« Origine » Dan BROWN

Processed with Rookie CamOrigine est le troisième roman de Dan Brown qui me passe entre les mains. Mes lectures du célèbre Da Vinci code et de Anges et démons remontent avant l’ouverture de ce blog, soit sans doute à une petite dizaine d’années. Malgré tout ce qu’on peut en dire, j’avais trouvé les intrigues efficaces et c’est sans doute pour cela que j’ai eu la curiosité de découvrir cette cinquième aventure de Robert Langdon.

Dans ce cinquième opus (comme on dit), Robert Langdon est invité à Bilbao au musée de Guggenheim pour assister à une conférence de son ancien élève et ami, Edmond Kirsch, génie des nouvelles technologies et futurologue. Celui-ci promet de répondre aux deux questions jusqu’alors sans réponse : d’où venons-nous et où allons-nous ? Deux réponses qui risquent de remettre en question toutes les théories et notamment religieuses. La directrice du musée de Bilbao, Ambra Vidal, jeune femme passionnée d’art et nouvellement fiancée au Prince de la couronne d’Espagne, a tout organisé pour que cette conférence soit à la hauteur des révélations. Mais c’était sans compter l’intervention d’un fou fanatique qui va passablement changer l’ordre des événements.

Robert et Ambra se lancent alors dans une course effrénée à la recherche d’un mot de passe mystérieux qui permettra de dévoiler au monde le résultat des recherches de Kirsch.

Dans ce roman, présenté comme « le plus ambitieux et le plus étonnant » par l’éditeur, Dan Brown s’attaque aux nouvelles technologies, à l’intelligence artificielle notamment, tout en reprenant ses anciennes recettes : sectes ; codes (mais si peu) ; assassins illuminés, etc. Structurellement, on retrouve la présence féminine aux côtés de Robert Langdon, la course poursuite du couple, les chapitres courts et répartis autour des principaux protagonistes ce qui donnent un rythme rapide et assez efficace et qui m’a permis de lire les plus de cinq cent cinquante pages de ce roman en un dizaine de jours à peine. A cela s’ajoute, comme toujours, la découverte d’une ville et de son patrimoine culturel : après Paris, Rome, voici Barcelone !

Voilà pour les présentations.

Mais quant est-il vraiment de ma lecture ?

Cette troisième lecture fut sans doute la lecture de trop. J’ai eu l’impression d’y voir toutes les ficelles de l’auteur déjà aperçues dans les précédents romans. Mais cela ne serait pas si grave si je m’en étais tenue là. Trois éléments ont particulièrement nui à ma lecture :

  1. Ce que j’aimais précisément dans les romans de Dan Brown était l’aspect symbologie, l’analyse des tableaux, des codes que révélait Robert Langdon. Or ici, ça frôle la caricature comme découvrir quel code se cache sous le logo de FEDEX. Cet aspect donc m’a semblé mis de côté et Robert bien peu actif et souvent supplanté par l’AI, Winston, sans doute le personnage que j’ai le plus apprécié dans le roman, et qui serait une sorte de Siri ultra performant.
  2. Les longs développements scientifiques autour de l’origine du monde, de la théorie de l’évolution, et j’en passe. J’ai certes quelques notions (Darwin, tout ça…), mais lire durant des pages et des pages des théories auxquelles je ne comprends rien m’a souvent lassée pour ne pas dire ennuyée.
  3. Dan Brown, guide touristique. La lecture fait voyager, certes, elle permet de se promener dans des pays, des villes sans bouger de chez soi. Sauf que là, j’ai parfois eu l’impression de lire le guide du Routard pour les nuls, notamment concernant les pages sur la Sagrada Familia de Gaudi. Ce que je n’avais pas ressenti ainsi dans les précédents romans lus.

Finalement, si je reconsidère les deux derniers points, j’ai surtout eu l’impression d’un manque de digestion de la part de l’auteur. Tout ce qui relève des sectes ou des églises parallèles, comme celle des palmariens ici, de la structure interne du roman (cf. plus haut) fonctionnent bien et rendent la lecture vivante, mais la lourdeur scientifique m’a gâché la lecture. Il est évident que choisir comme sujet l’origine du monde ne peut se passer d’explications scientifiques, reste qu’il aurait peut-être fallu l’insérer plus naturellement dans l’intrigue romanesque, tout comme les longs développements sur la Sagrada Familia et qui, en plus, reviennent à intervalles réguliers dans le roman.

Le fait que je sois cependant venu au terme du roman prouve que sa lecture n’est pas totalement négative, comme j’ai tenté de vous l’expliquer. On reste malgré tout accroché à l’intrigue et la volonté de connaître le fin mot de l’histoire nous fait tourner les pages. Les nombreux cliffhangers nous y poussent d’ailleurs et restent donc efficaces.

Publicités
Article suivant
Poster un commentaire

6 Commentaires

  1. Le précédent m’était tombé des mains, aucune chance que je lise celui-ci !

    Réponse
  2. J’avoue que je suis peu tentée par l’auteur… Trop d’autres m’attendent !

    Réponse
  3. Bon c’est l’une de mes prochaines lectures du coup tu me fais un peu peur avec ton article. Mais après c’est vrai que l’on peut se lasser d’un auteur…

    Réponse
  4. C’est vrai qu’il se répète ce serial-writer. Par contre, il me semble que c’est la première fois qu’il nous fait aller en Espagne, c’est déjà ça. ^^

    Réponse

à vous....

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :