« City Hall » Tome 1 de Guillaume LAPEYRE et Rémi GUERIN – Manga

Je ne suis pas une grande lectrice de manga, mais j’avais acheté celui-ci pour son sujet. L’intrigue se situe en 1902 dans un Londres futuriste. Le cour de l’histoire a été bousculé, il y a deux cents ans, quand on s’est rendu compte que l’écriture manuscrite entraînait la création de créature, les papercuts, obéissant aux volontés des écrivains. Sauf que comme tout le monde est capable d’écrire, les pires hommes ont créé les pires papercuts et ont provoqué une guerre destructrice. Depuis, l’écriture manuscrite est interdite, les stocks de papier ont été détruits. Au moment où l’histoire commence, le ministre des finances a été assassiné car une explosion monumentale. Sur son corps, une feuille de papier avec une menace de destruction. Malcolm Little, le maire de la ville, convoque alors Jules Verne et Conan Doyle et remet à Jules un cahier et un stylo. Leur mission est de déjouer le papercut auteur de l’assassinat du ministre.

La série comporte 7 volumes. Le premier consiste surtout à poser les fondations de l’intrigue et à expliquer la création des papercut. Mais cependant, il donne le ton et plusieurs éléments m’ont déjà beaucoup plu. Le premier est que la plupart des personnages sont inspirés de personnages réels, mais revisités. Ainsi Jules et Arthur  sont tout jeunes. Je serais bien incapable de vous dire si les deux se sont un jour rencontrés, mais j’ai lu quelque part que Conan Doyle avait appris le français en lisant les romans de Jules Verne. S’ils sont bien contemporains, Jules Verne est né en 1828 tandis que Doyle en 1859, ils avaient donc 31 ans d’écart, différence d’âge qui n’est absolument pas rendue dans le manga… mais bon.

En dehors des deux écrivains, le maire est présenté comme étant Malcolm X et leur jeune garde du corps, Amelia Earhat, n’est autre que la première aviatrice ayant traversé l’océan atlantique en avion, mais elle ne devait pas avoir la même plastique ni les mêmes goûts vestimentaires. Il ne faut donc pas chercher une quelconque vérité historique, l’enjeu n’est pas là.

L’aspect littéraire se retrouve aussi par de nombreuses allusions : Le Horla de Maupassant ou « Le Corbeau » d’Edgar Allan Poe. Sans bien sûr oublié le cœur du sujet : l’écriture. L’idée que l’écriture romanesque puisse donner corps à des êtres réels m’a toujours paru séduisante, même si ici il s’agit de monstres pas très sympathiques. Il y a juste un truc qui me chagrine : pourquoi l’écriture électronique ne produirait pas le même phénomène ? L’histoire ne nous le dit pas. Ce manga me fait aussi un peu penser Death note, que je n’ai pas lu, mais dont mon fils m’a longuement parlé. Les pouvoirs de l’écriture peuvent effectivement donner des sujets intéressants.

L’humour n’est pas non plus absent et le duo Jules / Arthur fonctionne plutôt bien. Même si Arthur se rapproche davantage de Sherlock que de son créateur dans sa façon d’observer et d’analyser les choses.

Malgré ces petites remarques, il ne faudrait pas croire que je n’ai pas aimé ce manga, je l’ai pris pour ce qu’il est et ces petites entorses historiques ou littéraires ne m’ont pas tant gênée que ça. J’ai le deuxième tome dans ma PAL, je le lirai sans doute, reste à voir si je lirai la série complète…

Lu dans le cadre du Mois Anglais organisé par Titine et Lou

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2 Commentaires

  1. Et bin 7 tomes…c’est si rare dans les mangas que cela pourrait me tenter didonc…;)

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à vous....

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