« Un été en liberté » Mélanie EDWARDS.

Les parents de Brune, Paul, Violette et Elise ne cessent de se disputer. Chacun se renvoie la balle sur l’organisation des vacances d’autant que, comme chaque année, les finances sont à plat. Les enfants âgés entre 17 et 6 ans sont solidaires et unis. Leur mère décide alors de les envoyer tous les quatre en Ardèche, dans un petit village où elle a elle-même passé son enfance, Ferréol. Après avoir dépassé les réserves de leur père, les enfants partent. Là ils retrouvent une maison perdue dans la végétation et inondée de soleil, sans grand confort, mais pour eux, et surtout pour Violette, c’est le paradis sur terre. Plus de disputes de ses parents, la liberté s’ouvre à elle. Les enfants s’organisent, se répartissent les taches. Dans la ferme d’à côté, des amis de sa mère sont des présences rassurantes et leur fournissent confitures, légumes, fruits de leur exploitation. La petite rivière non loin de là est une source de fraîcheur et un lieu idéal pour lire. C’est là que Violette fait la connaissance de Bosco

Que ce soit Brune, l’aînée, celle qui veut jouer son rôle, qui doit veiller à tout, ou Paul, seul garçon de la fratrie ou encore Elise, la petite dernière aux répartis souvent drôles, tous les enfants ont leur caractère propre et vivent cet été et cette liberté à leur façon. Violette est une jeune fille marquée par les disputes de ses parents et qui trouve refuge dans les livres. Au sein de la nature, elle est sensible à la liberté qui s’offre à elle. Comme toute adolescente de son âge, elle manque de confiance en elle et n’a pas encore connu l’amour. Sa rencontre avec Bosco va rendre son été encore plus lumineux.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui a su saisir les émois et les tourments de l’adolescence. On se retrouve dans ces enfants, des souvenirs resurgissent. Il a su aussi recréer ses moments parfaits des vacances d’été : la chaleur, la farniente, les fêtes de village, les bruits de cette nature où toutes les fragrances s’exhalent grâce au soleil, les belles nuits étoilées et fraîches. J’ai notamment beaucoup aimé les virées en mobylette dans les chemins ardéchois et nocturnes, Bosco au guidon et Violette accrochée derrière lui sur le porte-bagage.

L’histoire de Violette et Bosco est belle. Leur être s’épanouit, chacun se découvre avec tendresse. Pourtant cet été résonne aussi d’une certaine nostalgie, sans doute parce que l’intrigue se situe en 1989, pas seulement, mais je ne peux pas vous en dire plus à ce sujet.

Un été en liberté est le récit du premier amour, celui dont on se souvient toute sa vie.

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