« Les Loyautés » Delphine DE VIGAN.


Processed with Rookie CamDelphine de Vigan et moi, je l’avoue, avons quelques différends. Bien que j’aie lu Les Heures souterraines et cet été No et moi et que ces lectures furent assez positives, il demeure malgré tout un petit bémol qui tient, pour moi, à une trop forte tendance de l’auteure à multiplier les rythmes ternaires. Pourtant ce dernier roman m’a fait envie essentiellement pour son sujet, car je dois le reconnaître ses sujets attisent toujours ma curiosité.

Le roman s’ouvre sur un texte expliquant le titre. Et je dois dire que ce texte m’a mise dans de très bonnes conditions de lecture. J’ai aimé cette idée que nous nous donnons des devoirs, des règles auxquels nous nous tenons sans trop savoir pourquoi et qui peuvent au final nous nuire. Ce texte donne donc l’angle, et le roman apparaît alors comme son illustration.

(suite…)

Publicités

Premières Lignes #40 : « Les Loyautés » D. de Vigan.


premières_lignesMalecturothèque

Premier Premières Lignes de l’année avec un roman qui vient de sortir en librairie : Les Loyautés de Delphine de Vigan. Je projette de le commencer aujourd’hui, puisque je viens de terminer Christmas Pudding de Nancy Mitford. J’ai un rapport un peu compliqué avec Delphine de Vigan. J’ai déjà lu deux de ses romans  (Les heures souterraines et No et moi), j’aime ses sujets mais j’ai quelques réserves concernant son style (une forte tendance au rythme ternaire qui parfois me porte un peu sur les nerfs). Je n’ai pas lu les derniers, ceux qui ont eu tant de succès, c’est donc avec cette nouvelle lecture que je vais enfin savoir si j’accroche ou pas… J’avoue que cette première page est de bon augure cependant.

En voici donc les Premières Lignes…

(suite…)

« Un roman d’aventures (ou presque !) » Yaël HASSAN.


Hassan roman d'aventuresNathan, journaliste, vient d’être brutalement viré. Et si cet événement désagréable était enfin l’occasion de réaliser son projet : écrire un roman. Ayant obtenu le feu vert de sa femme et étant poussé par l’enthousiasme de son fils, Simon, l’écrivain en herbe se lance dans l’aventure du roman d’aventures. Sauf que, écrire n’est pas si simple que cela. Et puis, qu’est-ce qu’un roman d’aventures ?

(suite…)

Mon top 5 – 2017.


pinterest pile de livres dessinLa fin de l’année, c’est le moment de faire un bilan sur les lectures qui ont ponctué mes douze derniers mois. Je consulte mes listes de livres lus, je constate que je n’ai pas atteint mes objectifs (comme l’an dernier), j’ai (comme toujours) l’impression d’avoir bien peu lu, mais pourtant (comme souvent) quelques romans demeurent ancrés en moi, ont su laisser leur trace.

Pour l’année 2017, je retiens particulièrement cinq romans, des romans assez différents et qui illustrent assez bien, je crois, la lectrice que je suis. Ils sont présentés par ordre chronologique de lecture.

(suite…)

Premières Lignes #39 – « Chroniques Italiennes » Stendhal.


premières_lignesMalecturothèque

 

Ce dimanche, je vous présente les Premières Lignes d’un livre qui sera sans doute le dernier de l’année 2017. Pour tout dire, il s’agit en fait d’une relecture. J’ai lu les Chroniques Italiennes de Stendhal il y a plusieurs années (on peut même les compter en dizaine). J’étais adolescente et j’avais adoré ces histoires d’amour passionnées et interdites. En les relisant, je me rends compte que Stendhal agit toujours sur moi. Je ne l’ai plus lu depuis longtemps, mais je le connais bien, et j’ai un peu l’impression de retrouver un ami. J’aime toujours autant ses interventions, son « je » qui s’immisce dans les lignes de l’intrigue, qui nous rappelle sa présence. Dans l’incipit de la première nouvelle, vous douterez, je l’espère, la toute première phrase…

En voici donc les Premières Lignes…

(suite…)

« Ma vie de bolosse » Dominique SOUTON


Processed with Rookie CamDans un collège, il y a les populaires, peu nombreux mais très influents, les normaux, les plus nombreux, et les bolosses, ceux qu’on ne voit pas et qu’on opprime.

Félix rentre au collège Nicolas-Hulot, mais il traîne derrière lui une réputation de bolosse depuis la primaire, autant dire qu’il n’y a pas des raisons que les choses s’améliorent une fois entré au collège. Pourtant Félix n’a pas dit son dernier mot et compte bien se faire enfin des amis. Comment passe-t-on de bolosse à « bogosse » ?

(suite…)

« Grupp » Yves GREVET


Yves Grevet est un des auteurs de la littérature ado que j’apprécie particulièrement. J’ai dû lire la plupart de ses romans dont le fameux Nox ou encore Méto, sans parler de Celle qui sentait venir l’orage ou encore U4. Bref, je suis fan. Grupp donc est son dernier roman paru, comme tous les autres, chez Syros. C’est un bon gros pavé d’un peu plus de 500 pages mais qui se dévore littéralement.

Yves Grevet place son intrigue au sein d’une société sécuritaire et sanitaire. Grâce à des implants, créés par l’entreprise Longlife, chaque matin les hommes ont un bilan de santé complet et sont pris en charge à la moindre défaillance. Idem pour la sécurité. Pour les enfants et les adolescents, les parents peuvent également limiter leur zones de déplacement et ainsi leur éviter de s’égarer ou de fréquenter des quartiers plus risqués. Donc dans cette société on peut espérer vivre jusqu’à cent ans en toute tranquillité. Sauf que Scott, le frère de Stan, ne l’entend pas cette manière. Pour lui, cette société sécuritaire et sanitaire est une société carcérale. Il aspire à la liberté, aux risques, il veut se sentir vivant. Stan, quant à lui, vit dans cette société de façon paisible, jusqu’au jour où son frère aîné est arrêté et mis en prison pour faire partie d’un groupuscule secret nommé Grupp. Intrigué,  Stan va chercher à en savoir plus…

(suite…)

« Mon autopsie » Jean-Louis FOURNIER – Rentrée Littéraire 2017.


Je n’avais jusqu’à présent jamais rien lu de Jean-Louis Fournier, même si je me souviens bien du succès qu’il avait rencontré à la publication de son livre : Où on va, papa ? qu’il avait consacré à ses deux garçons handicapés. Je ne l’aurais pas nécessairement lu si je n’avais reçu, dans le cadre du Comité de lecture Cultura auquel j’ai participé en juin, ce nouveau roman, ou plutôt cette autobiographie.

Sur le mode du « Je me souviens » de Georges Pérec, Jean-Louis Fournier confie ses souvenirs, se lance dans une introspection d’une façon originale : mort, l’auteur a confié son corps à la science, chaque membre disséqué est l’occasion de plonger dans ses souvenirs, de savoir ce qui se cache dans sa tête, ses mains, son ventre. Egoïne est chargée de le découper en morceau.

(suite…)

Premières Lignes #37 – « Intrigue à Giverny » Adrien GOETZ.


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

 

Ces derniers jours j’ai retrouvé ma copine Pénélope. Je l’avais quittée à Bayeux et je la retrouve entre Paris, Monaco et Giverny. Ce roman est le quatrième d’une série. Pourquoi lire le 4ème sans être passée au préalable par le tome 2 et 3 ? Pour raison professionnelle. Mais cela n’est pas trop gênant, car chaque tome a sa propre intrigue. Ce qui lie les tomes entre eux est la progression de la relation amoureuse entre Pénélope et Wandrille, journaliste et fils de ministre. Dans ce tome-ci, donc, Goetz et ses personnages s’intéressent à Monet, au « mystère Monet » et avec cet auteur, professeur d’histoire de l’art, on est certain de sortir plus instruit en refermant le roman.

En voici donc les Premières Lignes :

(suite…)

« Ces rêves qu’on piétine » Sébastien SPITZER – Rentrée Littéraire 2017.


Ces rêves qu’on piétine est un premier roman dont on entend déjà beaucoup parler alors même qu’il vient de sortir en librairie aujourd’hui. Je l’ai lu en juin, il faisait parti des romans présélectionnés et que j’ai reçus dans le cadre du comité de lecture Cultura auquel j’ai participé. De tous les romans reçus pour ce comité, il est incontestablement celui qui m’a le plus bouleversée et qui continue à me marquer.

L’intrigue se situe aux derniers jours du IIIe Reich, en avril 1945. Les hauts dignitaires sont réfugiés dans le bunker de Hitler, parmi eux Magda Goebbels, la femme la plus célèbre du Reich, la plus adulée. Parallèlement, Ava, trois ans, petite fille du KZ-Bordell d’Auschwitz qui fuit avec sa mère et qui n’a jamais connu que le camp. Elle se retrouve dépositaire d’un rouleau en cuir contenant les lettres d’un père à sa fille, un père raflé parmi les premiers et qui n’a jamais cessé d’écrire ses lettres jusqu’à sa mort. Qui est ce père ? Richard Friedländer, le père de Magda.

(suite…)