Talents à Découvrir : sélection 2013 des libraires Cultura.


Cultura talents à découvrirPour ceux et celles qui me suivent un peu sur facebook, vous savez que vendredi dernier, j’ai pris le train jusqu’à Bordeaux, invitée VIP par les libraires du magasin Cultura de Bègles. Le but de ce petit voyage et de cette soirée, était de faire découvrir à quelques blogueuses l’enseigne Cultura, mais surtout un Prix qui, depuis 11 ans, permet de mettre en lumière de « jeunes » auteurs talentueux : le Prix Talents à Découvrir.

Nous avons donc été chaleureusement accueillies par l’équipe livre du magasin : visite de la librairie et présentation des 6 romans par David Abiker, impliqué depuis quelques années déjà dans cette opération. Nous avons eu la chance de recevoir en cadeau la sélection des « Talents à découvrir » et même avons-nous trouvé dans notre grand cabas une liseuse Cultura, dont je vous reparlerai bientôt.

Les membres du comité de sélection des romans sont d’une part, les libraires des différents magasins Cultura en France ainsi qu’un auteur que nous connaissons bien sur les blogs : Gilles Legardinier, auteur de Demain j’arrête ! et Complètement cramé. Chacun des membres a donc lu plusieurs romans correspondants à l’esprit du Prix, puis ils se sont réunis pour élire leurs six coups de cœur.

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« Le Fils de Jean-Jacques » est de retour au bercail ! (LV)


logo-livres-voyageurs1Après ma lecture du très beau roman d’Isabelle Marsay, Le Fils de Jean-Jacques ou la faute à Rousseau, j’avais eu envie de la faire partager avec vous. Cinq d’entre vous se sont proposées pour accueillir ce livre voyageur : Asphodèle, Giny, Estellecalim, Claudialucia et Nathalie. Le fils de Jean-Jacques a donc vu du pays : la Vendée, le Nord, la Normandie, Avignon et Marseille. Il est rentré à la maison hier matin après un voyage à travers la France qui aura duré presqu’un an. J’ai donc eu le plaisir de  découvrir tous les petits mots amicaux laissés entre ses pages, de belles cartes et de très beaux marque-pages qui vont venir augmenter ma collection.

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Le roman de Caroline Vermalle veut voyager !


logo-livres-voyageurs1L’île des beaux lendemains est sans doute LE livre le plus approprié pour partir en voyage sur les douces ailes des papillons de sa couverture. A partir de lundi, il s’envolera donc vers Keira et Fanny du blog Netherfield Park.

Si comme elles, vous avez envie d’accueillir chez vous, ce très beau roman, il vous suffit de venir vous inscrire dans les commentaires et de m’envoyer votre adresse postale par mail :

leslivresdegeorge[at]gmail.com

Petite réserve cependant puisque le monde dans lequel nous vivons n’est pas peuplé uniquement de Bisounours et que certains livres voyageurs ont disparu dans la nature, je suis obligée de restreindre les inscriptions aux personnes que je connais bien (elles se reconnaîtront) ou qui me laissent de gentils commentaires ici et qui ont un blog que je connais. Oui, je sais cela fait beaucoup de restrictions finalement, mais je tiens à ce roman que je ferai sans doute dédicacer et j’ai envie qu’il rentre au bercail après son périple. Merci.

Pour ceux qui souhaiteraient participer, il serait aussi sympa pour les participants suivants, de ne pas trop tarder à le lire après réception, mais une fois que vous l’aurez ouvert, je sais que vous ne pourrez plus vous arrêter donc cette petite précision ne devrait pas être très utile !

vermalle l'île

1. Fanny

2. Appelez-moi Madame

3. Valou

4. Paulinelit

« La Liseuse » de Paul FOURNEL


Fournel la liseuseGrâce aux livres prêtés par Charlotte, je suis plongée dans la vie des éditeurs depuis plusieurs jours. Après le très réjouissant Petits bonheurs de l’édition de Bruno Migdal, j’ai lu ce week-end La Liseuse de Paul Fournel, roman sorti en janvier 2012 chez P.O.L.

Si le premier donnait le point de vue du stagiaire, dans ce roman-ci, nous avons le point de vue de l’éditeur. Robert Dubois a créé sa maison d’édition il y a bien des années, il approche même de la retraite et son « entreprise » est gérée par un personnage qui n’a pas tout à fait la même vision que lui du métier, il est avant tout un gestionnaire d’entreprise.

Robert Dubois, surnommé ironiquement Gaston (réf. à Gaston Gallimard, sans doute!), est l’éditeur ancienne génération. Il connait le milieu comme sa poche, a mille anecdotes à raconter, cultive ses habitudes, passe son temps à lire des manuscrits, constate la difficulté de son métier… Quand un jour, une stagiaire lui apporte une liseuse avec, à l’intérieur, les nouveaux manuscrits à lire et trier. Robert Dubois va alors faire l’expérience de cette nouvelle façon de lire, délaissant le papier pour une tablette froide et impersonnelle qui va l’amener à revoir ses habitudes.

Cette lecture fut moins joyeuse que les Petits bonheurs. Il faut dire que je n’ai pas été très séduite par cette figure de l’éditeur. Non que les valeurs qu’il représente ne me correspondent pas, bien au contraire, je suis comme lui (du moins au début du roman) fidèle au papier et la liseuse ne me fait pas fantasmer, mais il y a dans ce livre quelque chose qui me dérange, comme un goût de capitulation, de « tombé de rideau » qui teinte le livre d’une certaine tristesse. Alors oui, c’est vrai, les petits stagiaires sont bien sympathiques, leur jeunesse, leur enthousiasme pour les nouvelles technologies sonnent le renouveau, mais c’est un renouveau que je trouve dérisoire. En lisant ce livre, j’ai eu le sentiment de lire un testament. Oui, il y a ce passage de relai, cette intrusion de la modernité dans l’univers séculier de l’éditeur, avec sa vieille sacoche, son stylo fixé sur l’oreille, ses manuscrits papier qu’il trimballe un peu partout, mais cette dichotomie entre les anciens encore attachés au papier et les modernes rivés à leur tablette, m’a semblé un peu caricaturale. Un vieux dinosaure qui s’éteint, voilà à quoi m’a fait penser cet éditeur. Or si le renouveau de l’édition consiste à reprendre les jeux littéraires de l’Oulipo pour les adapter aux tablettes et ainsi conquérir un nouveau public, j’ai bien peur que ce soit un peu court. Mais sans doute cela vient-il du fait que les jeux littéraires, aussi géniaux soient-ils ne m’ont jamais vraiment convaincue. Je dois être un dinosaure d’une génération encore plus ancienne que celle de l’éditeur. Car, finalement, la littérature du XXIème semble être réduite à : des devinettes ou des feuilletons (comme au XIXè) sur tablette et les succès en librairie sont des romans écrits par des gamines qui passent bien à la télé. Je sais que je réduis un peu le propos, mais l’éditeur réduit également la littérature moderne à l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille. Je sais qu’en même temps il n’a pas vraiment tort puisque le roman raconte toujours cette même histoire, que le romanesque devient de plus en plus synonyme de romance et perd son sens premier. Mais, non, je ne peux me résoudre à cet abandon, à cette capitulation.

Je préfère de bien loin la réflexion de Hubert Nyssen dans Lira bien qui lira le dernier, je préfère la lutte à la capitulation, je préfère un éditeur qui lutte qu’un éditeur qui s’enferme chez lui. Je pense à cette citation tirée du livre de Nyssen :

Pour les affairistes qui, petit à petit, mettent la main sur l’industrie de l’édition, et pour les négociants qui la gouvernent, la question de la création littéraire compte moins que celle d’un lectorat considéré comme un marché qu’il importe d’affourcher et d’exploiter.

Je suis sans doute utopiste ou naïve, mais Robert Dubois fait ce que Nyssen déplore dans la citation ci-dessus, et moi ça me dérange. Et finalement il en a bien  conscience car ne revient-il pas, à la fin, aux livres et aux auteurs, n’en revient-il pas à Cohen, à Rabelais ? Oui, la lecture est un divertissement, mais la littérature est aussi autre chose qu’un petit jeu en application sur une tablette ou une jolie romance.

Cela dit, il y a quand même certaines choses qui m’ont plu et pas des moindres : un style, cela est indéniable, une langue merveilleuse ; une façon de nous faire vivre la vie d’un éditeur, de nous révéler toute la chaîne depuis l’écriture avec la figure de l’écrivain, en passant par la lecture et l’élection des manuscrits, puis la publication (les tirages), la présentation aux représentants, les libraires et les médias avec l’indétrônable Pivot ! Oui, tout cela est savoureux ! Comme l’est également la contrainte que s’est imposée Paul Fournel et que nous découvrons en postface de l’ouvrage.

Je sais que ce billet va à l’encontre de nombreux autres bien plus enthousiastes, je vous livre ici un ressenti peut-être un peu brut et qui cependant ne devrait pas vous dissuader à lire ce roman. C’est bien là tout le paradoxe, mais aussi tout l’intérêt de ce roman. Car, quoiqu’il en soit il questionne sur la lecture et c’est bien la lecture qui triomphe avant tout (même si elle est un peu crépusculaire à la fin du roman).

Roman lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres.

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« Petits bonheurs de l’édition : Journal de stage » de Bruno MIGDAL


migdal petits bonheursQuand je me suis levée ce matin, rien ne prédestinait au fait que j’allais lire ce livre. Il m’a été très amicalement prêté par une insatiable Charlotte il y a plusieurs mois maintenant, et fidèle à mes mauvaises habitudes, je l’avais laissé sommeiller entre un autre livre venu avec lui, La Liseuse, et Plus jamais d’invités ! de Vita Sackville-West. Mais Charlotte portant bien son nom, une insatiable envie de relire ses livres l’a poussée à me les redemander, ce qui est bien normal. Il m’a paru bien triste d’avoir hébergé si longtemps ces deux livres et de devoir les renvoyer chez eux sans les avoir ouverts, sans m’y être frottée. Voilà comment, j’ai commencé et fini dans la foulée ce petit livre qui méritait bien un billet sur ce blog !

Bruno Migdal, quadragénaire de formation scientifique mais/et grand lecteur, décroche un stage dans une prestigieuse maison d’édition, la Maison, pour une durée de 6 mois. Plus qu’un stage vécu comme une première pierre à un projet professionnel, ce stage est surtout pour lui l’occasion de découvrir ce monde étrange de l’édition, de pénétrer dans l’antre de la littérature. Le livre est donc plus exactement un journal, avec ellipses, comme le souligne le sous titre.

Bruno est donc stagiaire littéraire, lecteur chargé de faire le tri entre le publiable et l’autre, c’est-à-dire la grande majorité des manuscrits arrivés par la poste, le non-publiable. Nous suivons sa découverte de la Maison, la décrépitude de l’endroit, les sphères entre le niveau de la direction et les autres étages, il croise des auteurs désignés par des initiales que l’on joue à identifier avec un petit plaisir de détective, il révèle les copinages du milieu germanopratin, l’outrecuidance de beaucoup, la simplicité de peu, dresse les portraits pas toujours flatteurs des autres stagiaires, des attachés de presse caractérielles ou des assistantes versatiles. L’éditeur apparaît comme un homme pressé, un grand manitou croulant sous les manuscrits. Les bureaux sont étroits, sombres, la lumière du jour a du mal à filtrer, mais Bruno est heureux et se sent à sa place, l’œil et l’oreille sont aux aguets. Pourtant BHL, l’Arlésienne de la Maison, ne sera jamais même entr’aperçu.

La lecture des manuscrits est l’occasion de pointer les défauts de beaucoup d’écrivains : la volonté de faire moderne en utilisant un style vulgaire qui n’amène rien, l’insertion de simili mails qui là encore n’apporte aucune profondeur, des descriptions vides qui ne sont que des noms de rue ou de magasins… Ses remarques apparaissent comme autant d’écueils à éviter pour tout aspirant écrivain. Sans parler des lettres d’introduction aux manuscrits qui à elles seules sont autant de perles.

Au-delà de la vie de la Maison, Bruno l’évoque également comme une entreprise. Il parle de la hiérarchisation, des conditions précaires des stagiaires, de la nécessité de vendre, des méthodes commerciales magistralement orchestrées. C’est le regard candide d’un  homme mûr, qui a passé l’âge d’être stagiaire, et qui a donc le recul nécessaire (et la connaissance littéraire) pour appréhender tout cela avec un humour qui ne se veut pas blessant.

C’est aussi le récit d’un lecteur qui touche du doigt le Nirvana, heureux de pouvoir empocher les livres publiés par la Maison (à défaut d’un salaire digne), de croiser des auteurs, de baigner finalement dans ce lieu qui reste magique tant les livres sont présents parfois jusqu’à l’outrance.

Par ce livre, Bruno Migdal soulève le voile, nous fait voir les rouages de la machine éditoriale, nous explique un peu comment cela se passe. On n’est guère surpris pour tout dire, mais cette lecture reste un petit plaisir qui s’apprécie, comme une lecture interdite.

L’écriture ne s’apprend pas ! Si les fondamentaux en sont dispensés durant la scolarité, la seule lecture personnelle est censée développer les dispositions à l’écriture. Les gens lisent, donc se sentent naturellement en droit d’écrire : imagine-t-on un simple mélomane frapper à la porte d’un orchestre. (p.23)

Un seul petit regret cependant, un style parfois inutilement lourd qui donne un aspect un peu surfait et que semble lui avoir aussi notifié l’Editeur de la Maison : lourdeur de style… artificialité de l’écriture… (p.141). Mais finalement cela s’entrave guère la lecture et on referme le livre avec le sourire aux lèvres, c’est bien là l’essentiel.

Livre lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres et de « Un Jeudi, un livre« . Merci à Charlotte pour sa gentillesse.

challenge-le-nez-dans-les-livresun-jeudi-un-livre

Retour au bercail…


Après une année de pérégrination à travers la France, Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir vient de rentrer au bercail. Je l’ai retrouvé en pleine forme, tout ragaillardi par son petit voyage.

Après une première escale chez ma Cousinette (sans blog) en Bretagne, il a continué son voyage en passant chez Syl. ; chez Lizouzou ; chez Schlabaya ; chez Sharon et enfin chez Olivier.

Merci à vous d’avoir pris soin de lui et de lui avoir montré le chemin du retour.

« Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir » de J. Heska : Livre-Voyageur


Le billet de Leiloona sur ce roman, celui de Liyah et le mien ayant entraîné des commentaires très intéressants et suscité peut-être des envies de lecture, je vous propose de faire voyager ce roman jusqu’à vous ! Il s’est déjà envolé ce matin pour la Bretagne et sera heureux de poursuivre sa route vers d’autres régions…. Si vous avez envie de l’accueillir dans votre BAL, laissez-moi un commentaire. (Envoyez-moi vos coordonnées postales par mail : leslivresdegeorge@gmail.com)

Valérie (envoyé le 11 août)

Syl.

Sharon

Lizouzou

Kytheria

Schlabaya

Mélo

Olivier

Astrid

Livres Voyageurs : embarquement porte N°10


Non non je n’ai pas oublié…. un petit billet pour vous annoncer le départ imminent des livres voyageurs : les cartes sont achetées, les mots sont écrits, il ne reste plus qu’à tout mettre dans les enveloppes et hop ils seront bientôt chez vous !

Merci de me tenir au courant (par mail : leslivresdegeorge@gmail.com) du bon atterrissage des colis en votre demeure, par retour de mail, je vous enverrai le nom et l’adresse de la lectrice suivante ! Pour le bon fonctionnement du périple, merci de ne pas faire comme moi et de ne pas immobiliser les livres plus d’un mois…

Si vous souhaitez vous inscrire vous pouvez vous rendre LA et laisser un commentaire… d’ici quelques temps je vous proposerai d’autres livres à découvrir !

Faites voyager mes livres !


Il y a 4 mois j’avais déjà parlé de cette volonté de faire voyager mes livres ! vous aviez répondu présents… et puis la reprise du boulot, et…. et… ne m’a pas permis de concrétiser l’idée ! Mais cette fois c’est décidé… J’ai juste changé un roman sur les deux, parce que je ne l’ai pas encore lu et que, finalement je préfère le garder pour l’instant. Le problème est que j’ai perdu la liste des personnes qui s’étaient inscrites (oui je sais ce n’est pas bien…) donc il va falloir recommencer du début…

Je vous propose donc de faire voyager :

Vous pouvez lire mon avis ICI

Les Voyageuses

Lasardine

Et….

Pour lire mon avis c’est par LA

Les Voyageuses

Sabbio

Véro

Argali2

Leiloona

Martine

Ellecrys

Mallorie

Patricia


Si ces deux livres vous tentent n’hésitez pas à vous inscrire dans les commentaires, les premiers inscrits seront les premiers servis !

Une fois inscrite merci de m’envoyer votre adresse postale par mail : leslivresdegeorge@gmail.com !

Livres voyageurs


Voilà je me lance dans l’aventure des Livres Voyageurs !

Dans un précédent billet, j’ai fait la liste des romans que j’ai eu la chance de pouvoir emporter lors de la soirée de la remise du Grand Prix Littéraire du Web ! L’optique de ce Prix étant de faire partager les livres et la lecture, je n’avais pas envie de les garder pour moi mais de vous les faire partager, comme nous en avions parlé avec Lili Galipette le soir même de la remise du Prix !

Ce matin j’ai lu

Si vous avez envie de le lire, il ne vous reste plus qu’à me laisser un commentaire et je me ferai un plaisir de vous l’envoyer.

Au fur et à mesure de l’avancée de mes lectures, je vous proposerai donc de recevoir ces quatre livres, en sachant que l’un d’eux a reçu le Prix du meilleur roman étranger, il s’agit de

Pour connaître tout le palmarès du Grand Prix Littéraire du Web il vous suffit de suivre le lien !