Descente en librairie…


Hier enfin, le soleil a refait son apparition après des jours de pluie et de ciel gris. Cela m’a mis du baume au cœur et pour éclairer encore davantage cette belle journée, j’ai fait un petit tour en librairie. Enfin « petit » tout est relatif. Je me suis un peu laissé aller profitant de mes cartes cadeaux de Noël. Il faut dire que les rayons avaient été renfloués depuis la razia des fêtes et qu’il y avait quelques nouveautés que j’avais reluquées sur les blogs et les RS. Voici donc ma récolte :

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Bilan mensuel de lecture : Décembre 2020.


Aujourd’hui donc quelques mots sur les livres qui m’ont accompagnée durant ce mois de décembre. Le bilan est finalement pas si mal que cela, grâce aux vacances. Le mois de décembre est toujours très fatigant quand on est prof (mais pas seulement) et cette année il l’a été encore plus. J’avais un grand besoin de repos et de lectures. Je ne me suis privé ni de l’un ni de l’autre. Tous ces livres sont issus dans ma PAL, certains y étaient depuis longtemps tandis que d’autres n’y ont fait qu’une courte halte.

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Ces romans que je n’ai pas chroniqués…


Que ce soit dit d’entrée, si ces romans n’ont pas été chroniqués ce n’est absolument pas parce qu’ils seraient mauvais, bien au contraire, même si l’un d’eux, je l’avoue, fut assez catastrophique. Non, c’est tout simplement parce que, comme à chaque début d’année scolaire, je suis sous l’eau et d’autant plus cette année. D’habitude je me rattrape un peu à la Toussaint, mais même pas cette année. Alors 2020 touchant (enfin) à sa fin, je me suis décidée parce que je trouve bien dommage de ne pas faire même une petite place à ces romans qui m’ont été d’un grand secours pour sortir un peu la tête de l’eau. Ces lectures couvrent septembre, octobre et novembre, je n’ai donc pas eu un rendement extraordinaire durant cette période comme vous pouvez le constater, mais tant pis après tout on n’est pas là pour faire du chiffre ! J’espère en tout cas que je vous donnerai envie de découvrir ces romans :

Le Secret de Mona de Patrick Bard est paru aux éditions Syros en juillet. C’est l’histoire de Mona, une jeune adolescente de bientôt 18 ans qui, pour emmener au plus vite son petit frère fiévreux à l’hôpital, grille un stop. Il faut dire que Mona n’a pas le permis et bien qu’elle conduise la vieille Twingo de sa mère le plus prudemment possible, sous l’effet du stress, elle n’a pas marqué suffisamment ce fichu stop. Cette arrestation c’est le début de la fin, de la fin du secret. Il faudra ces un peu plus de 160 pages pour comprendre ce que cache Mona, ce qu’elle refuse de voir. C’est un roman qui m’a marquée parce qu’on est pris par l’existence de cette jeune fille et parce qu’il se passe une révélation que l’on ne voit absolument pas venir.

Pour ceux qui me connaissent un peu, ils savent que Tatiana et moi nous vivons une relation compliquée. Ce roman à la belle couverture et au doux titre de Rose présentait une 4ème de couv. alléchante : nous sommes au temps des travaux d’Haussmann, des quartiers entiers sont rasés dont justement celui de Rose. Cette charmante vieille dame y a toujours vécu et lutte contre le baron, refusant de quitter sa demeure qui a vu naître et mourir son mari. La narration est faite par Rose qui écrit des lettres à son défunt mari, un peu comme un journal. J’étais pleine d’en train, sauf que franchement c’est ennuyeux au possible. Les descriptions fourmillent de noms de rues, l’intrigue n’avance pas voire se répète. J’ai dû sauter des pages tant je n’en pouvais plus. Ce n’est donc pas encore avec ce roman que Tatiana et moi allons nous réconcilier.

Le roman suivant m’a beaucoup plus emballée. Avant les diamants de Dominique Maisons est une roman noir sorti en août aux éditions de La Martinière. Il m’a pris quasiment tout mon mois de septembre, il faut dire qu’il fait un peu plus de 500 pages et que l’intrigue est plus que dense. Mais quel bonheur de lecture ! L’intrigue, donc, se déroule à Hollywood dans les années 1950. Il s’y livre une vraie bataille car tout le monde a bien compris que le cinéma c’était la bonne occasion pour s’enrichir. On y croise des starlettes, des producteurs véreux, la mafia, mais aussi Errol Flynn et des gros bras qui tabassent sur demande. La fin est magistrale. J’ai adoré !

Alain Gagnol m’avait enthousiasmée avec sa série Power club et donc j’étais très contente de le retrouver avec ce nouveau roman sorti début octobre là encore aux éditions Syros. Soyons franche Même les araignées ont une maman ne m’a pas fait le même effet, mais j’ai quand même passé un bon moment en compagnie de Thomas et de sa voisine un peu bizarre, Emma. Depuis quelques temps, des animaux sont tués sans raison apparente. Thomas, dont le chat a disparu, est inquiet. Il guette son retour par la fenêtre de sa chambre et c’est ainsi qu’il aperçoit dans la nuit sa voisine assise en tailleur dans son jardin un masque d’opéra chinois sur le visage. Emma est télépathe et ensemble ils vont tenter de mettre la main sur le tueur d’animaux. J’ai retrouvé les touches d’humour de l’auteur, notamment les scènes où Thomas tente de cacher ses pensées à Emma. J’attendais une intrigue un peu plus trépidante.

Pendant les vacances de la Toussaint, il me fallait une valeur sûre. Et valeur sûre rime pour moi avec Agatha Christie. J’avais besoin d’un roman qui se lirait vite et ce fut le cas. La Troisième fille d’Agatha Christie est une roman que je ne connaissais pas du tout. Je suis tombée dessus en librairie, par hasard et le hasard fait bien les choses. Une jeune femme se présente chez Poirot pour lui annoncer qu’elle a peut-être commis un meurtre. Hercule s’empare de l’affaire par orgueil ayant été traité de trop vieux pour comprendre. Avec l’aide, ou pas, d’Ariadne Oliver, le célèbre détective va mener l’enquête. Comme toujours, je n’ai pas été déçue et comme toujours je n’ai absolument pas découvert qui était vraiment coupable. J’ai un gros faible pour Mrs Oliver et c’est aussi ce qui m’a décidé à découvrir ce roman.

Vous êtes toujours là ? Alors on continue !

Depuis que j’ai lu la rafraichissante biographie de Titou Lecoq sur Balzac (Honoré et moi), l’envie m’a reprise de faire une petite visite à Honoré. Cette nouvelle m’a donc semblé de bon augure. La préface, presqu’aussi longue que la nouvelle même, nous annonce que cette histoire de femme répudiée par son mari et d’histoire d’amour qui se noue entre elle et le jeune M. de Nueil serait inspirée peu ou prou de la jeunesse de Balzac. Quoiqu’il en soit, j’ai regoûté avec bonheur à la plume balzacienne, à ses études des sentiments, et il me reste en tête notamment plusieurs pages où Mme de Beauséant revient sur son amour adultère, cette quête de bonheur qu’elle ne pouvait trouver dans un mariage de convenance. Il y a bien sûr des échos du Lys dans la vallée mais c’est moins mièvre, plus passionné et la douleur de Mme de Beauséant est bien plus belle que la fidélité à toute épreuve de Mme de Mortsauf.

Alors celui-ci on peut dire qu’il s’est fait désirer, ou du moins sa version poche. J’avoue que je suis un peu énervée par ces nouveaux formats chez 10/18 qui valent aussi cher que des brochés et dont il attendre la version poche alors que 10/18 c’est quand même avant tout une édition poche, enfin bref. Le Manoir d’Alderley est donc enfin sorti en poche à la rentrée et je l’avais tant désiré qu’il n’est pas resté très longtemps dans ma PAL. Cet opus fait partie de la série « Daniel Pitt » dont j’avais déjà lu le premier tome Un innocent à l’Old Bailey. Daniel Pitt est donc le fils de Charlotte et Thomas Pitt. Il est un jeune avocat passionné. Dans cette intrigue, une jeune fille de la bonne société américaine est agressée dans sa chambre et un diplomate anglais est accusé ayant été aperçu par le père de la jeune fille au moment de sa fuite. L’agresseur doit donc être jugé à Londres. Parallèlement la soeur de Daniel et sa famille arrivent pour séjourner chez ses parents. Jemima (la sœur de Daniel) et son mari connaissent la famille de la victime et sont persuadés de la culpabilité du diplomate. Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman c’est de retrouver toute la famille Pitt. L’intrigue est dense, un peu quand même tirée par les cheveux à la fin, mais on se laisse prendre d’autant que Miss Miriam fford Croft est aussi de retour et que j’ai un gros faible pour cette femme médecin légiste qui n’a pas le droit d’exercer parce qu’elle est une femme.

Allez, plus que deux !

Pendant le Mois Anglais, j’ai découvert les inspecteurs d’Elizabeth George : Linley et Barbara Havers. J’avais commencé par un tome qui venait de sortir en poche : Une avalanche de conséquences. On m’avait fortement conseillé alors de reprendre la série du début, c’est donc ce que j’ai fait avec Enquête dans le brouillard. Et c’est vrai que la rencontre entre les deux est savoureuse et Barbara fait une entrée fracassante. L’enquête réside sur la décapitation d’un père et d’un chien et d’une jeune fille assise auprès d’eux et qui s’accuse. Cette première enquête va fouiller dans les zones sombres d’une famille d’un paisible village du Yorkshire. Et j’ai tellement aimé que je suis en train de lire le deuxième tome.

Et enfin, et je vous félicite pour votre endurance :

Pour finir ce très long rattrapage, un roman que j’ai beaucoup vu sur les blogs et les RS. Lui aussi ne sera pas resté longtemps dans la PAL. L’histoire raconte la rencontre entre une jeune servante et René Descartes au Pays-Bas. Helena est servante chez un libraire anglais à Amsterdam, elle apprend à lire et écrire, et est très vite fasciné par le philosophe, le nombre de ses livres, ses heures passées à penser et à écrire. Leur liaison sincère doit cependant restée secrète, d’autant que Descartes a des ennemis qui seraient ravis d’un petit scandale. J’ai été très touchée par le destin d’Helena, sa volonté d’indépendance, sa tendresse pour sa petite fille. Un joli roman qui a peut-être le défaut de ne pas nous en dire beaucoup sur la pensée de Descartes mais sans doute parce que tout est vu depuis le regard d’Helena.

Nous voici donc arrivés à bout de ce rattrapage fleuve. Comme toujours, je serais ravie de discuter avec vous en commentaire sur ces différents romans que vous avez peut-être envie de lire ou que vous avez déjà lus.

« Le Bal des hypocritiques » Tristane BANON – Récit.


Je me souviens de Tristane Banon, une jeune femme blonde et un peu fragile, qui avait déclaré lors d’une émission de Thierry Ardison avoir été agressée sexuellement par DSK, « l’homme-babouin » comme elle le nomme. C’était avant l’affaire DSK et avant #metoo, c’était le 5 février 2007, mais l’agression remonte à 2003. L’affaire reprend une vivacité en 2011, quand DSK est accusé de viol sur une femme de chambre du Sofitel de New-York. On demande à Tristane Banon de se prononcer en faveur de la victime, de porter plainte. La presse de déchaine, la harcèle, chacun y va de sa version, son honorabilité est atteinte, on la traite de caquin, que c’est elle qui l’a cherché, tout ce que l’on entend toujours.

Dans ce récit écrit en 2011 et qui vient de ressortir en format poche chez Le Diable Vauvert, Tristane Banon raconte de façon très intime comment sa vie est devenue un enfer depuis ce 5 février 2007 et quand les choses ont encore empiré à partir de mai 2011. Harcelée de messages, de coups de fil, contrainte de déménager à plusieurs reprises en emportant en tout et pour tout un sac et son chien, Flaubert, elle raconte cette non-vie. L’emballement des médias, les soi-disant amis (qui l’ont lâchée), même les passants dans la rue s’en mêlent. Mais elle, ne veut pas parler car elle sait que tout sera déformé, elle tient, se ronge. Jusqu’au moment où, pour survivre, il faut écrire.

C’est un récit qui prend aux tripes, le récit d’une solitude tragique, au sens littéraire du mot, le récit d’une femme en perdition, doublement victime. Il montre aussi le trajet parcouru jusqu’à #metoo en 2017. Comment serait reçu aujourd’hui le témoignage de Tristane Banon lors de cette émission ? Mais Tristane Banon c’est aussi l’histoire de milliers de femmes qui hurlent dans le silence et pire dans le mépris, qui ne sont pas entendues, mais pour elle ce fut pire car elle était médiatique. Elle montre très bien d’ailleurs cet emballement des médias, les centaines de mails et messages qu’elle reçoit de tous les médias, radio, tv, presse pour avoir un interview, sans parler d’abonnés Facebook qui ont tous leurs mots à dire.

Si souvent la plume est vive, si la colère se sent, on peut regretter des métaphores trop fréquentes faisant allusion à des films, des dessins animés ou pire à des publicités : « j’assume tout, je ne veux pas d’une solution Eau Ecarlate pour rendre mon passé plus blanc que blanc » (p.148) ou encore « Je suis une lingette décolor-stop, je bois leur passé pour que le présent leur laisse le teint frais » (p.140), est-ce une façon d’utiliser les médias qui eux-mêmes l’utilisent et en font un produit médiatique ? Où est-ce moi qui vais trop loin ? Quoiqu’il en soit, ce récit, lu en un jour, montre à quel point la parole de la femme est sans cesse mise en doute et je ne suis pas sure du tout que post-#metoo ce ne soit plus le cas.

« Nuuk » Mo MALO


Nuuk  est le troisième opus des enquêtes du chef de police de Nuuk au Groenland. Après Qaanaaq et Disko, Qaanaaq Adriensen ne peut reprendre son poste qu’à deux conditions : se faire suivre par une thérapeute et effectuer une tournée dans neuf villes du Groenland, histoire de reprendre contact avec le terrain, c’est ça ou le placard. Qaanaaq se plie donc et commence sa thérapie sans guère d’enthousiasme d’autant que sa psy ne lui laisse guère de répit. La tournée commence par Uummannaq et déjà les choses se compliquent : une jeune adolescente vient de se suicider en sautant du haut d’un pic rocheux. Mais Qaanaaq n’est pas totalement persuadé par cette conclusion : cette jeune fille ne présentait aucun signe de dépression, bien au contraire un avenir radieux s’ouvrait justement à elle. Parallèlement, un colis contenant une main tranchée est livré et destiné à Qaanaaq : y a-t-il un lien entre les deux affaires ? Et si oui, lequel ?

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« Lola à la folie » Alexandre CHARDIN – #RL2020


Comment résister à une si jolie couverture ? Quand on m’a proposé ce roman ado, j’ai été toute de suite séduite par la couverture, le regard, le sourire de cette Lola m’ont donné envie de découvrir l’histoire qui se cachait dessous.

Alors voilà, Jacques est en 6e, il a un très bon copain, Matthias. Ensemble ils se lancent des défis : « Chiche ou pois chiche ». Si l’un d’eux ne relève pas le défi, la punition est encore plus difficile à réaliser. Alors ils se lancent : balancer des moustiques en cours de français, planquer une truite dans le faux-plafond de la salle de techno, tout est bon. Mais depuis quelques temps, il semble que quelqu’un d’autre rivalise en « chiche » et que ce quelqu’un est bien plus téméraire que les deux amis : changer la sonnerie des cours en mettant la musique d’Harry Potter, ça relève du grand art !

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« Un crime sans importance » Irène FRAIN – #RL2020


Je me souviens parfaitement d’un roman d’Irène Frain que j’avais lu lors d’une forte grippe dans mon adolescence. Ma mère m’avait ramené ce roman de la bibliothèque de son entreprise. C’est un roman auquel j’avais repensé en lisant celui d’Isabelle Monnin, Les Gens dans l’enveloppe, parce qu’il prenait sa source dans des photos de famille. Il s’intitule Secret de famille et fait partie, je crois, des romans les plus connus d’Irène Frain. C’est donc avec plaisir que j’ai accepté de lire son tout dernier ouvrage Un crime sans importance. Il ne s’agit pas d’un roman mais d’un récit, celui d’Irène Frain après l’assassinat de sa sœur, une vieille dame qui vivait seule dans une banlieue proche de Paris, au fond d’une impasse. Sauvagement agressée et laissée pour morte, Denise va succomber à ses blessures quelques semaines après son agression. Irène Frain sera avertie seulement à ce moment-là, quelques jours avant l’enterrement. On ne sait pas grand chose des faits, des circonstances et très vite l’auteure va être confrontée aux lenteurs de la police et de la justice. Cette mort tragique ravive alors des souvenirs de son enfance.

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« Serial tattoo » Sylvie ALLOUCHE.


Avec Serial tatoo, Sylvie Allouche poursuit sa série des enquêtes de Clara Di Lazio. Après Stabat murder et Snap killerSerial tattoo nous plonge dans les entrailles sordides du trafic de jeunes femmes. Tout commence par la présence d’une nigériane dans la salle d’accueil du commissariat. Personne ne semble faire attention à elle, sauf Clara Di Lazio : son attitude droite et fière tranche avec la pauvreté de ses vêtements. Ce paradoxe suscite la curiosité de la commissaire et elle décide de la recevoir. Sa fille, Shaïna, a disparu. La femme affirme avoir vendu sa fille, elle a d’ailleurs apporté avec elle un sac renfermant 30 000 euros. Ayo Madaki a dû fuir le Nigeria avec ses filles. Son mari, secrétaire particulier du gouverneur du Borno, a été tué à l’arrivée des groupes islamiques et son fils a disparu dans leur fuite. Avec ses trois filles, elle est parvenue à se cacher et est arrivée en France où elle a obtenu le droit d’asile, mais leurs conditions de vie restent très précaires et c’est pour cela que son aînée, Shaïna, a cherché un emploi pour aider sa mère. Clara décide de se saisir de l’affaire.

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« Autoportrait en chevreuil » Victor POUCHET – #RL2020


Elias entretient une relation sérieuse avec Avril, mais celle-ci le trouve trop secret et parfois assez bizarre. Elle l’incite à se raconter, à raconter son enfance qui semble être à l’origine de son mal être. Elias se confie donc dans la première partie du roman, la plus importante. Il raconte surtout son père, cet homme considéré comme étrange dans le village, mais que l’on vient voir aussi pour se faire « enlever le feu ». Car le père d’Elias est magnétiseur et médium. Il tient des propos curieux, se livre et livre Elias à des rites pour récupérer son énergie ou encore trouver son animal totem. L’animal totem d’Elias c’est le chevreuil, l’animal le plus dangereux d’après son père. Cette enfance a donc donné au narrateur une vision du monde et de la vie bien particulière et dont il a du mal à se défaire. Dans la deuxième partie, celle que j’ai préférée, l’auteur nous livre le journal d’Avril au moment de sa rencontre avec Elias. Le roman se clôt sur une troisième partie qui laisse la parole au père.

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« Ces Petits riens qui nous animent » Claire NORTON


Aude, Alexandre et Nicolas sont tous les trois dans une mauvaise passe quand le roman commence. Sans se connaître, ils se retrouvent aux Buttes-Chaumont pour faire le point sur leur vie. Aude vient de découvrir son mari dans son lit avec une autre ; Alexandre a reçu un ultimatum de la part de son grand amour et Nicolas s’inquiète du rendez-vous manqué avec son frère. Tous les trois arrivent sur un pont et tombent sur Charlène, accrochée à la rambarde et prête à faire le grand saut. Sans réfléchir, ils se précipitent pour l’empêcher de sauter. Après avoir longuement parlé, ils finissent par accepter d’aider la jeune fille. Pour éviter qu’elle ne saute, et comme son père qui les a rejoint ne semble pas agir, ils promettent de s’unir pour résoudre son problème : retrouver sa mère.

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