« Roses de sang, roses d’Ouessant » Janine BOISSARD.

Je crois que je n’avais jamais lu Janine Boissard bien qu’elle soit une auteure prolifique. Pourtant en parcourant la longue liste de ses romans, sa saga L’Esprit de famille me disait quelque chose. Après quelques recherches, j’ai retrouvé les images d’une série télé des années 80 adaptée de cette saga et que j’ai regardée quand j’avais une dizaine d’années. Bref, quand on m’a proposé de lire le tout dernier toman de Janine Boissard, je me suis dit que c’était la bonne occasion.

Le titre du roman fait référence à chanson, « Les roses d’Ouessant » que l’auteur nous conseille d’écouter en lisant son roman.

L’intrigue se déroule sur l’île d’Ouessant , dans le Finistère au large de Brest. Astrid, 23 ans, vient d’hériter de la maison de son grand-père, une maison où elle a passé ses vacances et à laquelle elle est fortement attachée. Dessinatrice, elle a un projet de livre avec son amie, Morgane. Elle part faire quelques croquis sur l’île et croise Erwan de Saint-Hilaire, son amour d’enfance. Il vit dans le manoir à côté de chez elle. On dit dans le village, que sa femme a mystérieusement disparu. Vivant seul à présent, il doit pourtant supporter Marthe, le gouvernante d’Enora de Saint-Hilaire qui ne semble pas beaucoup apprécier Astrid.

Lorsque l’on débarque avec Astrid sur l’île d’Ouessant, on est, comme elle, saisi par les embruns, la lumière sur la mer. Sa rupture récente avec Eric, cette volonté de vivre pour elle-même, font d’Astrid une jeune femme qui se libère et qui revient aux sources pour mieux repartir. Cette amour qui renait avec Erwan accompagne cette renaissance. Mais il faut rester discret pour la réputation de la famille Saint-Hilaire. Erwan se livre petit à petit et Astrid se laisse aller à cet amour.

Cette lecture fut quelque peu décevante. Si l’atmosphère d’Ouessant est bien rendue et si l’on sent que l’auteure y est particulièrement attachée, il m’a semblé que ce roman était plutôt la trame d’une saga. Je m’explique.

Tout va très vite, trop vite. Les chapitres sont courts et s’enchaînent, les événements aussi, mais sans que l’on ressente grand chose. Je ne suis pas parvenue à m’attacher aux personnages qui apparaissent un peu clichés surtout Erwan, ténébreux chatelain auréolé de mystère. L’auteure ne prend pas le temps de nous installer, de faire monter le suspens, nous révèle d’un coup des événements qu’on aurait voulu voir venir progressivement. Le romanesque, que j’aime parfois comme dans les romans de Kate Morton, est mielleux, voire un peu surannée. Le caractère d’Astrid décrit au début du roman comme aussi énergique que le réacteur nucléaire du même nom, ne m’a pas semblé si explosive que cela.

Je pense qu’il y avait vraiment matière à faire un bon gros roman romanesque comme le roman auquel Astrid pense à la fin de son histoire (et auquel j’ai également pensé assez rapidement), mais il aurait fallu développer cette matière, étoffer les personnages.

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