« Un Noël au bord de la Tamise » Anne PERRY

Le roman de Noël d’Anne Perry, c’est un peu l’incontournable même si on reconnaît que les crus sont irréguliers, mais on a du mal à résister d’autant que l’éditeur se fait un malin plaisir, chaque année, à nous attirer l’œil avec de très belles couvertures. Et puis Anne Perry c’est un peu notre Agatha Christie contemporaine, n’oublions pas que le roman annuel et natal vient d’elle à l’origine avec le fameux slogan : A Christie for Christmas. Bref, cette année encore j’ai craqué pour le dernier paru : Un Noël au bord de la Tamise. Et je l’ai donc lu en deux jours à peine, il faut dire qu’il n’était pas bien conséquent tout juste 150 pages.

L’intrigue se déroule donc à Londres (on s’en serait douté vu le titre). Le tout jeune Worm, orphelin de 9 ans, croise une magnifique jeune femme qui se fait bousculer et emmener de force par deux hommes. Voulant venir en aide à la jeune femme, il rentre chez lui, la clinique de Portpool Lane, établissement venant en aide aux femmes de la rue, et va trouver le comptable, Squeaky Robinson, ancien malfrat repenti. A eux deux, il vont, tout en préparant le plus beau Noël que Worm ait jamais vu, tenter de sauver cette mystérieuse belle inconnue.

Ici, pas de crime, mais un braquage qui a mal tourné et un magot sur lequel on ne parvient plus à remettre la main dessus. Pas de grosse enquête non plus de la part de notre petit orphelin et de son équipier : la jeune femme est assez vite retrouvée. Les événements commencent à se bousculer dans les dernières cinquante pages avec, à mon sens, quelques facilités voire invraisemblances. Donc dit comme ça, vous sentez bien que ce cru 2020 n’est pas fou fou ! Et effectivement, ma lecture n’a pas été des plus addictives. Je ne me suis pas ennuyée, mais je n’ai pas été franchement très intéressée par ce récit et par des personnages un peu pieds-nickelés, notamment les deux ravisseurs. Il y a même des scènes un peu burlesques.

Ce qui sauve l’ensemble est tout ce qui se rattache à Noël et au petit Worm, ainsi que le lien qui l’unit à Squeaky. Ce dernier se prend d’une tendresse pudique pour le petit garçon et, pour le préserver du monde cruel qui l’entoure, lui promet le plus beau Noël qu’il ait jamais eu. J’avais remarqué que parfois dans ces romans, Noël n’apparaissait qu’en toile de fond, ici il est davantage mis à l’honneur, notamment dans les cinquante première pages. Il y a un petit côté Charles Dickens (les bas fonds de Londres, le petit orphelin, les méchants un peu stupides) tel qu’on le trouve dans ses contes de Noël justement avec ce côté un peu enfantin. Peut-être est-ce finalement là le petit intérêt de ce roman, mais je sais déjà que je l’oublierai vite.

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