Un Livre dans la Boîte #10


Il ne surprendra personne si je dis que le mois de septembre est un mois particulièrement chargé : rentrée scolaire, reprendre le rythme, mais aussi et, en ce qui nous concerne, rentrée littéraire.

Pour ce dixième épisode d’Un Livre dans la Boîte, je vous présente donc les livres reçus durant ces 30 derniers jours. Il y en aura pour tous les goûts et font donc tous partie de la Rentrée littéraire (#RL2018). Les arrivages ont été groupés, et hier, notamment (et c’est bien tombé) j’ai reçu quatre livres d’un coup, belle surprise en rentrant chez moi !

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« Le Coupeur de mots » Hans Joachim SCHÄDLICH – Jeunesse.


Schadlich coupeur de motsEn ce dernier week-end avant le retour sur les bancs de l’école, voici une jolie idée lecture pour nos enfants. Je l’ai acheté hier pour le faire lire à mes petits mecs, et ils m’ont avoué l’avoir déjà lu en classe. Il faut dire que ce n’est pas une nouveauté. Ce petit roman a été publié en France en 1990 et il semble que les institutrices aient bien compris l’intérêt ludique de cette histoire.

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« Il est de retour » de Timur VERMES


Vermes il est de retourEt si Adolf Hitler se réveillait dans Berlin un matin de 2011 que se passerait-il ? Tel est le postulat de départ de Timur Vermes, journaliste allemand, de mère allemande et de père juif hongrois. Postulat intéressant et qui émerge dans un contexte international où les faits antisémites semblent refaire surface. Surfant à la fois sur le roman historique (avec des analepses sur le passé politique d’Hitler) et la veine burlesque (au sens littéraire du terme) et ironique, Timur Vermes dresse un portrait de notre époque et de l’Allemagne actuelle. Se servant d’un oeil naïf (pas tant que cela cependant), l’auteur balade son Hitler dans le Berlin moderne et notamment dans le milieu des médias (télévision, presse, youtube…). Montesquieu avait pris des Persans pour parler des parisiens du XVIIIe. S’il gardait la même époque, il se servait des Persans, issu d’un pays lointain aux moeurs différentes, pour donner un regard distancié sur les moeurs françaises. Ici, Timur Vermes conserve le lieu mais change d’époque entraînant certains parallèles qui font froids dans le dos.

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« Les vaches rouge ou Un dernier amour » de Dorothéa Razumovsky


Défi à suivre sur le Journal

Oui, je suis heureuse, car on a besoin de moi. Peut-être chaque être humain n’a-t-il besoin pour être heureux que d’une seule personne qui ait besoin de lui. (p.177)

Madame le professeur a disparu de son petit appartement de la maison de retraite où elle a accepté de s’installer une fois « jetée à la porte » de chez elle, après le décès de mon mari, par une belle-fille manipulatrice, le monstre, comme elle la surnomme. Âgée de 80 ans, madame le professeur est une femme qui prend encore soin d’elle, qui observe ce petit monde de la maison de retraite avec un regard ironique et lucide. Avant de quitter sa maison, elle a embarqué le tout nouvel ordinateur portable de l’ami du monstre, elle a pris quelques leçons d’informatique à la maison de retraite, et depuis elle y consigne son journal…

Outre le premier et le dernier chapitres, tout le roman est écrit à la première personne, nous lisons le journal en train de s’écrire, sans date pourtant, juste un récit au jour le jour sur les évènements qui entourent la vie de la narratrice. Celle-ci fait un jour la connaissance de Vova, un jeune adolescent de 16 ans, d’origine russe, à la réputation déjà entamée. Mais avec la vieille femme, Vova se montre attentionné, s’occupe de sortir Cora, la petite chienne de Mme de la professeur. Assez secret sur lui et ses activités, Vova confie cependant, que dans son pays, vivent de belles vaches rouges que l’on trait 3 fois par jour. Il évoque alors de beaux paysages, et une certaine nostalgie pour ce pays lointain qui prend des allures de rêve. Entre la vieille femme et le jeune homme, une amitié se crée, une entre-aide, mais rien de si explicite, rien de certain, car Vova parle peu.

En dehors de ce lien, madame le professeur raconte les visites de la doctoresse, de la coiffeuse, du jardinier colérique, réfléchit sur son éventuel Alzheimer, sur la peur de paraître sénile et d’être dépossédée de ses biens par le monstre, sur le charme du vieux monsieur élégant, sur sa voisine qui s’endort devant la télé hurlante…  On partage avec elle l’ennui des après-midi chantant, des plateaux repas qui refroidissent dans le polystyrène … Livre sur la vieillesse, non ! comme le dit si bien la phrase d’Oscar Wilde mise en exergue : La tragédie de la vieillesse, ce n’est pas d’être vieux, mais d’être jeune. Si le corps est défaillant, on sent l’esprit encore alerte de la dame, sa détermination, son humour.

Le rôle de la veuve, de l’épouse du célèbre philosophe privée de son mari, ne me plaît pas du tout,mais il ne m’est sans doute pas permis d’en jouer d’autre. (p.65)

Son cher mari décédé, Silène, en prend d’ailleurs régulièrement pour son grade dans les pages de ce journal.

C’est aussi sans doute, un roman social. Il y a comme une mise en parallèle entre deux catégories sociales et deux classes d’âge : d’un côté la suspicion contre la vieillesse et le spectre d’Alzheimer, de l’autre la suspicion sur ces jeunes émigrés russes en Allemagne. Vova et Mme la professeur, pourtant d’âge et de classe sociale différents, sont, tous les deux, en marge de cette société, rebelle à leur manière, et c’est très agréable !

Enfin, la découverte de l’informatique et d’Internet par une femme de 80 ans est jubilatoire  :

J’ai pris mon nouveau livre,que j’étais enfin allé chercher, et me suis assise dans mon fauteuil.Vova a raison : j’aurais pu trouver toutes ces informations sur Internet, mais un livre reste un livre. On tient dans les mains quelque chose que l’on peut saisir par les sens, parfois même savourer. Me mettre au lit avec un ordaniteur ne me viendrait pas à l’esprit. (p.94)

Bref un beau roman à découvrir ! et une couverture qui colle parfaitement à l’esprit du roman !

Merci aux Editions Buchet-Chastel et à Denis L. pour sa confiance.

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« Parole de Chat ! » Hanna Johansen, illustré par Hildegard Müller


Ce petit chat en couverture me faisait de l’oeil ! son air étonné m’a plu… en le feuilletant, je suis tombée sur plusieurs passages qui ont fait mouche, et les illustrations de Hildegard Müller sont parfaites !

J’ai donc lu ce petit roman pour la jeunesse (je dirais 9-10 ans!) hier…commencé dans la voiture en attendant mon fils, je l’ai poursuivi hier soir.

Isabeau est une chatte vivant dans une famille composée des parents, de deux grands, d’un bébé et d’un chien… il y a bien eu des oiseaux mais ils n’ont pas fait long feu ! En sept chapitres, elle s’exprime et donne son opinion sur les chiens, les humains, les fêtes de Noël, les valises pour les vacances ! Les illustrations correspondent parfaitement au texte, on peut regretter qu’il n’y en ai pas plus, d’autant que le texte est peu aéré !

Certains chapitres sont mieux réussis que d’autres. Celui sur le chien est très drôle notamment, relevant les différences de comportement des deux animaux. A travers les réflexions d’Isabeau, c’est aussi les manies humaines et nos propres comportements qui sont passés au crible. En se dit, en lisant ce petit livre, que nous ne comprenons décidément pas bien nos propres chats ! Une chose est sûre, Hanna Johansen rend parfaitement compte du comportement des chats, et j’ai reconnu les miens par bien des côtés !

Toutefois, je dois avouer que j’ai été un peu déçue parce que je m’attendais à quelque chose de plus drôle, et que parfois j’ai noté des redites. Heureusement les illustrations m’ont fait souvent sourire, ce qui a un peu atténué ma déception.

(pardon pour l’aspect flou !)

 

Avec ce billet, j’inaugure une nouvelle catégorie sur ce blog intitulé : Dans la bibliothèque d’Antoine. Antoine est mon fils, il a 7 ans, est en CE1 et découvre le monde des livres. Dans cette catégorie vous retrouverez donc les livres que je lui ai achetés, mais aussi je compte bien lui donner la parole pour parler de ses lectures ! Il n’est pas exclu que je fasse la même chose pour Eliot (4 ans et demi)….