« L’Américaine » de Catherine BARDON


Je prends enfin le temps de rédiger ma chronique sur ce gros pavé qui fut le fil rouge de mon mois de mars. Publié aux éditions Les EscalesL’Américaine est la suite des Déracinés que beaucoup d’entre vous ont sans doute lu. Ce ne fut pas mon cas, mais cela n’a en rien influencé ma lecture, puisque ce second tome est essentiellement centrée sur Ruth et que les allusions au tome précédent sont suffisamment claires pour que la lecture se déroule sans que l’on soit perdu.

Nous sommes en 1961, Ruth quitte la république dominicaine pour New-York, à la fois pour suivre des études de journalisme et un stage au Times. Sur le bateau, elle rencontre Arturo, qui deviendra un ami fidèle. Issue d’une famille d’origine juive autrichienne ayant fui l’Autriche devant la montée du nazisme, Ruth est très attachée à son pays mais également très sensible à l’histoire de sa famille. A New-York, elle est hébergée par sa tante. Ce roman se propose également de donner un aperçu des Etats-Unis dans les années soixante.

(suite…)

Un Livre Dans la Boîte #14


Retour du rendez-vous mensuel Un Livre dans la Boîte avant le bilan de lecture mensuel à paraître demain (si j’ai le temps). A partir de maintenant, je collerai les liens vers les chroniques parues au fil du mois, pour que vous puissiez non seulement découvrir ces nouveaux romans mais y revenir ensuite pour lire la chronique. Les liens ont donc été rajoutés sur la page du rendez-vous du mois dernier.

Ce mois-ci encore, ma BAL a accueilli de nombreux romans très différents. C’est toujours un plaisir d’enfant que de découvrir une grosse enveloppe dans sa boîte. Avant-hier j’ai même eu la surprise d’en découvrir une dès l’aube avant même de partir en cours, il devait être à peine sept heures et quart du matin. C’est presque un peu magique !

Mais ne tardons pas plus…

(suite…)

« 3000 façons de dire je t’aime » Marie-Aude MURAIL.


Les romans de Marie-Aude Murail sont toujours la promesse d’un moment de lecture parfait. J’ai déjà lu une dizaine de ses romans et je ne m’en lasse pas, tant elle sait varier les genres et nous embarquer aux côtés de personnages que l’on aimerait avoir pour amis. J’avais repéré à sa sortie 3 000 façons de dire je t’aime et j’ai profité de sa sortie en format poche pour enfin le lire.

Chloé, Bastien et Neville se sont connus au collège en 5e. Mme Plantié, leur professeure de français avait l’étrange particularité de ne pas aimer les romans qui finissent bien. Elle emmena sa classe au théâtre voir Dom Juan et là ce fut comme une révélation pour les trois collégiens. Plusieurs années plus tard, le bac passé, ils se retrouvent pour les auditions du conservatoire d’art dramatique de leur ville de province. Ils se reconnaissent et deviennent enfin amis. Le but est d’être remarqué par le professeur Jeanson, le seul qui, d’après les rumeurs, est capable de faire admettre ses élèves aux concours du conservatoire de Paris.

(suite…)

« Comment tomber amoureux… sans tomber » Susie MORGENSTERN


Annabelle est lycéenne en Terminale, ambitieuse, elle veut se consacrer à ses études pour intégrer une prépa. Mais c’est un peu le trait de caractère des femmes de la famille. Sa mère, Lulu, professeur en université, passe elle aussi son temps à travailler : préparation de ses cours, correction des copies, écriture d’articles, elle passe son temps sur son ordinateur, à tel point que son mari et son fils se sont installés dans un petit appartement. Du côté de la grand-mère, même combat : Marguerite, chef une étoile, ne vit que pour l’obtention d’une deuxième étoile. Or ces trois femmes, de trois générations différentes, vont devoir revoir leur objectif quand surgit des hommes dans leur vie. C’est d’abord par l’arrivée de Samuel, fils de diplomate américain, dans la classe d’Annabelle, qui va enrailler la mécanique.

(suite…)

« Miss Crampon » Claire CASTILLON.


Ce n’est pas le titre, mais le nom de l’auteure qui m’a donné envie de lire ce roman. N’ayant jamais lu les romans de littérature générale de Claire Castillon, j’ai eu envie de la découvrir à travers la littérature jeunesse. Mais je voudrais vous mettre en garde à la fois sur le titre et la 4e de cou., les deux rendant assez mal compte, je trouve après lecture, du contenu de ce roman. Certes l’élection de Miss crampon clôture le roman, mais l’intérêt de cette histoire va bien au-delà et Claire Castillon dresse un portrait très juste des jeunes filles que l’on croise dans les cours de collège, et notamment le personnage de Suzine qui est d’une justesse flagrante.

Suzine, donc, a 14 ans. Elle a deux amies, Violetta et Romane, qui sont amoureuse du même garçon, Tom. Suzine doit prendre parti, mais en est incapable, alors elle chut, elle ne dit rien, s’abstient et ne parvient pas à soutenir l’une ou l’autre, car la peur de perdre ses amies la rend incapable de trancher.Sauf que, par son silence, ses amies lui ont tourné le dos, et Suzine redoute de les retrouver à la rentrée des vacances d’hiver.

Suzine chut depuis des années : avec sa mère, avec sa grand-mère, son père, sa belle-mère :

Je veux que chaque membre de ma famille pense que je l’aime plus que tout. […] J’ai appris à devenir l’incarnation exacte de ce que les gens attendent de moi (p.9)

Alors Suzine ment et c’est le début des problèmes.

(suite…)

« Un bon écrivain est un écrivain mort » Guillaume CHEREL.


J’ai découvert ce roman grâce à Antigone qui, par une de ses chroniques, m’a résolument donné envie de le lire, d’autant que le titre était une invitation à lui seul.

Dix auteurs parmi les plus connus se rendent dans un monastère perdu dans les montagnes, transformé en maison d’écrivain, invités par le propriétaire des lieux, un milliardaire au nom étrange de Cognito. Bien payés, ils doivent participer à un débat littéraire animé par Augustin Traquenard. Qui sont ces dix auteurs ? Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite… Mais attention car un bon écrivain est un écrivain mort…

(suite…)

« Les Yeux d’Aireine » Dominique BRISSON


Les Yeux d’Aireine est un roman de la littérature adolescente qui oscille entre réalité et fantastique. Aireine est une jeune lycéenne. Avec son amie Eli, elles forment un duo d’amitié totale fait de légèreté et de complicité. Heureuse dans une famille aimante, elle voit cependant se produire d’étranges changements : une nuée de coccinelles ; des disparitions ; des suicides de masse ; la présence de plus en plus prégnante de personnes aveugles. Mais elle constate également un changement de personnalité chez son amie d’abord, puis chez sa mère et chez d’autres adultes. Aireine ne comprend pas ce qu’il se passe (et le lecteur non plus d’ailleurs), même son petit ami, Aël, jeune homme artiste et ne supportant plus son père qui devient de plus en plus étrange, finit par renier tout ce qu’il est.

(suite…)

Un Livre dans la Boîte #13


De petites pépites sont parvenues dans ma BAL ces dernières semaines. Une fois encore, un savant mélange de littérature pour ado, de littérature générale et même des polars, de quoi bien entamer les vacances. Il y a des auteurs que je connais déjà et que j’ai hâte de retrouver, mais aussi des auteurs que je vais découvrir.

Vous êtes prêts ?

C’est parti !

(suite…)

« Le Hussard noir » Marie PELLAN et William LAFLEUR


J’ai reçu ce roman lors d’une journée de grève des professeurs contre la réforme du lycée, il ne pouvait pas mieux tomber. Ecrit à quatre mains, ce roman situe son intrigue dans un lycée classé ZEP (zone d’éducation prioritaire) à Cloîtry, en banlieue parisienne. Thomas Debord, professeur de lettres, est au bord de la rupture : marre de n’être pas écouté par les gouvernements successifs qui ont un évident mépris de son métier. Les grèves, les manifestations ont montré leurs limites, il faut choisir un nouveau mode de pression. Un matin, il décide de prendre en otage une partie de sa classe de première ES, flingue à la main. (suite…)

« La Nuit des temps » René BARJAVEL.


Barjavel est un auteur que l’on découvre à l’adolescence, et ce fut effectivement mon cas. Je me souviens avoir lu Ravage et d’ailleurs il y a eu avec mon livre une histoire de hasard comme on les aime. Je l’avais revendu quelque temps après ma lecture chez GJ. En première année de fac, je patientais dans un couloir avant de passer un oral de littérature. A côté de moi, une amie de ma classe lisait Ravage, je lui dis que je venais de la vendre, elle me passe son exemplaire et je le reconnais, c’était le mien, j’avais utilisé un effaceur pour le rendre anonyme mais on devinait encore mon nom. J’ai adoré le retrouver et savoir qu’il était entre de bonnes mains. Pour La Nuit des temps, mon souvenir de lecture était plus flou, je n’étais plus très sûre de l’avoir lu quand je l’ai commencé, et puis, quelques images me sont revenues en tournant les pages, c’était assez étrange comme sensation, comme retrouver un ami perdu de vue depuis l’enfance, j’en reconnaissais quelques traits, quelques expressions…

L’intrigue se situe dans un temps indéfini qui pourrait être le nôtre. Une équipe de scientifiques français est en expédition dans l’antarctique et capte un signal à plus de neuf cents mètres sous la glace. Tous les experts du monde se joignent alors à l’équipe française pour mettre leurs efforts en commun et creuser la glace. Ils tombent alors sur une sphère d’où est émis le signal. Les fouilles se poursuivent et ils finissent par découvrir un couple endormi, cryogénisé… depuis 900 000 ans ! C’est la stupeur chez les scientifiques.

(suite…)