De l’ère des Dinosaures à l’ère de glace (expo)


expodinosauresHier après-midi, avec mes enfants, Eliot 8 ans et Antoine 11 ans, je me suis rendue Porte de Versailles pour un retour dans le passé. Sur un espace de 7 000 m² , l’exposition De l’ère des dinosaures à l’ère de glace, propose de découvrir ces animaux qui peuplaient la terre avant les hommes et  jusqu’à l’apparition de ceux-ci, soit du secondaire au quaternaire. C’est donc une réelle remontée de le temps qui s’opère à travers plus de 75 espèces différentes.

(suite…)

Grenoble : Ville culturelle !


Grenoble_bullesComme vous le savez si vous suivez ce blog régulièrement, je suis Grenobloise de naissance et fière de l’être. Ville de mon enfance, puis de mes années fac, elle enferme beaucoup de souvenirs et quand je m’y rends pendant mes vacances, je suis heureuse de retrouver, dans certains lieux, des moments importants de ma vie. J’y croise parfois des visages connus avant, des visages un peu vieillis certes, mais qui soudain semblent rouvrir une brèche temporelle et me ramènent une quinzaine d’années en arrière. Je ne vais pas vous parler de ma folle vie d’étudiante d’alors, mais plutôt évoquer ici les visites que nous avons faites la semaine dernière dans cette ville.

DSCN0764Lorsque l’on évoque Grenoble, on parle très souvent des boules (cf la photo ci-dessus) : il s’agit d’un téléphérique qui part du Jardin de Ville et grimpe jusqu’à la Bastille. La Bastille est une construction fortifiée militaire édifiée entre 1823 et 1848, par Vauban pour contrer d’éventuelles attaques du duché en Savoie. On peut accéder soit par les fameuses boules, soit à pied par un chemin circulaire le long de la montagne soit encore par une série d’escaliers tueurs de jambes. Une fois parvenu en haut, on peut admirer toute la vallée et bien sûr la ville à nos pieds depuis le belvédère de Vauban. Mais aussi une vue éblouissante sur la chaîne de Beldonne et sur le Vercors et, par beau temps, on peut même apercevoir le Mont-Blanc. Nous montons très souvent à pied sur ces hauteurs, c’est d’abord un bon exercice et aussi un effort récompensé par une telle vue. Si vous allez un jour à Grenoble, je ne peux que vous conseiller cette balade et la visite de la forteresse.

Depuis la rentrée, Grenoble a enfin ouvert un musée en l’honneur de la personnalité locale la plus connue : Stendhal ! Oui, Grenoble est la ville de naissance de Stendhal, mais il n’y avait pas encore un musée digne de ce nom. Ce musée se situe Grande Rue dans la maison du grand-père de Stendhal, le docteur Gagnon. On ne visite qu’une partie de la maison, trois pièces en tout, mais ce musée permet de voir de nombreux portraits de Stendhal et de sa famille, de découvrir la façon dont ils vivaient et de mieux connaître ce grand-père tant aimé par Henri Beyle. Le manuscrit de La Vie d’Henry Brulard, biographie de Stendhal est exposé et rien que pour cela cette visite vaut le coup.

signature stendhal

Ayant fait mes études de Lettres à l’Université Stendhal, inutile de vous dire que j’ai lu et étudié au cours de mon cursus plusieurs romans de Stendhal et que mon amour pour cet auteur est incontestablement lié au fait que je suis également Grenobloise. Alors certes, Stendhal ne vouait pas un grand amour à sa ville, qu’il trouvait trop bourgeoise et dans laquelle il a vécu une enfance douloureuse avec la mort de sa mère et un père rigoriste et très peu aimant. Son grand-père fut donc son allié, son refuge et sans doute son mentor. Homme instruit, scientifique, homme des Lumières et très investi dans sa ville puisqu’il a créé la bibliothèque de la ville (actuellement jouxtée au Lycée Stendhal), ce grand-père exemplaire l’initia à la littérature et à la botanique.

musée stendhal

Une belle visite qui a aussi intéressée mes enfants et qui devient un endroit incontournable à présent quand vous foulez les rues grenobloises.

Dernier lieu culturel, l’exposition de Doisneau qui se tient en ce moment au Musée de l’Ancien Évêché place Sainte Claire : Les Alpes de Doisneau. Cette exposition donne une autre vision de l’œuvre de Robert Doisneau que l’on associe souvent qu’aux photos prises dans Paris. Ici, nous découvrons des photos prises dans les Alpes entre 1936 et 1958. Des photos plus personnelles qui saisissent les joies du ski en famille, mais aussi la transhumance dans le Queyras, ainsi que des photos de vacances dans le petit village de Laffrey que je connais si bien. Des photos pleines d’humour, de nostalgie et magnifiques en noir et blanc. Les enfants ont été très intéressés, notamment en découvrant les anciens skis en bois qu’il fallait farter. Ils redécouvraient à la fois des lieux connus (Laffey) tout en découvrant le passé, les façons de vivre. Une belle occasion de découvrir un peu plus l’œuvre de ce grand photographe et d’en apprendre un peu plus sur sa vie.

doisneau motodoisneau enfant avec ski

Pour finir ce billet sur Grenoble, je voulais vous parler d’un nouveau salon de thé ouvert depuis 6 mois, place Sainte-Claire : La Causerie. Un endroit où sans aucun doute toutes les blogueuses-lectrices grenobloises doivent se retrouver. Sur les murs, des étagères de livres jusqu’au plafond et un principe que je trouve génial et qui est expliqué sur les cartes de visite en forme de marque-page : C’est aussi un espace dédié aux livres que vous apportez… emportez… rapportez… ou pas… en toute liberté, simplement pour le plaisir de faire vivre les livres.

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J’ai trouvé ce principe passionnant. La gérante m’a expliqué que les gens avaient amené beaucoup de livres dès l’ouverture, mais qu’ils étaient un peu timides pour les emprunter, s’étonnant de ne devoir laisser ni adresse, ni numéro de téléphone, que tout ne soit basé que sur la confiance. Cet endroit est bien dédié aux livres jusque dans les WC dont les murs sont illustrés de reproductions de tableaux de lectrices et de portrait d’auteur :

la causerie WC

Un endroit parfait pour boire un bon thé après la visite de l’exposition Doisneau.

J’espère vous avoir donné envie de visiter ma belle ville ! Si vous connaissez ces lieux n’hésitez pas à laisser un commentaire et si vous en connaissez d’autres je vous laisse les présenter en commentaire.

« A la mode Impressionniste : Colorie, Découpe, Fabrique »


Et c’est là que je regrette de ne plus avoir 10 ans. Ce cahier d’activités est une réelle merveille. En s’appuyant sur les tableaux impressionnistes, mais aussi sur des gravures de mode de la fin du XIXe siècle, les enfants exercent leurs yeux à l’art tout en s’amusant.

Chercher les 7 erreurs dans deux reproductions du Balcon de Monet, devient presque une description d’art. Le tableau est alors observé à la loupe, et il y a fort à parier que les enfants s’en souviendront.

On peut aussi découper des silhouettes féminines ou masculines et les rhabiller, on peut inventer le tissus des belles robes en coloriant, on peut même créer sa revue de mode :

Les illustrations sont magnifiques, ce qui fait de ce cahier un bel objet que l’on aimerait presque garder pour soi.

En rendant l’art ludique et accessible aux enfants, ce cahier est une vraie réussite qui permet de découvrir non seulement une époque, mais aussi la peinture impressionniste.

Mais la littérature n’est pas en reste, et l’on propose d’habiller Nana que Manet avait peinte en jupons et corset. La voyez-vous en robe de bal à rubans ou en robe noire et sobre ? Séductrice ou repentante ? A vos ciseaux !

Ce cahier d’activités est une introduction parfaite à la future exposition qui se tiendra au Musée d’Orsay à partir du 23 septembre : L’Impressionnisme et la Mode.

Merci aux Éditions Courtes et Longues pour cette belle découverte.

Livre qui entre dans le cadre du Challenge Read me I’m fashion.

L’été à Paris : La Basilique Saint-Denis.


Ce matin, avant les chaleurs caniculaires prévues pour l’après-midi et le retour de la pluie ce week-end, j’ai embarqué mes gnomes à Saint-Denis visiter la Basilique et la nécropole des Rois et Reines.

Après une heure de métro, nous avons donc pénétré dans la basilique et avons été saisis par la beauté des vitraux d’autant plus mis en valeur par le soleil :

Très vite les enfants ont voulu aller voir les gisants dans la nécropole. Cette partie de la Basilique est payante, mais une fois affublés d’audio-guide, comme de vrais touristes, nous avons pu admirer les différentes sépultures. Par chance il n’y avait pas grand monde et il faisait frais, deux conditions essentielles pour profiter au mieux de cette visite. Dès l’entrée nous découvrons le tombeau de François Ier et de Claude de France. Un tombeau monumental où le roi et la reine sont représentés nus et couchés. Les enfants ont retenus que François Ier mesurait presque deux mètres, d’ailleurs on le perçoit très bien, sa statue est nettement plus grande :

Sur le bas relief est représentée la bataille de Marignan (1515, je vous le rappelle).

Il m’est difficile de vous relater dans le détail cette visite qui a duré plus de deux heures, tellement nous nous sentions bien dans ce lieu et tellement il y avait de choses à voir, de détails à noter. Je vais donc surtout vous parler de ce qui m’a le plus ému.

Avant de passer dans l’aile gauche de la nécropole, nous avons visité la crypte qui renferme le caveau des Bourbons. Les tombes de Louis XVI et de Marie-Antoinette s’y trouvent mais ne renferment pas les corps, le Roi et la Reine guillotinés ayant été mis à la fosse commune. C’est Louis XVIII qui les fit inhumer le 21 janvier 1815 à Saint-Denis.

Un peu plus loin est exposé le coeur de Louis XVII, fils de Louis XVI, mort à l’âge de 10 ans dans la prison du Temple. Les enfants ont été un peu impressionnés par ce coeur. J’ai été assez émue aussi devant cette urne funéraire, et, bien que républicaine et démocrate convaincue, horrifiée en imaginant cet enfant, si proche de l’âge d’Antoine, en prison.

La crypte accueille également les tombeaux de Henri IV et la Reine Margot. Mais il faut bien comprendre que ces tombeaux sont vides. En effet pendant la Révolution, les tombes ont été profanées, et les corps des Rois et des Reines ont été jetés dans une fosses communes et recouvert de chaux. C’est donc Louis XVIII qui, en 1817, a ordonné que les dépouilles soient inhumées dans la crypte. Il s’agit d’une toute petite pièce dont deux pans de mur sont recouverts de plaques de marbre sur lesquelles ont été gravés tous les noms des Rois et des Reines.

En ressortant de la crypte nous avons continué notre visite et avons pu admirer le gisant de Clovis. On ressent un étrange sentiment d’intemporalité dans cette nécropole en présence de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui ont fait une partie de l’Histoire de France.

Je pourrais encore vous parler de la chapelle expiatoire dans laquelle fut édifié un monument en hommage à Louis XVI et Marie-Antoinette en 1830. Les statues surgissent et on a la sensation de deux personnes vivantes en train de prier :

Reste encore deux monuments, le premier représentant Catherine de Médecis et Henri II :

l’autre à la mémoire d’Anne de Bretagne, ma marraine dont c’est la fête aujourd’hui :

Mes enfants et moi avons passé deux heures fabuleuses de complicité, de découverte et d’émerveillement. En dehors des sépultures, j’ai laissé errer mon œil sur des détails architecturaux que je vous livre ici.

Les photos ne sont pas libres de droit.

Ce billet peut entrer dans le Challenge Paris.

 

 

Une journée à Paris avec Lili Galipette : Orsay et descente en librairie


  Ce matin,Lili Galipette et moi sommes allées visiter l’expo Beauté, Morale et Volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde. Paris était magnifique : le ciel bleu, un léger air frais, presque printanier, et deux amies en goguette, loin du quotidien et du travail.

L’exposition se compose à la fois de tableaux, de photos et de meubles de la deuxième moitié du XIXème siècle anglais, et présente donc l’aesthetic movement, ou mouvement esthétique, en français, qui rejoint notre Art pour l’Art français, mais va plus loin dans son champ d’application, car la volonté est de rendre beau les intérieurs, les meubles, joindre l’utile au beau, et lutter contre le matérialisme ambiant.

Dans chaque pièce plusieurs aphorismes d’Oscar Wilde ponctuent la déambulation du visiteur.

Depuis longtemps, et notamment depuis ma maîtrise, j’aime d’amour les femmes de Rossetti, d’Edward Burne-Jones sans oublier celles de James McNeill Whistler, dont les peintures illustrent bien souvent les couvertures des romans de Wilkie Collins ; ou les illustrations de la Salomé de Wilde par Aubrey Beardsley.

J’ai donc été ravie de voir ces toiles en vrai, immenses devant moi, ces femmes mythique, pulpeuses, aux cheveux ondulés savamment ramassés en chignon, ces robes en drapées (que nous devrions remettre à la mode!), et cette beauté extatique ineffable, de femmes fatales.Faire une expo avec une personne qui nous est chère, qui partagent les mêmes centres d’intérêt que soi, est sans aucun doute la meilleure façon d’apprécier une expo. Ce fut le cas pour nous, et nos yeux se sont remplis de beauté.

Si l’on peut regretter qu’Oscar Wilde apparaisse finalement bien peu, en dehors des aphorismes, et que son nom semble apparaître davantage comme une accroche pour l’expo, nous avons passé un merveilleux moment, que nous avons prolongé par la visite de la librairie, et quelques achats :

Deux marque-page, un magnet et un crayon à papier reproduction d’un papier peint. J’ai également acheté à Antoine Le Prince heureux d’Osar Wilde.

Après un déjeuner chez Cojean, et comme nous n’étions pas très loin du boulevard St-Michel, une petite descente chez Gibert s’imposait.

Etant très consciencieuse dans mes challenges, je suis donc revenue chargée de 2 gros sacs bien lourds, avec à l’intérieur par moins de 15 livres :

Pour le futur Challenge Molière organisé par Sharon :

L’oeuvre complète de Molière

Pour le Défi : Relisons les Rougon-Macquart :

Les quatre romans qui me manquaient pour commencer et en bonus Thérèse Raquin, pour 1€50, cela aurait été bête de passer à côté.

Enfin, quelques achats divers résultat de mes déambulations sur les blogs des copines, et grâce aux très bons conseils de Lili Galipette, qui sait tenter mais ne se laisse pas tenter.

De haut en bas et de gauche à droite :

Et devant moi, le monde  de Joyce Maynard

Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons de Jasper Fforde

G229 de Jean-Philippe Blondet

La Fille du Pasteur Cullen de Sonia Marmen

Ethan Frome d’Edith Wharton

De l’amitié, de l’art, des livres… la journée fut bien remplie, pleine d’émerveillement et de discussions.

Billet écrit en lien avec Le Mois Anglais.

Une virée à Paris…


Hier mes enfants et moi sommes partis nous promener dans Paris en compagnie de ma soeur. Nous avions prévu quelques points de chute, une exposition et nous n’avons pas été déçus de notre journée très remplie.

La veille, j’avais repéré chez Antigone une présentation de petites figurines très mignonnes. Après une brève recherche sur internet, j’avais noté l’adresse d’un magasin sur Paris qui les commercialisait. J’ai donc l’honneur de vous présenter ma Momiji Doll, Phoebe qui a pris place sur mon bureau :

Elle sert dans ses bras un petit livre, car Phoebe est une fan des romans de science-fiction. J’aime cette petite lectrice grenouille, ses petites lunettes roses et son sourire espiègle. En sortant de chez Artoyz, magasin où nous avons trouvé Phoebe, nous avons découvert un magasin d’objets japonais. Ma soeur a craqué sur de petites boîtes à sauce spéciales bento, et elle m’a offert ces post-it ourson sur lesquels on peut griffonner quelques notes :

A quelques pas de là, nous nous sommes rendus à l’Hôtel de Ville pour visiter l’exposition Sempé croque Paris, exposition gratuite.


Outre les dessins représentant le Petit Nicolas, cette expo est centrée sur les dessins sur Paris. Il y avait notamment le fameux dessin du chat dans la librairie, celui qui a fait la Une du Télérama d’il y a deux semaines, mais il y avait également des dessins sur les moeurs des Parisiens : les embouteillages, les rues de nuit, les hauts immeubles Haussmanniens, et les bus sur les ponts de Paris :

Antoine a été plus intéressé qu’Eliot, disons que l’attention d’Eliot a décliné au fil de l’expo et notamment parce qu’il y avait pas mal de textes à lire… mais l’un comme l’autre ont beaucoup apprécié, et ont ri, observant attentivement tous les petits personnages dessinés.

Nous devions finir par une virée au BHV rayon papeterie et jouets, mais nous étions bien fatigués et nous sommes engouffrés dans un bon Starbucks Coffee. Et non, nous ne sommes allés dans aucune librairie…. pour une fois !

Une belle journée parisienne comme je les aime, et d’autant plus agréable que le soleil était de la partie !

Un après-midi à l’Opéra Garnier


Hier j’ai emmené ma progéniture se promener à Paris, ils adorent prendre le RER et depuis que j’ai trouvé un jeu qui les occupe pendant le court trajet, c’est un délice (sur demande je peux vous dire en quoi consiste ce jeu!!!). Qui dit Paris, dit déjeuner avec ma soeur chez Cojean au Printemps, c’est obligatoire, je ne peux résister à leurs wraps !!! Après déjeuner, et beaucoup de papotages, ma soeur est repartie travailler (je compatis!), et j’ai emmené les loulous visiter l’Opéra Garnier !

Cela faisait longtemps que je voulais pénétrer dans ce lieu si magnifique, et je n’ai pas été déçue ! J’ai été éblouie par sa beauté, l’hommage au théâtre, à la musique et à la danse. Dès l’entrée, le grand escalier m’a fait pousser un cri d’admiration, le marbre est partout, coloré, mais rien de lourd, il semble au contraire nous élever vers les plafonds décorés, les lustres.

Bien sûr il y a une impression de démesure, mais on ne sent pas écrasé même si mon Eliot fait bien petit au pied de cette statue :

Le moment que nous avons préféré fut bien sûr l’entrée dans la salle, le plafond naïf de Chagall, les sièges en velours rouge sang, et les décorations murales. Nous sommes restés longtemps au balcon central, face à la scène à admirer les sculptures, et les scènes peintes par Chagall. Les enfants étaient ravis, et veulent désormais revenir pour y voir un « pestacle » !

En repartant nous avons fait un arrêt à la boutique, comme toujours, et j’ai enfreint ma règle en repartant avec 3 livres :

Les librairies des musées ou des monuments historiques permettent souvent de trouver des romans auxquels on ne penserait pas forcément. La BD Polina me tentait depuis longtemps ; je voulais lire depuis longtemps aussi le roman de Gaston Leroux, un classique ; et enfin j’ai trouvé sympa l’idée du roman qui mêle Holmes et l’Opéra de Paris tout en reprenant la trame du roman de Leroux !

J’ai aimé trouver sur une des tables la série que je regardais enfant avec ma soeur : L’âge heureux, l’histoire d’une petite fille qui intègre l’Opéra de Paris comme petit Rat ! Mais j’ai été raisonnable et ne l’ai pas acheté (non, non je ne regrette pas !)

Ce fut donc une belle visite qui m’a autant intéressée que mes enfants (5 et 8 ans). Petite info intéressante, les enfants ne paient pas la visite ! C’est sans doute un lieu où toute petite fille rêve de pénétrer.

Manet au Musée d’Orsay


Jeudi après-midi je suis allée, en famille, voir l’exposition Manet au Musée d’Orsay. Cela faisait plusieurs années que je n’avais plus remis les pieds dans ce fabuleux musée. Je me souviens y avoir erré lors de mon DEA pour admirer les toiles de Gustave Moreau, mais cela remonte à une bonne décennie !

Pour cette exposition je vous conseille de prendre vos billets à l’avance, car, même malgré cette précaution, il faut s’attendre à faire la queue tant cette expo est prisée. J’avais donc embarqué mes deux enfants, Antoine 7 ans et demi et Eliot bientôt 5 ans, une gageure, mais en même temps un grand plaisir pour moi d’essayer de les initier à la peinture.

L’exposition, placée sous l’angle de la modernité, présente des œuvres connues (très connues!) et d’autres beaucoup moins, ce qui permet de nous faire une belle idée du talent de Manet. Réparties en plusieurs salles, ses toiles sont regroupées autour de plusieurs thèmes : Manet et Baudelaire (ma préférée), Manet et Zola, Manet impressionniste, Manet et Berthe Morisot (là encore belle émotion), Manet peintre des émeutes parisiennes etc. Dès l’entrée on découvre le tableau hommage à Eugène Delacroix par Fatin-Latour, et représentant, entre autre, Edouard Manet et Charles Baudelaire (à vous de les reconnaître!) :

Cette exposition fut une grande émotion pour moi et cela pour plusieurs raisons. La première parce que découvrir (ou redécouvrir) ces toiles, c’est une plongée dans le XIXème siècle, dans l’effervescence de ce siècle où peintres et écrivains étaient liés, où l’on sent une énergie créatrice magnifique. La salle rassemblant les portraits et autoportraits de Baudelaire est particulièrement émouvante et sublime. Le portrait de Jeanne Duval dans sa fabuleuse robe blanche qui semble tout envahir  est un tableau que je connaissais pas :

Sans parler du portrait de ce cher Zola qui, visionnaire en matière d’art, avait su repérer et vanter le talent de Manet.

La deuxième raison, fut de revoir les portraits de Berthe Morisot, une artiste qui me touche beaucoup. J’avais vu une exposition de son œuvre en 2002, j’ai lu une biographie magnifique sur elle, et depuis cette femme me fascine.

  La douceur de son regard, cette tenue noire qui met en valeur la beauté de Berthe sont des éléments qui me font aimer particulièrement ce portrait. On sent aussi l’amitié qui unissait les deux artistes, et comment Berthe fut un modèle inspirant pour Manet, puisqu’on la retrouve dans plusieurs de ses œuvres. Je vous conseille vraiment de découvrir l’œuvre de Berthe Morisot et de lire la biographie de Dominique Bona, une biographie qui nous plonge dans le monde de la peinture au XIXème mais aussi qui nous fait découvrir le destin d’une femme artiste à une époque peu conciliante avec les femmes et où certaines, comme Camille Claudel (pourtant plus jeune), ont payé le prix fort pour pouvoir exercer leur art.

Enfin, troisième raison, revoir les toiles de Manet est toujours un immense bonheur. Que ce soit le Déjeuner sur l’herbe ou l’Olympia, il n’y a rien de comparable entre voir ses toiles sur le net ou dans un livre, et les voir en face à face. Bien qu’excessivement connues, ces toiles gardent leur magie et nous laissent toujours ébahis !

Mais qu’en a-t-il été de mes loulous ? Si Eliot fut moins attentif (compte tenu de son âge), Antoine, quant à lui, a posé beaucoup de questions (notamment sur la nudité de ses dames!). J’ai tenté de les intéresser en leur faisant chercher des éléments (le chat noir de l’Olympia, par exemple et autres détails) mais aussi de leur expliquer certaines toiles et leur symbolique. Cependant, l’un comme l’autre ont beaucoup aimé cette visite, et ils ont su s’intéresser et parfois nous faire remarquer des détails que notre œil n’avait pas toujours perçus ! Même s’ils n’en retiennent que très peu, ce qu’ils retiennent est déjà bien, et je suis pour mener les enfants dans les musées et les initier à l’art dés que possible.

Pour finir, le détour par la librairie du musée est une nécessité ! encore des marque-page et quelques cartes postales en souvenir d’une très belle après-midi :