« Anne F. » Hafid AGGOUNE – Rentrée Littéraire 2015 #1


Aggoune Anne FIl m’était impossible de passer à côté d’un roman parlant d’Anne Frank. J’ai trois icônes féminines dans mon musée personnel : George Sand, Marilyn Monroe et Anne Frank. Ce sont trois femmes très différentes mais qui m’ont construite, qui se sont présentées à un moment de ma vie et qui lui ont fait prendre un virage. Anne Frank fut la première. Je l’ai bien évidemment découverte par son journal. Un livre, qui avait appartenu à ma mère, un peu jauni par le temps, qui sentait le papier et dont la couverture était un peu déchirée. Ce fut tout d’abord une rencontre avec une jeune fille qui me ressemblait un peu, puis une prise de conscience du destin des juifs pendant la guerre, mais ce fut aussi une révélation littéraire, sans aucun doute l’un des livres qui ont fait la lectrice que je suis. Et outre cette révélation littéraire, ce fut un livre qui m’amena à l’écriture. Après la lecture du journal d’Anne Frank, j’ai commencé un journal que j’ai tenu jusqu’à mes années fac. Anne Frank, dont je partage le prénom, c’est tout ça à la fois pour moi.

Mais quand on s’apprête à lire un roman qui traite d’une de nos icônes, on est toujours un peu fébrile, un peu inquiet. La vision de l’auteur va-t-elle correspondre à la mienne ? Hafid Aggoune y parvient parfaitement.

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« Les liens du mariage » J. Courtney SULLIVAN


Sullivan mariageJ. Courtney Sullivan est une jeune auteure américaine que j’avais découverte lors de la sortie de son premier roman en France, Les débutantes en 2012. Depuis son roman Maine a fait beaucoup parler de lui, il est toujours bien en place dans ma PAL. Ce dernier roman, sorti ce printemps, m’a été proposé par la maison d’édition Rue Fromentin, qui m’avait d’ailleurs proposé les deux précédents. Bianca ayant lancé une LC sur ce roman, je me suis décidée à l’accompagner et à emporter ce lourd pavé (480 pages) dans ma valise.

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« Les Hauts de Hurlevent » Emily BRONTË (Mois Anglais #6 )


brontë HurleventPour ce Mois Anglais, il m’est venu l’envie de relire Les Hauts de Hurlevent*, lu dans ma jeune adolescence quand je découvrais les romans des soeurs Brontë et ceux de Daphnée Du Maurier. Je gardais le souvenir d’une intrigue entremêlée, mais aussi des images très précises de landes, de vent et de tempêtes et bien sûr de Heathcliff et Catherine. Cette relecture fut presque une redécouverte.

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« Harry Potter à l’école des sorciers » J. K. ROWLING #1 (Mois Anglais #4)


rowling harry potter t1Est-ce vraiment nécessaire de résumer l’intrigue de ce premier tome de la célèbre série de J. K. Rowling ? Tout le monde connaît l’histoire d’Harry Potter déposé bébé chez les Dursley au 4, Privet Drive. Tout le monde connaît l’histoire de sa cicatrice en forme d’éclair sur son front, signe de l’affrontement avec Voldemort, le sorcier maléfique.

Lu une première fois il y a plus de quinze ans, j’ai décidé, dans le cadre du Mois Anglais et pour une LC, de le relire et par la même occasion de relire tous les autres tomes grâce au challenge Relisons Harry Potter que j’ai lancé dernièrement.

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« L’Embranchement de Mugby » Charles Dickens (Mois Anglais #2)


dickens MugbyC’est ainsi qu’à l’embranchement de Mugbyn à trois heures du matin passées, par un temps épouvantable, le voyageur s’en alla où le poussaient les intempéries (p.13).

A trois heures du matin, dans la pluie et le froid, un passager décide de descendre du train à l’embranchement de Mugby, noeud ferroviaire au sud de Birmingham. Son billet  porte pourtant une autre destination,  mais l’homme a décidé soudain de laisser derrière lui une vie qu’il n’a pas choisie et dont il veut s’extraire. Mugby apparaît comme le lieu idéal avec ses sept destinations possible. Mais laquelle choisir ? Et faut-il vraiment choisir une destination ?

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« Instinct Primaire » Pia PETERSEN – Rentrée Littéraire 2013.


petersen instinct primairePia Petersen adresse une lettre à l’homme qu’elle aime encore mais qu’elle a refusé d’épouser. Ce refus du mariage est un choix profond, consubstantiel quitte à renoncer à cet homme dont elle pensait cependant qu’il la comprenait. Dans cette longue lettre d’un peu plus de cent pages, elle livre à la fois sa conception du mariage, de la maternité, de l’adultère et du féminisme. Une lettre qui tente d’expliquer l’amour, le vrai, et qui ne peut être que libre, pour l’homme comme pour la femme. Ici, en l’occurrence, l’homme est marié et la femme est donc la maîtresse. Il s’agit d’une lettre à l’homme qu’elle aime encore, et avec lequel elle avait de longs débats.

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« Dark Island » Vita SACKVILLE-WEST


sackville-West Dark islandDark Island raconte l’histoire d’une femme, Shirin, sur 4 âges de sa vie : de 16 ans à 46 ans. Trente ans de la vie d’une femme que le lecteur va suivre en tentant de comprendre la personnalité très particulière de cette héroïne.

Ce roman est le deuxième que je lis de Vita Sackville-West. J’avais beaucoup aimé Toute passion abolie (que j’avais lu d’ailleurs lors du dernier Mois Anglais de 2012) qui m’avait donné envie de connaître mieux l’œuvre de cette romancière majeure, amie de Virginia Woolf mais au style d’écriture assez différent.

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« Emma » Jane AUSTEN


austen emmaJe n’avais plus lu Jane Austen depuis septembre 2010, sans doute parce qu’il me restait seulement deux de ses romans à lire (Emma donc et Mansfield Park) et que cela était un peu triste de me dire qu’après ces deux dernières lecture,s je n’aurais plus de romans de Jane Austen à découvrir. Mais il fallait bien un jour que je m’y remette et c’est le Mois Anglais ainsi que le projet d’une LC avec ma copine Estellecalim qui m’a convaincue que j’étais prête.

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Le Mois Anglais : top départ samedi 1er Juin


le mois anglais juin 2013Dans quatre jours le Mois Anglais 2013 va enfin débuter. Titine et Lou, nos Sweets Ladies ont travaillé d’arrache-pied et nous sommes nombreuses sur les rangs, à fond dans les starting-blocks. Plusieurs Lectures Communes se sont organisées, les logos se multiplient, des billets sont déjà programmés, mille projets font bourdonner la page Facebook de l’évènement. Bon, OK il faut dire que l’on poireaute depuis le mois de mars, donc on a eu largement le temps de s’organiser 😉 ! D’un autre côté comme le temps n’a guère évolué depuis le mois mars, on peut presque dire que l’on n’a pas vu le temps passer ! Ou alors la météo elle-même s’est mise en mode anglais.

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Pourquoi j’ai abandonné « La Conversation amoureuse » d’Alice Ferney


droit de ne pas finir un livreDaniel Pennac, dans ses droits du lecteur, inclut ce droit-ci : Le Droit de ne pas finir un livre. Il s’agit du droit n°3. jeudi soir, j’ai fait valoir ce droit dont pourtant j’use avec modération d’habitude, tentant toujours de donner une chance au roman. Mais quand j’en viens à considérer un livre posé sur ma table de nuit avec un œil morne, quand je me rends compte que je préfère rester vautrée sur mon canapé à m’abêtir devant n’importe quelle émission de télé jusqu’à tard le soir plutôt que d’aller me coucher pour lire, quand je commence à compter les pages qu’il me reste pour atteindre le chapitre suivant, quand je souffle, soupire, baille, m’endors sur un livre quelque soit l’heure, je me dis que là, vraiment il va falloir que j’abandonne.

Alors j’ai abandonné La Conversation amoureuse d’Alice Ferney.

fernez la conversation amoureuse

Alice Ferney et moi, c’est une vieille histoire et en relisant mes billets (attention ce sont des billets rapatriés de mon ancien blog!) sur Paradis Conjugal et Les Autres, je me rends compte que finalement je chute toujours sur les mêmes choses dans ses romans.

Dans ce roman, Pauline et Gilles ont un premier rendez-vous. Pauline est mariée, Gilles est divorcé, ils ont fait connaissance en attendant leurs enfants à la sortie de l’école. Alice Ferney nous raconte par le menu leurs pensées tout au long de cette soirée.

J’ai lu une petite centaine de pages terrassée par un ennui insupportable et totalement incapable de m’intéresser à ce qui se trame dans l’esprit de ces deux personnages. Comme dans les deux précédents romans lus, il y a toujours un côté un peu gnangnan qui m’agace, mais je crois que ce qui m’a surtout épuisée sont les sempiternels : « pense-t-elle », « pense-t-il » qui ponctuent tout le texte jusqu’à l’overdose. Certes il ne doit pas être facile de rendre compte en simultanée des pensées des deux personnages, mais peut-être y avait-il d’autres manières de le faire, d’autres en tout cas ont trouvé la solution, n’est-ce pas M. Blondel ?

Je n’ai pas été du tout sensible à ces phrases trop bavardes, qui tournent sur elles-mêmes. Alice Ferney, du moins concernant les trois romans que j’ai « lus », part toujours d’une idée séduisante et qui m’a à chaque fois donné envie de lire ses romans, mais je me heurte à chaque fois aux mêmes problèmes et me dis que si le roman avait été plus court, plus condensé, il aurait sans doute pu me plaire.

Si l’on considère ensuite le nombre de livres qui sommeillent dans ma PAL, je me dis qu’il ne faut pas insister et vite courir ouvrir un autre livre.

Roman qui devait être lu dans le cadre d’une LC avec Enna (qui a déclaré forfait également) et Sylire qui elle en est venue à bout.