8 mars 2019 – Journée internationale des DROITS des femmes

Il est bien question des DROITS des femmes, car ceux-ci ne sont pas encore les mêmes entre les hommes et les femmes et ce n’est pas une rose ou une promotion sur le dernier robot ménager qui va faire avancer les choses. Ne confondons pas tout. Les dernières affaires (#MeToo, le viol des religieuses, les 20 femmes tuées par leur con-joint ou ex-con-joint depuis le début de l’année 2019, les agressions dans le métro, dans les rues…) nous laissent bien voir que la femme reste un objet, une proie, et on a beau se dire indépendante, forte, on en demeure pas moins une victime potentielle.

Alors il y a aussi des questions plus prosaïques et sempiternelles (le non partage des tâches ménagères, la double journée de travail, la charge mentale plus forte, le salaire moindre) qui sont remises sur la table chaque année, mais il va bien falloir un jour que les choses changent. C’est bien sûr dérisoire par rapport à ce que peuvent vivre les femmes dans d’autres pays où elles sont voilées, emmurées sous du tissus de force, mariées de force, battues, lapidées, privées de toutes libertés… C’est pour elles aussi, et j’aurais tendance à dire surtout, cette journée, cette pauvre petite journée perdue dans les 365 autres jours d’une année. Pour elles, pour vous, pour moi, pour vos filles, pour mes élèves… Il faut combattre là où on est, chacun et chacune doit y prendre part, car les droits des femmes ne sont pas qu’une question qui concerne les femmes et l’on sait comme tout ce qui touche à la femme est souvent ravalé à un rang inférieur, pris avec condescendance… Ne rien laisser passer, pas même une simple plaisanterie sexiste faite juste pour rigoler.

Alors au lieu d’offrir des roses, des dessous, ou de tenir la porte parce que c’est « la journée de la femme », je vous propose la lecture très intéressante de cet ouvrage paru chez Syros : Les mots pour combattre le sexisme de Jessie Magana et Alexandre Messager, il est justement sorti en librairie hier. Voilà un abécédaire autour du sexisme que l’on peut lire en famille, avec les filles ET les garçons, car pour combattre le sexisme il faut aussi montrer aux petits garçons ce qu’il ne faut pas faire (et je sais de quoi je parle j’ai deux garçons) tout en apprenant aux petites filles à se défendre et à refuser un rôle ancestral :

*source de l’image

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5 Commentaires

  1. Merci de cet article, nous en avons bien besoin…

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  2. Tu dirais que ce livre s’adresse à quelle tranche d’âge ?

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  3. « ce n’est pas une rose ou une promotion sur le dernier robot ménager qui va faire avancer les choses » – je plussoie, malheureusement en Hongrie où je vis c’est surtout en offrant des fleurs/chocolats/poemes plus ou moins douteux aux collègues etc qu’on marque cette journée. Approche que je ne partage pas du tout au point que je refuse ce type de cadeau, mais c’est difficile de le faire sans heurter les sentiments souvent bienveillants.

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à vous....

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