Patte de velours, œil de lynx » Maria ERNESTAM

Ernestam Patte de velousSara et Björn, las de la vie citadine et de la promiscuité, décident de s’installer à la campagne dans une maison qu’ils ont entièrement retapée. Ils sont cordialement accueillis par leur voisin le jour de leur arrivée, puis quelques jours plus tard, invités pour un repas amical. Mais, car il y a un mais, les voisins ont un chat : Alexander qui hante leur jardin et terrorise leur douce chatte, Michka. Cette dernière n’ose plus sortir dans le jardin. Sara et Bjorn ont tout tenté pour faire fuir le matou : jets d’eau ou de pierre, mais Alexander se sent sur son territoire et est bien décidé à y rester. Et puis Agneta, la voisine, montre un comportement de plus en plus étrange : jalousie, agressivité. La tension monte.

Je ne vous cacherai pas que la couverture a eu un impact très fort sur l’achat de ce roman, la tête de ce chat, impossible d’y résister. Et la 4ème de couv. a fini de me convaincre, d’autant que Maria Ernestam est aussi l’auteure des Oreilles de Buster, roman qui m’attend dans ma PAL depuis que j’en avais entendu parler en très bons termes sur la blogo. Et… je n’ai pas été déçue.

Patte de velours, œil de lynx est un court de roman qui se lit en un jour et vous plonge dans une atmosphère tendue et en même temps joliment satirique. Maria Ernestam se moque gentiment de ses personnages citadins. Alors même qu’ils fuyaient des voisins caractériels, les voilà confrontés à des voisins très énigmatiques voire menaçants.

L’ambiance  de ce roman m’a fait penser à celui de Pascal Garnier, Lune captive dans un œil mort. Comment une situation apparemment normale finit petit à petit par basculer ; comment un élément apparemment anodin – un chat – peut entraîner des conséquences étranges voire dramatiques.

Maria Ernestam aborde ici le problème des relations de voisinage : qui sont vraiment nos voisins ? Mais aussi ce mythe citadin de la campagne paisible où la vie y est douce, où les chats peuvent gambader joyeusement. A notre époque où nous nous extasions devant les jolis-trop-chou chatons, j’ai bien aimé cet Alexander, gros matou pas très sympa au regard menaçant errant sur les terres de cette pauvre Michka, chat d’appartement peu préparée à combattre pour s’imposer. La relation entre les chats mime finalement la relation entre Agneta et Sara, un rapport de force.

Un plaisir de lecture à ne surtout pas bouder.

Lu dans le cadre du Plan Orsec 2016  (1/3 mai)

photo libre plan orsec (2)

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4 Commentaires

  1. Un petit roman qui me tente beaucoup! En effet la couverture est extra et interpelle immédiatement. J’ai commencé Les Oreilles de Buster, je n’avais pas réalisé que c’était la même auteure!

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  2. J’avais bien aimé Les oreilles de Buster, mais j’ai dû lire des avis mitigés sur ses autres romans, ce qui fait que je ne l’ai jamais relue. J’aime bien la comparaison avec Pascal Garnier, ça donne envie ! 😉

    Répondre

à vous....

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