« Docteur Voltaire et Mister Hyde » Frédéric LENORMAND.

Durant le mois de juillet, j’ai rendu visite à Voltaire par l’intermédiaire de Frédéric Lenormand et de son nouveau roman : Docteur Voltaire et Mister Hyde qui est paru en poche dans les éditions du Masque en mai dernier. Ce polar s’ancre dans une série policière dont le principal protagoniste est le célèbre philosophe des Lumières : Voltaire himself. J’avais déjà eu l’occasion de lire un roman de cette série il y a déjà deux ans : La Baronne meurt à cinq heures. Ici, Voltaire est accueilli dans la résidence de son amie Emilie du Chatelet à Cirey. Il a dû fuir Paris depuis que ses Lettres Philosophiques, écrites pendant son exil à Londres, circulent sous le manteau dans la capitale. Lui rend alors visite un étrange personnage, un anglais paysagiste alors même que Voltaire a entrepris de rendre plus vivable la demeure d’Emilie en entreprenant de grands travaux. Dans le même temps, un apothicaire parisien meurt et on redoute une épidémie de peste à Paris. Voltaire parvient à échapper à Hyde, se rend à Paris où il occupe l’appartement de son frère Armand, son plus fervent adversaire janséniste, et se fait passer pour lui en endossant une tenue (celle de la couverture) sensé protéger de la peste. Toujours accompagné de l’abbé Lignant, Voltaire est chargé par l’officier de police, Hérault, de mener l’enquête de cette épidémie suspecte.

Comme mon semblant de résumé doit déjà vous le laisser percevoir, cette nouvelle aventure de Voltaire enquêteur est passablement embrouillée. Et je m’y suis passablement perdue d’ailleurs. J’ai eu un mal fou à faire le lien entre tous ces personnages loufoques, dont Mr Hyde dont je ne vois pas trop l’intérêt si ce n’est le jeu sur le titre et le roman de Stevenson. Tout le début sur les travaux entrepris à Cirey ont certes une valeur historique et biographique, mais bon quel est l’intérêt pour l’intrigue elle-même ? En bref le roman met un certain temps pour se lancer, voire un temps certain.

Malgré tout on prend toujours plaisir à suivre Voltaire dans son enquête, les jeux de mots, les épisodes rocambolesques participent au charme de ce roman et on en apprend toujours un peu plus sur notre philosophe. Le personnage d’Armand Arouet, receveur des épices et janséniste, nous permet d’en apprendre un peu plus sur sa relation conflictuelle avec son frère, Voltaire. Lenormand s’appuie toujours sur des faits historiques avérés comme le prouvent les documents placés à la fin du roman.

J’ai du mal en fait à savoir si ce roman m’a plu ou non, tant j’ai eu l’impression d’être menée tambour battant dans une aventure dont il me semble n’avoir pas tout saisi l’intérêt et m’être perdue. A force de bons mots, de péripéties rocambolesques, de fils tendus, l’intrigue se brouille. Peut-être qu’un peu plus de simplicité parfois serait bénéfique. En lisant les différents avis publiés sur le site Babelio, je me rassure en me disant que je ne suis pas à la seule à avoir été décontenancée par ce roman.

A vous de juger, si l’envie vous en prend.

Merci aux Editions du masque.

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2 Commentaires

  1. Je passerai mon chemin : j’ai beaucoup de mal avec les récits qui partent dans tous les sens.

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à vous....

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