… »La mère ne veut pas que son doux enfant meure » V. Hugo

Les êtres étoilés que nous nommons archanges

La bercent dans leurs bras au milieu des louanges,

Et, parmi les clartés, les lyres, les chansons,

D’en haut elle sourit à nous qui gémissons.

Elle sourit, et dit aux anges sous leurs voiles :

Est-ce qu’il est permis de cueillir des étoiles ?

Et chante, et, se voyant elle-même flambeau,

Murmure dans l’azur : Comme le ciel est beau !

Mais cela ne fait rien à sa mère qui pleure ;

La mère ne veut pas que son doux enfant meure

Et s’en aille, laissant ses fleurs sur le gazon,

Hélas ! et le silence au seuil de la maison !

 

Les Contemplations, XIV, « Claire P. »

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