« Lola à la folie » Alexandre CHARDIN – #RL2020


Comment résister à une si jolie couverture ? Quand on m’a proposé ce roman ado, j’ai été toute de suite séduite par la couverture, le regard, le sourire de cette Lola m’ont donné envie de découvrir l’histoire qui se cachait dessous.

Alors voilà, Jacques est en 6e, il a un très bon copain, Matthias. Ensemble ils se lancent des défis : « Chiche ou pois chiche ». Si l’un d’eux ne relève pas le défi, la punition est encore plus difficile à réaliser. Alors ils se lancent : balancer des moustiques en cours de français, planquer une truite dans le faux-plafond de la salle de techno, tout est bon. Mais depuis quelques temps, il semble que quelqu’un d’autre rivalise en « chiche » et que ce quelqu’un est bien plus téméraire que les deux amis : changer la sonnerie des cours en mettant la musique d’Harry Potter, ça relève du grand art !

(suite…)

« Un crime sans importance » Irène FRAIN – #RL2020


Je me souviens parfaitement d’un roman d’Irène Frain que j’avais lu lors d’une forte grippe dans mon adolescence. Ma mère m’avait ramené ce roman de la bibliothèque de son entreprise. C’est un roman auquel j’avais repensé en lisant celui d’Isabelle Monnin, Les Gens dans l’enveloppe, parce qu’il prenait sa source dans des photos de famille. Il s’intitule Secret de famille et fait partie, je crois, des romans les plus connus d’Irène Frain. C’est donc avec plaisir que j’ai accepté de lire son tout dernier ouvrage Un crime sans importance. Il ne s’agit pas d’un roman mais d’un récit, celui d’Irène Frain après l’assassinat de sa sœur, une vieille dame qui vivait seule dans une banlieue proche de Paris, au fond d’une impasse. Sauvagement agressée et laissée pour morte, Denise va succomber à ses blessures quelques semaines après son agression. Irène Frain sera avertie seulement à ce moment-là, quelques jours avant l’enterrement. On ne sait pas grand chose des faits, des circonstances et très vite l’auteure va être confrontée aux lenteurs de la police et de la justice. Cette mort tragique ravive alors des souvenirs de son enfance.

(suite…)

« Serial tattoo » Sylvie ALLOUCHE.


Avec Serial tatoo, Sylvie Allouche poursuit sa série des enquêtes de Clara Di Lazio. Après Stabat murder et Snap killerSerial tattoo nous plonge dans les entrailles sordides du trafic de jeunes femmes. Tout commence par la présence d’une nigériane dans la salle d’accueil du commissariat. Personne ne semble faire attention à elle, sauf Clara Di Lazio : son attitude droite et fière tranche avec la pauvreté de ses vêtements. Ce paradoxe suscite la curiosité de la commissaire et elle décide de la recevoir. Sa fille, Shaïna, a disparu. La femme affirme avoir vendu sa fille, elle a d’ailleurs apporté avec elle un sac renfermant 30 000 euros. Ayo Madaki a dû fuir le Nigeria avec ses filles. Son mari, secrétaire particulier du gouverneur du Borno, a été tué à l’arrivée des groupes islamiques et son fils a disparu dans leur fuite. Avec ses trois filles, elle est parvenue à se cacher et est arrivée en France où elle a obtenu le droit d’asile, mais leurs conditions de vie restent très précaires et c’est pour cela que son aînée, Shaïna, a cherché un emploi pour aider sa mère. Clara décide de se saisir de l’affaire.

(suite…)

« Autoportrait en chevreuil » Victor POUCHET – #RL2020


Elias entretient une relation sérieuse avec Avril, mais celle-ci le trouve trop secret et parfois assez bizarre. Elle l’incite à se raconter, à raconter son enfance qui semble être à l’origine de son mal être. Elias se confie donc dans la première partie du roman, la plus importante. Il raconte surtout son père, cet homme considéré comme étrange dans le village, mais que l’on vient voir aussi pour se faire « enlever le feu ». Car le père d’Elias est magnétiseur et médium. Il tient des propos curieux, se livre et livre Elias à des rites pour récupérer son énergie ou encore trouver son animal totem. L’animal totem d’Elias c’est le chevreuil, l’animal le plus dangereux d’après son père. Cette enfance a donc donné au narrateur une vision du monde et de la vie bien particulière et dont il a du mal à se défaire. Dans la deuxième partie, celle que j’ai préférée, l’auteur nous livre le journal d’Avril au moment de sa rencontre avec Elias. Le roman se clôt sur une troisième partie qui laisse la parole au père.

(suite…)

Lire ensemble la rentrée littéraire, ça te dit ? (billet évolutif)


Cette année, Antigone m’a proposé de faire partie d’un petit groupe sur Facebook pour partager nos lectures de la rentrée littéraire. Nous avons déjà un peu échangé sur les services de presse reçus, et Antigone a organisé des lectures communes (vous pouvez aller voir sur son blog).

Je participe déjà à deux LC programmées :

⁙ le 20 août : Autoportrait en chevreuil de Victor Pouchet -Editions Finitude – sortie le 20 août – LC faite avec Antigone

⁙ le 22 août : Un crime sans importance d’Irène Frain – Editions Seuil – sortie le 20 août – LC prévue avec Antigone

J’ai également programmé une chronique :

⁙ le 21 août : Serial tattoo de Sylvie Allouche – Editions Syros – sortie le 20 août

Je vous mets à présent les titres des romans que j’ai reçus, si ça vous dit de programmer des LC avec moi, n’hésitez pas à me laisser une commentaire. Je ne les ai pas encore lus. Pour ceux dont la sortie est prévue en août, ils seront lus en premier et mes chroniques paraîtront au cours des quinze prochains jours.

Section Littérature ado :

⁙ Lola à la folie d’Alexandre Chardin – Editions Magnard jeunesse – sortie le 18 août

⁙ Le secret de Mona de Patrick Bard – Editions Syros – sortie le 27 août

⁙ Où le loup demeure d’Aurore Gomez – Editions Magnard jeunesse – sortie le 9 septembre

⁙ Même les araignées ont une maman d’Alain Gagnol – Editions Syros – sortie le 8 octobre

Section littérature générale :

⁙ La Fille du chasse-neige de Fabrice Capizzano – Editions Au Diable Vauvert – sortie le 20 août

⁙ Avant les diamants de Dominique Maisons – Editions de La Martinière – sortie le 27 août

⁙ Cela aussi sera réinventé de Christophe Carpentier – Editions Au Diable Vauvert – sortie le 10 septembre

Au fur et à mesure de la parution de mes chroniques sur le blog, je rajouterai les liens ici et, en fonction des romans que je vais encore recevoir, je les rajouterai à la liste.

 

« Feel good » de Thomas GUNZIG – Rentrée littéraire 2019 – #1


J’avoue que je ne connaissais pas Thomas Gunzig, mais une vidéo dans laquelle il présentait son roman m’a furieusement donné envie de le découvrir, lui et son roman.

Donc c’est l’histoire d’Alice, qui après avoir été élevée dans une famille aux problèmes financiers récurrents, devient vendeuse de chaussures puis chômeuse, puis larguée avec un enfant, Achille, puis qui tente par tous les moyens, même les moins recommandables, de trouver de l’argent. Et puis il y a Tom. Tom se rêve grand auteur de best-sellers, il écrit, des trucs improbables, il attend, guette que l’on parle de ses livres dans les magazines lors des rentrées littéraires, mais rien ne vient, il se fait larguer, devient chômeur, rencontre Alice d’une drôle de façon.

(suite…)

« La Purge » Arthur NESNIDAL – #RL2018


C’est son sujet qui m’a donné envie de lire ce roman : « un étudiant décrit le quotidien d’une année d’hypokhâgne ». J’aime les romans qui parlent de l’école, du lycée, de la fac. Mais très vite, des amies sur les réseaux sociaux m’ont fait douter avant même le début de ma lecture. Et ce doute s’est confirmé dès les premières pages tournées !

« La Purge » est un premier roman d’un jeune homme de 22 ans comme la 4e de couv. prend soin de nous le dire, sans que l’on sache trop pourquoi d’ailleurs. Est-ce une façon de l’excuser ? Parce que franchement, ce roman porte bien son titre. Sans faire de mauvais jeu de mots (que d’autres ont dû faire avant moi, j’en suis sûre), lire ce roman est une véritable purge. Malgré tout, j’ai tenu bon jusqu’à la dernière page.

L’auteur, malheureusement, ne sert pas son sujet. Les professeurs, les étudiants, jusqu’au lycée lui-même sont caricaturés, on ne trouve que des êtres abjectes, des portraits noirs. L’excès de noirceur, l’hyperbole, conduit à douter. J’entends l’exigence excessive, l’humiliation de certains professeurs, mais même Zola, dans ses romans les plus noirs, ouvre des fenêtres vers l’espoir. Ici tout est négatif, rien ne survit, même pas la littérature. Contrairement à ce que nous vend la quatrième de couverte, je n’ai pas eu l’impression de lire « le quotidien » d’un étudiant, mais plutôt des descriptions sans fin, alambiquées, dans lesquelles on se perd, noyé dans une prose qui s’écoute écrire.

Dans cette écriture ampoulée, boursouflée, certes on ressent des accents zoliens (oh le beau registre épique !), hugoliens (le lyrisme, c’est sûr ça en jette !), mais si Zola et Hugo écrivaient ainsi (enfin en mieux) c’était pour coller à leur époque. Et il est bien dommage qu’un auteur de 22 ans écrive encore ainsi au XXIe siècle. Le jeune homme a des lettres, ça se sent, trop même, ça manque de digestion. Chaque époque doit trouver son écriture. Les romantiques voulaient écrire autrement pour mieux représenter leur époque. Le style de l’auteur ici finalement contredit même son propos en faisant de sa prose une écriture qui se veut élitiste. Reprocher aux professeurs de khâgne d’être pédants et écrire de façon pédante, me semble contradictoire. Et c’est, je crois, le principal reproche que je ferai à ce roman.

On pourra dire que ce sont les défauts d’un premier roman, certes. On attendra donc un prochain roman, pour confirmer ou infirmer.

« Trois fois la fin du monde » Sophie DIVRY – #RL2018


Pour avoir aidé son frère lors d’un braquage, Joseph Kamal est emprisonné. Novice dans le milieu carcéral, il n’en connait pas les codes, cherche des protections, mais se fait utiliser et se retrouve dans le pire quartier de la prison. Il y vit l’enfer, jusqu’au jour où une explosion nucléaire lui donne l’occasion de s’échapper. D’un autre type, cette explosion a épargné ceux qui sont immunisés, c’est justement le cas de Joseph. Les villes et villages sont dépeuplés, la population survivante a été amenée ailleurs, plus loin. Seul, Joseph va s’installer dans un ferme et se recréer un univers, va redécouvrir le rythme des saisons, le travail physique, la débrouille pour survivre, la douceur des animaux.

(suite…)

Un Livre dans la Boîte #10


Il ne surprendra personne si je dis que le mois de septembre est un mois particulièrement chargé : rentrée scolaire, reprendre le rythme, mais aussi et, en ce qui nous concerne, rentrée littéraire.

Pour ce dixième épisode d’Un Livre dans la Boîte, je vous présente donc les livres reçus durant ces 30 derniers jours. Il y en aura pour tous les goûts et font donc tous partie de la Rentrée littéraire (#RL2018). Les arrivages ont été groupés, et hier, notamment (et c’est bien tombé) j’ai reçu quatre livres d’un coup, belle surprise en rentrant chez moi !

(suite…)

« Summer kids » Mathieu PIERLOOT – #RL2018 (roman ado)


Antoine, Mehdi, Hannah et Alice viennent de finir le lycée, ils forment un groupe d’amis et se connaissent depuis la primaire. Ce sont les dernières vacances avant les études supérieures. Chacun a choisi sa voie, sauf Antoine. Sa rupture récente avec Hannah l’a plongé dans une tristesse profonde qui le laisse indécis, hésitant. Cette rupture a aussi un peu fendillé le groupe, Hannah ne donne plus guère de nouvelles, Mehdi et Alice sont pris entre les deux anciens amoureux. Chez Antoine, même sa vie familiale prend l’eau depuis l’arrivée du nouvel ami de sa mère, Jean-Do.

Summer kids pourrait être un roman comme un autre racontant la sempiternelle histoire d’une rupture amoureuse, pourtant, ce (trop) court roman d’un peu plus de 150 pages est porté par une écriture, une sensibilité et une réalité des dialogues qui en font un roman à part que l’on voudrait plus gros, plus long.

(suite…)