Un samedi au Salon du Livre de Paris – #SDL2019.


Image associéeJe n’ai plus fait de compte-rendu de mes visites au salon du livre depuis bien longtemps, mais ce samedi j’ai retrouvé ce plaisir d’errer dans les allées avec mon fils, de rencontrer par hasard des amies des blogs, de croiser des têtes connues et / ou célèbres, de papoter avec des auteurs, de gentilles attachées de presse, de boire une ou deux coupettes de champagne et … d’acheter des livres. [Pour ce compte-rendu je pique la présentation des « moi après mois » de Moka et de quelques autres blogueuses.]

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8 mars 2019 – Journée internationale des DROITS des femmes


Il est bien question des DROITS des femmes, car ceux-ci ne sont pas encore les mêmes entre les hommes et les femmes et ce n’est pas une rose ou une promotion sur le dernier robot ménager qui va faire avancer les choses. Ne confondons pas tout. Les dernières affaires (#MeToo, le viol des religieuses, les 20 femmes tuées par leur con-joint ou ex-con-joint depuis le début de l’année 2019, les agressions dans le métro, dans les rues…) nous laissent bien voir que la femme reste un objet, une proie, et on a beau se dire indépendante, forte, on en demeure pas moins une victime potentielle.

Alors il y a aussi des questions plus prosaïques et sempiternelles (le non partage des tâches ménagères, la double journée de travail, la charge mentale plus forte, le salaire moindre) qui sont remises sur la table chaque année, mais il va bien falloir un jour que les choses changent. C’est bien sûr dérisoire par rapport à ce que peuvent vivre les femmes dans d’autres pays où elles sont voilées, emmurées sous du tissus de force, mariées de force, battues, lapidées, privées de toutes libertés… C’est pour elles aussi, et j’aurais tendance à dire surtout, cette journée, cette pauvre petite journée perdue dans les 365 autres jours d’une année. Pour elles, pour vous, pour moi, pour vos filles, pour mes élèves… Il faut combattre là où on est, chacun et chacune doit y prendre part, car les droits des femmes ne sont pas qu’une question qui concerne les femmes et l’on sait comme tout ce qui touche à la femme est souvent ravalé à un rang inférieur, pris avec condescendance… Ne rien laisser passer, pas même une simple plaisanterie sexiste faite juste pour rigoler.

Alors au lieu d’offrir des roses, des dessous, ou de tenir la porte parce que c’est « la journée de la femme », je vous propose la lecture très intéressante de cet ouvrage paru chez Syros : Les mots pour combattre le sexisme de Jessie Magana et Alexandre Messager, il est justement sorti en librairie hier. Voilà un abécédaire autour du sexisme que l’on peut lire en famille, avec les filles ET les garçons, car pour combattre le sexisme il faut aussi montrer aux petits garçons ce qu’il ne faut pas faire (et je sais de quoi je parle j’ai deux garçons) tout en apprenant aux petites filles à se défendre et à refuser un rôle ancestral :

*source de l’image

Belle et heureuse année 2019 !


« A te voir au fond des étoiles… »


41e Prix Relay des Voyageurs Lecteurs


Cette année j’ai la chance d’avoir été contactée pour participer au 41e Prix Relay des Voyageurs Lecteurs. J’ai donc reçu toute la sélection :D. Quatre romans très différents que je vais découvrir au fur et à mesure :

  • Magda de Mazarine Pingeot chez Juliard
  • Séquoias de Michet Moutot au Seuil
  • L’Archipel du chien de Philippe Claudel chez Stock
  • La Vie secrète d’Eléna Faber de Jillian Cantor chez Préludes

J’ai commencé ma lecture par La Vie secrète d’Eléna Faber et c’est pour l’instant une belle découverte.

Vous pouvez vous aussi participer en votant pour le roman de votre choix et peut-être gagner des livres et même à voyage à Rome (enfin celui-là j’aimerais bien le gagner !!).

Si vous voulez suivre l’actualité de ce Prix vous pouvez vous abonner à sa page Facebook.

Les votes sont déjà ouverts et se refermeront le 15 juin. J’ai donc un mois pour lire ces romans dont je vous parlerai au fil de mes lectures en espérant être dans les délais.

 

 

Joyeux Noël !


christmas2017

 

Ma douce étoile – 15 ans.


Et de 8 !


Au milieu des œufs en chocolat, des lessives de veille de rentrée et de la préparation pour ma formation, il me fallait trouver un petit moment pour fêter dignement les huit ans de blogounet.

Huit ans. Je m’en étonne encore. Mais lui et moi résistons vaille que vaille, même si on est loin de l’effervescence des quatre premières années. J’ai souvent dit et écrit qu’un blog évolue avec nous, se modifie, et je suis contente d’avoir toujours cette fenêtre ouverte. Je ne reviendrai pas sur tout ce qu’il m’a apporté (cf. mes anciens billets d’anniversaire), la liste est longue.

Alors certes il est un peu mollasson ces derniers temps, voire poussif à certains moments de l’année particulièrement chargés, mais il va son petit bonhomme de chemin, il poursuit sa route.

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… le premier jour du reste de ta vie : bonne année 2016 !


Une nouvelle année qui commence me donne toujours l’impression d’une remise des compteurs à zéro. Non que l’on efface tout ce qui a eu lieu l’année finissante, mais l’impression d’une nouvelle chance, une nouvelle chance de faire mieux, de bien repartir, de se dire voilà, on va se reconcentrer sur l’essentiel, on va vivre intensément… et d’ailleurs impossible de ne pas se dire un 1er janvier : mon premier café, mon premier livre de l’année, mon premier baiser de l’année… comme s’ils étaient plus précieux, comme si on y attachait plus d’importance. C’est cette impression-là que j’aimerais garder durant toute cette année 2016 : l’impression que chaque moment vécu, soit précieux, que j’y prenne garde comme en ce 1er janvier, voir la vie comme une photo, que chaque instant reste fixé en moi.

Chérir chaque jour du bonheur d’être maman :

enfantsSavourer le plaisir d’aimer et d’être aimée:

Doisneau-amoureux-aux-poireauxProfiter de ma famille :

familleConserver ce bonheur d’enseigner :

profGarder la joie simple d’être entre amis:

Mouton Duvernet street RUE MOUTON DUVERNET PARIS 15EME ARRONDISSEMENT

Et toujours aimer le plaisir intense de vivre au milieu et dans les livres :

biblio

 

Je vous souhaite une très belle année 2016 !

sources des photos : Photos en noir et blanc de Robert Doisneau et la dernière.

« Fluctuat nec mergitur ! »


peace-paris

Dessin de Jean Jullien

L’horreur a surgi vendredi soir : un sms posté par un ami de mon mari, alors que, l’un contre l’autre nous regardions un téléfilm en différé : « Mets les infos, c’est la merde ! ». Et je sens déjà les mains qui deviennent moites, le cœur qui s’accélère, le temps de trouver la chaîne des infos en continu. Les bandeaux rouges en bas de l’écran apparaissent, les mots surgissent : « attaques » – « morts » – « blessés » – « Paris ». On parle d’attentats au Stade de France. On zappe sur TF1, le match est toujours en cours, on ne comprend pas. On parle de terrasses, de gens « arrosés à la kalachnikov ». Mon esprit bloque sur « arrosés », quel mot étrange ! Soudain, le besoin impérieux de savoir où est ma sœur. Elle va bien, elle me parle du Petit Cambodge, ce petit restau découvert cet été avec tant de plaisir. En fond, pendant que je lui parle, les journalistes expliquent, montrent des images de corps à terre, je reconnais la terrasses du Petit Cambodge, ces chaises multicolores, je reconnais le quartier, je me souviens des visages des serveurs et serveuses, du chat tigré qui passait entre les chaises… et puis le Bataclan. Je pense à tous ces gens enfermés, pris au piège dans cette salle, je n’ose imaginer. Sur l’écran le nombre des morts et des blessés augmentent, de plus en plus.

Sidération, impression d’irréalité, comme une envie de vomir, une angoisse qui opprime. L’impression que tout ce à quoi je crois est bafoué : la vie, la liberté, la musique, le plaisir d’un verre bu en terrasse, de partager un moment simple de bonheur entre amis. Je réalise comme nous sommes fragiles, démunis, impuissants face à ces hommes en noir.

Samedi. Dès mon réveil, je veux savoir. Je passe la journée à suivre l’info. La télé d’abord, puis la radio et Facebook. J’entends les témoignages, je vois des vidéos, je lis des messages, des avis de recherche. Je vois le visage de ces gens que l’on cherche partout. Ces photos diffusées où les sourires s’affichent, des sourires qui ont disparu, qui ne reviendront plus. La détresse de ces pères, de ces mères, de ces frères et sœurs, de ces amis, qui cherchent partout. Ces regards perdus au sortir du Bataclan, ces gens qui courent. Comment fait-on pour se remettre de ça ?

A 17h, avec Antoine et Eliot, on allume des bougies à la fenêtre. Les flammes sont frêles, elles vacillent, s’éteignent, on les rallument, elles bruleront toute la nuit.

Et au milieu de ce marasme, je veux croire encore à la beauté, à la littérature, à la joie de vivre. J’entends rire mes enfants. Même si l’angoisse, plus que la peur, pèse au fond de moi, je ne peux pas croire que tout ce à quoi je crois s’effondre. Je sens la solidarité : les files interminables de parisiens pour donner leur sang ; les témoignages des gens qui ont ouvert leur porte pour accueillir ceux qui ont fui l’horreur ; les monuments du monde entier aux couleurs de la France… j’y crois. Parce que ne plus y croire, c’est ne plus croire en rien et je m’y refuse.