« Mon amie Adèle » de Sarah PINBOROUGH – Thriller.


Louise est fraîchement divorcée. Sa vie se résume à son travail et à son fils, Adam. Pourtant, un soir, dans un pub, elle embrasse un homme, David, qui, elle le découvrira le lendemain au bureau, est son nouveau patron. Bel homme, David est psychiatre et mariée à Adèle, une femme superbe et fascinante. Si le premier jour de travail est un peu embarrassant, David ne regrette pas son incartade et une liaison s’installe. Tout se complique un peu, quand Adèle tombe inopinément sur Louise un matin devant l’école de son fils. Adèle semble ignorer que Louise est la secrétaire de David, mais celle-ci, si elle le sait pour l’avoir aperçue au bureau avant de se planquer dans les toilettes, se garde bien de lui dire. Touchée par la fragilité d’Adèle, Louise accepte un café sans savoir qu’elle met ainsi les pieds dans un engrenage fatal.

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« George Sand à 20 ans : S’affranchir » Joëlle TIANO – Biographie.


Tiano Sand à 20 ansAyant travaillé plusieurs années sur l’œuvre et la vie de George Sand, je ne suis plus une novice. Je dois avouer que je connais un peu par cœur les événements de sa vie et d’autant plus sa jeunesse puisque mon sujet de doctorat portait sur la figure du père dans son œuvre, que j’ai également écrit un article dans le Dictionnaire George Sand paru aux éditions Honoré Champion en 2015 et que je me suis beaucoup intéressée à Maurice Dupin, père de Sand. J’ai dû lire au moins cinq biographies de George Sand, dont la meilleure, pour moi, reste celle de Joseph Barry, George Sand ou le scandale de la liberté paru en 2004, sans oublier la propre autobiographie de George Sand, Histoire de ma vie et sa correspondance. Pourtant, je reste toujours curieuse des nouvelles parutions qui s’intéressent à ma Sand, ne serait-ce que pour me replonger dans son univers. Aussi quand on m’a proposé de lire George Sand à 20 ans, au Diable Vauvert, je n’ai pas hésité. Cette collection qui s’intéresse à la jeunesse des auteurs est passionnante et j’avais beaucoup aimé l’ouvrage consacré à Guy de Maupassant que j’ai lu il y a quelques mois.

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Où sont les femmes ?!!!!


litterature-et-egalite-des-sexes-diglee-3D’abord il y a eu, mercredi, une petite conversation avec une collègue de français à propos du nouveau programme de Term L. Programme imposé qui depuis plusieurs années, et cela même si cette année marque les 20 ans de la disparition de Marguerite Duras, s’entête à ne présenter que des œuvres d’auteurs masculins. Puis il y a eu, hier, la lecture de  l’article de Marie Darrieussecq à propos d’un recueil de nouvelles uniquement composé d’auteurs masculins et que son fils, en 3ème doit lire. Enfin, il y a eu ce matin, l’article de Diglee sur son blog (dont je me suis permise de reprendre une illustration en tête de ce billet) dans lequel elle déplore, elle aussi, le peu place faîte aux auteures femmes dans les classes de lycée et notamment en Term L.

Le problème de la place des auteures femmes dans la littérature et notamment dans les manuels scolaires avait déjà été soulevé sur ce blog, il y a quelques années.

Alors que l’année scolaire se termine, les nouveaux manuels scolaires commencent à arriver dans les établissements et donc dans le mien. Comme toujours, je regarde attentivement quelle place est faite aux femmes. Je consulte donc le fameux Index des auteurs et je compte : entre 3 et 6 sur une centaine de noms cités. Soit entre 3 et 6% d’auteures femmes.

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Salon du livre… oups… Livres Paris 2016


MétailiéOn connaît la polémique, entièrement justifiée, qui a cours en ce moment sur la politique financière du salon du livre : plus d’accréditions, plus de partenariat avec l’éducation nationale, plus de tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, mais un plein tarif à 12€, 2€ par livre personnel emmené pour être dédicacé… encore heureux, les WC restent gratuits mais jusqu’à quand ? Bref, on se demande si le salon du livre a réellement envie de donner accès à la lecture et aux livres au plus grand nombre. Pour ma part je me refuse à payer 12€ l’entrée pour acheter des livres ! 12€, c’est presque le prix d’un broché et presque le prix de deux livres de poche ! J’étais donc décidée à bouder dans mon coin, quand j’ai reçu une invitation des éditions Métailié qui ont eu également la gentillesse de m’offrir une entrée gratuite. Alors plutôt que de mettre le logo du salon du livre, j’ai choisi, pour illustrer ce billet, de mettre celui des éditions Métailié.

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« Honnis qui mal y pense ! »


Il y a des discussions sur Facebook qui ont le don de me mettre en ébullition ! En commençant ce billet, j’ai la sensation que ce que je vais dire a déjà été dit mille fois, mais il faut croire que ça ne suffit pas. L’objet du délit : les Service de presse, encore et toujours, éternellement le même sujet. Je m’étais jurée de ne plus y revenir, j’ai même lancé une nouvelle rubrique pour tenter de dédiaboliser ces fameux SP, mais il semble qu’il y ait du boulot.

Finalement ce qui m’agace surtout c’est le discrédit qu’engendre ce genre de polémique et la nécessité dans laquelle elle nous place de nous justifier sur notre choix personnel de recevoir des SP. Une règle unanime sur les blogs est : la liberté d’écrire notre blog comme on le conçoit, pourtant, régulièrement, les blogueurs qui reçoivent des SP et en parlent sur leur blog sont taxés de vendus, de profiteurs. On entend tout et n’importe quoi : l’obligation de donner des avis positifs, choix imposé de livres, deadline, black-list pour blogueurs dissidents, et j’en passe ! Autant de contre-vérités auxquelles beaucoup, dont moi, ont déjà tenté de répondre, en expliquant, en donnant notre expérience en exemple. Mais rien n’y fait.

Mais quand on voit que les personnes qui émettent ce genre d’affirmations, affirment dans le même temps ne pas recevoir de SP, je me dis qu’il y a un problème majeur. Comment peut-on affirmer ce genre de choses sans savoir de quoi l’on parle ? Je pourrais à la limite comprendre si ces blogueurs avaient eu des expériences désagréables avec des ME ou des attachés de presse, mais visiblement ce n’est pas le cas. Alors quoi ? Une pointe de jalousie ?

 Nous choisissons les livres qui nous font envie et nous disons ce que nous en pensons. Car oui, le choix de recevoir un SP nait d’une envie de découvrir un livre : tout simplement. Car derrière les SP ne se cachent rien d’autres que des livres à découvrir. Non, le SP n’est pas le diable !!!!

Mais le discrédit ne s’arrête pas là. Voici venir l’ostracisme ! Oh sans doute une petite plaisanterie au passage ! Je n’ose imaginer qu’une telle idée puisse naître dans un cerveau raisonnable ! La nouvelle mode serait donc de bannir les blogueurs qui reçoivent des SP, ces vendus, pour faire prospérer les blogueurs purs ceux qui achètent leurs livres et refusent la main mise des ME. Après tout un blogueur a déjà édité une liste noire des blogueurs refusant de lire des auto-édités, alors… Là on touche le fond ! Je pourrais en rire, moi avec ma PAL de plus de 900 livres achetés avec mes propres deniers, mais là ça me fait juste hurler ! Certes, il y a plus grave dans la vie, mais ce genre de comportement n’horripile ! Si on commence à faire des listes noires : ceux qui reçoivent des SP, ceux qui ne lisent que leurs livres, ceux qui ne lisent pas les auto-édités, ceux qui ne publient que sur les romans qu’ils ont aimés, etc. où est cette fameuse liberté ? Et puis de quoi se mêle-t-on ?

Finalement les problèmes avec les SP, c’est ceux qui n’en reçoivent pas qui les créent.

 

La vie merveilleuse des blogueurs littéraires !


keep clam et write a blogLa vie d’une blogueuse littéraire est passionnante ! Après la liste noire des blogs qui refusent de lire des auteurs auto-édités, voici venu le temps d’une auteure, que dis-je, un « écrivain, poète, auteur et artiste peintre » – oui rien que cela – qui se lamente de n’avoir pas de retour de ses SP. L’ironie de l’histoire est que j’ai reçu le mail de mécontentement de la dame sans avoir demandé le dit roman – « Amour et passion » toute une histoire – et donc sans l’avoir reçu. Mais au-delà de la raison profonde de ce mail, celui-ci en dit long sur la façon dont les blogs sont perçus par les aspirants auteurs ou les auteurs confidentiels. Loin de moi l’idée de juger du travail de cette auteure puisque je ne l’ai pas lue, mais ce mail est assez symptomatique de la façon dont les blogs sont envisagés par certaines personnes qui voient en eux une vitrine publicitaire, un moyen de promotion des auteurs en mal de notoriété. Peut-être est-il temps de remettre un peu les pendules à l’heure et de rappeler quelques principes clairs.

Nos blogs sont publics. Certes. Nous sommes accessibles facilement puisque bien souvent nous laissons une adresse mail sur laquelle nous pouvons nous contacter. Mais il semble que beaucoup n’ait pas bien compris l’objet de notre démarche ! Depuis 7 ans que je tiens ce blog, je n’ai jamais reçu ce genre de mail qui oscille entre le « remontage » de bretelles et la lamentation façon Cosette ! Intitulé « Merci pour ce moment », ce mail reflète parfaitement l’incompréhension qui existe autour des blogueurs. Non, nous sommes pas des organes de promotion, non, nous ne sommes pas des critiques professionnelles, et non, nous ne sommes pas des gens avides de SP pour remplir nos appartements ou  nos maisons de livres pour le simple plaisir d’amasser des livres ! Quand je lis :

« Si vous ne soutenez que les auteurs déjà très médiatisés, c’est la mort certaine de tous les autres, alors que certains mériteraient d’être mis en avant. Si vous ne nous aidez JAMAIS, c’est que vous ne lisez jamais les auteurs, ou très peu, mais êtes sûrs de vendre du papier avec ceux déjà intronisés, tout en collectionnant une montagne de livres jamais lus, surement bazardés dans un coin, ou pire, jetés à la poubelle dès réception. »

Je perçois un abîme sans fond !

Les blogueurs littéraires sont avant tout des « lecteurs éclairés », passionnés de lecture, amoureux des livres, les chérissant comme des objets précieux. Qui parmi nous oserait seulement imaginer jeter un livre dans une poubelle ? Nous lisons par plaisir et avant tout pour partager notre passion. Là est le but premier de notre « entreprise ». Je crois que nous sommes tous d’accord sur ce point. Puis sont venus les SP. Certains y souscrivent d’autres pas, nous sommes libres ! Mais ces derniers temps un phénomène nouveau apparaît : les auteurs en mal de notoriété qui prennent nos blogs pour des plateformes de promotion. Mais, contrairement aux maisons d’édition qui proposent leurs dernières parutions, ces dits-auteurs ont la fâcheuse tendance à nous faire la leçon, cherchent à nous culpabiliser – le métier d’auteur non reconnu est tellement difficile, le métier de l’édition est si fermé allant jusqu’à écrire :

« Je n’ai pas de réseau particulier de copinage, je ne suis d’aucun milieu littéraire ou autre, je ne suis pas connue et je ne couche pas en dehors de mon plaisir personnel … (je souligne cela car j’en ai fait l’expérience, j’ai raté des publications car je n’ai pas voulu offrir mon corps ; je sais, j’abuse 🙂 ). Comment vais-je m’en sortir seule ? Comment les auteurs qui ont un certain talent vont survivre ? […] Comment faire pour attirer votre regard et avoir un article, même de quelques lignes, afin de se faire connaitre ? « 

Mais les blogs n’ont pas pour vocation de rendre célèbre des auteurs inconnus. Comme je l’ai dit à la dame en question, les blogueurs sont susceptibles quand on touche à leur raison d’être. Comme je l’ai dit aussi à l’auteur auto-édité qui avait eu la bonne idée de dresser une liste noire, qu’on nous fiche la paix ! Notre blog est à but non lucratif, seul le plaisir de la lecture compte ! Qu’on arrête de voir en nous un tremplin, qu’on arrête de penser que nous nous enrichissons en revendons nos SP (que d’ailleurs nous ne revendons pas tant le prix de revente est dérisoire et tant nous préférons donner nos livres ou les échanger.) Qu’on nous laisse lire tranquillement dans notre coin, qu’on nous laisse libre de nos choix de lecture ou de non lecture. Ce que j’aime dans les blogs avant tout c’est la liberté et l’indépendance, nous ne nous soumettons pas aux diktats, c’est ce qui fait notre force. Même si nous lisons et aimons le plaisir le recevoir et de découvrir de nouvelles parutions, nous sommes attachés à NOS livres, au plaisir de flâner dans les librairies ou les bibliothèques, nous retrouvons le sourire après avoir acheté des livres.

Rien ne nous est plus étranger que de lier les livres à un but promotionnel, marketing ou pécuniaire !

J’ai envie de dire à tous ces gens « démerdez-vous » ! Je refuse de rentrer dans ce jeu et de devoir rendre des comptes !

Salon du Livre de Paris / Dossier refusé…


… tel est l’intitulé du mail que j’ai reçu cette après-midi pour me dire, en termes choisis, que je pouvais aller me rhabiller (ça tombe bien j’ai acheté deux robes et des hauts hyper jolis aujourd’hui), me rhabiller donc pour le SDL 2015, et que non, je n’aurai pas mon accréditation !

Pour la petite histoire, une accréditation permet d’assister au SDL sur toute la durée du salon, d’en sortir et d’y rentrer au cours de la journée librement.

Après voir publié naïvement et plaintivement mon post sur Facebook, je découvre que je suis loin d’être la seule dans ce cas.

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« Crépuscule » Victor Hugo


hugo victorParce que je découvre ce matin les tweets vomis par certains élèves de Première après leur épreuves écrites du Bac Français, j’ai eu envie de recopier ici ce poème de Victor Hugo, auquel ils n’ont rien compris, eux qui ne savent plus voir dans les mots les images qu’ils suscitent, par manque de culture certes, mais aussi de sensibilité littéraire (en espérant qu’ils aient une sensibilité autre).

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Quand Amazon cautionne le plagiat…


plagiatDepuis hier, la blogosphère est secouée par une nouvelle affaire de plagiat et cette fois, je fais partie des plagiés. J’ai été alertée de cette affaire grâce à un post de Clara sur Facebook informant qu’une certaine Coline donnait son avis sur des livres dans les commentaires du site Amazon en copiant allégrement des avis de blogueurs publiés sur le site communautaire Babelio. Plus de 700 avis publiés et une très grande partie d’avis plagiés (environ une trentaine de blogueurs concernés, certains ayant été plagiés sur plusieurs billets). En ce qui me concerne, la donzelle a copié-collé mon billet sur le roman de Marc Lambron, Tu n’as pas tellement changé ( voici le lien vers « l’avis » de Coline, pour constater le plagiat). J’avais publié mon avis sur le site de Cultura, je pense que c’est là qu’elle l’a repris.

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Sauvons la Librairie Arthaud – Grenoble


librairie-arthaudNous avons toutes et tous une librairie fétiche, celle qui nous convient parfaitement, dans laquelle nous nous trouvons bien, dans laquelle nous pourrions rester des heures.

Quand j’habitais à Grenoble c’était Arthaud. La librairie de Grenoble, avec son grand escalier en pierre qui nous mène à l’étage des livres de poche, avec des rayons bien chargés, des libraires qui finissent par nous saluer à force de nous voir revenir, avec les vitrines que nous léchons en remontant Grande Rue.

Sauf que, Arthaud, racheté par Chapitre (mais Arthaud sera toujours Arthaud et non Chapitre) risque de tirer définitivement son rideau de fer en juin.

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