« Patte-Blanche » de Marie-Aude MURAIL


Murail Patte-BlancheDans le cadre de nos lectures du soir, j’ai lu aux enfants ce court roman jeunesse de Marie-Aude Murail. Dans une époque reculée, pendant le règne du Roi Louis, Messire Johan est le meilleur chasseur de loup du royaume. On repère un loup blanc, magnifique, et Johan veut absolument le tuer pour faire cadeau à la reine de son pelage immaculée et obtenir une prime de 10 000 écus. Des paysans font la battue et parviennent à faire tomber le loup dans un piège. Mais, quand Johan arrive au piège, le loup a disparu, ne laissant qu’une patte blanche coincée dans le piège. Quelques temps plus tard, la femme de Johan accouche de jumeaux : le petit garçon est frêle, et la petite fille présente une étrange déformation, à la place d’un de ses pieds, se trouve une patte blanche de loup.

Un peu comme dans 22!, Marie-Aude Murail situe l’action de ce conte dans une époque et un lieu un peu incertains. Elle réinvestit les éléments traditionnels du conte en modifiant le Il était une fois… par D temps du bon roi Louis ; la présence du loup ; celle d’enfants ; celle d’une gentille nourrice  une brin de mystère et de magie sans oublier la peur et une certaine violence, etc. On pense à mille et une références : Hansel et Gretel,  voire même aux jumeaux de La Petite Fadette grâce ce terme berrichon qu’emploie Sand dans son roman : les bessons pour les jumeaux, mais aussi à la bête du Gévaudan… Autant d’histoires qui relèvent du folklore.

Ce fameux loup blanc c’est un peu le Moby Dick de Johan (voilà encore un petite référence bien sentie!), la quête de l’impossible qui va d’abord provoquer son malheur, mais qui sera aussi le moyen de sa rédemption. Difficile de savoir si ce loup doit être perçu comme l’incarnation du Diable comme le pense Johan ou s’il n’est pas au contraire une sorte d’esprit magique de la forêt. Les enfants sont courageux et aimants. Il y a de très belles phrases sur la gémellité, sur ces bébés qui, séparés, se cherchent et ressentent un manque.

Un conte dans lequel les grands pourront s’amuser à retrouver les multiples références et que les enfants apprécieront pour son suspens et la beauté des personnages qui leur ressemblent et l’amour que le frère et la sœur se portent.

L’avis d’Antoine

J’ai bien aimé, ça stressait, les têtes des personnages étaient bizarres. Sinon c’était bien. Ça me faisait penser à l’œil du loup, parce que on ne sait pas si le loup est méchant ou gentil.

SUPER SUPER SUPER SUPER SUPER SUPER SUPER SUPER !!!!!!!!!!!!

L’avis d’Eliot

Le loup était un petit peu méchant. Il  voulait manger la  petite fille pour récupérer sa patte. Son frère est arrivé à temps. Ouf! C’était un peu marrant. Je  n’ai pas aimé le chasseur.

[Non mes enfants ne sont pas génies de l’orthographe et de la grammaire, j’ai donc corrigé les petites et les grosses fautes, mais ce sont eux qui ont écrit leur ressenti avec leurs mots]

Roman lu dans le cadre du Challenge Totem catégorie LOUP et du Challenge Animaux du Monde.

challenge TOTEMChallenge Animaux du monde

Roman lu grâce à la Bibliothèque Municipale.

« Le Chevalier qui cherchait ses chaussettes » de Christian Oster


Oster le chevalierIl était une fois un chevalier qui, après une nuit passée au pied d’un arbre, ne retrouva plus ses chaussettes ! Cela est bien embêtant, car comment se présenter devant une princesse à délivrer des griffes d’un dragon, pieds nus ?

Voilà l’étrange mésaventure qui arrive au chevalier de ce conte qui se présente dans les règles du genre : le « Il était une fois… » ; le méchant dragon ; la jolie princesse prisonnière et le valeureux chevalier. Sauf que Christian Oster manie le burlesque avec brio. La perte des chaussettes va quelque peu décontenancer son chevalier qui est obligé, à plusieurs reprises et devant les péripéties inattendues qui se présentent à lui, de récapituler à plusieurs reprises la succession de ses actions. Sauf que ce pauvre chevalier a tendance à s’emmêler les pinceaux.

« D’abord, délivrer le dragon, se dit-il ; ensuite, le trouver ; puis réveiller mes chaussettes ; enfin, combattre la princesse. » (pp.13/14)

Il sera question de combats violents contre des dragons, de canard carbonisé, de magicien et de lutin avant que ce pauvre chevalier ne parvienne à boucler sa mission.

Ce conte burlesque, lu hier soir à mes enfants, a suscité bien des rires. Les dialogues sont souvent très drôles et décalés, ainsi que les interruptions surprenantes du récit avec des adresses aux enfants.

La lecture à voix haute fonctionne parfaitement tant le ton et les dialogues sont vifs. La parodie du roman de chevalerie ainsi que des éléments traditionnels du conte en font un livre à découvrir pour son originalité et son côté burlesque.

Ce roman est édité à L’École des Loisirs dans la collection Mouche, il est donc accessible pour de jeunes lecteurs à partir de 7 ans, mais il peut bien sûr se lire à des enfants plus petits.

Roman lu grâce à la Bibliothèque Municipale.

Marilyn bibliothèque

A la bibliothèque municipale…


En fin d’après-midi, nous sommes allés rendre les livres empruntés le mois dernier ! Devant privilégier ma PAL, je ne voulais pas emprunter de romans, mais quelques BD.

Les enfants ont emprunté plusieurs Tintin, Boule et Bill… Antoine a pris un roman de Marie-Aude Murail, et je lui ai conseillé un roman dont un chat est le héros :

Je souhaite l’amener à lire des romans un peu plus conséquents en prévision du CM1. Pour le motiver, nous les lisons ensemble, pour lui montrer que finalement l’épaisseur n’est pas si effrayante quand l’histoire nous plait. Et je remarque que ça marche plutôt bien, nous avons lu ainsi un tome de Géronimo Stilton pendant les vacances, et depuis il lit beaucoup plus.

En attendant que les enfants choisissent leurs livres, j’ai eu la « mauvaise » idée de rejeter un coup d’oeil aux romans pour jeunes adultes, et là mon oeil a été attiré par un titre. Mes neurones se sont mises en branle, et il m’est revenu à l’esprit que Miss Bouquinaix m’avait longuement parlé de cette série, donc… je l’ai embarquée.

A l’étage adulte, j’ai donc pris deux BD, et dans le rayon cuisine (et là je ne remercie pas Syl. et Nathalie qui m’ont parlé cuisine italienne sur FB, c’est pas bien les filles !), j’ai trouvé le livre de Jamie Oliver, je l’adore cet homme et quand il me parle de cuisine italienne je l’aime encore plus.

Donc en photo, ça donne ça :

Histoire couleur de terre me paraît fantastique, j’ai déjà hâte de le lire. Quant à Library Wars, un roman qui parle de bibliothèque, forcément, c’est un roman pour moi.

 

Un jour, George se rendit à la bibliothèque municipale…


Cela fait deux ans ce mois-ci que nous avons déménagé dans notre nouvelle maison, à quelques mètres seulement de la précédente mais dans une ville mitoyenne. Après un billet d’Estellecalim évoquant son inscription dans une bibliothèque parisienne, je me suis renseignée sur la bibliothèque municipale de Ch… . Vous connaissez mon amour pour les librairies, mais j’ai toujours eu un rapport assez conflictuel avec les bibliothèques. Je les ai pourtant toujours fréquentées : enfant, puis ado puis étudiante, j’ai adoré les Bibliothèques Universitaires, et enfin adultes et notamment depuis que j’ai des enfants. Pourtant je me suis toujours confrontée à plusieurs problèmes qui m’ont toujours fait préférer les librairies.

Le premier problème est maladif. Si, si. Je suis incapable de lire les livres que je dois rendre à une date fixe. Ainsi, soit je les rends en retard et suis donc pénalisée, soit je n’ai pas eu le temps de les lire et je les rends sans les avoir même ouverts.

Mon deuxième problème, vient du fait qu’étant trop habituées aux librairies et notamment aux tables des libraires, j’ai tendance à ne plus savoir ce que je veux lire quand je pénètre dans une bibliothèque. Je me sens un peu perdue, errant dans les allées des étagères de livres, sans savoir que choisir. Soudain je me sens timide, voire démunie, et cela m’angoisse.

Alors, me direz-vous, pourquoi m’être inscrite dans cette nouvelle bibliothèque ? La première raison est sans doute pour mes enfants, car je crois profondément que fréquenter les bibliothèques participe de l’envie de lire, et leur donne accès à une multitude d’ouvrages. Mais aussi, d’un point vue plus personnel, parce que la bibliothèque me permettra sans doute de lire des romans que je n’ai pas forcément envie d’acheter mais que j’ai envie de découvrir.

J’ai suffisamment réfléchi à mes problèmes liés aux bibliothèques pour savoir que dorénavant je dois changer mes rapports avec elles.

Pour parer à mon angoisse de ne pas savoir quel livre emprunter, j’ai donc décidé d’établir une LAL spéciale bibliothèque. Ainsi je serai moins désorientée. Pour éviter de rendre mes livres en retard, je m’en tiendrai qu’à un ou deux romans pas plus. Le prêt étant d’un mois, contre souvent trois semaines dans les autres bibliothèques, je me dis que j’aurais sans doute plus de chance de lire les livres que j’aurai empruntés.

Ainsi, lors de notre première visite, j’ai emprunté deux romans, l’un pour le Club des Lectrices du 10 juin, et le second pour moi parce que ce roman me tentait :

Je vous avoue que c’est un peu un pari pour moi, et je vous tiendrai au courant de mes progrès. Je pense aussi faire un catégorie spéciale Bibliothèque.