Bilan du mois de Juillet 2010


Oui, j’ai sauté le bilan du mois de Juin, entre déménagement, aménagement et vacances, j’avoue qu’il est tombé dans les oubliettes celui-là… tant pis !

Mais ne perdons pas les bonnes habitudes.

Incontestablement les vacances sont propices à la lecture, et j’ai retrouvé mon rythme de croisière après deux mois un peu mouvementés (mai et juin).  Des romans donc très variés se sont succédés entre mes mains, et un livre seulement ce mois-ci fait partie de ma PAL d’été… un comble !

Alors commençons par le début :

La Solitude des nombres premiers de Paolo Giordano : 343 pages

Une fois ne compte pas de Marie Charrel : 245 pages

Blog de Jean-Philippe Blondel : 114 pages

Malavita encore de Tonino Benacquista : 389 pages

Une sacrée mamie : 193 pages

Les Derniers flamants de Bombay de Siddharth Dhanvant Shandhvi : 469 pages

(avis prévu autour du 25 août !)

  • Qu’en est-il de mes challenges ????

Un mois pauvre en résolution de challenge:

seul le Benacquista entre dans Le Prix littéraire des Blogueurs

et 3 romans en moins dans ma PAL ce mois-ci…. c’est toujours ça !!!

  • Comment ces livres me sont arrivés entre les mains ?

On notera :

Deux romans en partenariat : Une fois ne compte pas de Marie Charrel et Les derniers flamants de Bombay de Shandhvi. Merci donc à Babélio pour nous faire découvrir de nouveaux romans !

Un livre voyageur : Blog de Jean-Philippe Blondel (merci Cynthia)

Une lecture commune : La Solitude des  nombres premiers de Giordano (avec Cynthia et Pascale)

Un manga: Une Sacrée Mamie que je suis avec passion !

  • Et maintenant bilan:

1753 pages

6 livres

« Malavita encore » Tonino Benacquista


Malavita encore est la suite de Malavita (que je n’ai pas lu…), bien qu’une suite de…, ce roman de Benacquista peut se lire indépendamment.

Fred Wayne, de son vrai nom Gianni Manzoni, est un ancien capo de la Mafia, un repenti, logé et protégé par le FBI. Depuis 12 ans, il vit avec sa femme, sa fille et et son fils dans un petit village de la Drôme, retiré du circuit mais il révèle chaque année de nouvelles infos pour conserver sa protection. Les enfants ont grandi et ont quitté le foyer, sa femme monte un petit restaurant de vente à emporter (des gratins d’aubergines) à Paris, et Fred se sent seul, pourtant il a trouvé sa reconversion : il est devenu un auteur de romans policiers dans lesquels il revit ses années de mafieux. Mais son entourage ne le prend pas au sérieux, lui qui n’a jamais ouvert un seul livre….

Ce petit résumé est nécessaire pour comprendre l’esprit du roman. Humour décalé, situations cocasses entre un ex-mafieux aux méthodes radicales et une vie quotidienne banale et routinière.

J’ai adoré ce personnage totalement décalé. Sa réflexion sur la littérature est un morceau d’anthologie :

A la longue, Gianni assuma sa monstruosité : il était bel et bien le seul homme au monde à n’avoir lu aucun livre. Et ça lui faisait gagner un temps fou, nom de Dieu! Il agissait, au lieu de rester le cul sur une chaise à s’efforcer de croire à tous ces rebondissements débiles et à toutes ces psychologies tordues.

[…]

Les romans, c’était bon pour les caves, ceux qui partent à l’aventure en allant pêcher la truite

La lecture de Moby Dick sera une révélation, même s’il mettra plusieurs jours à passer la première phrase.

J’ai bien sûr pensé aux Soprano, l’esprit est là  ! Mais au-delà du récit, Benacquista truffe son texte de réflexions sur l’écriture, la lecture, le cinéma (avec notamment une analyse du Parrain!!!), l’Italie (et sa cuisine!!!) et bien évidemment sur la Mafia, qui font de ce roman un vrai moment de bonheur. Il me tarde donc, à présent, de lire Saga dont j’ai lu, çà et là, de très bons avis sur les blogs.

Un auteur donc qui m’a saisie au vol, un peu par surprise. Pour information, Tonino Benacquista est le scénariste de Sur mes lèvres et De battre mon cœur s’est arrêté, et là je me dis que je comprends mieux l’effet qu’il a produit sur moi !

A lire d’urgence !

Lu dans le cadre du Prix Littéraire des Blogueurs


36/254



« A quand les bonnes nouvelles » Kate Atkinson


Je connaissais déjà Kate Atkinson pour avoir lu Sous l’aile du bizarre… en ouvrant A quand les bonnes nouvelles j’ai retrouvé ce style particulier qui, quoiqu’il en soit, a quelque chose de troublant… j’avoue que je me perds parfois et qu’il faut bien suivre, être attentive à sa lecture pour ne pas perdre le fil, d’autant que dans ce roman-ci plusieurs allusions à des séries TV anglaises jalonnent le texte, des références très mystérieuses pour une frenchy comme moi !

Après la première scène choc du début, je dois avouer que pour moi la lecture fut un peu fastidieuse, il faut du temps pour s’installer dans ce roman, pour comprendre les différents personnages, pour entrer dans leur vie… mais finalement, petit à petit on s’attache à ses personnages qui tous ont subi, et subissent encore des malheurs à répétition. Chaque personnage a une faillure, un drame dans sa vie, qui crée à la fois une faiblesse et une force… chacun attend une bonne nouvelle… au fur et à mesure que les pages se tournent, l’intérêt grandit. Le genre est difficile à définir : roman ou polar ? il y a des crimes, des assassins, des flics, une enquête, mais il y a aussi une réflexion sur le sens de la vie, sur comment vivre quand les gens que l’on aime sont morts et que l’on est seul… un roman dense donc…

Kate Atkinson a un style bien à elle, entre humour et violence… certaines répliques m’ont fait rire : Maman vénérait Lady Di et déplorait fréquemment son trépas: « Partie, disait-elle en hochant la tête d’un air incrédule. Comme ça. Tout cet aérobic pour rien. » (p.133)… et puis cette alusion à « Toy’s story » : vers l’infini et au-delà que l’on trouve au fil du texte (oui je connais mes classiques grâce à mes enfants!).

Finalement c’est avec regret que j’ai fini ce roman, j’ai aimé ces personnages décalés, sensibles, meurtris… j’ai aimé ce style qui m’a bousculée, ces références littéraires, ces allusions diverses et variées… un roman donc à découvrir. Et le Dr Hunter que l’on suit, cette petite fille du début qui vit l’enfer, et cette adulte devenue que tout le monde croit fragile  et qui depuis la naissance de son bébé a acquis une force insoupçonnée. Finalement c’est un roman sur la résilience….

Certains personnages se retrouvent dans un roman précédent : La Sourie bleue qui paraît-il est très bien !!!

Lu dans le contexte du Prix Littéraire des Blogueurs, section Indiana (roman)

3/10

34/253

Bilan du mois d’Avril 2010 et Classement Wikio en exclu !


Je profite d’avoir encore cette semaine une connection internet pour publier mon bilan du mois !

Maigre bilan … on ne peut pas être au four et au moulin… mais bon ! de belles surprise ce mois-ci :

(412 pages)

Un thriller palpitant que j’ai découvert et aimé grâce aux éditions XO !

(338 pages)

Les premiers écrits de Jane Austen… dire qu’elle aurait pu écrire encore tant d’autres romans… impression de rester sur sa faim, mais Austen reste Austen !

(159 pages)

Une étude philosophique sur la portée de l’éducation des Lumières… un essai inscrutif !

(638 pages)

Un roman comme une fresque, des personnages touchants, d’autres haut en couleur !!! une belle rencontre !

Donc si je récapitule :

4 romans

1547 pages

Deux Challenges honorés :

Souhaitons que mai soit plus productif !!!

Quoiqu’il en soit, j’ai fini ce matin mon carnet de lecture… il s’est rempli petit à petit pendant 9 mois… dorénavant, un autre carnet m’attend pour recueillir mes impressions de lecture !!!

***

J’ai le privilège de nous transmettre le classement Wikio catégorie Littérature pour le mois d’Avril !

Pour une fois me voici 17ème et c’est à vous que je le dois ! merci donc d’être toujours plus nombreux à pousser la porte !

1 Blog-O-Book
2 Happy Few
3 Le blog de Celsmoon
4 Cynthia et ses contes défaits
5 Mon coin lecture
6 Le blog de Herisson08
7 Mille et une pages
8 Jeu d’écriture(s)
9 A LIRE AU PAYS DES MERVEILLES
10 Bric à Book
11 Les Peuples du Soleil
12 en lisant en voyageant
13 Les écrits d’Antigone
14 Sylire
15 My Lou Book
16 Audouchoc
17 Les livres de George Sand et moi
18 Les lectures de Pimprenelle
19 Le blog de Yspaddaden
20 LIRATOUVA

Classement réalisé par Wikio

Classement Culture chez Cynthia !!!!

« Les grandes espérances du jeune Bedlam » Georges Hagen


J’ai enfin fini ce matin ce gros roman… mon avis a évolué au fur et à mesure de la lecture. Il faut dire que le destin de Tom Beldam est fait de rebondissements en tout genre, et que George Hagen sait nous emmener à sa suite.

Indéniablement influencé par les romans de Dickens, Hagen crée un personnage intéressant. Nous suivons les aventures de Tom Bedlam depuis un quartier industriel de Londres à la fin du XIXème siècle, jusqu’en 1918 en Afrique du Sud. Tom, élevé par sa mère, travaille d’abord dans une usine de porcelaine, puis, après la mort de sa mère, part en Ecosse faire ses études… c’est là que les fils de son destin vont se nouer !

Roman parfaitement clos sur lui-même, Les Grandes espérances du jeune Bedlam a le charme d’un roman du XIXème siècle mais aussi les maladresses des feuilletons de l’époque. J’ai aimé les différents personnages : les originaux, comme l’horripilant William Bedlam, père, si peu père, de Tom ; d’autres très attachants comme Audrey, l’amour de jeunesse de Tom, ou Lizzie, la femme de Tom sans parler de sa ribambelle d’enfants… Les pages se tournent avec plaisir, même si, dans les premières pages on ne sait pas bien où veut en venir l’auteur, jusqu’à l’évènement décisif qui va conditionner le destin de Tom.

J’ai regretté plusieurs manques de vraisemblance, qui rapproche le roman des feuilletons du XIXème et qui fait perdre au roman un peu de sa crédibilité. Cependant, c’est incontestablement un roman à découvrir, et les personnages créés par Hagen laissent une empreinte chez le lecteur. On ne ressort pas totalement indemme de cette lecture, parce qu’elle nous entraine à réfléchir sur nos choix, sur les décisions que nous prenons à des moments clefs de notre vie.

« Les Etranges soeurs Wilcox : 1. Les Vampires de Londres » Fabrice Colin


Encore un roman pour ado… régresserais-je ??? Je découvre avec bonheur cette littérature jeunesse très abondante et de bonne qualité.

Je me suis donc plongée dans les aventures des soeurs Wilcox… Fascination et tutti quanti ne m’avait pas, vous vous en souvenez peut-être, convaincue : tous ces vampires et ces loups-garous me sortaient un peu par les yeux… c’est donc un peu échaudée que je me lançais dans la lecture ce roman de Fabrice Colin… encore des vampires : aïe aïe aïe, pourvu qu’il y ait un peu de consistance dans ce roman-ci….

Ici, l’univers est bien différent de celui créé par Stephenie Meyer : on est plongé dans le Londres de la fin du XIXème, 1888, pour être exacte…il neige, il fait nuit, il fait froid… Les deux soeurs se réveillent enfermées dans un cercueil sans que l’on sache très bien qui les a mises dans ce pétrin…

Le charme principal de ce roman est, sans conteste, de nous faire revisiter le Londres de la belle époque… celui de Sherlock Holmes, mais aussi d’Abraham Stocker et de Jack l’Eventreur… tout se mélange dans ce roman foisonnant… Les deux soeurs, au caractère différent, l’une douce et sensible, Luna, la cadette, l’autre intrépide et décidée, Amber, l’aînée, sont attachantes, et l’on chemine à leur côté avec plaisir….

MAIS…

Oui, vous commencez à me connaître…. il y a quelques petites choses qui me tracassent…

Tout d’abord, j’ai eu l’impression que l’intrigue se déroulait ailleurs ! A plusieurs reprises, Fabrice Colin nous laisse sur la rive… maître de l’ellipse, il a la facheuse tendance à résumer a posteriori les actions capitales… si bien, qu’à force, on se sent rejeté… et moi je n’aime pas être rejetée… pourquoi tant d’ellipses, pourquoi privilégier le résumé au récit de l’action… on se retrouve comme les héroïnes, enfermé dans notre chambre en sachant que tout se passe dehors et que nous ne pouvons y participer… Alors bien sûr, j’exagère un peu : on assiste bien à des combats, à des messes basses, mais cette impression est tenace…

Ensuite, et cela me paraît plus ennuyeux, on ne parvient pas à percevoir les différents personnages si ce n’est les héroïnes et les personnages célèbres. Je dois avouer que je ne suis jamais parvenue à dissocier les différents membres des Invisibles… Manque de descriptions précises, de caractérisation, tout cela  fait que l’on a du mal à se représenter certains personnages.

Fabrice Colin s’est visiblement amusé à mettre en scène Sherlock Holmes, Watson, Stocker, Dracula et consoeurs, mais il manque un peu de substance à tout cela…

Cependant, il faut reconnaître que la lecture est malgré tout agréable, et que l’on est intrigué par le destin hors du commun des deux soeurs. Il est donc possible que je me laisse tenter par la suite, ne serait-ce que par curiosité, mais sans réelle impatience, malheureusement…

« Le Journal d’Aurore : Rien ne va plus » Tome 3, Marie Desplechin


Oh lala les filles (et les garçons aussi d’ailleurs) j’ai passé trois jours merveilleux en compagnie d’une adolescente épouvantable…. Dieu merci elle n’habite pas chez moi mais est bien enfermée dans un roman pour ado totalement génial.

Pour une fois, et cela peut nous heurter un peu au début, Marie Desplechin ne fait pas de son héroïne une mordue de lecture, bien au contraire elle n’y comprend pas grand chose, enfin surtout aux choix de lectures de ses profs de français. Elle confond allègrement auteur et titre, fait des fiches de lecture dans lesquelles elle critique très négativement l’œuvre et explique comment elle est incapable d’avoir un jugement sur une histoire qui lui est totalement étrangère…. bref elle est insupportable pour des lectrices comme nous, mais je dois avouer que son analyse de La Princesse de Clèves est un morceau d’anthologie…

C’est drôle, bien écrit, intelligent, subtil et fondé, visiblement sur du vécu… J’ai traîné mon livre dans tous mes déplacements, impossible de m’en séparer…

Ce roman est aussi une chronique bien menée de la vie de famille avec une petite sœur surdouée et insupportable, mais pour d’autres raisons ; des parents un peu dépassés par les évènements; des copains et copines qui nous rappellent ceux et celles qui traînaient avec nous il y a vingt ans… On se retrouve avec plaisir sur les bancs du lycée, côtoyant ces profs qui crisent pour un rien, ces profs de français qui, sortis des classiques étudiés en cours, manquent de curiosité pour ce qui s’écrit aujourd’hui, ces remplaçants que l’on apprend à connaître et que l’on regrette une fois partis…

Cette Aurore (ou horreur!!!) est aussi une compositrice hors pair de textes réalistes et engagés très drôles… Son expérience dans son groupe de musique, permet de parler de la façon dont les adolescentes se voient, et la scène où elle apparaît maquillée et en robe rouge, où le vilain petit canard se transforme en cygne est aussi un grand moment.

Bref, c’est jubilatoire…

Quelques petits bémols toutefois, on se demande comment une jeune fille si, apparemment, peu douée pour la lecture, peut avoir une plume si expressive…

Dieu merci, on est loin du journal de LOL inspiré du film avec Sophie Marceau, on est loin aussi de ce langage sms, de ces accumulations de gros mots, Marie Desplechin peut être taxée d’idéaliste de la jeunesse (même si avec une telle Aurore à la maison cela ne doit pas être de tout repos!!!), il n’en reste pas moins, qu’elle fait du journal d’Aurore un texte bien plus abouti. Si ce n’est que la fin est, me semble-t-il, trop brusquement amenée, comme un prétexte trouvé à la dernière minute pour achever son roman…

Quoiqu’il en soit il faut se jeter sur ce livre… et profiter de la présence de Marie Desplechin au Salon du Livre de Paris le Samedi 27 mars pour lui poser des questions et faire dédicacer son exemplaire… vous risquez de me retrouver dans la queue, perdue, pauvre pré-quarantenaire, au milieu de dizaine de minette de 15 ans… m’en fout d’abord…

Coup de Coeur !!!!

Bilan du mois : Février 2010


Toujours quelques jours de décalage dans l’édition de mon bilan mensuel…

Le mois dernier je m’étais lancée un petit défis : lire au moins 8 livres… et bien c’est haut la main que j’ai franchi le cap des 11 livres pour ce mois de Février…

Tout commença par :

(298 pages)

(137 pages)

(172 pages)

(252 pages)

(159 pages)

(28 pages)

(213 pages)

Billets à venir… un pur régal !!!!

(Total des 4 tomes : 858 pages)

Donc, si je récapitule :

– 3 grosses déceptions : Lagier-  Zenatti et Collins)

– 1 énorme coup de cœur pour Une Sacrée Mamie dont j’attends la suite avec une grande impatience….

– 2 beaux moments de lecture avec Daniel Pennac et Madame de La Fayette…

– 1 belle émotion en lisant Toussaint…

– 1 belle découverte avec l’album jeunesse de Juliette Winter

Côté Challenges :

2 romans pour le Challenge 1% Littéraire (Lagier et Zenatti)

1 roman pour le Challenge J’aime les classiques (Madame de La Fayette)

1 roman pour Challenge Wilkie Collins à jumeler avec le Challenge English Classics

1 album pour le Challenge Je lis aussi des albums

1 roman pour Le Prix Indiana, du Prix Littéraire des Blogueurs

Un mois bien rempli et très hétéroclite, une initiation au manga réussie !!!

Total des pages lues : 2117 !

Quels livres quand on part en vacances ?


Demain je pars en vacances chez ma maman (à Grenoble voir la photo plus haut…), 15 jours sans réseau internet (enfin j’emmène quand même l’ordi histoire de choper le réseau des voisins!! si possible !) mais pas sans livre… le problème va être de choisir quelques livres parmi les 208 de ma PAL…

Plus la PAL augmente plus  le choix devient kafkaïen… je me demande donc comment je vais faire pour choisir… au hasard, les yeux fermés, en laissant ma main se poser? ; par tirage au sort ? ; en fonction des challenges auxquels je suis inscrite? ; en bousculant la Pile et en prenant ceux qui tombent en premier …. quand je vous dis que ce n’est pas simple !!!

Après mûres réflexions je suis quand même parvenu à établir une petite liste, mais je me connais, elle risque de se trouver changer juste une heure avant de partir… et sur place, je sens que des petits nouveaux vont venir s’ajouter à ma PAL…

Quoiqu’il en soit voilà ce que j’emmène dans mes bagages (normalement!):

Quelques nouvelles à lire au fil des jours, et pouvant s’intercaler à un roman plus conséquent. En plus, il fait partie du Prix Littéraire des Blogueurs.

Car comment partir sans emmener un roman de Jane Austen… et j’ai le Challenge Jane Austen à finir pour le mois de Mars…

Un petit classique et 2 Challenges honorés… facile !

Une magnifique couverture, un roman acheté ce matin-même et un Challenge à tenir !!!

Voilà donc ce qui m’attend pendant ces vacances, et autant de billets en rentrant dans quinze jours sur ce blog !!!!

Bonne vacances à toutes… j’ai programmé quelques billets pour que je ne vous manque pas trop !!! je pourrai lire vos commentaires mais pas vous répondre, mon téléphone portable n’est pas assez sophistiqué, et oui tout le monde n’a pas la chance d’avoir un I-Phone !!!

« Faire l’amour » Jean-Philippe Toussaint


Les éditions de Minuit ont une histoire et présentent souvent des textes littéraires héritiers du Nouveau Roman… aborder ce roman de Jean-Philippe Toussaint dans cette édition, celle qui édite Echenoz, Robbe-Grillet, c’est partir avec un idée dans la tête… ce que l’on va me raconter ne va pas primer, c’est davantage la façon dont on va me le raconter qui va importer… et en effet !

Le sujet de ce roman : la rupture d’un couple racontée en quelques jours dans une ville étrangère, à la culture étrangère : Tokyo…

Mais, Toussaint ne tombe jamais dans l’exotisme, ses descriptions de la ville s’accrochent aux buildings, aux lumières, au grouillement des gens, bien sûr nous parle-t-il des baguettes, mais pas de longues descriptions, presque rien sur les gens croisés, les mots japonnais ne peuplent pas le texte… on est loin d’un roman réaliste et exotique…

De même pour le sujet. Si celui-ci est un poncif de la littérature, la façon dont le traite Toussaint est nouveau. Le narrateur est fatigué (décalage horaire), déprimé (il rompt), puis malade (il a pris froid lors d’une excursion nocturne dans la neige!), il nous entraîne dans un série de pensées mais là encore rien de romantique, de pleurnicheur… bien au contraire… car cette prose manie aussi l’humour, le décalage… les pensées sont perçues à travers une manière de nous décrire le décor ou les gestes du narrateur :

Je sortis mon carnet d’adresses de la poche de mon manteau et m’assurai que j’avais bien le numéro de téléphone de Bernard. Je cherchai un téléphone à pièces et en trouvai un dans une cabine aux portes mal conçues, qui s’ouvraient vers l’extérieur, je me faufilai entre les battants, que je laissai se refermer dans mon dos, posai mon carnet sur la plaque de métal des annuaires, et composai le numéro de Bernard. (p.113)

Descriptions dans le détail des moindres gestes, comme un automate accaclé par la fatigue, la déprime et la maladie, le narrateur agit sans réfléchir…

Faire l’amour est le premier roman d’un cycle qui se poursuit par Fuir et dernièrement sorti La Vérité sur Marie. Autre figure centrale du roman, Marie, la femme aimée, tient une place bien évidemment essentielle. Très peu décrite, elle nous apparaît souvent en pleurs, sensuelle, sûre d’elle. Nous entrons, selon l’expression, in media res, dans leur histoire, comme on prend un train en route… l’immersion est totale, et ce couple, en pleine séparation, que le désir anîme encore, nous apparaît violent et en même temps inséparable. Le narrateur l’explique :

Nous nous aimions, mais nous ne nous supportions plus. Il y avait ceci, dans notre amour, que, même si nous continuions à nous faire plus de bien que de mal, le peu de mal que nous nous faisions nous était devenu insupportable.

En arrière plan, la menace de ce flacon d’acide chlorhydrique, que le narrateur transporte tout le temps avec lui, comme en prévision d’un drame à venir… En complément du roman, une analyse très fine et très intéressante de Laurent Demoulin, tente d’expliciter la raison de la présence de ce flacon. Que symbolise-t-il? Il finit par conclure que ce petit flacon représente l’angoisse du narrateur, la précision de la disparition de l’amour pour Marie.

Un roman donc, surprenant par son écriture, mais qui emporte et qui donne envie de poursuivre le cycle, d’autant que rien ne semble résolu à la fin de ce roman !

D’autres critique par ICI, notamment celles de Hélène, Gabi, Zaza et Cathy.