« Le Train Bleu » Agatha CHRISTIE.

Rufus Van Aldin, milliardaire américain, est à Paris pour récupérer un collier célèbre, le Cœur de feu pour l’offrir à sa fille Ruth Kettering. De retour à Londres, et une fois le collier offert, Ruth se livre sur sa situation conjugale : son mari, Derek, a une liaison avec la danseuse Mireille et Ruth ne le supporte plus. Rufus la pousse à demander le divorce, ce qui place l’époux infidèle dans une situation financière plus que délicate. Parallèlement nous suivons Katherine Grey dans un petit village d’Angleterre. Femme de compagnie depuis des années, sa maîtresse vient de mourir et lui lègue toute sa fortune. Elle est prête à prendre sa vie en main et décide, suite à l’invitation d’une lointaine cousine de sa maîtresse, Lady Tamplin, de partir pour Nice par le fameux Train Bleu, un train de luxe. Mais elle n’est pas la seule à prendre ce train : Derek a également pris un billet, mais aussi Ruth qui doit retrouver un ancien amour, le Comte de La Roche. Katherine et Ruth font connaissance dans le train et Mrs Kettering s’épanche. Dans la nuit, aux alentours de Lyon, Ruth est retrouvée morte dans son compartiment, le visage défiguré par un coup violent, et son collier a disparu. La police française s’empare de l’affaire, mais Hercule Poirot était lui aussi dans le train. Engagé par Van Aldin, il va mener l’enquête.

« Le Train bleu » doit être le 30e roman que je lis d’Agatha Christie, de moins d’après mon blog car je lisais Agatha avant l’ouverture de ce blog et notamment dans mon adolescence. Il m’en reste encore beaucoup à découvrir dont certains sont dans ma PAL. Contrairement à beaucoup qui, en ce moment, se confectionnent la collection du Livre de Poche, je préfère, pour ma part, les éditions du Masque et notamment les plus anciennes, elles ont un côté vintage et beaucoup moins lisse qui me plait davantage. Bref, dans ce roman, on retrouve le train, moyen de locomotion qu’affectionnait Agatha puisqu’elle l’a mis au centre de plusieurs de ses romans: Le Tain de l’Orient-Express bien sûr, mais aussi Le Train de 16h50, par exemple. Ce fameux train de luxe se prenait donc, en venant d’Angleterre, à Calais jusqu’à Menton en desservant les villes de villégiature de la Côte d’Azur. Pourtant l’intrigue ne se situe pas entièrement dans le train. Dans le roman, les personnages font des aller-retours entre Londres et Nice, et même Paris, où le train s’arrête également.

C’est toujours un plaisir de retrouver Agatha et les enquêtes d’Hercule Poirot et durant cette année sous l’égide de l’Angleterre, grâce au challenge A year in England, j’ai bien l’intention d’en lire quelques uns. Ici, Poirot fait encore des exploits et surprend tout le monde dans la résolution de l’enquête. Bien que la police française (fortement dénigrée d’ailleurs) semble avoir rapidement trouvé le coupable du meurtre, Hercule, plus tenace, mène sa propre enquête et se prend d’amitié pour Katherine dont il fait la connaissance alors qu’elle était plongé dans un roman policier. J’ai beaucoup aimé ce personnage de Katherine qui, n’appartenant pas à la haute société, la découvre d’un œil extérieur, habituée à écouter les autres. N’ayant jamais vécu rien d’exceptionnel, elle devient pour Hercule une sorte d’Hasting au féminin.

Plusieurs personnages gravitent donc autour de Poirot : Van Aldin et son secrétaire, Mr Knighton, Derek Kettering et sa maîtresse Mireille, le célèbre antiquaire français M. Papopolous et sa fille Zia, sans parler de Lady Tamplin et de sa fille Lenox, ainsi bien sûr que Katherine Grey qui attire les regards de Derek et de Knighton. Tout ce petit monde réunit à Nice, se reçoit, se retrouve à un tournoie de tennis, ou vont au Casino. Hercule interroge ce petit monde avec diplomatie et bienveillance avant de révéler enfin le vrai coupable. Un coupable que j’étais loin de soupçonner. Comme toujours chez Agatha tout est fait pour que le lecteur se perde dans les mille et uns fils tendus.

Roman lu dans le cadre du  Challenge Lecture 2021 pour valider la catégorie 47 (Un livre adapté au cinéma ou en série). Retrouvez les catégories que j’ai validées pour ce challenge en suivant le lien. Et dans le cadre du challenge A Year in England  : Thème mensuel : un Roman Policier.

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2 Commentaires

  1. Un opus très agréable, oui, j’en garde un bon souvenir. Bon dimanche, George !

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