« Joyeux Noël, Splat ! » Rob SCOTTON – Album Jeunesse (sélection Noël).


Scotton Noël Splat EliotComme promis, voici un album jeunesse sur le thème de Noël, qu’Eliot a lu tout seul (il est en CE1) et dont il voulait vous parler.

Splat est un chat polisson que j’ai découvert grâce à Hérisson il y a un an. Noël dernier, j’ai donc offert à Eliot cet album. A l’époque, je lui en avais fait la lecture. Il venait d’entrer en CP et n’était pas encore capable de le lire tout seul. Cette semaine, mon mari et moi avions décidé de supprimer tous les écrans pour les enfants. Aussi, tandis qu’Antoine était chez l’orthoptiste, Eliot a lu en salle d’attente au lieu de jouer à sa DS. Il a lui même choisi ce livre et il l’a lu en entier, tout seul pendant le quart d’heure d’attente.

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« Je suis en CP » MAGDALENA et Emmanuel RISTORD


Je suis en CPEn ce jour de rentrée scolaire, voici un coffret idéal à offrir à votre Loulou s’il entre en CP cette année ! Quand Eliot est entré en CP l’an dernier, je lui avais déjà acheté trois histoires de cette collection dont Jour de piscine. Ce qui m’avait plu était la clarté des textes, les très jolies illustrations et un vocabulaire adapté au niveau de lecture de cette tranche d’âge. J’ai donc été très contente de recevoir ce coffret spécial rentrée !

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« Les Animaux malades de la peste » Jean de La Fontaine et Olivier Morel


la fontaine les animaux pesteJ’ai toujours aimé la fameuse édition des fables de La Fontaine illustrée par Gustave Doré, des gravures sombres, parfois terrifiantes et je garde en mémoire celle du petit Chaperon Rouge dans le lit aux côtés du loup portant la charlotte de la grand-mère !

Les fables de La Fontaine font partie de la littérature jeunesse puisque La Fontaine les a écrites, du moins pour une partie d’entre elles, pour le Grand Dauphin âgé alors de 7 ans. Cependant le texte est devenu souvent bien difficile pour les enfants d’aujourd’hui. Les tournures de phrase, le vocabulaire ancien peuvent être un peu compliqués pour des enfants du même âge aujourd’hui. Mais ce n’est pas une raison pour les négliger et en priver nos chères têtes blondes.

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« Je ne lirai pas ce livre ! » Cece MENG et Joy ANG


je ne lirai pas ce livre couvJ’avais repéré cet album sur les blogs et lors d’une visite à la Biblio je suis tombée dessus un peu par hasard. Je n’y pensais plus et comme je ne tiens pas de carnet wish-list et que ma mémoire est une passoire, ce fut donc une belle surprise.

Le petit garçon que vous voyez sur la couverture est donc résolument décidé à ne pas lire tout seul ce livre. Tout d’abord parce qu’il a mille choses plus importantes à faire et que pour le faire lire ce livre il faudrait vraiment qu’il soit dans une situation désespérée.

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« Dépêche-toi , Tonton » Roland FUENTES


Fuentès TontonDépêche-toi, Tonton est une aventure de Tonton Zéro, héros sympathique de Roland Fuentès auteur dont je vous ai déjà parlé à propos d’un autre roman jeunesse que j’avais beaucoup apprécié : L’écrivain dans le jardin.

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« Les animaux de Lou : Tu es libre Petit Elephant ! » Mymi DOINET et Mélanie ALLAG


les animaux de louAujourd’hui je laisse un peu les manettes à Eliot qui a lu un roman et qui aimerait vous en parler. Eliot a 7 ans, nous avons écrit ensemble d’après ces impressions. A toi Eliot.

Lou est en vacances en Afrique chez Badou. Elle a rencontré un éléphanteau. Il est têtu et désobéissant. Il va se mettre en danger, Lou et Badou vont l’aider.

J’ai trouvé que l’éléphanteau était rigolo parce qu’il trouvait sa mamie trop sévère et qu’il faisait des bêtises. J’ai découvert qu’il y avait des gens qui chassaient les éléphants, je trouve que  c’est méchant.

Lou est une petite fille gentille, elle comprend les animaux. J’aimerais bien savoir parler aux animaux comme elle.

 Dans cette histoire, il y a plusieurs animaux : les éléphants, une girafe, un zèbre et des babouins. Ce sont des animaux qui vivent en Afrique, dans la Savane. Grâce à cette histoire, j’ai appris que les animaux sont très gentils.

Je n’ai pas eu beaucoup de mal à lire cette histoire. J’aimerais bien lire d’autres histoires avec Lou.

ELIOT

Ce roman appartient à la collection « Premières Lectures » de chez Nathan. Il peut donc se lire à partir de 6 ans, en classe de CP. La police d’écriture est grande et claire. Le texte est composé de deux parties : le récit et de très courts dialogues dans des bulles. L’enfant peut tout lire ou ne lire que le contenu des bulles. Il n’y a pas de lexique, mais en fin de livre, on trouve deux pages sur l’animal principal de l’histoire, ici l’éléphant. Les explications sont claires et abordables pour les petits lecteurs.

L’histoire est assez simple mais permet de découvrir quelques éléments de la vie en Afrique : la chaleur, les braconniers, le commerce de l’ivoire, par exemple. Le vocabulaire employé est relatif à l’Afrique : baobab, tam-tam, une réserve, la savane, ainsi que le nom des bébés animaux (éléphanteau et girafon).

LOGO bibliothèque d'Eliot

« Le Héron et l’Escargot » M-F CHEVRON et M. MAGNAN


Chevron le héron et l'escargotSur le schéma des fables de La Fontaine illustrées par Gustave Doré, Marie-France Chevron et Mathilde Magnan nous offrent une fable mettant en scène une rencontre fatale entre un Héron et un Escargot.

Fable construite sur le modèle de celles de La Fontaine, elle comporte également une morale qui apparaît comme une loi de la nature immuable et implacable.

Le vocabulaire a un charme suranné (fabliau, je vous agrée, oui da, etc) qui nous renvoie immanquablement au XVIIe siècle et rappelle la voix du célèbre fabuliste. Le titre lui-même apparaît comme celui d’une fable retrouvée évoquant Le loup et l’agneau ou Le Lièvre et la tortue et j’en passe. Impossible de passer outre cette inspiration évidente, d’autant que Le Héron de La Fontaine n’est pas bien éloigné de cette fable-ci.

Les illustrations sont réussies. Le héron comme l’escargot ne sont pas représentés de façon enfantine, mais, au contraire, de façon très précise presque scientifique et donc réaliste, refusant l’anthropomorphisme. Le texte lui-même, bien mis en page, aux couleurs changeantes, le rend attrayant et parfaitement lisible.

J’ai bien sûr testé cette lecture sur mes deux petits cobayes préférés qui ont trouvé cette histoire à la fois drôle et un peu triste. Ils ont déjà fait l’expérience des fables de La Fontaine, et ont trouvé que celle-ci était plus facile à lire et à comprendre malgré quelques mots qu’il m’a fallu expliquer notamment à Eliot (bientôt 7 ans).

Une belle découverte donc faite grâce aux Éditions Courtes et Longues (dont je vous ai déjà parlé sur ce blog) et une belle initiative aussi, je trouve, qui est celle de remettre à l’honneur les fables. Comme La Fontaine s’inspirait des fables d’Esope, Marie-France Chevron poursuit la transmission en s’inspirant de La Fontaine… Même si la portée sociale, ou politique, des fables de La Fontaine reste beaucoup moins prégnante dans cet album, sa lecture reste intéressante et amusante.

Lu dans le cadre du Challenge Animaux du monde.

Challenge Animaux du monde

« Les Fantastiques Livres Volants de Morris Lessmore » de William Joyce


livres volant couvertureJ’ai découvert ce livre hier et je ne résiste pas à vous le présenter dès ce matin tant il est fabuleux. Avant d’être un livre, l’histoire de Morris Lessmore et de ses livres volants a été un court métrage que j’avais vu grâce à une amie qui me l’avait fait découvrir sur FB. J’ai donc été ravie de découvrir qu’à partir du court métrage un album avait été créé.

Pour des amoureux du livre comme nous, cet album est une pure merveille et pour nos enfants, un émerveillement (Antoine et Eliot l’adorent!).

Morris Lessmore écrit dans un livre sa vie, ses connaissances. Un jour un ouragan détruit la ville qu’il habite et transforme les couleurs en noir et blanc . Il erre alors au hasard, et croise une jeune femme tout en couleurs, suspendue à des livres volants comme à un cerf-volant. Avant de disparaître dans le ciel, elle lui envoie son livre préféré, celui-ci mène alors Morris vers une bibliothèque où les livres bruissent, marchent, jouent du piano. Morris retrouve ses couleurs. Une nouvelle vie commence au milieu de ces livres qui deviennent ses meilleurs amis.

livres volants la biblio

La lecture devient une passion. Morris est absorbé par ses lectures. Il répare les vieux livres comme un médecin, mais ce qui ranime un livre est, il le comprend bien, la lecture. Un livre qui n’est pas lu est un livre mort. Petit à petit, les habitants de la ville détruite arrivent à la bibliothèque de Morris. Il leur prête ses livres. Quand les habitants se mettent à lire, les gens retrouvent leurs couleurs.

Cet album est autant un hymne à la lecture qu’aux livres. La tristesse est oubliée par la lecture, et les livres survivent s’ils sont lus. Les illustrations sont magnifiques et cette bibliothèque est un paradis de lecteur.

livres volants morris lisant 2

Sensible, drôle, cet album restitue la magie de la lecture et rend les livres vivants et attachants, ils apparaissent comme des amis fidèles qui émerveillent les enfants, consolent les vieilles dames, etc. Mais cet album, et le symbole de la bibliothèque le montre bien, vante aussi le bonheur de transmettre. Morris est un passeur de lecture et le bien qu’il fait en prêtant ses livres touche aussi bien les gens que les livres eux-mêmes.

Un très bel album pour les grands et les petits, un album qui fait du bien, un message d’espoir autour de la lecture que je ne peux que vous conseiller.

Pour vous donner encore plus envie de vous offrir cet album magnifique et enchanteur, je vous laisse regarder le court métrage en cliquant sur le lien ci-dessous :

La fantastique histoire des livres volants par Sorslepopcorn

Album lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres.

challenge-le-nez-dans-les-livres

« Patte-Blanche » de Marie-Aude MURAIL


Murail Patte-BlancheDans le cadre de nos lectures du soir, j’ai lu aux enfants ce court roman jeunesse de Marie-Aude Murail. Dans une époque reculée, pendant le règne du Roi Louis, Messire Johan est le meilleur chasseur de loup du royaume. On repère un loup blanc, magnifique, et Johan veut absolument le tuer pour faire cadeau à la reine de son pelage immaculée et obtenir une prime de 10 000 écus. Des paysans font la battue et parviennent à faire tomber le loup dans un piège. Mais, quand Johan arrive au piège, le loup a disparu, ne laissant qu’une patte blanche coincée dans le piège. Quelques temps plus tard, la femme de Johan accouche de jumeaux : le petit garçon est frêle, et la petite fille présente une étrange déformation, à la place d’un de ses pieds, se trouve une patte blanche de loup.

Un peu comme dans 22!, Marie-Aude Murail situe l’action de ce conte dans une époque et un lieu un peu incertains. Elle réinvestit les éléments traditionnels du conte en modifiant le Il était une fois… par D temps du bon roi Louis ; la présence du loup ; celle d’enfants ; celle d’une gentille nourrice  une brin de mystère et de magie sans oublier la peur et une certaine violence, etc. On pense à mille et une références : Hansel et Gretel,  voire même aux jumeaux de La Petite Fadette grâce ce terme berrichon qu’emploie Sand dans son roman : les bessons pour les jumeaux, mais aussi à la bête du Gévaudan… Autant d’histoires qui relèvent du folklore.

Ce fameux loup blanc c’est un peu le Moby Dick de Johan (voilà encore un petite référence bien sentie!), la quête de l’impossible qui va d’abord provoquer son malheur, mais qui sera aussi le moyen de sa rédemption. Difficile de savoir si ce loup doit être perçu comme l’incarnation du Diable comme le pense Johan ou s’il n’est pas au contraire une sorte d’esprit magique de la forêt. Les enfants sont courageux et aimants. Il y a de très belles phrases sur la gémellité, sur ces bébés qui, séparés, se cherchent et ressentent un manque.

Un conte dans lequel les grands pourront s’amuser à retrouver les multiples références et que les enfants apprécieront pour son suspens et la beauté des personnages qui leur ressemblent et l’amour que le frère et la sœur se portent.

L’avis d’Antoine

J’ai bien aimé, ça stressait, les têtes des personnages étaient bizarres. Sinon c’était bien. Ça me faisait penser à l’œil du loup, parce que on ne sait pas si le loup est méchant ou gentil.

SUPER SUPER SUPER SUPER SUPER SUPER SUPER SUPER !!!!!!!!!!!!

L’avis d’Eliot

Le loup était un petit peu méchant. Il  voulait manger la  petite fille pour récupérer sa patte. Son frère est arrivé à temps. Ouf! C’était un peu marrant. Je  n’ai pas aimé le chasseur.

[Non mes enfants ne sont pas génies de l’orthographe et de la grammaire, j’ai donc corrigé les petites et les grosses fautes, mais ce sont eux qui ont écrit leur ressenti avec leurs mots]

Roman lu dans le cadre du Challenge Totem catégorie LOUP et du Challenge Animaux du Monde.

challenge TOTEMChallenge Animaux du monde

Roman lu grâce à la Bibliothèque Municipale.

« Le Chevalier qui cherchait ses chaussettes » de Christian Oster


Oster le chevalierIl était une fois un chevalier qui, après une nuit passée au pied d’un arbre, ne retrouva plus ses chaussettes ! Cela est bien embêtant, car comment se présenter devant une princesse à délivrer des griffes d’un dragon, pieds nus ?

Voilà l’étrange mésaventure qui arrive au chevalier de ce conte qui se présente dans les règles du genre : le « Il était une fois… » ; le méchant dragon ; la jolie princesse prisonnière et le valeureux chevalier. Sauf que Christian Oster manie le burlesque avec brio. La perte des chaussettes va quelque peu décontenancer son chevalier qui est obligé, à plusieurs reprises et devant les péripéties inattendues qui se présentent à lui, de récapituler à plusieurs reprises la succession de ses actions. Sauf que ce pauvre chevalier a tendance à s’emmêler les pinceaux.

« D’abord, délivrer le dragon, se dit-il ; ensuite, le trouver ; puis réveiller mes chaussettes ; enfin, combattre la princesse. » (pp.13/14)

Il sera question de combats violents contre des dragons, de canard carbonisé, de magicien et de lutin avant que ce pauvre chevalier ne parvienne à boucler sa mission.

Ce conte burlesque, lu hier soir à mes enfants, a suscité bien des rires. Les dialogues sont souvent très drôles et décalés, ainsi que les interruptions surprenantes du récit avec des adresses aux enfants.

La lecture à voix haute fonctionne parfaitement tant le ton et les dialogues sont vifs. La parodie du roman de chevalerie ainsi que des éléments traditionnels du conte en font un livre à découvrir pour son originalité et son côté burlesque.

Ce roman est édité à L’École des Loisirs dans la collection Mouche, il est donc accessible pour de jeunes lecteurs à partir de 7 ans, mais il peut bien sûr se lire à des enfants plus petits.

Roman lu grâce à la Bibliothèque Municipale.

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