« Héroïnes » Sarah-Jane STRATFORD.


J’achète très peu de formats brochés, préférant attendre une sortie en poche un ou deux ans plus tard, mais là, je n’ai pas pu résister à cette couverture sublime. De toute façon, c’est simple, dès qu’il y a une machine à écrire, je craque. Bien évidemment, la lecture de la 4e de couv. a intensifié la tentation.

New-York années 50. Phoebe Adler travaille comme scénariste sur une petite chaîne télé locale. Elle écrit des feuilletons policiers qui remportent un certain succès. Sa sœur, Mona, vit à l’hôpital depuis des années, atteinte d’une déficience immunitaire ; leurs parents sont décédés. A Hollywood, Phoebe partage son appartement avec la séduisante Anna, dessinatrice. Sa vie se résume à son travail et aux visites à l’hôpital, et si sa sœur l’incite à profiter pour deux, à sortir, à rencontrer du monde, Phoebe a du mal à s’y résoudre. Sauf que les événements vont finalement l’y contraindre. Accusée d’être une sympathisante communiste, Phoebe décide de fuir à Londres le maccarthysme quand elle reçoit une demande à comparaître. Une fois à Londres, elle va trouver Hannah Wolson, productrice de séries télévisées qui embauche des scénaristes américains blacklistés aux USA.

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Bilan Lecture : Juin 2021.


Hier s’est clos le Mois anglais organisé par TitineLou et Cryssilda, le bilan de ce mois de juin sera donc quasi intégralement anglais, hormis un roman lu dans le cadre d’un autre challenge, celui organisé par Moka et Fanny, Les classiques, c’est fantastique ! et un autre qui entre dans mon challenge Linley et Havers.

Je n’ai pas chroniqué toutes mes lectures (il m’en reste deux), mais je compte le faire dans les jours à venir. Pour ce mois de juin, durant lequel nous fêtions les 10 ans du Mois anglais, mes lectures se sont organisées autour de certains thèmes définis par les organisatrices. J’avais préparé une petite PAL en fonction de ces thèmes :

Comme vous pouvez le constater je ne suis pas parvenue à lire tous les romans que j’avais prévus. Quatre d’ente eux sont restés sur le carreau et il m’en reste un à finir (un peu plus d’une centaine de pages) mais je l’ai quand même mis sur la photo du bilan puisque je le finirai sans doute demain.

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« Etés anglais : la saga des Cazalet »(t.1) Elizabeth-Jane HOWARD.


Etés anglais est le premier tome d’une saga dont on a déjà beaucoup parlé sur les blogs et les RS : la saga des Cazalet. Je l’avais repérée et avais acheté le tome 1 l’an dernier durant le Mois anglais. J’ai depuis acheté le tome 2 et compte bien acheté prochainement le tome 3. J’ai lu ce premier opus en LC avec ma maman et Cartons d’Emma.

L’intrigue débute en 1937 dans le Sussex. Toute la famille Cazalet vient à Home Place pour passer l’été, alors que commencent à gronder des bruits de guerre quand les blessures de la première ne sont pas encore totalement cicatrisées. Les Cazalet sont une famille nombreuse avec à leur tête William et Kitty, respectivement surnommés le Brig et la Duche, les grands-parents ; puis leurs enfants : Rachel, célibataire et sans enfant ; Hugh marié à Sybill et père de trois enfants, Polly, Simon et le petit William ; Edward, marié quant à lui à Viola (Villy), père également de trois enfants, Louise, Teddy et Lydia et enfin Rupert, veuf d’Isabel avec laquelle il a eu Clarissa (Clary) et Neville puis remarié avec Zoé. A tout ce beau monde viennent s’ajouter les femmes de chambre, les cuisinières, les bonnes et autres domestiques.

Inutile de vous dire que l’arbre généalogique qui nous est donné dans les premières pages du roman est plus que bienvenu même s’il m’a fallu également prendre des notes pour véritablement m’y retrouver. Il faut donc un peu s’accrocher au début pour bien se repérer, mais le lecture en devient d’autant plus agréable par la suite.

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« Un goût de cendres » Elizabeth GEORGE. T.7


Un goût de cendres d’Elizabeth George est le 7ème tome de la série Linley & Havers que, je le rappelle pour les nouveaux arrivants, je compte lire dans son intégralité à raison, environ, d’un tome par mois (challenge Linley & Havers)

Dans ce 7ème tome, donc, on suit deux intrigues parallèles, la première à travers le journal ou du moins le récit d’Olivia à la première personne et d’autre part la découverte du corps d’un champion de cricket, Kenneth Fleming. Celui-ci a été asphyxié au monoxyde de carbone à cause d’un incendie qui a tout l’air d’être criminel : le feu a pris grâce à une cigarette fixé dans un fauteuil qui a fini par prendre feu. Bien que l’inspecteur du Kent, Isabelle Ardery soit sur le coup, Linley et Barbara sont envoyés en renfort, le meurtre d’une célébrité requiert les inspecteurs de Scotland Yard.

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« Le rayon vert » Jules VERNE.


Le rayon vert pour moi c’est d’abord un film d’Eric Rohmer qui date de 1986 et que j’avais vu à sa sortie. J’ai appris depuis que c’était aussi le titre d’un roman de Jules Verne et c’est ainsi que j’ai fini par l’acheter. Mais qu’est-ce que le rayon vert ? Il s’agit d’un phénomène qui survient, dans des conditions météorologiques parfaites, au moment où le soleil se couche sur la mer. C’est le tout dernier rayon avant la disparition du soleil. Une légende écossaise dit que celui ou celle qui a la chance de l’apercevoir voit alors au fond de son cœur. Je l’ai souvent traqué depuis le film de Rohmer, mais je n’ai jamais eu la chance de le voir.

Dans le roman de Jules Verne, Helena Campbell, nièce orpheline des frères Sam et Sib Melvill, rêve de voir le fameux rayon vert. Comme ses oncles ne peuvent rien lui refuser, ils acceptent un séjour sur les côtes écossaises. C’est qu’ils ont aussi une autre idée en tête : marier leur nièce chérie au savant Aristobulus Ursiclos. Ce séjour serait donc idéal pour que les deux jeunes gens fassent plus ample connaissance. Il n’est malheureusement pas facile de trouver le bon endroit et que la météo soit favorable. Alors qu’ils sont à la recherche d’un meilleur panorama, ils rencontrent Olivier Sinclair, artiste-peintre, avec lequel ils sympathisent et qui, lui aussi, se prend de passion pour le fameux rayon.

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« Blood & Sugar » Laura SHEPHERD-ROBINSON.


Ce qui devait arriver, arriva, je suis très en retard dans mes chroniques en ce début du Mois Anglais. Je vous présente donc aujourd’hui un roman sur le thème « Avant 1837 » dont les chroniques devaient être publiées le 3 juin.

L’intrigue se situe à Londres en 1781 pendant la traite négrière. Le corps de Tad Harcher est retrouvé pendu et marqué comme un esclave rebelle. Brillant avocat abolitionniste, il était sur la piste d’un drame qui pourrait donner un coup fatal à l’entreprise esclavagiste. Lorsque sa sœur vient trouver son ami d’enfance, Harry Corsham, ce dernier ne peut refuser son aide. Homme politique, il risque sa carrière de parlementaire, mais, comme Tad, Harry ne cautionne guère l’esclavagisme et veut comprendre les raisons du meurtre abominable de son ami. Son enquête le mène à Deptford, port d’où partent et arrivent les bateaux négriers. Il va se confronter au marchant d’esclaves, Lucius Stokes, mais aussi à Napier Smith, propriétaire de plantations sucrières et surtout président du puissant lobby des Caraïbes. L’enquête est difficile et on lui fait bien comprendre qu’il ferait mieux de s’occuper de ses affaires. Mais Harry va s’obstiner …

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« Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants » Mathias ENARD.


En avril 1506, Michel-Ange quitte Rome sur un coup de tête pour Constantinople laissant en plan la basilique Saint-Pierre et le Pape, Jules II, qui ne l’a toujours pas payé. Il débarque un mois plus tard. Le sultan Bayazid veut faire construire un pont sur la Corne D’or. De Vinci a échoué, ses plans n’ont pas plu. Michel-Ange parviendra-t-il à faire mieux ?

Escorté par le poète Mesihi, Michel-Ange arpente Constantinople, longe le Bosphore, découvre cette magnifique cité. La langue étrangère qu’il ne maîtrise pas l’isole mais il se laisse bercer par ses douces sonorités. Il se sent d’abord un peu perdu, lui si catholique dans ce pays de mahométans qui a transformé les églises en mosquées. Dans ces errances, il s’imprègne de l’atmosphère, de l’art de Constantinople, découvre Sainte-Sophie, dont il s’inspirera pour le dôme de la basilique Saint-Pierre.

Mais Michel-Ange n’est pas serein. Il craint des représailles pour avoir quitté Rome au profit de l’empire ottoman. Ses ennemis, Raphaël, le peintre et Bramante, l’architecte, n’ont-ils pas ourdi contre lui auprès du Pape ?

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Le Mois Anglais fête ses 10 ans


Je participe au Mois Anglais depuis sa création par Titine, Lou et Cryssilda, il y a 10 ans. Ce challenge m’a fait découvrir de nombreux auteur.es anglais.es et c’est toujours un grand plaisir d’y prendre part. L’an dernier avec le confinement je m’en étais donné à cœur joie ; cette année, malheureusement je vais avoir moins de temps (fin d’année scolaire, conseils, convocation très probable pour le bac de français…) mais, comme vous le voyez sur la photo, je reste très optimiste.

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« Le Perroquet de Flaubert » Julian Barnes.


Pour le challenge A year in England, il fallait lire ce mois-ci un livre sur le thème « Anti Brexit ». Je n’avais guère d’idées mais Nicole a lancé le nom de Julian Barnes et je me suis souvenu que croupissait depuis des années un de ses romans dans ma PAL : Le Perroquet de Flaubert. Un auteur anglais qui écrit un livre en l’honneur d’un auteur français, on ne peut guère faire plus anti-brexit, d’autant plus que le narrateur de Barnes, un médecin anglais, ne cesse de passer la Manche pour se rendre à Rouen ou à Croisset sur les pas de Gustave Flaubert dont il connaît l’œuvre et la vie par cœur.

Le Perroquet de Flaubert est une œuvre protéiforme entre le roman et la biographie, mais on y trouve aussi trois chronologies, un bestiaire, un dictionnaire des idées reçues, une confession de Louise Colet et j’en passe. L’œuvre est donc déjà, dans sa composition, un objet à part.

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« Mal d’enfant » Elizabeth GEORGE – Tome 6.


Deborah, déprimée par des fausses-couches à répétition, tombe en contemplation devant une Vierge à l’Enfant à la National Galery. Elle y rencontre Mr Sage, de visite à Londres. Il sent en elle une détresse et lui propose de lui rendre visite à Winslough dans le Lancashire pour se ressourcer. Pour le tome 6 de sa série Linley & Havers, Elizabeth George nous entraîne dans une région où la magie règne. On y adore une Déesse que l’on sollicite en plaçant en cercle des pierres magiques. Grâce à ses romans, on voyage en Grande Bretagne.

Dans la petite bourgade de Winslough, le pasteur Robin Sage est retrouvé mort sur un chemin, empoisonné. Ainsi quand Deborah et Saint-James se décident à une petite escapade, ils découvrent stupéfaits les faits. Très vite Colin Shepherd, le constable du village, a conclu à un empoisonnement accidentel : le pasteur avait dîné chez Juliet. Une femme fine connaisseuse des plantes mais qui, n’ayant plus de panais était partie en cueillir et avait malencontreusement ramassé de la cigüe à la place d’un panais. Saint-James n’est guère convaincu par ces conclusions et demande à Linley de les rejoindre pour faire la lumière sur ce soi-disant empoisonnement.

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