« Pour solde de tout compte » Elizabeth GEORGE.

Je trouve enfin un peu de temps et d’énergie pour rédiger ma chronique sur le tome 5 de la série Linley et Havers d’Elizabeth George. Dans le cadre du challenge Linley et Havers que j’ai lancé au début du mois, je continue donc ma lecture de cette série avec beaucoup d’enthousiasme d’autant que quelques-unes d’entre vous m’ont rejointe et j’en suis ravie.

Après le tome 4 qui opérait un retour en arrière dans la vie des personnages récurrents (Linley, Lady Helen, Saint-James et Déborah), nous reprenons ici le fil de la chronologie. L’intrigue se déroule à Cambridge, dans les très sélectes collèges anglais. Elena Weaver, étudiante et fille d’un des prometteurs professeurs de l’université, part faire son jogging alors que tout dort encore sur le vaste campus. Il fait froid et le fameux brouillard anglais est de la partie. Sa course la mène dans le bois de Robinson Crusoé, mais en haut d’une côte elle trébuche et, alors qu’elle se relève, reçoit un coup au visage, puis un second avant de s’écrouler. Son corps est retrouvé quelques temps plus tard par Sarah Gordon, une artiste peintre. Linley et Havers sont dépêchés sur les lieux pour faire la lumière sur ce crime.

Dans le tome 3, Cérémonies barbares, les deux enquêteurs avaient déjà été menés à résoudre un meurtre au sein d’un lycée anglais. Ici, l’auteur nous plonge dans l’univers de la très célèbre université de Cambridge, son vaste campus, ses professeurs chercheurs et leurs étudiants en thèse, les rivalités pour obtenir une chaire prestigieuse, mais aussi la vie associative des étudiants. L’enquête se focalise sur la personnalité d’Elena : qui était-elle ? quelles relations avait-elle avec les autres étudiants ? avec son père ? avec sa belle-mère ? avec ses professeurs ? Une personnalité complexe se dessine à la fois très vivante et énergique, mais aussi ambigüe notamment avec les hommes.

Et pour bien saisir la personnalité d’Elena, il faut également percer celle de ses proches. Les écarts de conduite de sa fille pouvaient-ils avoir une quelconque influence sur l’obtention de la chaire tant prisée par son père, le professeur Weaver ? La plainte pour harcèlement sexuel déposée contre un de ses professeurs a-t-elle pu provoquer une réaction violente ? Un amoureux éconduit a-t-il pu passer à l’acte ? Autant de questions que les inspecteurs de Scotland Yard doivent résoudre.

Les intrigues d’Elizabeth George, et c’est précisément ce que j’apprécie, résident essentiellement dans la psychologie des personnages. La personnalité de la victime comme celle des éventuels suspects est passée au crible, décortiquée avec justesse et pertinence. Petit à petit, les masques tombent et les frustrations, les jalousies, les rancœurs apparaissent. Reste à savoir quel personnage renferme assez d’amertume pour passer à l’acte.

L’autre particularité et attrait de cette série résident dans la présence de personnages récurrents : les deux inspecteurs, bien sûr, mais également l’ami de Linley, Saint-James, la femme de celui-ci Déborah et enfin Lady Helen, dont Linley est amoureux. Dans ce 5ème tome, Saint-James et Déborah n’apparaissent qu’en arrière plan. Mais on suit les errements de Linley quant aux sentiments de Lady Helen. Chaque tome se termine sur une avancée dans la relation des personnages récurrents ce qui donne immanquablement l’envie de commencer immédiatement le tome suivant.

Vous aurez compris que ce tome 5 est encore une réussite !

Roman lu dans le cadre du challenge A year in England pour le thème Roman policier.

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à vous....

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