Bilan de Juin : Le Mois Anglais


Juin tire sa révérence et avec lui le Mois Anglais. Pour cette neuvième édition, nos charmantes organisatrices, Titine, Lou et sur Instagram, Lamousmé, nous avons concocté un programme sur mesure. Un Mois Anglais, ça se prépare comme un marathon, on rassemble ses forces, on s’entraîne à l’avance, et on tient la distance. Cette année a sonné ma 9e participation et sans doute celle où je me suis le plus investie car, pour une fois, j’avais le temps de le faire et une sacrée boulimie de lecture. Je m’en suis donnée à cœur joie et je suis un peu triste que ce soit fini.

Dans cette chronique, on va revenir sur ces 30 jours à l’heure anglaise…

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« L’Echange des princesses » de Chantal THOMAS


Thomas échange princessesChantal Thomas (qu’il ne faut pas confondre avec la créatrice de dessous chic du même nom) est romancière et situe généralement l’intrigue de ses romans historiques au XVIIIème siècle. J’ai découvert son oeuvre, il y a quelques temps déjà (en 2009), en lisant Les Adieux à la reineL’auteur m’avait réellement transportée à Versailles à la veille de la Révolution Française, en juillet 1789, et depuis j’ai suivi les parutions de ses romans, et c’est ainsi que j’ai fini par acheter Le testament d’Olympe, paru en 2013 et donc L’échange des princesses qui vient de paraître en poche.

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« Madame de Sévigné » Stéphane MALTERE (bio).


maltère sévignéMadame de Sévigné est bien sûr connue essentiellement pour sa correspondance passionnée avec sa fille, Mme de Grignan, mais qui était-elle vraiment, qui côtoyait-elle et, à part écrire à sa fille, que faisait-elle ? Stéphane Maltère tente de répondre à ces questions et à quelques autres dans cette biographie qui n’est pas sans intérêt et qui devrait me permettre d’aborder la lecture de cette vaste correspondance avec plus de flèches à mon arc.

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« Maurice » de E. M. FORSTER


forster mauriceCommencer l’année sur un coup de coeur, rien de tel pour envisager une année de lecture sous de bons auspices. Forster est un auteur que je me promettais de lire depuis bien longtemps, depuis, pour tout dire, les adaptations de James Ivory au cinéma à la fin des années 80. J’allais alors très souvent au cinéma, j’avais une quinzaine d’années, et j’avais vu tous les films adaptés des romans de Forster (Maurice, Chambre avec vue, Retour à Howards End). C’est grâce à une LC avec Céline, que, plus de 25 ans plus tard, je me suis enfin décidée à ouvrir un de ses livres.

Contrairement à Chambre avec vue que j’ai vu et revu au moins une dizaine de fois, Maurice est un film que je n’ai vu qu’une seule fois, mais qui est resté très présent dans ma mémoire sans pourtant nuire à la lecture du roman dont il est l’adaptation, sans doute parce que James Ivory a si bien su restituer l’atmosphère du roman que les deux se sont mêlés sans fausse note. Bien sûr, les personnages du roman ont pris les traits des acteurs du film, mais le casting était si juste que mon imagination n’aurait sans doute pas mieux fait.

Le roman narre le cheminement de Maurice Hall, gentleman sans grande fortune et sans grande intelligence. Au sortir de la public school et avant son entrée à Cambridge, l’un de ses professeurs l’informe sur les choses de la chair avec schémas à l’appui et discours moralisateurs sur le rôle de l’homme et de la femme. Cette discussion va durablement marquer Maurice, entraînant chez lui, un combat intérieur que le roman va développer.

E. M. Forster, par ce roman dont il refusa la publication toute sa vie, fait une étude psychologique magistrale de l’éveil à la sexualité homosexuelle dans une Angleterre où l’amour homosexuel est encore perçu comme immoral et immonde. Il décrit les affres de son personnage, sa lutte, ses questionnements, son sentiment de culpabilité face à cette attirance pour les hommes qu’il tente de refuser et contre laquelle il ne peut rien. Une amitié amoureuse avec Clive Durham à Cambridge lui fait prendre, petit à petit conscience, de sa « différence ».

E. M. Forster écrit non seulement un fabuleux roman d’amour, mais fait aussi une analyse pertinente des moeurs anglaises au début du XXème siècle en traitant un sujet qui, encore au moment de la rédaction du roman, était un sujet tabou. L’homosexualité est décrite à la fois sous l’angle moral de l’époque, mais aussi du point de vue de Maurice qui, la vivant, nous la rend telle qu’elle l’est : un amour peut-être différent dans ses actes, mais pur et sincère, un amour comme un autre. Maurice va devoir lutter contre les bonnes mœurs, va se confronter aux risques de la dénonciation, aux conceptions de l’homosexualité perçue alors comme une maladie ou une phobie morbide. La lutte est alors morale et sociale d’autant plus qu’elle flirtera avec une remise en question de la hiérarchisation des classes sociales (si le désir faisait fi des barrières sociales, la civilisation telle que nous l’avons conçue s’écroulerait. p.232). C’est finalement un roman subversif que nous livre ici Forster, mais qui, dans l’écriture est d’une douceur et d’une pertinence fabuleuses.

Maurice est un roman initiatique. Le personnage éponyme devra affronter nombre d’obstacles, pour voir clair en lui et accepter ce qu’il est. Comme tout roman romanesque, il devra lutter contre sa famille et la société pour vivre son amour. Tout en reprenant les éléments traditionnels du roman, Forster écrit un roman moderne par son sujet et dresse le portrait d’une homosexualité qui veut sortir de l’obscurantisme dans lequel, même encore aujourd’hui, nous avons tôt fait de l’enfermer comme en témoignent les récentes manifestations sur le mariage pour tous et toutes les absurdités que nous avons alors entendues sur les déviances supposées. Forster au contraire donne une vision franche et sincère de l’homosexualité, du mal être de ces hommes et surtout fait de cet amour un amour comme un autre avec ses affres, ses désirs, ses pulsions, seul le contact avec la société aveugle en fait un amour différent. D’abord platonique avec Clive, cet amour sera aussi physique grâce à Alec. Loin de n’en montrer qu’un aspect épuré, aristocratique et donc acceptable d’après Clive (l’amour entre hommes n’est excusable que s’il demeure platonique p.276), Forster évoque son aspect charnel et donc subversif, dit le désir et en cela combat l’hypocrisie de l’époque.

En cédant aux plaisirs de la chair, Maurice avait – pour reprendre le terme qu’employa Mr Lasker Jones dans son diagnostic final – entériné sa perversion et s’était définitivement coupé de la communauté des hommes normaux. p.241

Forster est réputé pour être un grand stylisticien et la lecture de ce roman fut un plaisir pour cela. C’est un tel bonheur qu’un livre où sujet et style se complètent que je ne peux que vous encourager à lire cet auteur.

L’année 2013 commence bien.

Vous pouvez lire l’avis de Céline dont l’analyse du roman ne pourra que vous convaincre davantage.

Roman lu dans le cadre du Challenge I Love London (pour certains passages dont un au British Museum), du Challenge La Littérature fait son cinéma et du Challenge Cartable et Tableau Noir.

challenge cartable et tableau noirChallenge la littérature cinémachallenge I Love London

« Arlington Park » de Rachel Cusk


Arlington Park, c’est un peu le Wisteria Lane anglais. Banlieue chic, succession de maisons arrangées avec plus ou moins de goût et des femmes d’une quarantaine d’années, prises dans les affres de la maternité, laissées seules au foyer pendant que les hommes travaillent ou sont au pub. Mais à Arlington Park, il pleut bien plus souvent qu’à Wistera Lane, et on s’y ennuie bien plus.

Dès le début du roman, on ne peut s’y tromper, la pluie est partout, ruisselante, contraignante, déprimante, et colore de gris l’univers de Juliet, Amanda, Maisie, Solly, mais aussi de Stéphanie ou de Christine. Les cinq premiers chapitres sont consacrés l’un à Juliet, l’autre à Amanda, le troisième à Maisie et le quatrième à Solly. Ensuite les femmes se mélangent et apparaissent en filigrane les deux autres femmes citées plus haut. Ce qui rassemble ces six femmes est une désespérance, un ennui voire une conception assez macabre de la vie, l’impression d’être étouffées dans leur couple, contraintes par leurs enfants à une vie dans laquelle elles ne parviennent plus à s’épanouir, bien au contraire, qui leur donne l’impression de mourir et de s’éteindre à petit feu.

mais la vérité était qu’elle ne s’était jamais exprimée, d’aucune manière personnelle. (p.47)

Leur corps se ramollit, est déformé par les grossesses, leur couple vacille, elles se sentent si loin des préoccupations de leur mari.

[…] Tu disais qu’il était important qu’on ait des vies séparées.

C’était avant que je comprenne que vie séparée signifiait que tu partais surfer le week-end pendant que je m’occupais des enfants. (p.233)

Une matinée passée dans le grand centre commercial proche de chez elles, est vécue comme un intermède fabuleux, comme un moment volé et tant pis si ce qu’elles finissent par acheter semble, à leur retour, dérisoire.

C’est un roman bien noir et peu optimiste sur la vie de ces femmes destinées à élever leurs enfants et à s’occuper de leur intérieur, à tel point que certaines d’entre elles en deviennent maniaques à outrance. Ces femmes sont border-line, au bord du suicide, ont perdu tout intérêt, voire tout amour pour leur mari ou pire, leurs enfants qu’elles ne voient que comme des perturbateurs de l’ordre, ou responsables de leur déchéance physique. Le noir à outrance (Juliet voit son mari comme son assassin) a eu tendance à me rendre ce roman un peu too much. Aucune de ces femmes ne semble s’en sortir, et je me suis dit que trop c’est trop.

L’autre souci que j’ai eu avec ce roman tient à sa conception. Comme je le disais au début de ce billet le roman commence par donner aux quatre femmes un chapitre, puis nous avons un chapitre indépendant, très (trop) descriptif sur le jardin d’enfant et la pluie, et ensuite une succession de chapitres qui reviennent plus ou moins sur les femmes décrites dans les premiers chapitres. Il me manque un lien, certes le fil conducteur est cette désespérance, mais la conception du roman ne m’a pas paru aboutie, et soudain, Christine finit par monopoliser le roman, sans plus de raison que cela, si ce n’est qu’elle est sans doute la plus vindicative.

Une lecture donc un peu bancale, une vision trop noire pour être vraiment réaliste à mon goût, peu de nuance dans la perception de ces femmes, peu d’espoir non plus à part la rébellion (le conflit) ou l’acceptation.

Roman lu dans le cadre de l’Objectif PAL Noire (102-2=100), d’une LCA avec L’Or, Bianca et Mrs Pépys (moins sévère que moi, mais un avis également mitigé) (les liens seront rajoutés au fur et à mesure) et du Challenge God save the Livre. Pour suivre, au jour le jour, mon avancée dans l’Objectif Pal Noire vous pouvez lire mon Journal et rendre visite à ma co-équipière L’OR.

Objectif PAL Noire : Lectures Communes Approximatives


Suite au lancement de notre challenge Objectif Pal Noire, L’Or et moi avons décidé de nous organiser quelques LCA. Céline du Blog Bleu, en âme charitable, m’a également proposé de m’aider dans cette entreprise. Quelques LCA sont donc dores et déjà prévues. Mais pour ne pas me sentir débordée, je préfère me contenter de 2 LCA par mois maximum :

Septembre

Arlington Park de Rachel Cusk (avec L’Or, Bianca et Mrs Pépys)

Octobre

Du bout des doigts de Sarah Waters (avec Céline, Bianca, Tiphanie)

Villa Amalia de Pascal Quignard (avec L’Or)

Novembre

Maurice de Forster (avec Céline)

Une adoration de Nancy Huston (avec L’Or)

Décembre

L’arche dans la tempête d’Elizabeth Goudge (avec Céline)

La Conversation amoureuse d’Alice Ferney (avec Enna)

Janvier

Imposture de Benjamin Maskovits (avec Céline)

Février

Pauline d’Alexandre Dumas (avec Arieste)

Voilà donc déjà un bon programme de lecture. J’essaierai de faire des bilans soit mensuels soit trimestriels de mon avancée. Cette liste est une base de lecture à laquelle pourront venir s’ajouter d’autres titres. Je me laisse donc une certaine liberté pour choisir d’autres lectures au fil des mois, d’autant que ce n’est pas comme si je n’avais que ma PAL Noire à lire, même si celle-ci sera ma priorité cette année.

« Le Colonel Chabert » Honoré de Balzac


Ce vieux-là, mon cher, est tout un poème, ou, comme disent les romantiques, un drame.

Un jour d’hiver, un pauvre hère pousse la porte de l’Etude de Maître Derville. Il affirme être le célèbre Colonel Chabert mort à Eylau. Depuis des années, il tente de récupérer son nom, son statut, sa femme et sa fortune, mais personne ne le croit, il passe pour fou.

J’ai été enterré sous des morts, maintenant je suis enterré sous des vivants, sous des actes, sous des faits, sous la société tout entière, qui veut me faire rentrer sous terre ! (p.74)

Ce roman de Balzac raconte l’impossible retour de Chabert au sein de la société, une société qui, après la défaite de Napoléon, vit désormais sous la Restauration. Chabert c’est le paria, il incarne les soldats napoléoniens que la chute de l’Empereur a laissé sans fortune et sans rang alors même qu’ils étaient des héros. Le récit de sa mort, de son retour à la vie, s’extirpant de la fosse communes, devient une métaphore de sa tentative de résurrection sociale. Mais les règles de la société, de la justice sociale, ne sont plus les mêmes, le pays a changé, et pendant que Chabert tentait de revenir à Paris, la vie a continué sans lui, sa femme a hérité, s’est remariée, a acquis une position reconnue et enviable qu’elle n’est décidément pas prête à abandonner.

Balzac dresse un portrait critique de la société parisienne, et des affaires judiciaires, prenant le parti de Chabert contre ceux qui le dénigrent, et le renient. Derville, à la fin du roman, est un notaire désillusionné, ne croyant plus aux vertus humaines et familiales, ayant dû traiter trop d’affaires sordides :

Combien de choses n’ai-je pas apprises en exerçant ma charge ! […] Enfin, toutes les horreurs que les romanciers croient inventer sont toujours au-dessous de la vérité. (pp.166/167)

Dans ce roman, j’ai retrouvé le Balzac des descriptions et des portraits réalistes, des descriptions de lieux qui sont comme le reflet des êtres qui les habitent, des portraits qui mêlent réalisme et imagination (un homme d’imagination aurait pu prendre cette vieille tête pour quelque silhouette due au hasard, ou pour un portrait de Rembrandt, sans cadre). C’est aussi le Balzac observateur attentif de sa société, habitué à soulever les apparences pour faire apparaître la vérité des âmes (S’il est dans cet hospice au lieu d’habiter un hôtel, c’est uniquement pour avoir rappelé à la jolie comtesse Ferraud qu’il l’avait prise, comme un fiacre, sur la place)

Roman sombre et cruel, ce Colonel Chabert est sans doute un bel exemple de l’art de Balzac condensé en un peu plus de cent pages.

Roman lu dans le cadre d’une LCA organisée avecNathalie, Marie (autres liens à venir), du Challenge Un Classique par mois, du Challenge Balzac, du Challenge Justice et de

Un Jeudi, un Livre.

« La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette : Millénium 2 » Stieg Larsson


Après ma lecture du tome 1, en 2006, je n’avais pas ressenti le besoin de poursuivre ma lecture de cette trilogie, tant L’Homme qui n’aimait pas les femmes, me paraissait bouclé sur lui-même. L’enquête était résolue, je ne voyais pas bien ce que pouvait amener les deux tomes suivants. Je pense aussi que la violence de la fin du tome 1 m’avait un peu refroidie. Aussi ai-je attendu cinq ans (Mon Dieu que le temps passe vite!) et la proposition de Manu d’une LC(A) pour enfin me décider à ouvrir ce fameux tome deux au titre génial.

La particularité de ce roman est qu’il donne la part belle à Lisbeth Salander, tandis que L’Homme… était davantage centré sur Mikael Blomkvist, célèbre journaliste du magazine Millénium. Et cela tombait plutôt bien puisque cette petit nana, toute maigrichonne, parsemée de piercings et pour le moins déjantée m’avait beaucoup plu dans le tome précédent.

Nous retrouvons donc Lisbeth deux ans après l’intrigue du tome 1. Elle s’est offert une année sabbatique sous le soleil, voyageant au gré de ses envies. Tout bascule quand un couple, Dag et Mia, se fait assassiner dans leur appartement de Stockholm. Plusieurs empreintes de Lisbeth sont retrouvées dans l’appartement et tous les soupçons pèsent sur elle. La Presse se déchaîne, la police est sûre de la culpabilité de Lisbeth. Seul Mikael doute fortement de la culpabilité de son amie, d’autant que Dag et Mia travaillaient à démanteler un réseau de trafic de femmes et de prostitution, préoccupations qui rejoignent celles de Lisbeth.

Quatre enquêtes parallèles vont donc se mettre en branle : celle de la police, celle de Mikael, celle de l’ancien employeur de Lisbeth et celle de Lisbeth elle-même. Le roman est, grosso modo, divisé en trois parties : la première sur la nouvelle vie de Lisbeth, puis survient le meurtre et commencent les enquêtes, et enfin la dernière partie qui dénoue les fils de l’intrigue.

Bien que j’ai mis quinze jours à venir à bout de ce roman de plus de 650 pages, je ne me suis pas ennuyée. Ce qui m’a particulièrement intéressée est bien le personnage de Lisbeth, le doute sur sa culpabilité, ce que l’on apprend sur son passé, la façon dont la police dresse un portrait à partir de dossiers sociaux et judiciaires, interprète les faits tandis que les amis de Lisbeth donnent d’elle une vision bien différente.

Certes Millénium est un polar voire un thriller, et l’intrigue est savamment construite et nous tient en haleine, mais il m’a semblé que l’intrigue était surtout Lisbeth elle-même, et que tout le roman consiste finalement à savoir qui est réellement Lisbeth. Qui est le meurtrier de Dag et Mia ? et pourquoi ont-ils été assassinés ? Ces deux questions trouvent assez vite leur réponse, alors même que Lisbeth reste un mystère jusqu’au bout. La fin même du roman en est d’ailleurs la preuve, car bien que l’enquête sur les meurtres soit achevée, l’existence du tome trois laisse supposer que le mystère principal, Lisbeth, ne l’est pas encore totalement.

Mikael Blomkvist est un peu moins présent que dans le tome précédent, mais, et cela est vrai aussi pour tous les personnages, a une réelle existence romanesque, une réelle épaisseur. Larsson ne tombe pas dans la caricature, et chaque personnage a une certaine complexité, ses faiblesses, ses parts d’ombre et aussi, pour quelques uns, un certain humour.

Depuis hier est sortie l’adaptation américaine de cette trilogie avec le beau Daniel Craig. Physiquement, je trouve que les acteurs correspondent bien aux personnages, mais je m’interroge sur cette adaptation des trois romans dans la mesure où le tome 1 est une intrigue indépendante, mais peut-être aurai-je la réponse en lisant La Reine dans le palais des courants d’air. Pour le film, j’attendrai de le découvrir quand il passera sur Canal + et que j’aurai fini de lire cette trilogie.

Pour finir, j’aurais juste une question : quelle est donc cette manie suédoise de se préparer des tartines à toute heure de la journée ?

Roman lu dans le cadre d’un LC(A), je vous laisse découvrir les avis de Manu, Zarline et DeL, ainsi que dans le cadre du Challenge Thriller organisé par Cynthia, et du Challenge Le Littérature fait son cinéma organisé par Will.

Les LC ont eu raison de moi, vive les LCA !


Il faut bien que je me rende à l’évidence, j’ai de plus en plus de mal à honorer mes Lectures Communes. Pas de réelle culpabilité, mais un aveu d’échec. Pourtant je suis toujours pleine de bonne volonté, et l’idée me plait énormément, mais je dois reconnaître que trop souvent, la date approchant, je n’ai pas toujours l’envie de me lancer dans le roman prévu, ou j’ai surestimé mes capacités. Entre la date d’inscription à la LC, et la date effective de la LC, des semaines, et des mois ont passé, et sont venus s’ajouter d’autres livres, d’autres envies. Toutefois, toutes les LC auxquelles je me suis inscrites correspondaient à des livres présents dans ma PAL, souvent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, et la LC se révèle alors comme une bonne occasion de lire ces romans devenus des Belles au bois dormant.

Alors que faire ?

Je pourrais me désinscrire d’un simple mail, mais je trouve que ce ne serait pas très fair-play. Alors j’ai décidé de faire mien le concept de Nathalie. En effet Nathalie a inventé une nouvelle façon d’appréhender les LC, en les transformant en LCA : Lecture Commune Approximative. Il s’agit donc de lire des romans non pour une date butoir mais sur une période définie. Ainsi a-t-elle proposé de lire Le Colonel Chabert de Balzac sur la période de Janvier-Février. Cela permet de mieux nous  organiser et de ne pas stresser sur une date, mais aussi nous évite de contacter à la dernière minute les co-inscrits pour demander de repousser la date !

En ayant une marge plus large, je pense que je m’en sortirais mieux.

Bien sûr, je ne vous demande pas de faire de même (sauf si vous êtes un peu dans la même situation que moi!) donc, ce que je vous propose concernant les LC auxquelles je suis inscrites, est de garder les dates butoirs pour celles qui le veulent et de proposer une période, pour celles et ceux qui se sentent un peu débordés.

Toutes mes LC s’étalant sur plusieurs dates durant les mois de Janvier et de Février, je vous propose donc :

LCA sur la période Janvier-Février (pour les LC prévues en Janvier)


Millenium 2 de Stieg Larson (Proposée par Manu, Zarline ; Cynthia ; DeL) : Date de la LC le 9 Janvier

Le Passage de Justin Cronin (Avec Valentine,EvilysangelYukoMiss Bouquinaix, angelebb : Date de la LC le 12 Janvier

Le Liseur de Bernhad Schlink (Avec Valentine, Nag, Mazel) : Date de la LC le 16 Janvier

Anna Karénine de Tolstoï (inscription chez Cryssilda) : Date le LC le 31 Janvier

Le Colonel Chabert de Balzac (inscription chez Nathalie : LCA)

LCA sur la période Février-Mars (pour les LC prévues en février)

Lettres persanes de Montesquieu (Avec Valentine, Olivier)  : Date de la LC le 8 Février

Miss Mackenzie de Trollope (Avec Valentine, Evilysangel, Fafa, Dominique, Miss Bouquinaix, Marion) : Date de la LC le 16 Février.

Je m’excuse auprès des organisatrices (Cryssilda et Manu) pour ce rab de temps. Enfin, il va de soi que je reprendrai les liens des participantes sous chacun de mes billets.

Je vous souhaite à tous de belles lectures, le cœur léger !