« Une époque exquise » Dawn POWELL

Premier roman de l’été, un petit pavé de 450 pages : Une époque exquise de Dawn Powell, un roman que je n’avais pas fait entrer dans ma PAL estivale puisque je l’avais déjà commencé avant de partir en vacances. Il était dans ma PAL depuis belle lurette, mais l’été est le meilleur moment pour sortir les pavés de sa PAL.

Vicky Haven vient de vivre une rupture sentimentale. Sur les conseils de son amie, Ethel Carey, elle décide de partir pour New-York où réside leur amie de collège, Amanda Keeler, épouse Evans. Cette dernière a fait un mariage réussi avec un grand patron de presse. Grâce à ce mariage, sa carrière littéraire a explosé, elle est à présent la femme qu’il faut connaître et côtoyer à New-York.  Amanda est également investie dans l’effort de guerre. Ethel contacte donc Amanda pour qu’elle aide Vicky et lui trouve un emploi dans un des journaux de son mari. Vicky débarque donc à New-York, mais elle perçoit bien vite qu’elle est une amie un peu encombrante pour Amanda, même si celle-ci va se servir d’elle.

Dawn Powell dresse une satire mordante de l’élite new-yorkaise à travers le portrait d’Amanda Evans. Belle, ambitieuse, intelligente, elle tente de faire oublier ses origines provinciales. Elle maîtrise les codes, manipule les êtres qui peuvent lui servir. Mais l’arrivée de Vicky va tout bousculer. La jeune femme va mettre à plusieurs reprises les pieds dans le plat et faire craquer le beau vernis de l’univers d’Amanda. Elle le comprendra petit à petit en constatant comment tous se servent d’elle pour atteindre la grande et inaccessible Amanda Evans. Elle va faire écrouler l’édifice, par sa naïveté et son inexpérience du milieu, en révélant, notamment les origines populaires et peu reluisantes de son amie en toute innocence, alors qu’Amanda s’était créé une mythologie familiale à hauteur de son ambition. Vicky, c’est l’éléphant dans un magasin de porcelaine.

Au-delà des personnages variés et particulièrement bien dépeints, Dawn Powell montre les faux-semblants, les hypocrisies, les mensonges de cette société élitiste qui n’en a que le nom. Elle met en relief le pouvoir de la presse, la façon dont un patron de presse peut créer et détruire une personne.

Bien que ce fut une lecture majoritairement plaisante, voire souvent drôle, j’ai regretté quelques longueurs, quelques stagnations. La vision satirique et le personnage d’Amanda, magistralement désagréable, en sont les grands atouts. De même la description des new-yorkaises à travers les yeux de Vicky fait partie de mes passages préférés du roman. Une lecture donc un peu en demi-teinte.

 

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2 Commentaires

  1. Je me laisserai peut-être tenter un de ces jours 🙂

    Réponse
  2. Alice

     /  juillet 24, 2018

    ha… je garde quelque part en tête le titre, mais pas trop quand même alors 😀

    Réponse

à vous....

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