle dans toute sa beauté. Elle épouse alors son vieil oncle et entre dans le moule de la bonne épouse même si, au fond d’elle, ce rôle l’insupporte.

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« Manuel de survie à l’usage des jeunes filles » Mick KITSON – #RL2018.


Sal et Peppa sont sœurs. Elles ont respectivement 13 et 10 ans. Elles vivent en Ecosse. Elles ont quitté la maison pour aller vivre dans une forêt sauvage des Highlands. Sal a tout préparé. Pendant plusieurs mois, elle a mûri son projet. Elle a fait des recherches sur YouTube et Wikipedia ; elle a étudié scrupuleusement le Guide de survie des forces spéciales ; elle s’est procuré tout un équipement en utilisant les cartes de crédit et l’argent du dernier petit ami de sa mère, Robert, un camé alcoolique et violent. Cette fuite, elle l’a voulue pour protéger sa petite sœur. Au cœur de la forêt, les deux petites filles vont se trouver plongées dans une nature sublime. Peppa, petite fille vive et qui adore les gros mots, est toujours d’accord avec sa grande sœur, du moment qu’elle peut courir et lire.

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« Signe particulier : Transparente » Nathalie STRAGIER.


Nathalier Stragier est l’autrice d’une série que j’avais beaucoup aimée : La fille du futur. Drôle, mais aussi intéressant puisque cette fameuse fille du futur venait d’une société matriarcale. En cette rentrée, Nathalie Stragier garde une veine fantastique, mais toujours ancrée dans la réalité, avec son nouveau roman Signe particulier : Transparente toujours publié aux éditions Syros. J’ai lu ce roman fin juin en épreuves corrigées, mais il ne paraît qu’aujourd’hui.

Esther est une jeune fille effacée à laquelle personne ne prête attention, lycéenne et amie de Romane depuis l’école primaire. Que ce soit donc à la maison ou au lycée, elle est transparente : on l’oublie, elle n’est jamais invitée aux soirées, les profs ne se souviennent jamais de son prénom, semblent même parfois la découvrir en fin d’année, et ne lui donnent jamais la parole en classe même quand elle lève la main. Cet état est douloureux pour Esther.

Un jour, elle se rend compte que, l’espace de quelques instants, elle devient réellement transparente, invisible. Le phénomène se répète de plus en plus souvent, et la jeune fille cherche à comprendre. Même si cette capacité lui permet de découvrir les lieux interdits (la salle des profs) ou d’écouter ce dont les autres lycéens parlent, une certaine inquiétude la gagne.

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Un Livre dans la Boîte #9


Pour ce nouveau Livre dans la Boîte, je vous présente les livres que j’ai reçus en Service de Presse tout au long du mois août.

Quatre romans ont atterri dans ma boîte de trois maisons d’édition différentes.

Ces romans appartiennent donc à la Rentrée Littéraire (#RL2018) puisqu’ils vont paraître durant ces derniers jours d’août. Parmi eux, un roman ado.

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« La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » Joël DICKER


J’ai enfin sorti de ma PAL le fameux best-seller La Vérité sur l’affaire Harry Quebert que j’avais acheté au moment de sa sortie c’est-à-dire en 2012 !!! Oui ! Alors pourquoi cette envie subite ? Tout simplement parce que son adaptation en série va bientôt être diffusée sur TF1 avec Patrick Dempsey (docteur Mamour), et je n’aime pas voir les adaptations avant d’avoir lu le roman.

On a tellement parlé de ce livre, en bien comme en mal d’ailleurs, que je me suis lancée un peu fébrilement dans la lecture. Je suis toujours suspicieuse devant les romans trop plébiscités. Pourtant j’ai vite été embarquée dans l’intrigue : Harry Quebert est un écrivain reconnu et estimé après le succès d’un roman Les Origines du mal. Ancien professeur d’université, il a eu pour élève Marc Goldman, avec lequel il a noué une amitié forte. Marc a également connu un grand succès en librairie, mais depuis plus d’un an, il ne parvient plus à écrire et doit pourtant rendre un manuscrit à son éditeur, le délai de remise arrivant à terme. Marc se rend donc dans le New-Hampshire où Harry vit depuis 1975. Il recherche les conseils de son ancien prof. Sauf que, le corps de Nola Kellergan est retrouvé enterré dans le jardin de Harry et que tout porte à croire que le coupable soit Harry. La jeune fille de 15 ans avait disparu le 30 août 1975 et toutes les recherches pour retrouver son corps étaient demeurées vaines. Marc décide alors de faire la vérité sur cette affaire afin d’innocenter son mentor.

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« Petit pays » Gaël FAYE


Gabriel a grandi au Burundi. D’une mère, Yvonne, Tutsi, qui a fui le Rwanda, et d’un père français. Il a des copains : Gino, les jumeaux et puis Armand. Ils se baignent dans la rivière Muha, ils volent les mangues de Mme Economopoulos pour les revendre, ils se retrouvent dans l’impasse, leur lieu à eux, ou dans le vieux Combi. Bref ils font les 400 coups. Mais les événements politiques viennent s’immiscer dans l’univers de l’enfance. Le Rwanda, là en face, entre en guerre civile. Les affrontements montent petit à petit en puissance, les massacres commencent et l’enfance recule.

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« Paysage perdu » Joyce Carol OATES – Rentrée Littéraire 2017


Il me fallait bien un livre de Joyce Carol Oates pour rompre le silence de ce blog. Pourtant durant ce mois et demi d’absence, j’ai lu de bons romans dont je vous parlerai sans doute dans les jours à venir car ce serait dommage de n’en pas parler, mais pour Paysage perdu en parler est un besoin.

Joyce Carol Oates est l’écrivain contemporain qui tient une place centrale dans mon musée personnel. Je l’ai découverte à peu près en même temps que j’ai ouvert ce blog et c’est d’ailleurs grâce aux blogs que j’ai commencé à la lire avec le roman Nous étions les Mulvaney qui fut un réel choc littéraire. Depuis j’ai lu plus d’une dizaine de ses œuvres (romans et nouvelles) et il m’en reste sans doute plus du triple à lire tant elle est prolixe. Paysage perdu n’est pas un roman, mais n’est pas non plus réellement une autobiographie comme elle s’en explique dans la postface :

« Le premier principe pour écrire des souvenirs est la « synecdoque ». Une partie symbolique est choisie pour représenter le tout. » (p.413) ; « nos vie ne sont pas des romans, et les raconter comme des récits revient à les déformer. » (p.411).

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« Mon autopsie » Jean-Louis FOURNIER – Rentrée Littéraire 2017.


Je n’avais jusqu’à présent jamais rien lu de Jean-Louis Fournier, même si je me souviens bien du succès qu’il avait rencontré à la publication de son livre : Où on va, papa ? qu’il avait consacré à ses deux garçons handicapés. Je ne l’aurais pas nécessairement lu si je n’avais reçu, dans le cadre du Comité de lecture Cultura auquel j’ai participé en juin, ce nouveau roman, ou plutôt cette autobiographie.

Sur le mode du « Je me souviens » de Georges Pérec, Jean-Louis Fournier confie ses souvenirs, se lance dans une introspection d’une façon originale : mort, l’auteur a confié son corps à la science, chaque membre disséqué est l’occasion de plonger dans ses souvenirs, de savoir ce qui se cache dans sa tête, ses mains, son ventre. Egoïne est chargée de le découper en morceau.

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