« Le Testament de William S. » Yves SENTE et André JUILLARD (BD)


Une fois n’est pas coutume, j’ai lu une BD ! J’en lis très peu et souvent il s’agit des grands classiques : Tintin, Astérix etc. J’aime mieux les romans graphiques. Mais celle-ci m’est arrivée par un biais un peu particulier : un élève de 1ère m’a conseillée de la lire et m’a prêté son exemplaire. J’ai dû lire un jour un Blake et Mortimer quand j’étais plus jeune et j’avais été un peu rebutée par la large part faite au texte. Ce tome est paru en 2016 et, comme pour Lucky Luke  ou Astérix, n’a pas été écrit par l’auteur d’origine (Edgar J. Jacobs), je suis trop novice pour voir les différences possibles.

Dans ce 24ème tome, Blake et Mortimer sont sollicités par l’une de leurs amies : Mrs McKenzie, présidente de la William Shakespeare Defenders Society afin de mener un jeu de piste pour dénicher trois clefs permettant d’avoir accès à ce que l’on pense être la dernière pièce de Shakespeare. Mais cette découverte permettra peut-être aussi de faire cesser la rivalité entre la société de Mrs McKenzie qui défend le fait que Shakespeare ait bien écrit ces pièces si célèbres malgré son extraction sociale et la Loge d’Oxford qui affirme le contraire.

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Bilan mensuel de lecture : Septembre, Octobre, Novembre 2018.


Préparez-vous, ce bilan récapitulatif risque d’être un peu long. Je vous conseille de vous installer confortablement dans votre canapé, sous un plaid chaud et doux, de vous faire un bon thé (parce que c’est stimulant, c’est bien connu) et de vous laissez porter… Vous y êtes ? … Alors on peut commencer !

N’ayant pas publié de bilan mensuel depuis le 1er septembre, date à laquelle ma vie personnelle, comme chaque année, est mise entre parenthèses (merci l’éducation nationale) je vais donc vous faire une récap. de mes lectures sur ces trois derniers mois. Trois romans seulement ont été chroniqués, mais je ne désespère pas… non, non, non. J’y crois, un jour, je serai à jour dans mes chroniques.

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« Summer kids » Mathieu PIERLOOT – #RL2018 (roman ado)


Antoine, Mehdi, Hannah et Alice viennent de finir le lycée, ils forment un groupe d’amis et se connaissent depuis la primaire. Ce sont les dernières vacances avant les études supérieures. Chacun a choisi sa voie, sauf Antoine. Sa rupture récente avec Hannah l’a plongé dans une tristesse profonde qui le laisse indécis, hésitant. Cette rupture a aussi un peu fendillé le groupe, Hannah ne donne plus guère de nouvelles, Mehdi et Alice sont pris entre les deux anciens amoureux. Chez Antoine, même sa vie familiale prend l’eau depuis l’arrivée du nouvel ami de sa mère, Jean-Do.

Summer kids pourrait être un roman comme un autre racontant la sempiternelle histoire d’une rupture amoureuse, pourtant, ce (trop) court roman d’un peu plus de 150 pages est porté par une écriture, une sensibilité et une réalité des dialogues qui en font un roman à part que l’on voudrait plus gros, plus long.

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« Barbe Bleue » Amélie NOTHOMB


nothomb barbe bleuePour celles et ceux qui suivent ce blog depuis plusieurs années, vous savez qu’entre Amélie et moi, ce ne fut pas toujours rose. Après deux essais malheureux (L’Hygiène de l’assassin et Les Combustibles), j’avais un peu renoncé. Mais comme il n’y a que les c… qui ne changent pas d’avis, je me suis laissée tenter par cette réécriture du conte de Perrault, relu d’ailleurs il n’y a pas si longtemps.

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« Le Boulevard périphérique » Henry BAUCHAU


bauchau boulevardJe ne vais pas vous mentir, Le Boulevard périphérique est un roman sombre, angoissant que je n’aurais sans doute jamais lu sans l’impulsion du Prix des lectrices et donc sans cette proposition suggérée par Delphine. Et j’aurais sans doute eu tort. Ce fut presque un mal nécessaire, une plongée dans ce que l’on peut redouter de pire, mais écrit avec une telle intelligence que l’on ressort de ce livre comme réconcilier avec ses angoisses.

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« Les 7 boules de cristal » et « Le Temple du soleil » HERGE


Hergé les 7 boules et temple du soleilLire les aventures de Tintin et Milou est un plaisir régressif me concernant. J’ai ramené ces deux BD du Salon du Livre, destinées originellement à Antoine et plus tard à Eliot, je les ai lues un soir où j’étais particulièrement fatiguée d’avoir arpenté les allées bondées du Salon. Installée dans mon canapé, je les ai lues alors même que j’en connais presque les moindres détails. Les BD de Tintin sont des lectures que nous nous transmettons de père en fils. C’est mon père qui a commencé à les offrir à mon frère quand il était enfant, puis il les a offertes à son propre fils, puis je les ai offertes à mes fils. Une vraie transmission familiale, une sorte de Madeleine de Proust pour mon frère et moi.

Les 7 boules de cristal pourtant est un album qui me faisait très peur quand j’étais enfant. La momie reprenant vie et entrant par la fenêtre des chambres me terrifiait. C’était l’album que je relisais le moins tant cette momie et sa malédiction m’angoissaient. Bien sûr les années passants, cette momie a petit à petit perdu de son aura sur moi, mais je ne peux lire cette BD sans me rappeler cette appréhension que je ressentais alors.

Lors d’une expédition en Amérique du Sud, sept explorateurs ramènent une momie Incas. Petit à petit, ces scientifiques sont les sujets d’un mal mystérieux qui les plonge dans un étrange état léthargique. Très vite, Tintin fait le lien avec la momie, Rascar-Capac, mais c’est quand son ami Tournesol disparaît que les choses prennent un tour plus dramatique.

Dans cet album les trois principaux personnages d’Hergé sont réunis : Tintin, Haddock et Tournesol. Au commencement Haddock est présenté comme un véritable gentleman farmer, avec monocle et costume de tweed. Mais son emportement et ses gros mots rappellent bien le capitaine au long cours. La disparition de Tournesol le plonge dans un état dépressif qui montre toute l’affection pour ce vieux Tryphon, même si la plus part du temps les rapports entre le capitaine et le scientifique sourd oreille entraînent pas mal d’énervement de la part de Haddock. Tintin, quant à lui, est égal à lui-même, sérieux, réfléchi

Hergé le temple du soleilDans Le Temple du soleil, (suite des 7 boules de cristal), nous retrouvons nos héros en Amérique du Sud, sur les traces du temple Incas et à la recherche de Tournesol. Cet album est beaucoup plus léger et les scènes entre Haddock et les lamas sont des scènes d’anthologie dans notre famille. Hergé, en faisant de Tintin un reporter globe trotter, emmène toujours ses lecteurs dans des pays lointains.

Marches harassantes dans les montagnes, découvertes des souterrains du Temple, des coutumes incas, en font un album dépaysant, même si parfois le rire se fait au dépend des Incas et de leurs croyances. On peut regretter un dénouement un peu facile aux coïncidences un peu grossières, mais ce que j’aime surtout dans ces albums de Tintin réside dans l’humour et notamment dans le comique de Haddock.

Je suis loin d’être une experte en BD, et la facture classique des aventures de Tintin peut paraître aujourd’hui dépassée, mais qu’importe, comme je le disais au début de ce billet, mon plaisir de lire Tintin va au-delà.

BD lu dans le cadre du Challenge Petit Bac 2013 (cat. Phénomène météorologique, SOLEIL).

challenge Petit Bac 2013

« Le Noël de Benji » Guido Van Genechten


Noël approche à grand pas, dans trois jours les enfants seront en vacances, les sapins scintillent dans les maisons… oui, mais chez Benji, Papa a trop de travail et n’a pas le temps d’aller acheter un sapin. Quand Papa se décide enfin, il le fait en bougonnant car il neige et il fait très froid, et sans même prendre le temps de goûter les carottes de glace. Ramener le sapin à la maison sur une luge n’est pas une mince affaire… mais finalement c’est ce qui va redonner à Papa, la joie et le sourire.

J’aime beaucoup les illustrations de cet album, et notamment le petit chat blanc de Benji. Un dessin naïf qui plonge les enfants dans un univers doux, chaleureux et rond. Le contraste entre l’enthousiasme de Benji et l’air maussade de son père, pris par son travail et ayant oublié la magie de Noël, rend bien compte, je trouve, de ce que les enfants vivent parfois, et cet album permet donc aussi aux parents de rappeler l’importance de cette période : retrouver une part enfantine enfouie au fond de nous.

Le bonheur de Benji est de se retrouver avec ses parents, et l’album insiste bien sur la valeur familiale de Noël plus que sur les cadeaux matériels ou le père Noël dont il n’est pas question ici. Dans cet album, c’est la sapin qui est au centre et qui réveille les souvenirs d’enfance des parents, souvenirs qui s’allient alors au présent de Benji.

Un très bel album donc, qui peut convenir aux plus petits.

Album chroniqué dans le cadre du Challenge le Noël de Ti Moun organisé par Mia